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9 décembre 2015 3 09 /12 /décembre /2015 23:50
Une parole de Saint Gabriel de Géorgie

A la question de savoir si tout le monde serait sauvé, le Père Gabriel répondit les larmes aux yeux :

Non mon enfant. Dieu est miséricordieux, mais tous n'en profitent pas : je ne peux aucunement vous aider si vous-même ne faites pas d'effort en vue de votre salut

Dans la ville de Mtskheta, à laquelle a été attribué récemment le statut de « ville sainte », une liturgie festive a été célébrée au monastère de la Transfiguration, où reposent les reliques de saint Gabriel.

Des clercs et des fidèles venus de tout le pays étaient présents à l’église.

Après la liturgie, l’archimandrite Lazare s’est adressé aux fidèles, rappelant que le père Gabriel était le dernier grand spirituel a avoir vécu à l’époque des persécutions contre l’Église orthodoxe, et il est devenu le pont entre le passé et le présent, ayant préservé la tradition de l’orthodoxie authentique.

« Il était le fils dévoué à la sainte Église et à son peuple. C’était un fils martyr : il a tout supporté, subi les épreuves, les humiliations, les insultes, mais il les endura toutes comme une véritable chrétien », a dit le père Lazare dans son homélie.

Saint Gabriel le fol en Christ a été canonisé par l’Église orthodoxe de Géorgie le 20 décembre 2012.

Quant à l’Église orthodoxe russe, elle l’a introduit dans son calendrier le 25 décembre 2014. Le 22 février 2014 a eu lieu l’invention des reliques de saint Gabriel.

Cet événement a eu lieu en présence d’une foule immense de fidèles qui se tenait jour et nuit auprès du monastère.

Les saintes reliques ont été transférées dans la cathédrale Svétitskhovéli puis, ensuite, à Tbilissi, à la cathédrale de la Sainte-Trinité.

Celle-ci était ouverte en permanence: les fidèles venaient vénérer les reliques tant le jour que la nuit.

À cette occasion, le patriarche Élie II s’est adressé aux fidèles par ces paroles :

« Très souvent, les gens nous demandent ce que c’est que le bonheur. Ce qui se produit aujourd’hui en Géorgie, c’est cela le bonheur ! C’est la projection de la Lumière sur le pays et les hommes. C’est la descente de l’Esprit Saint. C’est notre transfiguration. C’est lorsque le bien règne et que le mal est chassé. C’est le pardon réciproque et l’amour ! Et tout cela nous a été apporté par le père Gabriel ! Un seul homme a transformé toute la Géorgie ».

De nombreux miracles étonnants ont précédé la canonisation du saint et ils continuent tout le temps.

Tout récemment, au monastère de Samtavro, où reposent les reliques de saint Gabriel, l’image du saint est récemment apparue à l’endroit où elles avaient séjourné provisoirement. Le patriarche Élie II a dit qu’il s’agissait d’un véritable miracle, et qu’il a même vu là les inscriptions.

De nombreuses personnes qui croient en l’intercession et l’aide du saint, la reçoivent indubitablement, ce que racontent constamment les témoins de ces miracles étonnants.

Vidéo en géorgien

Miracle de l'apparition de l'image sur le béton

Photos du miraclePhotos du miraclePhotos du miracle

Photos du miracle

Miracle de l'icône suintant du myrrhon

En Géorgie, depuis la fin juillet dans la maison d'une famille, l'icône de saint Gabriel (le Fol-en-Christ contemporain) ruisselle de myrrhon.

La femme de la maison où se trouve l'icône dit: "C'est l'icône que j'ai achetée à Pâques. Je l'ai mise dans la position qu'elle mérite dans le coin sacré d'icônes. Il y a environ trois mois, elle a commencé à faire couler du myrrhon. J'ai essuyé l'icône et j'ai remarqué que le tissu était trempé. Un écoulement [de myrrhon] a commencé à couler à très grand débit. Il y avait du myrrhon qui passait sur la surface de l'icône. Une semaine plus tard, j'ai remarqué une fissure dans le verre. Le matin,  à 4 heures, j'ai entendu un craquement. Vous pouvez voir comment le myrrhon s'écoule..."

