Terre des jours anciens et des joies ogivales
Terre jamais tenue
Terre que l'on partage en parcelles tombales
O terre droite et drue
Je sais tes landes, tes fontaines, tes vallons
Tes fées de ressemblance
L'Enchanteur qui te fait dans l'herbe une leçon
Avec des jeux de branches
Jette le verbe amour à la tête des morts
Jusque dans les orties
Je sais de ton sommeil les travers et les torts
Et les vieilles magies
Si bien que tout fangeux et de limon perdu
Je t'emporte pareille
A la parole qui permet dans chaque mue
Une saoulée d'étoiles.
Charles Le Quintrec

Je voudrais tellement déverrouiller la porte
de ma prison dont je serre moi-même la clef !
Donne-moi le courage de sortir de moi-même.
Dis-moi que tout est possible à celui qui croit.
Dis-moi que je peux encore guérir,
dans la lumière de ton regard et de ta parole.
Augustin d'Hippone
(354-430), a chanté dans son ouvrage "De Trinitate" la prééminence de Dieu en tout. Dieu, à la fois transcendant et immanent, présent au plus profond de nous-mêmes.