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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 22:51
Le cercle de culture, mandala mystérieux
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Un cercle de culture (traduction littérale de la locution anglaise « crop circle » et parfois désigné en français par les néologismes « agrogramme » ou « agroglyphe »), est un vaste motif ou ensemble de motifs géométriques réalisé dans un champ de céréales (généralement de blé) par flexion ou flétrissure des épis, visible depuis le ciel.

Ces formes peuvent aller d'un simple cercle de quelques mètres de diamètre à des compositions de plusieurs hectares comportant de nombreuses figures disposées selon une composition géométrique.

Bien qu'une majorité de scientifiques et les sceptiques affirment que l'origine des agroglyphes apparus dans la campagne anglaise est maintenant connue, divers amateurs de phénomènes paranormaux continuent d'avancer des explications alternatives : phénomènes naturels inconnus, manifestations ufologiques ou manifestations d'énergie.

Il existe plusieurs groupes artistiques créant des agroglyphes et apportant la preuve qu'ils en sont bien les auteurs ainsi que des explications sur la manière dont sont fabriqués ces agroglyphes. 

C'est le cas notamment du Circlemakers arts collective, un collectif fondé par John Lundberg (en) dans les années 1990 et qui, en mars 1998, réalisa, de nuit, en quatre heures de temps, un agroglyphe complexe dont le dessin intégrait des éléments renvoyant à des cercles de culture ayant marqué l'histoire de la spécialité.

Filmée par NBC en Nouvelle-Zélande pour une émission intitulée « Unmasked: The Secrets of Deception » (« Démasqué : les secrets d'une supercherie »), l'opération fut vue au mois de mai par 25 millions de téléspectateurs aux États-Unis, avant d'être diffusée, dans les semaines suivantes, dans le reste du monde.

La taille de plusieurs hectares, la complexité des formes, la précision d'exécution du dessin, l'absence de traces, et la nature des empreintes végétales présentées par les cercles de cultures actuels ne permettent plus d'admettre comme mode opératoire les procédés revendiqués par les groupes de farceurs ou d'artistes : planchette pour aplatir les épis (en anglais, stomper), bouts de cordes et tabouret de bar pour sauter d'une zone aplatie à l'autre.

Selon le physicien américain Richard Taylor, la réalisation des cercles de culture observés ces dernières années nécessiterait l'usage du GPS, de lasers et de micro-ondes. La complexité des dessins donne à penser que les auteurs clandestins de ces cercles font appel désormais au système GPS pour couvrir une grande surface avec une précision absolue et, dans certains cas, aux micro-ondes produites par un magnétron (tube à vide dégageant une chaleur intense, utilisé dans l'électroménager) pour aplatir très rapidement une grande quantité de tiges.

Wikipedia

Réalisation par des entités non humaines?

Entretien avec Umberto Molinaro : Crop Circles - Stop Mensonges

Umberto Molinaro analyse le phénomène des dessins et figures géométriques qui apparaissent dans les champs de céréales. Il nous explique quels sont leurs caractéristiques, et quels messages ...

Réalisation humaine?
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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 22:59

On m'a posé des questions sur les mandalas que je publie :

Pourriez-vous me donner quelques éléments au sujet des mandalas. Je lis et entends souvent que c'est de l'ésotérisme; ce n'est pas l'expérience que j'en fais et plus je les pratique plus je trouve cet outil très actuel dans notre société de stress, qui perd ses repères. Je serai contente d'avoir votre regard. 

Pouvez-vous dire en quelques mots en quoi cela consiste et en quoi cela peut nous être utile de voir ces différents mandalas ?

Un essai de définition : c'est une création artistique favorisant la méditation par la médiation du Beau

Je ne considère pas les mandalas que je publie sous l'aspect ésotérique du moins comme des figures qui auraient un pouvoir magique. Elles ont un aspect symbolique souvent mais elles ne sont pas magiques.

Il est vrai pourtant que l'utilisation du cercle et de dessins kabbalistiques (pentacles) par les magiciens pourrait faire penser que le mandala est un "outil" de pouvoir magique. 

Tout objet peut devenir porteur d'une" charge" ou d'une puissance à trois conditions : qu'il ait été utilisé à cet effet, que la personne ait foi dans ce pouvoir et qu'elle soit en relation avec ce qui peut donner ce pouvoir.

La croix par exemple porte en elle par l'action de l'Esprit Saint la puissance du Christ qui par sa mort sur elle a vaincu la mort pour tout croyant qui la porte ou la vénère avec foi.

