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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 08:28

animals-in-islamic-tradtion-and-muslim-culture-fol-copie-1

 

Jusqu’à présent considérés par le Code civil comme des «biens meubles», les animaux sont désormais des «êtres vivants doués de sensibilité», la commission des Lois de l’Assemblée nationale leur ayant reconnu ce statut le 15 avril dernier.

En islam, de même que toutes les créatures adorent Dieu, chacune dans sa propre langue – de la prière de l’orant au parfum de la fleur en passant par le bourdonnement de l’abeille –, la miséricorde divine s’étend à l’ensemble la Création. Animaux compris, donc.

Mais plus encore, Dieu exige de l’homme, qui occupe le sommet de cette même Création, qu’il traite avec bonté et compassion les créatures qui lui sont inférieures, et qui souvent dépendent de lui.

Nier ce droit des animaux peut en effet conduire aux flammes éternelles, comme le souligne un hadith rapporté par al-Boukhari (III/1550) : «Une femme avait martyrisé une chatte en l’enfermant, la laissant mourir [de faim] : elle alla en Enfer […].»

La compassion pour l'animal

Nombreux sont les hadiths qui se rapportent aux devoirs de l’homme en la matière. Ils dessinent schématiquement les grands principes suivants : ne pas abuser des animaux, notamment en portant atteinte à leur dignité (les combats d’animaux sont ainsi proscrits), mais au contraire les traiter avec bonté ; ne mettre fin à la vie d’un animal qu’en cas de nécessité (nourriture, notamment) ; et dans ce dernier cas, le faire de manière rituelle, c’est-à-dire de manière digne et en limitant sa souffrance.

L’islam ne s’est d’ailleurs pas contenté de prescrire la compassion envers les animaux : il en a fait une des voies qui conduisent au Paradis. Citant l’exemple d’un homme à qui Dieu avait pardonné ses péchés pour avoir abreuvé un chien terrassé par la soif, le Prophète a souligné qu’«il y a une récompense pour le bien fait à tout être doué de sensibilité» (al-Boukhari, V/2238).

Plus d’une douzaine d’espèces animales sont mentionnées dans le Coran. Cinq d’entre elles donnent d’ailleurs leur nom à des sourates : la Vache (II), l’Abeille (XVI), la Fourmi (XXVIII), l’Araignée (XXIX) et l’Eléphant (CV).

L'émir des abeilles

Au-delà de la prise en compte de l’ensemble du règne animal, à travers le spectre qui va symboliquement du moucheron à l’éléphant, il s’agit de convier l’être humain à une méditation (XXIII:21) éminemment morale.

Et ce, en commençant par ce constat qu’il n’est «nulle bête rampant sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne vive en société à l’instar de vous-mêmes » (VI:38).

Ainsi les abeilles, à qui Dieu a révélé «Prenez des demeures dans les montagnes, dans les arbres et dans les treillages que les hommes érigent. Butinez ensuite de toutes les fleurs et suivez en toute humilité les voies de votre Seigneur !» (XVI:68-69). Dans l’une de leurs Epîtres, les Frères sincères (Ikhwân as-Safâ’, des auteurs ismaélites du Xe siècle), observateurs mystiques du petit insecte, détaillent les enseignements qu’ils tirent des versets divins.

Architectes consommées, les abeilles sont aussi des économes avisées, qui évitent le moindre gaspillage dans la gestion de leurs provisions. Leur organisation politique est elle-même pleine de sagesse : à l’intérieur de la ruche, chacun exerce une fonction déterminée et l’émir gouverne l’ensemble dans l’intérêt de la communauté. Il n’y a pas de jalousie, ni de discorde, car les abeilles sont dotées d’une nature foncièrement bonne et d’une disposition innée à faire le bien. Elles sont en outre très pieuses : conscientes des nombreux bienfaits que le Créateur leur a octroyés, elles Le louent jour et nuit. Qu’il est triste dès lors de constater combien l’homme est ingrat ! Car il n’hésite pas, en effet, à les tuer, oubliant que la conduite de ses petites sœurs ailées lui fournit un exemple ô combien salutaire…

