Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

17 décembre 2023 7 17 /12 /décembre /2023 21:35
Lettre de Béthanie N°206

Chers amis,

Voici le temps des illuminations dans les rues de nos villes, des sapins enrubannés de guirlandes, des magasins regorgeant de victuailles… voilà la manière dont notre monde, monde sans Dieu ou dans le meilleur des cas indifférent à Dieu, célèbre, inconsciemment ou souvent un peu malgré lui, l’irruption de La Lumière dans un monde assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort.

De la même façon, par de la musique un peu partout, des chansons sans rapport avec l’évènement ou alors parfois un peu surannées, le monde figure, sans le savoir, le chœur des anges entendus par les bergers, la sublime musique angélique, celle que nous ne cessons de chercher mais aussi souvent de défigurer, sauf à de rares exceptions que je vous laisse nommer.

On peut voir dans tout cela une caricature, la perte de la foi, l’agonie du christianisme, c’est vrai ! mais on peut y voir aussi… l’humour de l’Esprit Saint qui rentre par la fenêtre lorsqu’on l’a mis à la porte !

Il faut dire à la décharge de notre monde que l’événement est inconcevable s’il ne nous est pas révélé ! Le Verbe s’est fait chair et Il a habité parmi nous et nous avons contemplé Sa gloire !  Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Déjà… le Verbe ! certes nous entendons chaque année à l’Eglise cette expression dans le prologue de l’Evangile selon saint Jean : Dans le principe était le Verbe et le Verbe était tourné vers Dieu et le Verbe était Dieu.

Le Verbe était Dieu ! …Est-ce qu’on est beaucoup plus avancé ? En vérité non si l’on n’a pas fait l’expérience intérieure de saint Jean ! Aussi je vous propose pour entrevoir le Verbe qui est Dieu de mettre les pas de notre expérience spirituelle dans ceux de saint Grégoire de Nazianze, un poète et un mystique du 4e siècle, un Père de l’Eglise :  

Ô Toi l'au-delà de tout, comment t'appeler d'un autre nom ? Quel hymne peut te chanter ? Aucun mot ne t'exprime. Quel esprit peut te saisir ? Nulle intelligence ne te conçoit. Seul, tu es ineffable ; tout ce qui se dit est sorti de toi. Seul, tu es inconnaissable ; tout ce qui se pense est sorti de toi. Tous les êtres te célèbrent, ceux qui parlent et ceux qui sont muets.

Tous les êtres te rendent hommage, ceux qui pensent comme ceux qui ne pensent pas. L'universel désir, le gémissement de tous aspire vers toi. Tout ce qui existe te prie et vers toi tout être qui sait lire ton univers fait monter un hymne de silence… Tu es chacun et tu n'es aucun. Tu n'es pas un être seul, tu n'es pas l'ensemble : Tu as tous les noms, comment t'appellerai-je ? … Aie pitié, ô Toi, l'au-delà de tout ; comment t'appeler d'un autre nom ?

On sent bien ici le désarroi du poète ! le mystique a fait l’expérience de l’au-delà de tout mais comment l’exprimer ? Ce ne sont pas les concepts, ni le mental qui nous ouvrent les portes de Dieu, du Verbe, mais justement la sortie des concepts, la sortie du mental pour entrer dans un Silence d’émerveillement, de contemplation : ton univers fait monter un hymne de silence ! finit-il par dire !  

C’est donc le Verbe… du Silence qui s’est fait chair ! La chair ! Que n’a-t-on pas fait dire aux chrétiens, à l’Eglise, à saint Paul surtout à propos de la chair ! Pourtant le Verbe de Dieu s’est fait chair …et nous célébrons, nous chrétiens, cet évènement avec faste et dans la joie ! Pour des gens supposés avoir des problèmes avec la chair quel paradoxe ! En fait ce qui est important pour nous ici, c’est de sortir du dualisme platonicien dans lequel on nous a enfermé et qui imprègne notre pensée, notre expression, notre lecture même de la Bible !

