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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 23:55
Une interview particulière

Qui est Jésus ?

«Qui dites-vous que je suis?[1]» demandera-t-il un jour à ses disciples.

Nous nous faisons tous une idée de Jésus forgée par ce que disent de lui ses actes et ses paroles et par deux mille ans de commentaires. Nous le connaissons au plus intime dans la prière et dans notre relation personnelle avec lui, dans un cœur à cœur amoureux, un être à être.

Nous le goutons dans tous les sens du mot. Nous ne pouvons le décrire avec des mots mais nous en avons l’expérience, nous savons qui il est, chacun à la mesure de notre amour, de l’intérieur, sans pour autant épuiser son mystère. C’est cette connaissance qui se révèle aux amants mais qui étrangement s’estompe et disparait quand l’amour s’en va.

Il nous est pourtant possible de découvrir qui est l’homme Jésus que l’on soit croyant ou non grâce à deux témoignages : celui de Jésus lui-même et celui des pharisiens et des hérodiens qui pour le piéger se sentent obligés de le décrire à leur corps défendant.

Imaginons la scène suivante : vous êtes devant votre télévision et vous regardez l’interview de Jésus un guide spirituel controversé et de certains de ses auditeurs. L’interviewer tend son micro vers Jésus et lui demande : Que pouvez-vous dire de vous-même ? Qu’est-ce qui vous caractérise ? Et Jésus de répondre : « Je suis doux et humble de cœur »[2].

Et vous, pharisiens et hérodiens qui l’écoutez et l’interrogez, que dites-vous de lui ? Et eux de convenir que « C’est un maître, qui enseigne les choses de Dieu et les devoirs de l’homme. C’est un homme vrai « alethes » en grec, véridique, en qui rien n’est caché, qui dit le vrai, qui connait les chemins conduisant à Dieu et qui les enseigne. C’est un homme libre que personne ne peut influencer qu’il soit riche, puissant ou savant. »[3]

Vous regardez votre écran songeur et vous ne pouvez vous empêcher de penser : Qui de ceux qui nous gouvernent, qui nous enseignent, qui nous guident ressemble à Jésus ? Qui est doux et humble de cœur, vrai dans ses paroles et ses discours, vrai dans ses actes, sans pensées et intentions cachées, libre de toute influence, de tout pouvoir, libre face à la mort, libre parce qu’il donnera sa vie pour témoigner de ce qu’il enseigne ? Il est unique ; un véritable ovni dans ce monde où règne le relativisme, la corruption, les faux-semblants et la confusion.

La caméra zoome sur le visage de Jésus. Son regard plonge dans nos yeux et il s’adresse au-delà de l’écran à nos pensées secrètes avec vigueur : « Pourquoi me tendez-vous un piège ?[4]  Pourquoi ces doutes sur ma personne, sur mon enseignement ? Pourquoi ces constructions mentales artificielles pour trouver des raisons de refuser le vrai ? »

Il s’arrête de parler. Un silence. La caméra ne lâche pas ce regard qui nous fixe.

« Montrez-moi qui vous êtes et ce que vous faites. Quel est le sens de votre vie, de vos actes, de vos choix ? »

Il retourne sa question au journaliste et à chacun de nous :

« Qui êtes-vous ? Qu’est-ce qui vous fait être ? De qui êtes-vous l’image ? A qui ressemblez-vous ? (un silence) Si vous me ressembliez vous m’aimeriez. »

Nouveau silence. La caméra détaille ce visage en même temps plein de douceur, d’autorité et d’une légère tristesse. Il reprend la parole :

« Vous êtes ce que vous faites, vous ressemblez à ce que vous fréquentez, vous devenez et vous appartenez à qui ou à quoi vous attachez votre âme. A chacune de vos décisions vous choisissez la vie ou la mort, la liberté ou les chaines. »

