Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 23:27

   regard

 

Ce n'est pas la lumière

qui manque à notre regard,

c'est notre regard

qui manque à la lumière

 

Gustave Thibon

 

____________________________________________________________________________________________

 

Si vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue
http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 23:09

 

 joseph_dessin_anime.jpg

 

L'histoire de Joseph dans le livre de la Genèse.

Le film reprend essentiellement la dernière section du livre de la Genèse et se centre sur le cycle de Joseph (Gn 37.39-47,12). À ce niveau, la trame narrative s'appuie dans les grandes lignes, sur le déroulement biblique. Bien des détails, sans doute pour ne pas choquer l'auditoire, ne sont pas mentionnés : par exemple, que Jacob avait deux femmes : Léa et Rachel. Il n'est pas signalé que ces dernières, par l'intermédiaire de leur servantes respectives, Bilha et Zilpa, aient enfanté des fils(1)!

Le récit cinématographique laisse plutôt entendre que Rachel est la seconde femme de Jacob. On ne fait jamais allusion à Léa! Or Rachel et Léa, dans la Bible, sont deux soeurs mariées à Jacob à la suite de négociations avec Laban (Gn 29,15-30)! Rien de tout cela n'est indiqué dans le récit. Quant aux études de Joseph, mentionnons simplement qu'il est peu probable qu'un peuple semi-nomade ait perçu l'utilité de former un scribe. Il convient plutôt de considérer le personnage de Joseph comme un berger à l'instar de ses frères.

Autrement dit, le film comporte certains anachronismes quant aux comportements des personnages qui s'enracinent davantage dans notre culture occidentale. Songeons à la colère et à la rancoeur de Joseph face à ses frères. Ces sentiments reflètent davantage une personne consciente de son individualité, concept largement étranger aux plus anciennes traditions du Premier Testament.

Par contre, saluons l'effort pour donner aux personnages féminins de fortes personnalités qui vont jusqu'à défier, certes clandestinement, le pouvoir paternel et même marital (2). Dans les récits bibliques, elles ne sont que mentionnées, au passage, uniquement comme les mères ou les épouses.

Quant à l'image de la divinité, le film demeure fidèle aux récits vétérotestamentaires. Si Dieu, comme personnage, est absent du cycle de Joseph tant dans le film que dans les textes, nous pouvons découvrir que Dieu dirige le déroulement de l'histoire. Les événements survenant dans la vie de Joseph lui permettent de devenir l'instrument divin assurant le bien-être de son peuple. Si une telle représentation de Dieu pouvait se comprendre dans la culture biblique, elle peut s'avérer plus problématique à de jeunes yeux contemporains. Le visionnement du film pourra certainement susciter bien des questions et des échanges entre les enfants et les adultes.

À l'exception de ces quelques interrogations face au film Joseph, le roi des rêves, l'oeuvre se laisse bien regarder et s'avère d'une grande qualité.

Conclusion

Joseph, le roi des rêves est un film que nous pouvons recommander sans aucune hésitation. Nous dirions que son grand mérite est de nous introduire à des personnages bibliques beaucoup moins connus que Moïse. Il permet ainsi de s'initier à certaines traditions bibliques et de découvrir ou de redécouvrir la richesse de la Bible. Ce livre qui provient et qui reflète pleinement l'ensemble des aspects de notre humanité en quête spirituelle, en quête de sens.

Patrice Perreault

Bibliste, Granby

http://www.interbible.org/interBible/source/culture/2003/clt_031128.htm

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 23:49

lazeti_dimitri.jpg

Dans cette interview, au site « Pravoslavie i mir » (« L’orthodoxie et le monde »), le métropoliteDimitri (Shiolashvili) de Batoumi et Lazeti évoque la conversion des musulmans d’Adjarie à l’orthodoxie.

En 1989, il fut élevé au rang d’archiprêtre et transféré à Batoumi. Cette nomination coïncidait avec le retour des Adjars à l’orthodoxie.

En 2003, il fut nommé archevêque de Batoumi et Skhalt'a et en 2007 métropolite de Batoumi et Kabuleti, en 2009 métropolite de Batoumi et Lazeti. Depuis 2009, il est en outre administrateur des paroisses géorgiennes en Amérique du Nord et au Canada.

