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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:52

fer_et_feu.jpg 

 

Je crois qu'il est nécessaire que je vous donne encore quelques explications sur le passage du Cantique des Cantiques : « Attirez-moi, nous courrons à l'odeur de vos parfums » (Ct 1,4 LXX)... « Personne, a dit Jésus, ne peut venir après moi, si mon Père qui m'a envoyé ne l'attire. » Ensuite...il nous enseigne qu'il suffit de frapper pour qu'on ouvre, de chercher pour trouver et de tendre humblement la main pour recevoir ce que l'on demande (Lc 11,9s). Il dit encore que tout ce que l'on demande à son Père en son nom il l'accorde (Jn 16,23)...

Qu'est-ce donc de demander d'être attiré, sinon de s'unir d'une manière intime à l'objet qui captive le cœur ?

 

Si le feu et le fer avaient la raison et que ce dernier disait à l'autre : « Attire-moi », ne prouverait-il pas qu'il désire s'identifier au feu de manière qu'il le pénètre et l'imbibe de sa brûlante substance et semble ne faire qu'un avec lui ?

 

Voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement à lui, qu'il vive et agisse en moi. Je sens que plus le feu de l'amour embrasera mon cœur, plus je dirai : « Attirez-moi », plus aussi les âmes qui s'approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m'éloignais du brasier divin), plus ces âmes courront avec vitesse à l'odeur des parfums de leur Bien-Aimé, car une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive.

 

Sans doute comme sainte Madeleine, elle se tient aux pieds de Jésus, elle écoute sa parole douce et enflammée ; paraissant ne rien donner, elle donne bien plus que Marthe (Lc 10,39s).

 

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), carmélite, docteur de l'Église
Ms. autobiographique C, 35 r° (OC, Cerf DDB 1996, p. 283)

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 22:51

Vous êtes, mon Seigneur-Jésus, dans la sainte Eucharistie, Vous êtes là, à un mètre de moi dans ce tabernacle ! Votre corps, Votre âme, Votre humanité, Votre divinité, Votre être tout entier est là, dans sa double nature ; que Vous êtes près, mon Dieu, mon Sauveur, mon Jésus, mon Frère, mon Epoux, mon Bien-Aimé ! [...]...

 

Vous n'étiez pas plus près de la Sainte Vierge, pendant les neuf mois qu'elle Vous porta dans son sein, que Vous ne l'êtes de mol quand Vous venez sur ma langue dans la Communion ! [...]

Sainte Magdeleine n'était pas plus près de vous, assise à Vos pieds à Béthanie, que je ne le suis au pied de cet autel ! Vous n'étiez pas plus prés de Vos apôtres quand Vous étiez assis au milieu d'eux, que Vous n'êtes près de moi maintenant, mon Dieu ! [..]

 

Que je suis heureux ![..]

 

Etre seul dans ma cellule et m'y entretenir avec Vous dans le silence de la nuit, c'est doux, mon Seigneur, et Vous êtes là comme Dieu, ainsi que par Votre grâce; mais, pourtant, rester dans ma cellule quand je pourrais être devant le Saint-Sacrement, c'est faire comme si sainte Magdeleine, quand vous étiez à Béthanie, Vous laissait seul... pour aller penser à Vous, seule dans sa chambre.

 

[...]

Quand on aime, ne trouve-t-on pas bien, parfaitement employé tout le temps passé auprès de ce qu'on aime ? N'est-ce pas le temps le mieux employé, sauf celui où la volonté, le bien de l'être aimé nous appellent ailleurs ?


[…]

" — Partout où est la Sainte Hostie est le Dieu vivant, est ton Sauveur aussi réellement que quand II était vivant et parlant en Galilée et en Judée et qu'Il est maintenant dans le Ciel... Ne perds jamais une communion par ta faute : une communion, c'est plus que la vie, plus que tous les biens du monde, plus que l'univers entier, c'est Dieu Lui-même, c'est Moi, Jésus. Peux-tu me préférer quelque chose ? Peux-tu, si tu m'aimes tant soit peu, perdre volontairement la grâce que je te fais d'entrer ainsi en toi ?... Aime-Moi de toute l'étendue et dans toute la simplicité de ton cœur... ".

Ne jamais perdre un instant, un seul instant de présence devant le Saint-Sacrement, quels que soient les difficultés morales ou matérielles, les souffrances et les dangers à affronter pour cela : l'univers entier n'est rien à côté du Maître de l'univers qui réside dans le tabernacle.

 

Charles de Foucauld

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 22:16

A regarder absolument jusqu'à la fin. Quelle leçon de vie, d'amour, d'humanité et de foi!

 

 

C’est l’histoire d’une mère qui a dû affronter l’insurmontable : la perte de l’un de ses enfants, et le risque de maladie fatale pour les autres. En 2006, Anne-Dauphine Julliand apprend brusquement que sa fille de 2 ans est atteinte d’une maladie génétique orpheline. La petite Thaïs est condamnée. Ses parents s’engagent à donner à leur petite fille la vie la plus heureuse possible, aussi brève soit-elle. Mais la vie leur réserve une deuxième terrible épreuve: le futur bébé qu’attend Anne-Dauphine est lui aussi atteint du mal qui est en train de tuer sa grand soeur. Pourtant cette fois, avertis par la mort de Thaïs, les médecins peuvent intervenir à temps : une greffe précoce permet de maîtriser l’évolution de la maladie. Comme si le malheur frappant Thaïs avait pu sauver sa petite-soeur …
L’hommage d’une jeune maman à sa petite fille disparue, au courage de ses autres enfants face à cette épreuve familiale insurmontable.

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