Le journaliste interloqué et ébranlé s’insurge : « Mais de quoi parlez-vous ? Comment savoir ce qui donne la vie ou la mort ? Mon travail, ma famille à qui je donne l’essentiel de mon temps et ma façon de vivre en quoi sont-ils concernés ? Je prie, je vais à la messe, je fais du bien autour de moi. Cela ne suffit pas à Dieu ? Vos propos me déstabilisent. Ma vie est équilibrée, je me sens libre et bien dans ma peau. Pourquoi laisser entendre que cela serait une illusion qui conduit à la mort ? »

Jésus sourit et se met à le tutoyer : « Regarde bien en profondeur ce qui dirige ta vie. Tu te crois libre mais tes actes sont souvent la conséquence de tes passions intérieures. Regarde ce que tu sacrifies pour un scoop. Ce qui donne la vie ou la mort dans tes actes et tes choix c’est l’intention fondamentale qui les sous-tend. Ce que tu fais le fais-tu pour toi, pour le monde ou pour Dieu ? Par ta propre volonté ou avec Dieu ?

Pour savoir ce qu’il en est rends au monde ce qui est au monde et à Dieu ce qui est à Dieu. Tu es fait à l’image de Dieu, tu es marqué de son sceau, tu lui appartiens et tu ne peux rien donner à Dieu que toi-même.

Te donner à Dieu c’est l’aimer, lui rendre un culte, le louer et l’adorer, le bénir et diriger ta vie guidé par l’éthique divine, par la loi de Dieu inscrite dans ton cœur. Ce que tu donnes à Dieu, Dieu le multiplie et te le rend au centuple. Ce que tu donnes à Dieu en ce monde devient un trésor dans le ciel. Tu donnes ta vie humaine et tu récoltes la vie éternelle.

Rends au monde ce que tu lui dois pour devenir libre. Rends à la société, à la famille, à la terre, à l’humanité ce que tu leur dois par ton travail, ton amour et tes attentions mais ne fais pas d’eux tes dieux.

Il n’y a qu’un seul Dieu qui est et qui donne la vie et JE SUIS sa bonne nouvelle.

Traite les affaires du monde avec les lois du monde tant qu’elles ne sont pas contraires aux lois de Dieu. Discerne ce qui plait à Dieu et ce qui t’éloigne de lui. Faire sa volonté c’est voir le monde avec ses yeux, c’est agir inspiré par son Esprit, par ses anges ou ses messagers humains. Sache qu’en Dieu seul tu es libre de toute influence mauvaise et mortifère. »

Le journaliste un peu abasourdi s’apprête à rendre l’antenne quand Jésus l’interpelle à nouveau :

« Tu m’as demandé tout à l’heure qu’est-ce Dieu pourrait vouloir de plus qu’une vie équilibrée entre les devoirs dus au monde et à Dieu ?

Désolé de te décevoir mais Dieu n’aime pas ce qui est équilibré, ce qui résulte d’un compromis qui le relativise. Dieu est tout sauf un être équilibré ! Sa sagesse est folie pour l’homme. Il est un feu dévorant qui nous veut tout à lui. Rare sont ceux qui peuvent répondre à cet amour inconditionnel et jaloux  mais tous doivent connaître cette vérité et essayer d’y répondre à la mesure de leur faiblesse.

Quand je dis « Rends à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »[5] je ne fais pas un partage équilibré entre les choses du monde et celles de Dieu, je dis au fond « si tu le peux, si tu en as reçu la grâce, débarrasse-toi du monde et donne-toi totalement à Dieu. »

C’est ce qu’a fait un de mes disciples, Saint François avec son père en lui disant devant les habitants d’Assise et leur évêque : « En toute liberté désormais, je pourrai dire: Notre Père, qui êtes aux cieux! Pierre Bernardone que voici n’est plus mon père, et je lui rends non seulement son argent que voici, mais encore tous mes vêtements. J’irai nu à la rencontre du Seigneur.  » … « C’est à lui que j’ai confié mon trésor et ma foi » »

A Lui le maître doux et humble de cœur soit l’Honneur, la Puissance et la Gloire aux siècles des siècles. Amen.