Récemment, la famille a montré l'icône au Patriarche Ilia II qui a été très heureux.

"Nous avons parlé avec le Patriarche, dit la femme, et il nous a béni. Il a dit que c'était un grand miracle. Nous sommes très curieux de savoir ce que signifie le verre fissuré. Le Patriarche a dit qu'il est évident qu'une grande épreuve nous attend."

Le myrrhon est recueilli dans un récipient, car l'écoulement est abondant. Les membres du clergé viennent le prendre pour bénir leurs paroissiens, selon la télévision de l'Eglise orthodoxe géorgienne.

http://www.seraphim-marc-elie.fr/
 
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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 23:59
Être miséricordieux comme le Père : feuille de route de l'année qui vient

L’Année sainte de la miséricorde débute à Rome le 8 décembre 2015 et se termine le 20 novembre 2016. Pour nous faire entrer dans l’esprit de ce jubilé extraordinaire, le pape François a publié un document important : Misericordia Vultus, « Le visage de la miséricorde ». Il en tire la devise de l’Année sainte : « Miséricordieux comme le Père ».  

Année de la miséricorde

Un parcours de conversion

Pour François, la miséricorde n’est pas un terme abstrait, mais une personne à rencontrer, une réalité qui engage toute la vie. La miséricorde est l’acte ultime par lequel Dieu vient à notre rencontre; c’est l’amour qui s’abaisse pour nous élever. Elle habite notre cœur lorsque nous aimons les autres afin de devenir comme Jésus un signe efficace de l’amour du Père.

Ce Jubilé extraordinaire est l’occasion pour toute l’Église d’être plus miséricordieuse en se laissant transformer par Jésus, le bon pasteur. Le pape souhaite que cette Année sainte soit un parcours de conversion, un temps de compassion et de dialogue. Il nous invite à nous ouvrir aux personnes qui souffrent et qui vivent dans les différentes périphéries existentielles. Il écrit au no 15 de Misericordia Vultus :

« Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et sœurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide. Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité. Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme. »

Les œuvres de miséricorde

Pour réveiller notre conscience, François utilise un moyen pédagogique facile à retenir. Il propose de mettre en pratique sept œuvres de miséricorde corporelle et sept œuvres de miséricorde spirituelle. La liste de ses œuvres, un peu oubliée de nos jours, existait déjà au Moyen Âge. Saint Thomas d’Aquin en parle dans son œuvre. Nous les retrouvons dans la prédication de Jésus, surtout chez Matthieu 25, 31-45. Au no 2447 du Catéchisme de l’Église catholique, on les définit ainsi :

« Les œuvres de miséricorde sont les actions charitables par lesquelles nous venons en aide à notre prochain dans ses nécessités corporelles et spirituelles (cf. Is 58, 6-7 ; He 13, 3). Instruire, conseiller, consoler, conforter sont des œuvres de miséricorde spirituelle, comme pardonner et supporter avec patience. Les œuvres de miséricorde corporelle consistent notamment à nourrir les affamés, loger les sans logis, vêtir les déguenillés, visiter les malades et les prisonniers, ensevelir les morts (cf. Mt 25, 31-46). Parmi ces gestes, l’aumône faite aux pauvres (cf. Tb 4, 5-11 ; Si 17, 22) est un des principaux témoignages de la charité fraternelle ».

Au no 15 de Misericordia Vultus, François énumère les sept œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle que nous sommes appelés à vivre d’une manière particulière durant l’Année sainte.

Sept œuvres de miséricorde corporelle :

Donner à manger aux affamés.
Donner à boire à ceux qui ont soif.
Vêtir ceux qui sont nus.
Accueillir les étrangers.
Assister les malades.
Visiter les prisonniers.
Ensevelir les morts.


Sept œuvres de miséricorde spirituelle :

Conseiller ceux qui sont dans le doute.
Enseigner les ignorants.
Avertir les pécheurs.
Consoler les affligés.
Pardonner les offenses.
Supporter patiemment les personnes ennuyeuses.
Prier Dieu pour les vivants et pour les morts.


