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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 21:16

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Je n'aime guère les sommaires oppositions entre avoir et être. Nous ne sommes pas un oignon auquel il suffirait d'arracher assez de pelures d'avoir pour arriver au coeur de l'être. C'est dans nos avoirs et par eux que notre être se développe. Ou s'atrophie ! « Du grain est tombé au milieu des épines et elles l'ont étouffé. C'est ce qui se passe chez ceux qui entendent la Parole de Dieu et qui il cause des soucis, des richesses et des plaisirs sont étouffés »
(Luc 8, 7 et 14).

 

Le problème est donc de savoir comment se comporter au milieu des avoirs pour qu'ils nous valorisent sans nous étouffer. Dans notre monde des achats effrénés et des vingt robes dans l'armoire, c'est assez calé.

 

On ne peut guère compter sur des investigations du genre : « De quoi dois-je me dépouiller pour être vraiment pauvre ? Quel est mon superflu ? Devons-nous nous contenter de notre voiture actuelle?» On esquive la vraie question : « Qu'est-ce qui peut me faire vivre au maximum ce que Dieu veut me voir vivre ? »

 

Ne pensons pas que nous allons faire plaisir à Dieu en vivant «pauvrement», si cela veut dire dans une mesquinerie peureuse, triste et vite hypocrite. Comme tous les pères qui font un merveilleux cadeau, notre Père des cieux attend nos réactions devant le sien « Te voilà riche de la vie, que vas-tu en faire ? »

 

Avoir, faire et donc être sont nos richesses. Lorsqu'un chrétien n'a pas le goût de bien vivre c'est un affront pour le Créateur de la vie et le Sauveur de nos vies : «Je suis venu pour qu'ils vivent en abondance » (Jean 10, 10).

 

C'est dans cette lumière, vivre grandement le grand cadeau de Dieu, qu'on peut aborder comme il faut le difficile «Bienheureux les pauvres».

 

Ne donnons pas l'idée fausse et odieuse que Dieu veut gâcher notre vie. Vivons au contraire de telle sorte qu'autour de nous les non-croyants et les mal-croyants s'étonnent de notre vitalité heureuse : « Qui sont ces magnifiques et quel est leur Dieu ? » Cela voudra dire que nous avons opté pour la vie la plus riche possible, mais riche en valeur de vie.

 

C'est là que surgit la pauvreté évangélique ! Trieuse de nos richesses, soupçonneuse, exigeante, mais avec de grands éclats de rire. Elle veut servir la vie, pas la tuer. Qui a vécu plus triomphalement que François d'Assise? Dans la pauvreté, on le sait bien, mais la pauvreté qu'il lui fallait, à lui, pour vivre au maximum.

 

Tout le problème est de découvrir non la pauvreté mais notre pauvreté, celle qui peut nous ouvrir, à nous, les portes de la vie et nous faire enfin comprendre, dans nos expériences, ce que cela veut dire « Bienheureux les pauvres ».

 

André Sève

Le goût de la vie

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 21:53

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« Le Christ remettra le Royaume à son Père », dit saint Paul (1Co 15,24), non pas en ce sens qu'il renoncerait à sa puissance en lui remettant son Royaume, mais parce que c'est nous qui serons le Royaume de Dieu, lorsque nous aurons été rendus conformes à la gloire de son corps..., constitués Royaume de Dieu par la glorification de son corps.

C'est nous qu'il remettra au Père, en tant que Royaume, selon ce qui est dit dans l'Évangile : « Venez, les bénis de mon Père, prenez possession du Royaume qui vous a été préparé dès la création du monde » (Mt 25,34).

« Les justes brilleront alors comme le soleil dans le Royaume de leur Père. » Car le Fils livrera à Dieu, comme étant son Royaume, ceux qu'il a conviés à son Royaume, ceux à qui il a promis la béatitude propre à ce mystère par ces mots : « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5,8)... Voici que ceux qu'il remet à son Père comme étant son Royaume voient Dieu.

Le Seigneur lui-même a déclaré à ses apôtres en quoi consiste ce Royaume : « Le Royaume de Dieu est au-dedans de vous » (Lc 17,21). Et si quelqu'un cherche à savoir qui est celui qui remet le Royaume, qu'il écoute : « Le Christ est ressuscité d'entre les morts, pour être parmi les morts le premier ressuscité. Car la mort étant venue par un homme, c'est par un homme aussi que vient la résurrection » (1Co 15,20-21).

Tout cela concerne le mystère du Corps, car le Christ est le premier ressuscité d'entre les morts... C'est donc pour le progrès de l'humanité assumée par le Christ que « Dieu sera tout en tous » (1Co 15,28).

Saint Hilaire (v. 315-367), évêque de Poitiers et docteur de l'Église 
La Trinité, XI, 39-40 (trad. Brésard, 2000 ans A, p. 268)

 

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 22:11

L_examen_de_conscience.jpg

cet extrait adapté de l'examen de conscience récemment proposé dans l'Eglise catholique par la Congrégation pour le clergé pour les prêtres s'adresse aussi à tout croyant :

1.  « Pour eux je me consacre moi-même, pour qu’ils soient eux aussi consacrés dans la vérité» (Jean. XVII,19)

Est-ce que j’envisage sérieusement la sainteté dans ma vie? Suis je convaincu que la fécondité de mes actions vient de Dieu et que, avec la grâce du Saint Esprit, je dois m’identifier au Christ et donner ma vie pour le salut du monde?