Le Verbe ne s’est pas fait corps seulement ! Il ne s’est pas fait âme seulement !  Il s’est fait chair ! Il y a dans ce mot de chair, tel qu’il est employé dans l’Evangile, la totalité de la créature. La chair c’est la créature en face du Créateur ! Et le Verbe, le Créateur, s’est fait homme, homme tout entier ! Il s’est fait chair sans aucun faux semblant ! Il est le nouvel Adam !

La fête de Noël c’est une fête de la rencontre du Créateur avec sa créature ! Plus qu’une rencontre d’ailleurs, ce sont des épousailles entre le Créateur et la créature, entre la Lumière qui nous a créés et une humanité, une créature, qui s’est enfoncée dans les ténèbres, s’éloignant toujours plus de la Lumière créatrice. Cependant la Lumière ne l’a jamais oublié, elle ne l’a pas abandonnée !

Fondamentalement, dans le Principe, nous avons été créés « lumière » par la Lumière. C’est un enseignement que l’Eglise nous donne notamment en situant cette fête au moment même où la lumière monte à nouveau dans le cosmos, la création est une Bible, une révélation, ne l’oublions pas ! Dieu y parle, et le Verbe qui l’a créé nous manifeste ainsi qu’Il habite parmi nous et qu’Il nous montre Sa gloire !

Et nous avons contemplé Sa Gloire ! Gloire certes encore cachée à nos yeux ! Elle fut un instant dévoilée aux bergers et aux mages, aux humbles contemplatifs et aux chercheurs. Mais gloire qui nous est possible de contempler depuis deux mille ans, même si elle est encore tellement cachée à notre expérience ! Puissions-nous être à la fois des bergers et des mages, des humbles et des chercheurs, des hommes de silence et des hommes du Verbe !

Aujourd’hui, le mystère est toujours là devant nous ! ne nous laissons pas trop vite happés à nouveau par les ténèbres qui nous entourent et qui s’épaississent, ténèbres qui sont d’abord en nous ! mais au milieu d’elles laissons surgir, encore et encore, la Lumière du Verbe Créateur qui s’est chair et qui habite parmi nous !

 

A tous, joyeuses fêtes et célébrations de Noël !

 

 

Avec toute mon affection en Christ !

 

Père Pascal

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0
15 décembre 2023 5 15 /12 /décembre /2023 20:40
Que se passe-t-il au moment de la mort ?

Extraits de l'article
Au moment de la mort, chaque homme reçoit dans son âme sa rétribution éternelle. Chacun se voit jugé en conscience dans la vérité de son cœur, soit à travers une purification, soit pour entrer dans la béatitude du ciel, soit pour se damner. L’Église invite à la conversion et également à la confiance.
[...]
le Christ n’est pas venu sur terre pour une autre raison que celle-là : nous enseigner qui nous sommes, d’où nous venons, ce que le péché nous fit perdre, quelle est notre dignité et où nous allons.

Sans Dieu l’homme est une énigme à lui-même, un « monstre incompréhensible » disait Pascal, et c’est seulement en son origine qu’il peut trouver les réponses sur sa destinée.

C’est donc en Dieu notre Créateur que se trouvent ces réponses et le Christ n’est pas venu sur terre pour une autre raison que celle-là : nous enseigner qui nous sommes, d’où nous venons, ce que le péché nous fit perdre, quelle est notre dignité et où nous allons. Sa réponse comble le cœur de l’homme au-delà de nos espérances les plus folles : il nous révèle que nous fûmes créés gratuitement par amour « à son image », et qu’ainsi nous sommes fils adoptifs de son Père céleste et destinés en lui à une éternité de joie.

« Le mystère de l’homme ne s’éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné » résume parfaitement le concile Vatican II (Gaudium et Spes, 22). Éclairée par les paroles du Christ, l’Église peut poser quelques jalons prudents mais assurés sur ce qui se passe au moment de notre mort physique et après.