Par la symbolique de la Porte sainte, qui sera ouverte à la basilique Saint-Pierre de Rome, ainsi qu’à la basilique de Québec, François espère que notre cœur s’ouvre au Christ afin de faire « l’expérience de l’amour de Dieu qui console, pardonne, et donne l’espérance » (no 3). Il rappelle cette parole de saint Jean de la Croix qui a tant marqué la petite Thérèse de Lisieux : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour ».

Paroles de Jésus à méditer

L’Année sainte est un temps fort pour revenir à l’Évangile, pour s’attacher à Jésus et demeurer en son amour. Jésus a montré par toute sa vie que notre misère est l’occasion pour le Père de prodiguer sa miséricorde, de faire éclater sa gloire, de nous faire grandir en humilité, de chanter ses louanges.

Voici quelques paroles fondamentales de Jésus qui peuvent nourrir notre prière durant ce Jubilé de la miséricorde. Qu’elles nous aident à devenir un peu plus chaque jour « miséricordieux comme le Père ».

« Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés. Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Matthieu 5, 6-7).

« Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Allez donc apprendre ce que signifie : C’est la miséricorde que je veux, non le sacrifice. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs » (Matthieu 9, 12-13).

« Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40). 

Paru dans Prions en Église Canada, décembre 2015, p. 173-175.

Pour aller plus loin: Jésus raconté par ses proches (Parole et Silence /Novalis). 

http://www.jacquesgauthier.com/blog/entry/l-annee-sainte-et-les-oeuvres-de-misericorde.html

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 23:44
Crèches du monde
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Rappel des  principes et du  droit

Article 28 de la loi du 9 décembre 1905

« Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement  public que ce soit, à l’exception des édifices ser- vant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions. » 
Arrêt de la cour administrative  d’appel de Paris du 8 octobre 2015

(crèche dans l’hôtel de ville de Melun)

« …que, contrairement à ce qu’ont estimé les premiers juges, une crèche de Noël, dont l’objet est de représenter la naissance de Jésus, installée au moment où les chrétiens célèbrent cette naissance, doit être  regardée comme ayant le caractère d’un emblème religieux  au sens des dispositions précitées de l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 et non comme une simple décoration traditionnelle ; que, par suite, son installation dans l’enceinte  d’un bâtiment public est contraire à ces dispositions ainsi qu’au principe de neutralité des services publics ; … »
Arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes du 13 octobre 2015

(crèche dans l’hôtel du département de la Vendée)

« …Considérant qu’il ressort des pièces du dossier que la crèche sur laquelle porte la décision contestée, installée dans le hall de l’hôtel du département,  est constituée de sujets représentant Marie et Joseph accompagnés  de bergers et des rois  mages entourant la couche de l’enfant Jésus ; que toutefois, compte tenu de sa faible taille, de sa situation non ostentatoire et de l’absence de tout autre élément religieux, elle s’inscrit dans le cadre d’une tradition relative à la préparation de la fête familiale de Noël et ne revêt pas la nature d’un “signe ou emblème religieux” ; que, par suite, elle n’entre pas dans le champ de l’interdiction posée par l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905, alors même qu’elle ne se rattache pas à un particularisme local, et ne méconnaît ni les dispositions de cet article ni les principes de liberté de conscience et de neutralité du service public ; … »
PRÉCONISATIONS DE L’AMF
L’association des maires de France (AMF)  réaffirme la nécessité d’appliquer la règle définie à l’article 28 de la loi du 9 décembre 1905 qui proscrit « tout signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit ».
La présence  de crèches de Noël dans l’enceinte des mairies n’est pas, du point de vue de l’AMF, compatible avec la laïcité. Elle relève toutefois que la jurisprudence administrative est, encore à ce jour, discordante sur ce sujet.
Saisine

L’AMF a interpellé le ministre en charge de l’Intérieur sur l’hétérogénéité actuelle des jurisprudences, en particulier concernant l’installation des crèches  de Noël en mairie ou dans des bâti- ments publics, qui nuit à la compréhension de la règle  par les élus et par les citoyens. Une clarification législative lui semble en effet  souhaitable.


Télécharger "Laïcité : le vade-mecum de l'AMF"
http://www.amf.asso.fr/upload/fichiers/documents/AMF_14082_VADE_MECUM.pdf

http://www.seraphim-marc-elie.fr/
 
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