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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 22:20

Le texte ci-dessous est tiré d'un manuel d'instruction civique pour les écoles chrétiennes au début du XIXième siècle. La démonstration pourrait sembler d'une grande naïveté et faire rire les esprits forts. Mais en résumé la question posée est celle-ci : est-il imaginable que l'on puisse expliquer la création, la vie et l'ensemble des vivants dans leur immense complexité comme le seul fait du hasard (littéralement "le doigt de dieu" dans l'origine du mot arabe soit-dit en passant) et de l'évolution? Pour se convaincre qu'il est légitime de se poser cette question lisez les ouvrages de deux scientifiques que l'on peut difficilement taxer de naïfs et d'imbéciles  "La science et la foi" d'Hubert Saget et la "Lettre aux savants qui se prennent pour Dieu" de Jacques Vauthier. Leurs écrits sont par contre moins simples à lire...Néanmoins quand on sait que la probabilté d'existence d'un système aussi complexe qu'une simple plume d'oiseau confine à zéro on doit se poser des questions. Cette simple constatation si elle enfonce une porte ouverte pour le croyant qui voit la présence de Dieu en tout, est pourtant apte à interpeller l'intelligence de tout homme à l'esprit critique et lui permettre ainsi une possible rencontre avec le Tout Autre..

 

Ceux qui osent nier l'existence de Dieu s'appellent des athées. Ils sont heureusement rares. Voltaire lui-même leur infligeait cette flétrissure : « L'Athéisme est le vice des sots. »

 

Mais il en est beaucoup qui prétendent ignorer Dieu, parce qu'ils trouvent commode de vivre comme si Dieu n'existait pas. Ceux-là ne sont pas plus raisonnables que les athées.

 

La croyance en Dieu est un acte de foi. Mais c'est aussi une attitude dictée par la raison, car Dieu se fait connaître à nous, avec certitude, par les lumières de la raison, au moyen des choses créées qui nous entourent.

 

Prenons quelques exemples. Voici une horloge ou une locomotive. Les ressorts de cette horloge ou les rouages de cette locomotive se seraient-ils assemblés d'eux-mêmes et par le pur effet du hasard ? Personne ne le niera.


Pour fabriquer une horloge, il a fallu un horloger ; pour la faire marcher, il faut une main qui l'a remonté; pour construire une locomotive, il a fallu des ouvriers, pour la faire avancer il faut un chauffeur. Plus un objet est parfait, plus l'ouvrier qui l'a fait est habile. Nous le comprenons tous.

 

Eh bien ! demandons-nous qui a fait cette immense et magnifique machine qui s'appelle l'Univers ? Qui donc lui a imprimé son mouvement incessant et toujours régulier?

 

Regardons la terre qui nous porte, considérons, la succession des jours et des nuits, la régularité des saisons, qui tantôt favorisent et tantôt arrêtent la végétation.

 

Admirons un autre chef-d'oeuvre, qui nous touche encore de plus près: le corps humain. Réfléchissons à la perfection avec laquelle nos poumons respirent, notre sang circule sous l'impulsion du coeur, notre estomac digère, nos yeux voient, notre langue articule des sons, nos oreilles entendent, nos pieds nous portent, etc., etc.

 

N'est-il pas évident que tant et de si belles choses n'ont pu être créées que par un Etre. tout-puissant et infiniment intelligent.

 

Les libres penseurs ont une réponse toute prête: « L'Univers, disent-ils, obéit aux Lois de ta nature ». Mais la nature n'est pas autre chose que l'Univers. Si donc ils prétendent que la nature a mis de l'ordre dans l'Univers, c'est comme s'ils disaient que l'horloge s'est mise elle-même en ordre. Ce qui est absurde d'une horloge l'est également de l'Univers. Il lui faut un horloger qui est Dieu, créateur du ciel et de la terre.

 

Comment aussi, sans un Être éternel, source féconde de vie et d'existence, expliquer l'apparition de tant d'êtres qui se succèdent dans le temps, les générations ininterrompues de vivants qui naissent, meurent et sont remplacés par d'autres?

 

Et comment expliquer encore que l'homme, les animaux, les plantes puissent se développer, progresser, se perfectionner s'il n'y avait pas, au-dessus d'eux, un être absolument parfait qui leur dispensât, au fur et à mesure, les qualités et les beautés dont ils manquaient.

 

Donc le raisonnement suffit à prouver l'existence de Dieu créateur, éternel, parfait et toujours agissant.

 

Mais Dieu a fait plus encore que de se manifester à notre raison. Nous verrons plus loin qu'au Ier siècle de notre ère, il s'est montré aux hommes, sous une forme sensible et humaine. Ceux qui vivaient alors ont pu le voir, l'entendre, lui parler, l'approcher. C'est Notre Seigneur Jésus-Christ.

G. de la Guillonnière

MANUEL D'INSTRUCTION CIVIQUE.

1910

 

Les auteurs cités

Hubert Saget

http://www.ecrivains-haute-marne.com/auteurs_49.php

Jacques Vauthier

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Vauthier

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 22:52

martyrs_thibhirine.jpg

Le Christ nous montre le chemin.
La mort est le "Passage" obligé.
Que sera pour nous cette mort
violente, ou au terme d'une maladie?

C'est l'imprévu de toute vie.

Quand l'heure sera venue,

je me présenterai à Dieu comme le mendiant,

les mains vides, couvert de plaies.

Nous marchons vers lui par la pauvreté, l'échec, et la mort.

Le christianisme est l'inversion de toutes valeurs.

J'irai vers Dieu, mon Père,

comme ceux qui sont sans domicile fixe,

pour rejoindre une demeure stable et définitive.

Ma seule confiance,
ma seule Espérance

est la miséricorde infinie de Dieu
qui nous accueille chacun tel que nous sommes.

Le secret de la vie est d'aimer.

 

Frère Luc, Tibhirine, lettre du 25 mars 1994

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 22:38

epee_bouche.jpg

 

« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants » (He 4,12). Toute la grandeur, la force et la sagesse de la Parole de Dieu, voilà ce que par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent le Christ, Parole, force et sagesse de Dieu. Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec lui (Jn 1,1). Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement par le peuple des croyants...

Elle est vivante cette Parole à qui le Père a donné d'avoir la vie en elle-même, comme lui la possède en lui-même (Jn 5,26). Ainsi elle est non seulement vivante, mais elle est la vie, comme il est écrit : « Je suis la voie, la vérité, la vie » (Jn 14,6).

 

Et puisqu'elle est la vie, elle est vivante et vivifiante, car « tout comme le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut » (Jn 5,21). Elle est vivifiante lorsqu'elle appelle Lazare hors du tombeau et lui dit : « Sors ! » (Jn 11,43)

 

Lorsque cette Parole est proclamée, la voix qui la prononce résonne à l'extérieur avec une force qui, perçue à l'intérieur, fait revivre les morts, et en éveillant la foi, suscite de vrais fils à Abraham (Mt 3,9).

 

Oui, elle est vivante cette Parole,

vivante dans le cœur du Père,

dans la bouche de celui qui la proclame,

dans le cœur de celui qui croit et qui aime.

 

Baudouin de Ford (?-v. 1190), abbé cistercien, puis évêque
Homélie 6, sur  He 4,12 ; PL 204, 451-453 (trad. Orval ; cf bréviaire 30e ven)

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