Commentaire de Marc-Elie de la péricope Matthieu 22, 15-21

 

[1] Marc 8, 29

[2] Matthieu 11, 29

[3] Interprétation de Matthieu 22, 16

[4] Matthieu 22, 18

[5] Matthieu 22, 21

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3 novembre 2018 6 03 /11 /novembre /2018 23:51
Les premiers jours de novembre

Ceux d’entre nous qui ont reçu une vraie éducation catholique, ou qui se la sont donnée, se repèrent facilement dans les deux premiers jours de novembre. Ils savent à qui l’un puis l’autre sont dédiés, ils en connaissent la vocation spécifique.

Pour les autres, ces deux jours sont plutôt un, le premier, marqué par des réunions familiales – pas toujours facilitées par les vacances scolaires qui éloignent les enfants –, et les sorties au cimetière.

Les cimetières ne sont jamais si beaux que ces jours-là.

Dans le courant de l’année, quand une tombe resplendit, croule sous les couronnes, les coussins, les gerbes, elle signale la venue d’un nouveau, d’une nouvelle.

Aux fleurs choisies, aux banderoles qui ondulent encore sur le papier transparent, il n’est pas difficile de deviner qui est venu se joindre aux éternels.

Un homme ou une femme, trop jeune ou pas bien jeune, laissant ou pas des conjoints, des parents, des enfants, des petits-enfants, des collègues, des camarades d’association, de sport, parfois de guerre…

Mais le 1er novembre, jour férié qui facilite les rendez-vous autour des tombes familiales, c’est le cimetière entier qui resplendit, et dans l’éblouissement des chrysanthèmes, tous les morts appartiennent à la même vaste demeure, aux mêmes unités de mesure.

Morts d’hier ou morts de jadis, ils sont là où toute vie nous conduit. Leur compagnie nous fait du bien, elle nous élève.

Le temps de ce rendez-vous largement partagé, plus rien du tintamarre terrestre ne nous casse les oreilles. Les voix s’ajustent au silence des lieux, même si, ce jour-là, il y a foule dans les allées.

Le bruit des pas sur le gravier, de l’eau dans les arrosoirs, des enfants qui trottinent et de la terre cuite des pots déposés contre la pierre n’est pas du bruit, du moins pas davantage que le froissement des feuilles quand le vent se lève ou la chanson d’une mère qui berce son enfant.

Les morts ce jour-là guident nos pas et nos pensées. Ce sont eux qui s’occupent de nous, en fait.

À l’approche des deux premiers jours de novembre, parfois je me dis « vivement qu’on y soit ». 

Je sais que je peux au cimetière compter sur le tendre et exigeant voisinage des défunts pour renvoyer à une sorte d’insignifiance tout ce qui m’occupe les autres jours, même ce qui donne son sens à ma vie.

Près des tombes, le monde peut attendre. L’administration, les courses, le ménage, le courrier, les billets de train, bien sûr. Et la lecture du journal, la lecture tout court, l’écriture, les amis, la famille, même les enfants.

Le Jour des morts, ou disons le jour du cimetière, plus rien ne presse. Ça ne veut pas dire que plus rien ne compte, ou alors la vie n’aurait plus de sens ! Ça veut dire qu’on se souvient, ce jour-là, qu’on sait, ce jour-là, que notre vie est éternelle.

Que l’amour est éternel. Que ceux qui avec douceur nous appellent devant cette tombe dans laquelle nous les avons déposés, ne nous quitteront plus.

C’est plus facile à dire, plus facile à vivre, quand nombreux sont ces premiers jours de novembre qui nous ont déjà amenés auprès d’eux.

Même si la surprise reste vive, après dix ans, vingt ans, un demi-siècle. Nous regardons les noms, les dates. Parfois, il y a si peu d’années – de mois ! de jours, même ! – entre celle de la naissance et celle du départ que les chiffres nous serrent le cœur.

Comment est-ce possible, comment avons-nous continué de vivre après nous être pour la première fois éloignés de ce cimetière auquel nous avions, abrutis de douleur, confié ceux qui étaient nés pour nous enterrer, nous ?

Mais, quand c’était il y a longtemps, nous cohabitons avec ces mystères, nous acceptons qu’ils soient trop grands pour nous.