L’Adjarie entre l’athéisme, l’islam et l’orthodoxie
-  Monseigneur, lorsque vous avez été envoyé à Batoumi pour servir, combien y avait-il de fidèles orthodoxes adjars ?
-  Le diocèse était alors plus grand. Maintenant, il a été divisé en trois diocèses : la Haute Adjarie, la Gourie et l’Adjarie. Lorsque l’on m’a envoyé ici, c’était encore l’Union Soviétique, et on ne nous permettait pas l’accès de la Haute Adjarie. C’est précisément là que vivait la population locale (les Adjars sont des Géorgiens qui parlent le dialecte local, proche du mingrélien. À cette époque les Adjars étaient musulmans). À l’église Saint-Nicolas, la seule de tout le diocèse, il n’y avait qu’une seule famille croyante d’origine adjar (c’est notre patriarche qui l’avait convertie alors qu’il servait à Batoumi).
-  Qui étaient donc les paroissiens de l’église Saint-Nicolas ?
-  Des Russes, des Géorgiens de Gourie et d’Imérétie. Les habitants locaux ne venaient pas. Ils avaient une mosquée qui fonctionnait. Sachez-le, je puis le dire sans exagération : actuellement, près de 75% des autochtones sont orthodoxes (conformément au recensement de 2002). Or, à cette époque 75% de ceux-ci étaient musulmans.
-  C’est difficile à croire ! Comment expliquez-vous ce succès « catéchétique » ?
-  C’est la volonté divine. C’est un miracle de Dieu, inexplicable du seul fait de la prédication. Les habitants locaux musulmans respectent encore beaucoup le patriarche de Géorgie Elie II. Je reçus une fois une lettre d’un hodja de Haute Adjarie. Il demandait, dans la simplicité de son cœur : ne serait-il pas possible que le patriarche Élie dirige non seulement vous, les orthodoxes, mais aussi nous, les musulmans ? Vous vous rendez compte, quelle âme enfantine !
-  A Moscou, il y a quelques années, le père Daniel Sysoïev fut assassiné pour avoir prêché parmi les musulmans. Y avait-il ici des moments dangereux.
-  Il y en a eu, mais non aussi dangereux. Vous savez, nos musulmans ne nous créent pas de problèmes. Ils passent à l’orthodoxie. Un prêtre orthodoxe de Khoulo, en Haute Adjarie, avait une grand-mère qui était une musulmane convaincue. Or, ce prêtre vint chez moi et me dit qu’il voulait convertir sa grand-mère. Je lui suggérai : « Dis-lui que l’évêque te bénit pour devenir chrétienne ». Il transmit mes paroles à la grand-mère. Elle a réfléchi et a donné son accord de façon inattendue. Nous l’avons baptisée et maintenant, elle porte la croix avec amour.
Je me rappelle d’un hodja de Haute Adjarie aussi. Il me fit part de son problème : « J’ai trois enfants, l’un va à la mosquée, l’autre, à l’église orthodoxe, et troisième, nulle part. C’est cela qui m’inquiète le plus ». Telle est la façon de voir de la population locale.

L’islamisation de la région
-  Il ressort de cela que vos musulmans sont atypiques ?
-  Ils sont assurément atypiques. Nous avons beaucoup de prêtres venant de familles musulmanes. Il y a deux prêtres de la famille d’un mollah qui a reçu son instruction religieuse à Istanbul. Et son petit-fils est prêtre, recteur de séminaire. En général, la christianisation de la Géorgie est partie de notre diocèse,  qui est celui de l’apôtre André, dont je ne suis que le vicaire ! Ici, en Haute Adjarie, ont été conservées les ruines d’une église dédiée aux  archanges, construite par l’apôtre André. C’est la première église en Europe ! C’est précisément par l’Adjarie que les apôtres Simon et     André passèrent pour prêcher en Géorgie. Ensuite, ils vinrent ici avec Simon le Cananite et Matthieu. Le premier connut une fin de martyr près de Soukhoumi, et le second près de Batoumi (ses reliques reposent en la forteresse de Gonio, et après la fin des fouilles, nous souhaitons y  construire une église). 

*********************************************************************************************

L'Adjarie (en géorgien აჭარა) ou, officiellement, la République autonome d'Adjarie, fait partie de la République de Géorgie.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adjarie

 

______________________________________________________________________________________________________________

 

Si vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238  

Partager cet article
Repost0