2.  « Ceci est mon corps » (Matth. XXVI,26)

Le Saint Sacrifice de la Messe est-il le centre de ma vie intérieure? Est-ce que je me prépare bien, est-ce que j'y participe avec dévotion et après, est-ce que je me recueille pour rendre grâce? La Messe constitue-t-elle le point de référence habituelle dans ma vie pour louer Dieu, le remercier de ses bienfaits, recourir à sa bienveillance et réparer pour mes péchés?

4.   « Demeurez dans mon amour » (Jean. XV, 9)

Est-ce que je trouve de la joie à rester devant Jésus-Christ présent dans ma méditation et mon adoration silencieuse? 

5.  « Explique-nous la parabole » (Matth. XIII, 36)
 
Il faut « prier sans cesse, sans se lasser » (Luc. XVIII,1)

Est-ce que je fais tous les jours ma méditation avec attention, en cherchant à dépasser toute sorte de distraction qui me séparerait de Dieu, en cherchant la lumière du Seigneur que je sers? Est-ce que je médite assidûment la Sainte Écriture? Est-ce que je récite avec attention mes prières habituelles?

7.  « Viens et suis-moi » (Matth. XIX, 21)

Notre-Seigneur Jésus-Christ est-il le vrai amour de ma vie?

8.  « Qui es-Tu ? » (Jean. I, 20)

Dans ma conduite habituelle, est-ce que je trouve des éléments de faiblesse, de paresse, de lassitude? Mes conversations sont-elles conformes au sens humain et surnaturel qu’un chrétien doit avoir? Suis-je attentif à faire en sorte que dans ma vie ne s’introduisent pas des aspects superficiels ou frivoles? Dans toutes mes actions suis-je cohérent avec ma condition de chrétien?

9.  « Le Fils de l’homme n’a pas où poser la tête » (Matth. VIII, 20)

Est-ce que j’aime la pauvreté chrétienne? Est-ce que je repose mon coeur en Dieu et suis-je détaché, intérieurement, de tout le reste? Suis-je disposé à renoncer, pour mieux servir Dieu, à mes commodités actuelles, à mes projets personnels, à mes affections légitimes? Est-ce que je possède des choses superflues, ai-je fait des frais inutiles ou est-ce que je me laisse prendre par l’anxiété des biens de consommation? Est-ce que je fais mon possible pour vivre les instants de repos et de congé en présence de Dieu, en me rappelant que je suis chrétien toujours et partout, même en ces instants?

10.  « Tu as tenu cachées ces choses aux savants et aux intelligents et tu les as révélées aux petits » (Matth. XI, 25)

Y a-t-il dans ma vie des péchés d’orgueil : des difficultés intérieures, des susceptibilités, de l’irritation, de la résistance à pardonner, une tendance au découragement, etc.? Est-ce que je demande à Dieu la vertu de l’humilité?

11.  « Et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jean. XIX, 34)

Ai-je la conviction que, en agissant « dans la personne du Christ », je suis directement impliqué dans le Corps même du Christ, l’Église? Puis-je dire sincèrement que j’aime l’Église et que je sers avec joie sa croissance, ses causes, chacun de ses membres, toute l’humanité?

13.  « Aimez-vous les uns les autres » (Jean. XIII, 34)

Me suis-je comporté avec les personnes que je rencontre et que je fréquente comme un frère avec une charité empressée ou, au contraire, me suis-je désintéressé d’eux par égoïsme, apathie ou insouciance? Est-ce que je les traite avec la même charité et la même patience que le Christ?Les ai-je critiqués ? Ai-je été auprès de ceux qui souffrent physiquement ou moralement? Est-ce que je vis la fraternité pour que personne ne soit seul? 

14.  « Je suis le chemin, la vérité et la vie » (Jean. XIV, 6)

Est-ce que je connais en profondeur les enseignements de l’Église? Est ce que je les assimile et les transmets fidèlement?

15.  « Va et dorénavant ne pèche plus » (Jean. VIII, 11)

Est-ce que je me confesse régulièrement et fréquemment? 

16. « Il appela à lui ceux qu’il voulut et ils vinrent à lui » (Marc. III, 13)

Et-ce que j'ai conscience que je suis appelé à la sainteté? Est-ce que je me préoccupe de répandre parmi tous les fidèles une plus grande conscience de l’appel universel à la sainteté? Est-ce que je demande aux fidèles de prier pour les vocations et pour la sanctification du clergé?

17.  « Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir » (Matth. XX, 28)

Ai-je cherché à me donner aux autres dans le quotidien, en servant évangéliquement? Est-ce que je manifeste la charité du Seigneur même à travers les oeuvres? Vois-je dans la Croix la présence de Jésus-Christ et le triomphe de l’amour? Est-ce que mon quotidien est caractérisé par l’esprit de service?

19.  « Voici ton fils ! Voici ta mère ! » (Jean. XIX, 26-27)

Fais-je recours, plein d’espérance, à la Sainte Vierge pour aimer davantage son Fils Jésus? Est-ce que je cultive la piété mariale?  Est-ce que j’ai recours à Sa maternelle intercession dans la lutte contre le démon, la concupiscence et l’esprit du monde?

20.  « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc. XXIII. 44)

Est-ce que je considère dans ma méditation personnelle le jour qui sera le dernier sur cette terre? Est-ce que je demande la grâce de la persévérance finale ? Est-ce que je prie pour les âmes des défunts?

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