Quand c’était hier, en revanche, quand la pierre est fraîchement gravée, quand quelque chose en nous demande ce qu’on fait là, soi-disant près de celui qui était près de nous partout ailleurs, tout le temps…

Le jour, le moment qu’en ces premières heures de novembre nous voulons et pouvons organiser autour d’une visite au cimetière est pourtant un moment précieux.

C’est une fête de famille élargie aux absents, qui en sont la puissance invitante et qui savent pouvoir compter sur nous.

Au cimetière, nous sommes avec eux, nous savons qu’ils nous aiment et, si seulement on pouvait, on les embrasserait.

Geneviève Jurgensen

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2 novembre 2018 5 02 /11 /novembre /2018 23:25

Dans Une saison en enfer, Rimbaud écrit que « le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes ».

Or, s’il est un lieu privilégié où se déroule ce combat spirituel, c’est bien l’oraison, appelée aussi prière contemplative ou prière de silence.

Que de chrétiens la commencent avec enthousiasme et l’abandonnent en cours de route.

Y a-t-il plus d’anciens combattants que de jeunes recrues pour cette forme de prière intérieure ? Ne nous décourageons pas, nous pouvons toujours reprendre les armes si nous le voulons, car c’est avant tout une question de désir, de volonté, d’amour, de foi.

L’oraison n’est pas une guerre pour surper héros, elle est au plus un combat spirituel pour les pauvres que nous sommes

Je veux ce que tu veux

Le père Henri Caffarel (1903-1996) a montré dans ses nombreux livres que l’oraison est une orientation libre de tout notre être vers Dieu.

« Seigneur, je veux de cette oraison ce que tu en veux ». Cet acte lucide de vouloir ce que Dieu veut dépasse les sensations, les sentiments, les distractions, les images, les idées que nous pouvons éprouver en priant.  

Dans Cinq soirées sur la prière intérieure, il écrit : « Mais alors si l’essentiel de l’oraison ne réside ni dans la stabilité de l’attention, ni dans le « je sens », ni dans le « je pense », où le trouver ?

Dans le « je veux », l’adhésion de ma volonté à la volonté de Dieu.

Ce qui revient à dire que l’oraison n’est pas affaire d’attention, ni de sensibilité, ni d’activité intellectuelle. Elle consiste en cette orientation que j’imprime volontairement à mon cœur profond. »

Ce « je veux », moteur du voyage intérieur avec le Christ qu’est l’oraison, devient le « pilote automatique », expression chère au père Caffarel, qu’il appelle aussi « intention ».

L’intention de se livrer sans réserve à l’amour de Dieu dans l’oraison commande tout le parcours, même si l’attention à Dieu n’y est pas toujours.

L’intention vient de nous et nous engage à continuer à prier, l’attention à Dieu est une grâce qui nous conduit à goûter son silence d’amour.

Dieu combat en nous par son Esprit, nous n’avons qu’à lui dire : « Je veux être tout à toi ». 

Laisser Dieu triompher en nous

Si l’oraison relève de la volonté, elle est de l’ordre du combat spirituel, comme Jacob avec l’ange, où nous laissons Dieu triompher en nous.

Être seul devant Dieu pour se recentrer en lui, cela ne va pas de soi.

Il ne s’agit pas tant de « lâcher-prise » - comme un effort illusoire de notre part -, mais de s’abandonner à Dieu en nous, nous recentrer sur sa présence aimante. 

Saint Nicolas de Flüe disait : « Il peut se faire qu'on aille à la prière comme à la danse, il peut se faire qu'on aille à la prière comme au combat ».

L’important est d’y aller, et de durer, sans faire de grands efforts, si ce n’est de laisser Dieu vaincre nos résistances en misant sur nos faiblesses. « Ma faiblesse, c’est ma force », disait saint Paul.  

Nous ne pouvons persévérer dans la prière que par l’ardeur d’un amour humble et confiant qui attend tout de Dieu. Si nous l’aimons vraiment, nous prierons.

S’il fait partie de notre vie, nous mènerons le combat de la prière avec la force de notre foi, la vigueur de notre espérance et la ferveur de notre amour.

