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15 février 2021 1 15 /02 /février /2021 20:30

Cette familiarité des chrétiens avec le Seigneur est toujours communautaire. Oui, elle est intime, elle est personnelle mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans le Pain, une familiarité sans l’Eglise, sans le peuple, sans les sacrements, est dangereuse.

Elle peut devenir une familiarité – disons-le – gnostique, une familiarité pour moi seulement, détachée du peuple de Dieu. La familiarité des apôtres avec le Seigneur a toujours été communautaire, toujours à table, signe de la communauté. Elle est toujours allée de pair avec le Sacrement, avec le Pain.

Je dis cela parce que quelqu’un m’a fait réfléchir sur le danger de ce que nous sommes en train de vivre en ce moment, de cette pandémie qui a fait que tous nous communiquions même religieusement à travers les médias, à travers les moyens de communication.  

Même cette Messe, nous communiquons tous, mais nous ne sommes pas ensemble, spirituellement ensemble…  Le peuple est petit.  Il y a un grand peuple : nous sommes ensemble sans être ensemble.  

Même le Sacrement, aujourd’hui vous l’avez, l’Eucharistie, mais les gens qui sont connectés, ils ont seulement la communion spirituelle.  Et ça, ce n’est pas l’Eglise : ça, c’est l’Eglise d’une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l’idéal de l’Eglise est toujours avec le peuple et avec les sacrements. Toujours.

Avant Pâques, quand est sortie la nouvelle que j’allais célébrer Pâques dans la basilique Saint-Pierre vide, un évêque m’a écrit – un bon évêque, quelqu’un de bien – et il m’a réprimandé.  « Mais pourquoi donc ?  Saint-Pierre est si grande, pourquoi ne pas y mettre au moins 30 personnes, pour que l’on voie du monde ? Il n’y aura pas de danger … ».  Et moi je me suis dit : « Mais qu’est-ce qu’il a dans la tête, celui-là, pour me dire ça ? ».

Je n’ai pas compris, sur le moment.  Mais comme c’est un bon évêque, très proche du peuple, il aura sans doute voulu me dire quelque chose.  Quand je le verrai, je lui demanderai.  Puis j’ai compris.  

Il me disait : « Faites attention à ne pas ‘viraliser’ l’Eglise, à ne pas ‘viraliser’ les sacrements, à ne pas ‘viraliser’ le peuple de Dieu.  

L’Eglise, les sacrements, le peuple de Dieu sont concrets.  C’est vrai qu’en ce moment nous devons entretenir cette familiarité avec le Seigneur de cette manière, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester.

Et ça, c’est la familiarité des apôtres : non pas gnostique, non pas virtuelle, non pas égoïste pour chacun d’eux, mais une familiarité concrète, dans le peuple.

 La familiarité avec le Seigneur dans la vie quotidienne, la familiarité avec le Seigneur dans les sacrements, au milieu du peuple de Dieu.  Ils ont fait un chemin de maturité dans la familiarité avec le Seigneur : apprenons donc nous aussi à le faire.  

Dès le premier moment, ils ont compris que cette familiarité était différente de ce qu’ils imaginaient, et ils sont arrivés à cela.  Ils savaient que c’était le Seigneur, ils partageaient tout : la communauté, les sacrements, le Seigneur, la paix, la fête.

Que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l’Eglise, avec les sacrements, avec le saint peuple fidèle de Dieu.

De l’homélie du pape François lors de la messe matinale à Sainte-Marthe du 17 avril 2020

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 20:36

Gaël Giraud, prêtre, jésuite, économiste en chef de l’Agence Française de Développement, directeur de recherche au CNRS. Spécialiste en économie mathématique, il a été économiste en chef de l'Agence française de développement (AFD) de 2015 à 2019.

Gaël Giraud a contribué à la préparation de la loi Moscovici portant sur la séparation des banques20, dénonçant avec (entre autres) Alain Grandjean et Olivier Berruyer l'inefficacité prévisible des nouvelles dispositions réglementaires. Il a à ce titre organisé un colloque-débat à la Sorbonne le 21 janvier 201321.

Dans un entretien de février 2017, il explique l'importance économique et écologique du concept de communs22 : « Plus globalement, ma conviction est que nous devons travailler à l’émergence de communautés capables d’administrer intelligemment des communs, à égale distance de la gestion bureaucratique soviétique ou néo-libérale. »

Dans le contexte de la crise économique découlant de l'épidémie de COVID-19, il plaide pour l'annulation des dettes souveraines détenues par la Banque centrale européenne23, afin de permettre aux États d'investir dans un plan de reconstruction écologique des économies européennes.

