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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 23:48

ambroise_tablettes.jpg

Saint Ambroise, Opuscules

Alençon, Bibliothèque municipale, ms. 11, f. 1. manuscrit du XIIe siècle

 

Voilà comme le Christ t'a désirée (l'âme), voilà comme le Christ t'a choisie. Si tu lui ouvres, il entrera ; il ne peut pas y manquer, lui qui l'a promis.

Embrasse donc celui que tu as cherché (Ct 3,4) ; approche-toi de lui et tu recevras sa lumière (Ps 33,6) ; retiens-le, demande-lui de ne pas s'en aller si vite, supplie-le de ne pas s'éloigner. En effet, la parole de Dieu court rapidement (Si 43,5) ; elle ne se laisse pas saisir par la mollesse ; la paresse ne la retient pas.

Que ton âme, à son appel, aille à sa rencontre, et qu'elle persévère sur le chemin tracé par sa parole céleste, car il passe vite...

Ne pense pas, s'il est parti si vite, que tu lui as déplu en l'appelant, en l'implorant, en lui ouvrant : il permet souvent que nous soyons éprouvés.

Lorsque les foules le priaient de ne pas s'en aller, que dit-il dans l'Évangile? « Il faut que j'annonce la parole de Dieu dans les autres villes, car c'est pour cela que j'ai été envoyé » (Lc 4,43). Alors, même s'il semble être parti, cherche encore (cf Ct 5,6)...

Celle qui cherche ainsi le Christ, celle qui l'implore ainsi, n'est pas délaissée par lui ; bien plus, il vient souvent la visiter, car il est avec nous jusqu'à la fin du monde (Mt 28,20). 

 

Saint Ambroise (v. 340-397), évêque de Milan et docteur de l'Église 

Sur la virginité, §72-74, 78 

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 23:27

zache_2.jpg

Jésus traversait la ville de Jéricho. 

Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche. 

Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. 

Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. 

Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella : « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que j'aille demeurer dans ta maison. » 

Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie. 

Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur. » 

Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus. » 

Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham. 

En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. » 

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 19,1-10. 

 

Commentaire de Saint Grégoire de Narek 

 

Je ne me suis pas élevé de cette terre misérable,

Comme Zachée le publicain,

Sur l'arbre élevé de la sagesse

Pour te contempler dans ta divinité.

 

La courte taille de l'homme spirituel en moi

N'a pas grandi par de bonnes œuvres :

Tout au contraire, elle a diminué sans cesse

Jusqu'à me faire retourner à boire du lait comme les enfants (cf 1Co 3,2).

 

En prenant la parabole à l'envers,

Je suis monté sur l'arbre de la sensualité

Par l'amour des choses de ce monde au goût agréable,

Comme un autre Zachée sur un autre figuier.

 

De là, grâce à ta parole puissante,

Fais-moi descendre en hâte comme lui ;

Viens loger dans la maison de mon âme,

Et, avec toi, le Père et le Saint Esprit.

 

Fais que ce corps qui a causé du tort à mon âme

Lui rende le quadruple en service

Et donne la moitié de ses biens

A mon libre arbitre appauvri,

 

Afin que selon ta parole de salut adressée à Zachée,

Je sois digne d'entendre ta voix moi aussi,

En étant moi aussi fils d'Abraham,

Suivant la foi de notre patriarche. 

 

Saint Grégoire de Narek (v. 944-v. 1010), moine et poète arménien 

Jésus, Fils unique du Père, 668-673 ; SC 203 (trad. SC p. 169 rev.) 

L'Evangile au Quotidien

http://levangileauquotidien.org/

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 23:10

mere teresa inde

Ce n'est que par l'oraison et la lecture spirituelle que l'on peut cultiver le don de la prière. L'oraison mentale grandit en même temps que la simplicité, c'est-à-dire dans l'oubli de soi, le dépassement du corps et des sens, et le renouvellement des aspirations qui nourrissent notre prière.

Il s'agit, ainsi que le dit saint Jean Vianney, de « fermer nos yeux, fermer notre bouche et ouvrir notre cœur ». Dans la prière vocale, nous parlons à Dieu ; dans l'oraison, il nous parle. C'est à ce moment-là qu'il se déverse en nous.

Nos prières devraient être faites de mots brûlants, jaillissant de la fournaise de nos cœurs remplis d'amour. Dans tes prières, adresse-toi à Dieu avec grande vénération et grande confiance. Ne traîne pas, ne te précipite pas ; ne crie pas, ne t'abandonne pas au mutisme ; mais avec dévotion, avec une grande douceur, en toute simplicité, sans aucune affectation, offre ta louange à Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme.

Une fois enfin, laisse l'amour de Dieu prendre entièrement et absolument possession de ton cœur, et laisse cet amour devenir dans ton cœur sa seconde nature ; ne permets pas à ton cœur que rien de contraire à cela ne pénètre en lui ; laisse-le s'appliquer continuellement à la croissance de cet amour en cherchant à plaire à Dieu en toute chose, en ne lui refusant rien ; laisse-le accepter tout ce qui lui arrive comme venant de la main de Dieu ; fais qu'il soit fermement déterminé à ne jamais commettre volontairement ou consciemment aucune faute ou, s'il y échoue, laisse-le s'humilier et apprendre à se relever dans l'instant. Alors, un tel cœur priera continuellement. 


Bienheureuse Teresa de Calcutta (1910-1997), fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité 

No Greater Love, ch. 1

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