Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 22:44

newsweek_preuve_paradis.jpg

Dans un livre intitulé Proof of heaven (Preuve du paradis), un neurochirurgien américain, jusqu’alors sceptique et cartésien, raconte sa propre expérience de mort imminente. Un voyage qui l’a convaincu de l’existence d’une vie après la mort.

eben_alexander.jpgLe Dr Eben Alexander, neurochirurgien américain, ne croyait résolument pas en une vie après la mort. Pour lui, tous les récits d’expériences de mort imminente n’étaient que délires et fariboles. Jusqu’en novembre 2008 où une méningite foudroyante viendra ébranler ses convictions, au point d’affirmer aujourd’hui haut et fort : « le paradis est bien réel ! » 

Une déclaration qui, le 8 octobre dernier, a même fait la Une du célèbre hebdomadaire américain Newsweek, tant cette expérience, vécue et racontée par un grand spécialiste du cerveau, prend une autre envergure.

Une histoire que le médecin raconte dans un livre intitulé Proof of heaven : « Je suis moi-même le fils d’un neurochirurgien et j’ai grandi dans un environnement scientifique. Je comprends les mécanismes à l’œuvre dans le cerveau quand une personne est proche de la mort et j’ai toujours pensé qu’il y avait de bonnes explications scientifiques à ces voyages paradisiaques hors du corps que décrivent ceux qui ont échappé de peu à la mort.

Le cerveau est un mécanisme sophistiqué et fragile. Si vous diminuez dans des proportions infimes la quantité d’oxygène qu’il reçoit, vous provoquez une réaction. Rien de surprenant, donc, à ce que des gens victimes d’un traumatisme sévère reviennent de leur expérience avec des histoires étranges....

Mais après sept jours passés dans le coma durant lesquels la partie humaine du cerveau, le néocortex, était inactif, j’ai expérimenté quelque chose de si profond que j’ai une raison scientifique de croire que la conscience survit après la mort. Je sais comment résonne aux oreilles des sceptiques une phrase comme la mienne.

Aussi, je vais raconter mon histoire avec les mots et la logique du scientifique que je suis : il y a quatre ans, je me suis réveillé avec une migraine extrêmement violente. En quelques heures, mon cortex - la partie du cerveau qui contrôle la pensée et les émotions - a cessé de fonctionner. Les médecins de l’hôpital général de Lynchburg, en Virginie, où j’avais exercé, ont diagnostiqué une forme rare de méningite bactérienne qui frappe généralement les nouveaux-nés. La bactérie E.coli avait pénétré mon fluide cérébrospinal et dévorait mon cerveau. Mes chances d’en réchapper autrement que dans un état végétatif étaient faibles quand j’ai été admis aux urgences. Très vite, elles sont devenues inexistantes.

Mais pendant que les neurones de mon cortex étaient réduits à l’inactivité complète par la bactérie, ma conscience libérée du cerveau parcourait une dimension plus vaste de l’univers, une dimension dont je n’avais jamais rêvé et que j’aurais été ravi d’expliquer scientifiquement avant que je ne sombre dans le coma. J’ai vécu une odyssée où je me suis retrouvé dans un endroit rempli de gros nuages roses et blancs...

Bien au-dessus de ces nuages, des êtres chatoyants se déplaçaient en arc de cercle dans le ciel, laissant de longues traînées derrière eux. Des oiseaux ? Des anges ? Aucun de ces termes ne fait vraiment justice à ces êtres qui étaient différents de tous ce que j'avais pu voir sur terre. Ils étaient plus avancés. Des êtres supérieurs. »

Le Dr Eben Alexander se rappelle également avoir entendu « un son, en plein essor comme un chant céleste qui venait d'au-dessus », ce qui lui a procuré beaucoup de joie, et avoir ensuite été accompagné dans son aventure par une femme. « Elle était jeune, je me souviens d'elle dans les moindres détails. Elle avait des pommettes hautes, et des yeux incroyablement bleus ainsi que des tresses châtains qui encadraient son beau visage », explique-t-il avant d'ajouter qu'ils se déplaçaient tous les deux sur les ailes d'un papillon. « En fait, des millions de papillons nous entouraient. C'était comme une rivière de vie et de couleur se mouvant dans les airs. »

 

Un délire ? Un dysfonctionnement cérébral ? Trop de morphine ? Le neurochirurgien, qui n’a jusqu’alors jamais cru aux EMI, assure que tout était bien réel et qu'il ne s'agissait pas « d'une fantaisie, éphémère et inconsistante ». « A ma connaissance, personne n’a jamais effectué ce voyage avec un cortex complètement hors service et sous une surveillance médicale durant sept jours de coma.