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13 février 2021 6 13 /02 /février /2021 20:30

En 2007, lorsque j'avais quinze ans et que je venais de perdre mon père, mes prières cachaient chaque nuit une certaine plainte, car Dieu avait pris mon père si tôt, je lui ai même demandé de le voir en rêve mais ce souhait ne s'est pas réalisé.

La réponse à ma plainte n'a pas été longue à venir ; elle est venue par le biais d'un rêve.

Dans mon rêve, j'étais dans une étrange Église et j'attendais dans une file d'attente avec d'autres pèlerins.

Devant moi, il y avait des enfants de différentes nationalités.

Alors que j'attendais au bout de cette file, des personnes de la galerie supérieure m'ont fait signe d'avancer, et à ces instructions, les enfants m'ont fait place.

Je me suis retrouvé devant une icône représentant un saint que je n'avais jamais vu auparavant. Il était âgé et avait une barbe grise.

Alors que je regardais l'icône, le saint en est sorti comme une apparition et m'a dit d'aller vers la droite.

En me dirigeant dans la direction qu'il m'avait indiquée, j'ai vu un reliquaire d'où est sorti le même homme âgé que j'avais vu dans l'icône.

Cette fois, cependant, ce n'était pas une apparition, peinte dans les couleurs utilisées par les iconographes, mais c'était bien lui, en chair et en os.

Je me suis approché de lui, et nous nous sommes tous les deux assis sur le reliquaire.

Il ne me faisait pas peur, j'avais l'impression d'être assis à côté d'un ami sur un banc et non pas avec un saint sur un reliquaire.

Il m'a regardé dans les yeux avec amour et tendresse.

Ses yeux dégageaient de l'amour et de l'affection, et embellissaient son corps âgé et courbé.

M'embrassant paternellement, il m'a parlé dans une autre langue - pas en grec ou dans d'autres langues que les gens parlent.

C'était comme si nos âmes communiquaient. Il m'a dit que dorénavant il serait mon père.

Son étreinte a rempli mon âme de calme et son parfum a rendu le rêve réel.

Je me suis réveillé en pensant à lui, et avec de nombreuses questions sur l'identité de cet homme âgé.

Mais parallèlement à ces questions, j'avais aussi une réponse à ma question : "Ai-je un père ?"

Bien sûr que oui, mais je ne connaissais pas son nom. J'ai demandé de l'aide à ma mère, qui est catéchiste et qui en sait beaucoup sur les saints et leur vie.

Mais aucune de celles qu'elle a mentionnées ne correspondait à la description que je lui ai donnée. Je savais seulement qu'il avait une barbe grise, qu'il était âgé, petit et courbé et, en tout cas, étranger, puisque l'Église ne semblait pas grecque orthodoxe, que les autres pèlerins n'étaient pas grecs et qu'il ne m'avait pas parlé en grec.

Ma mère m'a conseillé de lui demander de me révéler son identité.

La réponse à ma prière n'est pas venue par un rêve cette fois, mais plutôt par un cadeau d'anniversaire que m'a offert mon père spirituel (à qui je n'avais jamais raconté le rêve).

J'ai ouvert le cadeau et j'ai vu que c'était un livre. Quand je l'ai ouvert, j'ai vu "l'étrange" Église ("étrange" pour moi, car elle était russe) que j'avais vue dans mon rêve, l'icône du saint, son reliquaire, et le saint lui-même !

C'est ainsi que j'ai appris son nom : saint Jean Maximovitch, le protecteur des orphelins.

C'est ainsi que j'ai appris le nom de mon père : le père de tous les orphelins, des affligés, des faibles, des pauvres et des malheureux.

Le saint ne me quitte jamais, il est toujours près de moi et apparaît souvent dans mes rêves pour me donner soutien, consolation et conseils dans les moments difficiles.

Dieu a pris mon père [biologique], mais il a aussi pris soin de m'envoyer un père incorruptible (les reliques du saint sont situées à San Francisco), qui est aussi sur terre et qui nous rappelle que quiconque suit le Christ n'a aucune raison de craindre la mort.

Je me sens chanceuse ; mais, en même temps, puisque Dieu a permis qu'une telle chose m'arrive, à moi, la plus pécheresse, j'ai la responsabilité d'aider le plus grand nombre de personnes possible à connaître saint Jean Maximovitch, afin que, tout comme j'ai été changée, il puisse aussi apporter un changement à beaucoup d'autres personnes qui lisent ces mots et qui cherchent un lieu de refuge et une étreinte paternelle.

La seule chose que je pouvais faire à quinze ans était de créer un groupe facebook appelé "SAINT JOHN MAXIMOVITCH" (lien plus bas), qui compte aujourd'hui plus de 4 000 membres.

Dans l'étreinte qu'il m'a offerte, nous y avons tous trouvé notre place.

Maria Tsalla, Grece

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