Il en est de même pour les médailles bénies de la Mère de Dieu et des saints qui comme pour la médaille miraculeuse de la rue du Bac ou la médaille de Saint Benoit ont au moins une face pouvant être appelé Mandala et qui sont un support pour la prière et qui ouvrent la voie à l'eau vive de la grâce.

 

 

Les figures dites magiques sont quant à elles le support à un lien avec les mauvais esprits.

Il y a aussi des peintures de sable coloré que font par exemple les indiens Navajos aux Etats-Unis et qui participent de rites chamaniques religieux ou de guérison. Ces peintures sont censées avoir un pouvoir provenant de l'âme qui les habite. En ce sens ces mandalas pourraient être considérés comme ayant un aspect ésotérique c'est-à-dire ayant un pouvoir pour celui qui les fabrique et les utilise en ayant été initié à ces rites. 

Le mandala qui veut dire cercle en sanskrit est traditionnellement utilisé par des peuples anciens pour présenter une représentation de l'univers connu ou de sa création et est utilisé dans l'hindouisme en Inde et  dans le bouddhisme tibétain.

Dans ce dernier cas les motifs symétriques de la figure sont très précis et représentent un résumé de l'organisation de l'univers terrestre et spirituel.

C'est une carte qui doit guider le bouddhiste dans son chemin vers l'illumination.

Les mandalas indiens ou Yantras sont des représentations du cosmos et sont un support de méditation. Le cercle délimite un espace sacré. Il symbolise le difficile et long chemin de l'initiation. Il suggère un voyage intérieur. Le plus connu le Sri Yantra est représentatif de Lakshmi, déesse de la fortune et de la beauté.

Les mandalas sont utilisés dans les rites tantriques.

Dans cette perspective je vois le mandala traditionnel comme un support de transmission de connaissance et d'enseignement spirituel fondé sur la méditation des symboles et aidé par une connaissance des textes sacrés et guidé par des maîtres. 

Maintenant les mandalas que je propose dans le blog Seraphim même s'ils peuvent provenir d'une tradition ou d'une autre ou de la nature sont des motifs de contemplation et de concentration.

Qui les regarde avec l'ouverture du coeur et de l'esprit, qui suit les motifs se déconnecte du cérébral pour entrer dans la sensation intérieure.

Le mandala focalise l'attention et ses formes géométriques entraînent au lâcher prise. Celui qu'atteint le poète qui s'arrête dans la contemplation d'une fleur ou d'un nuage.

J'appelle ainsi mandala toute forme circulaire ou carrée en général qui circonscrit un motif avec des symétries ou non, mais en tout cas ayant une harmonie de structure interne et de couleurs visibles. C'est un catalyseur de méditation et d'harmonisation interne par résonance.

Et si enseignement il y a c'est par osmose. Le mandala agit comme une clé qui ouvre sur sa propre structure interne. S'il y a guérison c'est par transmission mimétique d'une structure qui est par elle-même harmonie.

La réalisation ou le coloriage d'un mandala agit en profondeur en activant de même la concentration qui débouche sur la méditation et souvent sur la contemplation. 

A minima la réalisation d'un mandalka a un effet de calmant et de reducteur du stress comme tout art manuel (couture, peinture, patchwork, tricot, broderie, calligraphie, enluminure etc.)

Alors oui le mandala a une puissance interne, un pouvoir sur l'homme mais elle n'agit que si celui qui le regarde et/ou le réalise se laisse travailler par ce qu'il contemple.

Petit bémol comme on peut devenir ce que l'on contemple si on a à faire à une figure déstructurée, démoniaque ou autre attention il y a danger pour l'âme et l'esprit.

Marc-Elie

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18 juin 2018 1 18 /06 /juin /2018 22:58
Glisser dans la nuit

Ce fut mon premier massacre.

Le premier dont je pris conscience. J’avais 9 ans. Je me souviens de l’année, 1970. Nous venions, enfin, d’acheter un poste de télévision.

Ce jour-là, le 4 mai 1970, je rentrais chez moi de l’école, dans les faubourgs de Toulouse, réclamant de goûter ou jouant avec quelques camarades, et de l’autre côté de l’Atlantique, la Garde nationale de l’Ohio aux États-Unis tirait à soixante-sept reprises en treize secondes sur des étudiants de l’université d’État de Kent, qui manifestaient de manière pacifique.