Les principaux arguments avancés pour réfuter les expériences de mort imminentes induisent qu’elles sont le résultat d’un dysfonctionnement minime, transitoire ou partiel du cortex.

Or, mon EMI n’est pas survenue pendant que mon cortex dysfonctionnait mais alors qu’il était totalement inactif. Un fait avéré par la gravité et la durée de ma méningite ainsi que par les scans et les examens neurologiques que j’ai subis. Selon les connaissances médicales actuelles sur le cerveau et l’esprit, il n’y avait absolument aucune chance que je conserve ne serait-ce qu’une lueur de conscience ténue et limitée durant cette période.

À plus forte raison, il était impossible que je sois emporté dans cette odyssée éclatante et parfaitement cohérente. Là où je me trouvais, voir et entendre n’étaient pas deux fonctions séparées. Tout était distinct et, dans le même temps, faisait partie d’autre chose comme les motifs entremêlés d’un tapis persan.

Je sais à quel point cela peut sembler extraordinaire et incroyable. Si, par le passé, quelqu’un - et même un docteur - m’avait raconté une telle histoire, j’aurais été certain qu’il était sous l’emprise d’une illusion. Mais ce qui m’est arrivé est très loin d’être une illusion. C’est un évènement réel, aussi réel que tous les évènements de ma vie, y compris mon mariage et la naissance de mes deux enfants. »

 

Depuis cette expérience de mort imminente plus aucun doute ne subsiste pour le Dr Alexander : la conscience n’est ni produite ni limitée par le cerveau comme la pensée scientifique dominante continue de le croire, et s’étend bien au-delà du corps. « Il est désormais évident pour moi que l’image matérialiste du corps et du cerveau comme producteurs plutôt que véhicules de la conscience humaine est caduque. A la place, une représentation nouvelle du corps et de l’esprit est déjà en train d’émerger. Cette représentation, à la fois scientifique et spirituelle, donnera de la valeur à ce qui a toujours été privilégié par les plus grands scientifiques de l’histoire : la vérité. »

S’il lui a fallu des mois pour parvenir à accepter ce qui lui est arrivé et pour en parler sans détour, le docteur Eben Alexander a récemment annoncé vouloir « passer le reste de sa vie à enquêter sur la nature véritable de la conscience, et prouver à ses pairs scientifiques mais aussi au reste du monde que nous sommes bien plus que seulement nos cerveaux. »

***************************************************************************************

http://www.inrees.com/articles/Le-paradis-existe-selon-un-neurochirurgien-americain/

http://dark-zone.blog.parismatch.com/2012/10/13/n-d-e-lincroyable-odyssee-du-dr-eben-alexander/

http://www.thedailybeast.com/newsweek/2012/10/07/proof-of-heaven-a-doctor-s-experience-with-the-afterlife.html

http://www.lifebeyonddeath.net/

_______________________________________________________________________________________________________

 

Si vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238  

Partager cet article
Repost0
16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 22:28

bethanie_novembre_2011.jpgPhotos Aurore

 

Chers Amis,

 

La Toussaint se profile à l’horizon, mais nous sommes-nous déjà posé sérieusement la question : qu’est-ce qu’un saint ? Ce n’est certainement pas un personnage en plâtre avec la tête à midi moins le quart et plein de toiles d’araignée ! Ce n’est pas non plus un personnage héroïque et idyllique, un parfait ! Non, un saint c’est un chrétien qui prend sa vie, la Vie, au sérieux. Si nous n'étions pas des chrétiens-amateurs, il y a longtemps que le monde serait en feu (Lc 12,49).

