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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 22:39


jean_letschert.jpgNous avons tous besoin d'une souvenance.

L'enfant se réveille à l'issue d'un cauchemar et court tout droit dans les bras de sa mère pour y trouver le réconfort, pour jouir de l'étreinte qui lui apprendra que le cauchemar n'était pas réel.

Pour retrouver la mémoire que seule l'étreinte est réelle.

Quelle parole de sagesse allons-nous sortir en urgence de notre musette pour nous souvenir de l'étreinte entre nous-même et nous-mêmes que les religions ont appelée l'union entre l'âme et Dieu?


Jean Letschert

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 19:53

saint-paul.jpg

 

Or je vous fais savoir, frères, l'évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous êtes, par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole que je vous ai annoncée, à moins que vous n'ayez cru en vain. Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j'ai aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, et qu'il a été enseveli, et qu'il a été ressuscité le troisième jour, selon les écritures; et qu'il a été vu de Céphas, puis des douze.


 Ensuite il a été vu de plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont demeurés en vie jusqu'à présent, mais quelques-uns aussi se sont endormis. Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous les apôtres; et, après tous, comme d'un avorton, il a été vu aussi de moi. Car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d'être appelé apôtre, parce que j'ai persécuté l'assemblée de Dieu.
 

Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis; et sa grâce envers moi n'a pas été vaine, mais j'ai travaillé beaucoup plus qu'eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. Soit donc moi, soit eux, nous prêchons ainsi, et vous avez cru ainsi. Or si Christ est prêché, -qu'il a été ressuscité d'entre les morts, comment disent quelques-uns parmi vous qu'il n'y a pas de résurrection de morts ?
 

 Mais s'il n'y a pas de résurrection de morts, Christ n'a pas été ressuscité non plus;  et si Christ n'a pas été ressuscité, notre prédication donc est vaine aussi, et votre foi aussi est vaine;  et même nous sommes trouvés de faux témoins de Dieu, car nous avons rendu témoignage à l'égard de Dieu qu'il a ressuscité Christ, lequel il n'a pas ressuscité si réellement les morts ne ressuscitent pas.  Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n'a pas été ressuscité non plus; et si Christ n'a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés :  ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. Si, pour cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus misérables que tous les hommes.


[...]

 
Et comme nous avons porté l'image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l'image du céleste. Or je dis ceci, frères, que la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu, et que la corruption non plus n'hérite pas de l'incorruptibilité.


Voici, je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons tous changés : en un instant, en un clin d'oeil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce mortel revête l'immortalité. Or quand ce corruptible aura revêtu l'incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l'immortalité, alors s'accomplira la parole qui est écrite : "La mort a été engloutie en victoire".


"Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort, ta victoire ?"

 

[...]

 

Saint Paul

Extraits 1 Corinthien 15

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 22:30

paques_2010_800.jpgOn dit que le Fils de l'homme fut plongé trois jours dans les froides eaux du tombeau : second « baptême » où il puisa la force de nous sortir du cloaque de nos obscurités pour nous tirer de l'ombre grise de nos vies bouleversées vers la douce lumière d'un jour toujours à naître.


Car Pâques n'est pas l'un de ces anniversaires contraints dont il nous faudrait chaque année actualiser le souvenir. On ne se « souvient » pas de Pâques qui est tout sauf une cérémonie à la mémoire d'un « cher disparu » ! Ou alors il s'agit de se souvenir rien moins que de l'avenir, de faire mémoire du futur.


La Résurrection ne date pas d'hier, mais de demain !


Ressusciter, c'est, à chaque seconde qui nous est donnée, choisir la vie plutôt que la mort. « Rien n'est vrai que d'aimer » disait Marie Noël. Voilà la vérité de braise à laquelle le grand feu pascal nous convie. Oui, ressusciter, c'est décider d'aimer; surtout de se laisser aimer. Oh, non pas se laisser doucereusement porter par les flots de notre affectivité, mais oser sortir du confort douillet de notre petite barque pour marcher sur les eaux tempétueuses à la rencontre de Celui-là seul qui pourra nous empêcher de sombrer... « Seigneur, sauve-moi ! »


On dit que la Résurrection est un mystère : oui, le plus grand et le plus beau qui soit. Mais c'est aussi une décision : « Non pas ma volonté mais ta volonté, Seigneur. »


À chaque souffle, à chaque pas, il nous faut choisir de rouler la pierre, de creuser, coûte que coûte, une brèche dans le mur de nos lamentations, afin que l'Autre vienne en nous habiter, littéralement nous « convertir », c'est-à-dire, d'un seul et même mouvement, nous tourner vers Lui et vers les urgences de ce monde. Ressusciter, c'est toujours commencer par ressusciter l'autre, par crier à l'autre « Viens dehors, sors de ce tombeau ! » Et, à la seconde où l'autre, notre frère, notre sueur, commence à franchir le porche de sa nuit obscure, nous découvrons, stupéfaits, qu'une force invincible nous entraîne avec lui vers la lumière ! Ressusciter est un verbe qui se conjugue au pluriel : « Le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous. »


Ressusciter, c'est laisser l'amour élire domicile en nous, oser lui laisser prendre place en nous, toute la place, accepter que l'amour blesse et brise les murs étroits de notre coeur, parfois douloureusement. Ressusciter, c'est laisser, comme un enfant dans le ventre maternel, l'Éternel élargir en nous l'espace de sa tente. À chaque souffle, ce choix entre le jour et la nuit, entre les ténèbres et l'aube du premier matin: vais-je oser aimer ? Vais-je oser me livrer à l'amour afin que du bois mort de mes croix il fasse surgir le fruitier de la Résurrection.


« Dieu ne divinise que ce que l'homme humanise » disait le jésuite François Varillon.

 

Betrand Révillion

Panorama avril 2010

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