Quatre d’entre eux furent tués, et neuf blessés (dont un paralysé à vie). La plupart de ces étudiants manifestaient contre l’intervention américaine au Cambodge, annoncée par le président Nixon le 30 avril.

Certains étudiants ne faisaient que passer. Je m’en souviens parce que j’avais pu ce soir-là, et de façon exceptionnelle, voir le journal télévisé avec mon père, lui-même vétéran de la guerre d’Indochine. Devant l’effroi que je devais exprimer, il m’a dit simplement : « Ne regarde pas ça. » Et à ma question muette, il a répondu : « C’est une tuerie, un massacre. C’est impossible à expliquer comme ça. »

Je ne peux faire ici, mes amis, le récit du silence de mon père devant la guerre, la tuerie, le récit du silence de tout son corps, ce serait formuler, dans la chair même de notre petite famille, au cœur de l’histoire des années soixante, un certain acte d’accusation de notre histoire commune qui n’en finit pas de s’écrire dans le sang et la destruction d’autrui.

Ce souvenir me revient de façon obsédante, ces dernières années, devant les images répétées des massacres en Syrie, depuis l’écrasement des révoltes pacifiques du « printemps arabe », et encore récemment devant les soixante morts palestiniens, dont des enfants de 6 à 16 ans (déjà oubliés).

Pourquoi massacrons-nous ? Pourquoi glissons-nous si rapidement dans l’action mortelle, destructrice ?

Et souvent quand nous estimons défendre notre droit, nos valeurs.

Pourquoi, à notre tour, glissons-nous dans l’action même qui nous effraie chez l’autre, le meurtrier, le terroriste, le kamikaze ?

J’emploie à dessein le verbe glisser parce qu’il renvoie au vocabulaire de la faute dans l’Antiquité.

Le latin lubricum désignait un lieu ou un terrain glissant, avant de se spécialiser dans le sens d’un désordre sexuel.

Les Pères de l’Église parlaient de « glissement (lubricum) dans la faute », capable de nous entraîner corps et âme (comme le rappelle récemment Jean-Louis Chrétien dans un magnifique livre, Fragilité,aux Éditions de Minuit).

Voilà notre péché.

Ce déraillement fatal qui, dans le texte biblique, apparaît pour la première fois avec le geste fratricide de Caïn.

Et cette image d’une violence inouïe, de la terre ouvrant la bouche pour faire entendre le cri du sang versé et répandu en elle.

« Les voix du sang de ton frère crient depuis la terre jusqu’à moi. Maintenant, tu seras maudit de la terre qui a ouvert la bouche pour prendre de ta main le sang de ton frère. » (Genèse 4, 11)

Qu’est-ce qui définit un massacre sinon de recourir à la mort plutôt qu’à la parole ? Et c’est pourquoi la Bible emploie cette image si forte de la terre qui « parle » le sang de notre frère que la terre « reprend » de notre main.

« La violence porte en elle cette négation échevelée qui met fin à toutes possibilités de discours. » Cette citation du philosophe et écrivain Georges Bataille (L’Érotisme,Éditions de Minuit, 1957) pointe dans les situations de violences extrêmes notre refus du langage, de l’échange par la parole.

Une fois franchies les fragiles frontières de l’acceptable, du compréhensible, du supportable, celles-là mêmes à l’intérieur desquelles peut s’exprimer une explication, un compromis, un accord, nous glissons dans le silence et l’impossible.

Alors je demande que vaut notre histoire, que valent nos racines, que vaut notre enracinement sur terre, nos soi-disant valeurs, tout ce que nous opposons aux autres, si nous sommes incapables de penser notre vie commune sans échapper à notre pulsion de mort et de destruction ?

Devant les questions en apparence insurmontables que nous affrontons, les uns parmi les autres, nous nous brisons comme du verre, notre fragilité explose, et nous nous laissons glisser dans la nuit plutôt que de faire l’effort de parler, de comprendre.

C’est-à-dire de suspendre la pulsion.

La violence envahit notre monde d’autant plus que nous nous laissons fasciner par son spectacle démultiplié sur les écrans innombrables que nous possédons.

Nous désertons le discours, le langage. Nous oublions combien nous sommes tous fragiles, tous susceptibles de basculer.

Et pour reprendre une fois encore l’image biblique, nous oublions que nous sommes terrestres, et c’est pourquoi nous sommes condamnés à errer, comme Caïn.

Nos massacres nous ont déracinés.

Frédéric Boyer
La Croix

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