 

« Ce peuple-là m'honore des lèvres, mais son cœur est fort loin de moi » (Mt 15,18), « sa religion envers moi n'est que commandements humains, leçons apprises ! » (Is 29,13). Amateurs... Nous «faisons» des tas de choses et oublions d'être amoureux. Nous nous jetons dans le multiple du matin au soir et n'avons pas cet axe, cette direction qui unifierait tout. Notre action est sans adresse, elle ne s'adresse à personne, notre existence est sans vis-à-vis, nos relations ne sont que fonctionnelles. Nous avons perdu la Vie de la vie, les vrais motifs ont disparu...

 

Alors, de temps à autre, Dieu, comme un fiancé déçu jusqu'aux larmes de sang (Lc 22,44) vient hurler son « énorme épouvante» par la bouche de ses prophètes : « Ils m'ont abandonné, moi, la source d'eau vive (Jr 2,19), vous avez conçu du foin, vous enfanterez de la paille » (Is 33,11).

 

L'homme préfère sa petite religion, au goût du jour, suivre son propre chemin, chercher son intérêt (Is 56,11). Mais à travers nos détournements-mêmes, l'accumulation de nos péchés, voire notre « bonne conscience », ne cesse de percer comme une flèche ce petit mot de Jésus qui cristallise le message millénaire : « Si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous... » (Lc 13,3). Nous menons une vie de morts.

 

Les prophètes, certes, essayent de faire éclater l'univers pourri de nos prétextes et de nos excuses, des facilités, des conformismes, des fausses sécurités... Mais l'homme est installé dans sa misère, il s'y est habitué, il ne s'imagine même plus qu'il puisse y avoir autre chose et que la vie n'est pas du tout ce à quoi il l'a réduite!

 

Il est étonnant, n'est-ce pas, pour des «chrétiens chevronnés» comme nous, qu'il faille toujours revenir sur ce que nous prenions pour une affaire classée! Nous pensions être des croyants et nous voilà au pied du mur... Tenez, ce petit test de vérité : interrogeons notre vie et voyons quelle conception du bonheur la domine. Est-ce le bonheur de la seule réussite terrestre : beauté, santé, réputation, argent, puissance, réussite...?

 

Ou est-ce Jésus-Christ notre bonheur et notre vitalité, la motivation dernière de toutes nos entreprises, y compris celle de vouloir entrer dans le dessein de Dieu? On peut être catéchiste enragé, militant à tous crins, religieuse ou prêtre... et ne pas être converti ! Ce que l'on met sur le dos de la charité ou du don de soi ne peut être qu'engraissage de l'ego et carrière du petit moi. On peut se décorer de mille manières, même sous les apparences contraires !

 

Tout est une question de direction. Vers quoi se tourne spontanément mon cœur ? Où va inconsciemment et sans arrêt ma préférence? Vérifier tous les jours ma réponse à ces questions, c'est vivre dans la logique de la conversion. Mais sans doute nous révèleront-elles, d'une manière inattendue, que nous vivions jusque-là dans l'univers des formules et des idées générales, et que notre supposée « foi » n'est jamais entrée comme une hache dans nos mœurs (Lc 3,9). L'expérience spirituelle est le privilège des spécialistes, pensons-nous. Sous-prolétaires de l'Amour, à la rigueur fonctionnaires de nos bons sentiments religieux, la zone profonde de notre être n'a pas été atteinte. Mais si tel en est l'enjeu, si le mot « conversion » est le résumé éclair de toute l'Ecriture et le seul programme d'une vie chrétienne, il serait bon d'en scruter un peu encore sa signification.

 

Pour deux personnes qui s'aiment vraiment, l'intimité est le centre vers lequel tout converge et la source où le moindre instant de leur journée trouve son origine. Il suffit de regarder deux amoureux : tout en eux est transformé (converti). Quand il s'agit de Dieu, cette relation d'intimité s'appelle «prière». Mais attention : il y a autant de différence entre « rabâcher comme des païens » (Mt 6,5-8) et prier qu'il y en a entre le flirt et l'amour! Pour certains, le mariage n'est qu'un flirt prolongé comme pour d'autres la prière n'est qu'une pauvre duperie: cela ne débouche sur rien, sinon sur soi-même, pour les uns et pour les autres.