Comme chrétiens, nous savons que notre vie éternelle a déjà commencé et que la mort n’est pas à venir mais qu’elle est déjà en quelque sorte « derrière nous ». Les premiers chrétiens s’appelaient « les vivants » [en grec : hoï zontes]. 
[...]
L’élément commun entre notre vie terrestre et la vie dans l’au-delà est l’amour. Ne subsiste que ce qui se donne. 
[...]
l’agonie qui précède la mort est l’expérience d’une solitude indépassable : « J’y vais seul. » La Révélation chrétienne nous dit qu’au contraire la mort nous ouvre sur la fin définitive de toute solitude : une communion parfaite avec celui qui est totalement autre et qui nous aime. 
[...]
Quand le Christ dit qu’il revient bientôt, même s’il parle d’abord de la fin des temps, ces paroles peuvent inclure également l’instant de notre mort, pour lequel il faut nous préparer à le rencontrer.
[...]
Il nous appartient cependant d’être prêts. Quand le Christ dit qu’il revient bientôt, même s’il parle d’abord de la fin des temps, ces paroles peuvent inclure également l’instant de notre mort, pour lequel il faut nous préparer à le rencontrer.
[...]
Sur le plan théologique, ce moment de la mort physique correspond donc pour l’âme à son jugement particulier, dans l’attente de la fin des temps. Durant ce jugement particulier, à l’instant de la mort, se détermine notre destin éternel.

Si Dieu, dans son infinie liberté et miséricorde, peut faire à qui Il veut la grâce d’une ultime décision de conversion juste avant sa mort, la mort met cependant fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ. Elle marque la séparation de notre âme (notre principe spirituel) et de notre corps (matériel). 
[...]
« doué d’une âme immortelle, l’homme peut, dès sa mort, rencontrer son Créateur et Seigneur » 
[...]
La vie éternelle nous est déjà acquise par le Christ, chemin unique vers le Père : il a acquis pour chacun de nous une place au ciel, une place qui nous attend. À nous d’accepter son Salut sans tarder.
[...]
À l’instant de la mort, l’âme (séparée du corps) parait sans fard dans la pleine lumière du Christ. Nos vies sont alors référées à Lui, le « Parfait Adam » (c’est le jugement particulier, cf. 2 Co 5.10). Nombre d’entre nous ne seront pas suffisamment prêts à vivre en sa présence, et c’est en cela que cette présence, bien qu’aimante, sera douloureuse.  C’est ce feu de la purification dont parle Paul. 
[...]
Certains théologiens récents sont de l’avis que le feu qui brûle et en même temps sauve est le Christ lui-même, le juge et sauveur. 
[...]
Quand la présence est absolue, le présent l’est aussi : c’est l’éternité. Comblés par la présence de Dieu, nous serons dans un présent où nous n’aurons plus rien à attendre, un présent qui englobe donc tout l’avenir : un éternel présent.

Le Nouveau Testament appelle » kairos » de tels moments favorables où Dieu visite le temps des hommes et le remplit de sa présence. Grégoire de Nysse a ces mots magnifiques : « Nous irons de commencement en commencement jusqu’à des commencements qui n’auront pas de fin. »
[...]
L’Église, et la Création toute entière, attend le retour définitif du Christ.

Ce retour ne sera pas semblable à sa première venue (son Incarnation). Il s’agit d’un retour « en gloire », tel que tout homme, croyant ou non, le reconnaîtra.

Ce retour marquera la fin des temps (c’est-à-dire la fin de l’Univers tel que nous le connaissons), la manifestation finale de Dieu — « Dieu sera alors tout en tous » (1 Co 15, 28) — et sa victoire définitive sur le péché et la mort : « Le dernier ennemi vaincu sera la mort » (1 Co 15, 26).

