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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 11:09

montage_hiver.jpg

 

La  neige  a  recouvert  le  jardin  et  les  branches

Où  s ‘ébattent , joyeux , mille  oiseaux  affamés ,

Rouge-gorge , pinsons , verdiers  et  les  belles  mésanges ,

Superbe  pic-épeiche , et  merle  au  bec  doré .

 

Les  petits  hérissons , déjà , ont  disparu ,

La  bise  de  novembre  les  a  vu  hiberner .

Hiver , va-t-en  bien  vite , car  je  vais  dans  ma  rue

Voir  bientôt  le  renard  pointer  le  bout  du  nez .

 

Dans  la  nuit  de  Noël , j’entends  la  voix  d ‘un  ange ,

Auquel  répond  bientôt  mon  amie  la  mésange ,

Tandis  que  les  pinsons  entonnent  un  virelai .

 

Les  bergers , les  moutons  sont  arrivés  sans  bruit

Pour  adorer  l ‘Enfant  dans  la  grotte  endormi .

Noël , joyeux  Noël ! Un  Sauveur  nous  est  né !

 

Ecrit et proposé par Bernadette , le  24  décembre  2010

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 22:04
Georges_Haldas.jpg
cliquer la flèche verte pour écouter
France Culture émission A voix nue
Georges Haldas témoin de la lumière

Par Francesca Piolot, réalisation Olivier Coppin, Anne-pascale Desvignes.


Dans cet entretien Georges Haldas parle de façon lumineuse du Dieu des trois monothéistes, de l'homme, du Christ, de l'incarnation et de l'expérience poétique.

Né à Genève le 14 aout 1917, de père grec  et de mère suisse, poète, essayiste et traducteur. Il a reçu de nombreux prix (Schiller, prix Taormina, prix de la ville de Genève, etc...) Son oeuvre, plus de cent livres, compte parmi les plus importantes de la littérature romande. Claude Goretta adapta plusieurs de ses oeuvres pour le cinéma et la télévision. Des centaines d'articles ,de thèses, d'émissions radio et tv lui ont été consacrés, et pourtant il est peu connu en France. Lui se définissait comme un "lieu  de rendez vous".Jusqu'a l'âge de 9 ans il a vécu en Grèce, en Céphalonie, où il retournera cinquante ans plus tard. La lumière de la Grèce le marquera à jamais, lui qui vécut ensuite dans les ténèbres de la cécité. Virgile et Homère, que son père lui récitait sur les plages grecques, il les connaissait encore par cœur.

Haldas récuse le terme de philosophe mais c'est un maître de vie. L'art, la religion, la politique, le football, le monde comme il va, les gens de peu, le plaisir du vin et de la table, rien n'échappe à sa passion de la vie.

Converti au catholicisme, nullement embarrassé de bienséance institutionnelle, il n’avait ni sa langue ni sa plume dans la poche. Pas la moindre trace de mièvrerie dans ses livres, mais une voix claire, juste, sans contorsions. Jeune homme, Haldas avait hésité entre la théologie et le football… la littérature arbitra.

Pour Georges Haldas, le monde était marqué par trois déserts : le désert géographique ; lieu sans repères mais lieu des oasis et des grandes révélations, le désert social né de la course au profit, et le désert intime, silence de l'Autre en vous, ce grand désert qui fait de nous soudain, le plus abandonné des êtres, avec le sentiment néanmoins que quelque chose, sous cet abandon même, se prépare et mûrit.
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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 23:26

                                                               

                                                                                                        Aux kamikazes et aux martyrs

                                                                                                                de la cathédrale de Bagdad

et d’ailleurs

                                                                                                                                       In memoriam

bagdad_chretiens.jpg 

Les pétales   

Frères

de vos chairs    éclatées

 Avec tant d’autres    souilleront    le fleuve

 

Pourquoi    toutes ces morts    mêlées

Jusqu’aux murs    de prière    ces ersatz

de golgothas    où sombre    tout espoir

 

Au-delà    de la nuit rouge

Le Sculpteur   va-t-il reprendre

son œuvre    inachevée

Remettre    sur le tour    

Creuser    et caresser    nos argiles    

refondues

 

Et d’or    couler    pour jamais    nos larmes

 

Lui seul   

n’ignore   

pas

 

                                                              georges meckler

Demains d'hier 2 novembre 2010

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