 

C'est pourquoi toute conversion s'opère dans le feu. Seule la proximité du Saint brûle en celui qui le découvre, dans le secret d'une prière contemplative, la paille des apparences (Jr 29,29); elle réduit à rien les prestiges du monde, l'honorabilité sociale, la conscience satisfaite... tout ce à quoi allait encore notre préférence jusque-là. « Pour être un saint, écrit Bernanos, quel évêque ne donnerait son anneau, sa mitre, sa crosse, quel cardinal sa pourpre, quel pontife sa robe blanche, ses camériers, ses suisses et tout son temporel... »

 

Il s'agit pour nous, pour chacun, d'entrer dans l'authenticité totale : peu à peu, longuement, régulièrement, se laisser investir par Dieu, structurer, séduire, habiter par Lui... Concrètement cela se traduit par la volonté de trouver chaque jour un temps déterminé pour Dieu seul. Là encore, un test serait des plus révélateurs. Car « Dieu a, dans notre estime, la place qu'Il tient dans notre temps » (Evely). Nous avons du temps pour tout ce que nous estimons. Si nous ne trouvons pas du temps pour Dieu, c'est que nous ne l'estimons pas... Nous serons peut-être ses serviteurs (inutiles!), ses combattants (sans doute pour une bataille perdue d'avance!), mais pas ses amants. L'amour a une exigence : le face à face, en pure perte et qui ne sert à rien... sinon à aimer et à se laisser aimer !

 

L'élément qui permettra à ce temps de devenir une rencontre, c'est évidemment l'Evangile. A force de naître et de renaitre sans cesse à cette Parole, de la ruminer et de la « méditer en notre cœur » comme Marie (Lc 2,19,51), nous provoquons notre conversion par osmose... La personne de Jésus « déteint » sur nous, littéralement. A le contempler, Il finit par passer en nous. Ses traits, ses manières, ses réactions, ses pensées deviennent nôtres par une sorte de contagion.

 

Et un jour, contrairement au blasphème d'ironie de Nicodème, nous renaissons à une profondeur, à un tout autre plan de conscience (Jn 3,1-21), où tout le tissu de notre vie, jusqu'au moindre détail, va acquérir une densité étonnante, jusque-là inconnue (Col 2,6-7). « Avoir les yeux dans les siens, la pensée hantée par Lui, le cœur tout pris, tout envahi, comme hors de soi et passé en Lui, l'âme plein de son âme, pleine de sa prière, tout l'être captivé et donné », écrit sainte Elisabeth de Dijon (+ 1908).

 

Voilà le chemin de la sainteté, il est simple, il est pour tous. Bon chemin à vous !

 

Avec toute notre affection, à bientôt !

Père Alphonse et Rachel

Fondateurs et animateurs du centre Béthanie

 

http://www.centre-bethanie.org/lettre_96.htm

http://issuu.com/bethanie/docs/lettre_bethanie_96

 

_______________________________________________________________________________________________________

 

Si vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238  

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 22:03

ascenseur.jpg

Avril 1897 : Thérèse entre dans la phase finale de sa maladie. A la suggestion de Mère Agnès de Jésus, sa soeur Pauline, et à la demande de sa prieure, Thérèse achève de raconter les souvenirs de sa vie de carmélite. On surnomme ce texte extraordinaire "le manuscrit de la charité". En voici un extrait très célèbre qui explique la "petite voie" découverte par la sainte :

Vous le savez, ma Mère, j'ai toujours désiré d'être une sainte, mais hélas! j'ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu'il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé aux pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c'est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d'aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle.

Nous sommes dans un siècle d'inventions, maintenant ce n'est plus la peine de gravir les marches d'un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m'élever jusqu'à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection.

Alors j'ai recherché dans les livres saints l'indication de l'ascenseur, objet de mon désir et j'ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Éternelle : Si quelqu'un est TOUT PETIT, qu'il vienne à moi.

Alors je suis venue, devinant que j'avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j'ai continué mes recherches et voici ce que j'ai trouvé : - Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux !

Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l'ascenseur qui doit m'élever jusqu'au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n'ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux chanter vos miséricordes.

Extrait du MANUSCRIT C de Thérèse de Lisieux

___________________________________________________________________________________________

 

Si vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238  

Partager cet article
Repost0