Seyfeddine Ben Mansour
http://www.zamanfrance.fr/article/lanimal-source-meditation-en-islam-9250.html
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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 22:37

christ_croix.jpg

Nous contemplons la chair de notre chair, Jésus, broyé dans un présent éternel. Ses pieds sont entravés pour lui interdire de fouler la terre des hommes. Ses mains sont clouées pour l’empêcher de toucher les malheureux. Son front est serré d’épines pour barrer l’étreinte, éloigner la consolation. Son côté est déchiré pour que nul disciple ne puisse plus s’y reposer. 

Bourreaux, gardes, pharisiens, passants entourent Jésus et le pressent. En vérité, tous ceux-là sont étrangers à lui et à l’écart de ce qui se passe. Mais ils sont familiers du mensonge, curieux d’humiliation et gourmands de condamnation.

Tandis que les proches regardent de loin, parce qu’ils ne peuvent pas côtoyer l’horreur. L’épouvante les tient à distance. Plus tard, au pied de la croix, quelques femmes seulement, avec un disciple, et pourtant tout l’amour du monde sera là.

Dans le récit, certains sont signalés par leur nom, comme Marie de Cléophas et Marie Madeleine. D’autres sont désignés autrement, comme le disciple bien-aimé qui est anonyme. Ainsi ce peut être toi ou moi. Les deux larrons, malfaiteurs, sont également sans nom. Ce peut être toi ou moi. L’un pressent Dieu et demande tout, l’autre se contente de vouloir sauver sa peau. Le centurion, lui non plus, n’est pas nommé. Il est le plus étranger dans ce groupe par sa citoyenneté romaine, par son état militaire, par sa mission d’occupant. Lui le païen, il voit Dieu, rend grâce et témoigne. Ce peut être toi ou moi.

Pour se faire obéissant jusqu’à la mort comme le Christ, il ne s’agit pas de se soumettre à quiconque, surtout pas à la mort ; mais d’acquiescer aux nécessités, de céder aux événements, d’accueillir ce qui arrive, d’agréer la vie jusqu’à toucher à la rive. Le Vendredi Saint doit être pour nous un jour heureux parce que la Croix demeure notre triomphe, notre étendard, notre bénédiction. Là est la vérité d’un don, la preuve d’une passion éternelle pour l’humanité. Là est la manifestation d’un amour de toujours pour chacun de nous.

 

Frère Jean-Pierre Olivier

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 22:58

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« Bien qu'il soit Dieu, il n'a pas estimé devoir garder jalousement son égalité avec Dieu, mais il s'est abaissé lui-même jusqu'à prendre la condition d'esclave » (Ph 2,6-7). 

Il a pris nos faiblesses, il a porté nos souffrances, il a été meurtri pour nous afin de nous sauver par ses blessures, il nous a rachetés de la malédiction en se faisant malédiction pour nous (Is 53,4-5; Ga 3,13) ; il a souffert la mort la plus infamante pour nous conduire à la vie de la gloire.

Et il ne lui a pas suffi de rendre à la vie ceux qui étaient dans la mort, il les a revêtus de la dignité divine et leur a préparé dans le repos éternel un bonheur qui dépasse toute imagination humaine. 

Que rendrons-nous donc au Seigneur pour tout ce qu'il nous a donné ? Il est si bon qu'il ne demande rien en compensation de ses bienfaits : il se contente d'être aimé. 

Saint Basile (v. 330-379), moine et évêque de Césarée en Cappadoce, docteur de l'Église 

Grandes Règles monastiques, § 2 (trad. Lèbe, Maredsous 1969, p. 52-54) 

http://christus.fr/basile-de-cesaree/

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