Nous avons à combattre la lourdeur, la paresse, l’ennui, la routine, par la puissance de la Parole de Dieu qui soutient notre prière. 

L’oraison se nourrit à la méditation de la parole de Dieu, surtout l’Évangile, lieu privilégié de la rencontre du Christ.

Plus nous méditons l’Évangile, plus Dieu incline notre volonté à la prière profonde.

Sa parole épouse toujours notre silence, même s’il est inquiet et tapageur. « Cherchez en lisant, et vous trouverez en méditant ; frappez en priant, et il vous sera ouvert par la contemplation » (Catéchisme de l’Église catholique, no 2654).

Nous avons aussi à lutter contre cette vague impression que nous perdons notre temps dans la prière, que nous ne savons pas quoi dire et quoi faire lorsque les distractions nous talonnent.

Nous avons à combattre cette tentation qu’il ne se passe rien lorsque nous prions, que Dieu n’entend pas nos prières, qu’il ne nous exauce pas.

Dieu est toujours là, près de nous, présent en nous. Acceptons cette présence avec confiance et offrons-nous à son amour. Notre prière lui appartient.

C’est un don que nous lui rendons jour après jour. Il ne veut que la fidélité dans la prière. « Le juste vivra par sa fidélité » (Habaquq 2, 4).

C’est le grand combat à livrer, nous y arrivons en nous appuyant sur la fidélité de Dieu. 

Communier au Christ

Prier n’est pas faire le vide, c’est communier au Christ.

Celui ou celle qui prie mène à sa manière le combat du Christ au désert, où, pendant quarante jours, il a été tenté par le diable.

Il a lutté aussi à Gethsémani lorsqu’il a repoussé l’extrême tentation en acceptant jusqu’au bout la volonté du Père. Le priant est habité par la détresse du monde, il lutte avec le Christ pour intercéder auprès du Père.

L’oraison est l’arme efficace pour lutter contre le mal, l’orgueil, l’égoïsme, la haine, la violence.

Le pape François à montré dans son exhortation Gaudete et Exsultate, sur l'appel à la sainteté dans le monde actuel, que la vie chrétienne est un combat permanent.

"Il faut de la force et du courage pour résister aux tentations du diable et annoncer l’Evangile. Cette lutte est très belle, car elle nous permet de célébrer chaque fois le Seigneur vainqueur dans notre vie." (no 158)

Pour lutter contre le démon, qui n'est pas un mythe, écrit le pape, nous avons les armes puissantes que le Seigneur nous donne : "la foi qui s’exprime dans la prière, la méditation de la parole de Dieu, la célébration de la Messe, l’adoration eucharistique, la réconciliation sacramentelle, les œuvres de charité, la vie communautaire et l’engagement missionnaire." (no 162)

L’oraison est une arme puissante pour progresser sur le chemin de la sainteté.

Elle varie selon les jours, mais celle que nous vivons aujourd’hui est celle qui nous convient, puisque c’est le Christ qui nous la donne au moment présent.

Ressuscité, il est toujours là, nous partageant sa paix comme à ses apôtres. Il nous donne l'Esprit Saint pour accomplir en nous sa victoire finale.

Article paru, en partie, dans Le Verbe, Québec, avril 2018.

Pour aller plus loin: Henri Caffarel, maître d'oraison (Cerf); La prière chrétienne, guide pratique (Presses de la Renaissance).

Jacques Gauthier

Jacques Gauthier est né à Grand-Mère en 1951. Il est marié et père de quatre enfants. Il a été professeur à l'Université Saint-Paul d'Ottawa pendant 20 ans et rédacteur aux éditions Novalis. Il se consacre maintenant à l'écriture et aux conférences qu'il donne autant en France qu'au Québec. Il est aussi chroniqueur de spiritualité à l'émission quotidienne C'est ça la vie de Radio-Canada. Poète et essayiste, il a publié plus de 50 ouvrages, dont plusieurs recueils de poèmes aux Écrits des Forges et aux Éditions du Noroît.

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