Nul ne connaît le jour ni l’heure de ce retour (Mc 13, 35) ; nous savons simplement qu’il sera précédé par de nombreux signes souvent apocalyptiques.
[...]
C’est seulement à la fin des temps que toutes les conséquences de nos actions (bonnes ou mauvaises) auront fini de porter du fruit, et pourront être jugées
[...]
C’est également le moment de la « résurrection des corps », 
[...]
Le texte de référence le plus commun est ici 1 Co 15, 43, où saint Paul décrit nos corps ressuscités comme incorruptibles, glorieux, immortels, animés par l’Esprit saint, et surtout à l’image du nouvel Adam, donc à l’image du corps glorieux du Christ.
Père Nathanaël Pujos 

Sommaire de l'article à télécharger

  • Le paradoxe ultime : lucidité mais impuissance
  • L’homme est un être de désir, fait pour l’éternité
  • La mort est « derrière nous »
  • L’entrée dans la vraie vie
  • La mort marque la fin de toute solitude
  • Comblés de grâce
  • Se préparer à la mort
  • Le moment du jugement personnel
  • En pleine conscience
  • Vie éternelle et damnation ne sont pas équivalentes
  • Le purgatoire
  • Et si le Christ était ce feu purifiant ?
  • Le banquet de noce et l’éblouissement de l’âme
  • Un éternel présent
  • La Parousie et le jugement dernier
  • La résurrection des corps

Télécharger

https://data.over-blog-kiwi.com/1/46/43/03/20231213/ob_194aae_mort.pdf

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2023 3 13 /12 /décembre /2023 20:21
Une renaissance de la Bible

La Bible, sens littéral du mot LIVRE, est un paradoxe vivant.  

C’est sans doute l’ouvrage le plus édité dans le monde, par dizaines de millions d’exemplaires, et pas forcément lu dans toute sa profondeur.

À la différence du Coran, reçu comme incréé par les musulmans, la Bible est depuis au moins deux siècles, l’objet d’une exégèse systématique qui a mis au jour que des dizaines de scripteurs en étaient les rédacteurs.

En dehors de ce travail purement scientifique, il y a consensus, dans la tradition judéo-chrétienne, sur la pluralité des lectures du texte et cela depuis plus de deux mille ans.

De nos jours une véritable renaissance de l’intérêt porté à ce texte inspiré s’observe dans l’univers chrétien au niveau personnel et collectif.

La Bible, le retour ou une renaissance ?
Trois mouvances existent depuis longtemps dans le monde chrétien, catholique romaine et protestante (séparés depuis 1517), géographiquement plutôt occidentale, et enfin orthodoxe concentrée plutôt en Orient mais avec une diaspora mondialisée.

La rupture entre l’Orient et l’Occident chrétien remonte à près de mille ans.

Bien entendu, la Bible leur est commune mais avec des pratiques ou des références variables. Longtemps, l’Église catholique a cantonné l’usage du livre à la sphère du clergé et de sa langue, le latin, ce qui a entraîné, entre autres causes, la Réforme luthérienne de 1517.

Celle-ci a traduit le Livre en langue courante et en a fait la référence à peu près unique de sa spiritualité. L’Église d’Orient souvent qualifiée d’orthodoxe a, très tôt, traduit le Livre dans les langues de son aire géographique, en grec, slavon, syriaque, arabe, éthiopien, arménien, roumain, serbe etc….  

Et depuis le XIXème siècle, il y a un véritable et universel retour à la Bible, comme source d’inspiration de nos vies à travers encore des traductions nouvelles, entre autres celle de l’École biblique de Jérusalem ou les traductions de Louis Segond (1810-1885) et d’André Chouraqui (1917-2007).

Dans toutes les Églises et en dehors d’elles, se multiplient des groupes d’études ou tout simplement de vie partagée autour de cette parole inspirée.

Par exemple, dans le diocèse catholique d’Alsace, des groupes « Saveurs d’Évangiles » se réunissent dans des villes ou villages autour des Évangiles.  

Au plan plus individuel, la Bible pourrait presque se qualifier de livre de chevet de l’ensemble du monde chrétien mais avec des niveaux de lecture différents.

Les trois niveaux de lecture
Depuis Origène (153-235) qui reprenait dans les grandes lignes l’exégèse hébraïque, lire la Bible consistait à ouvrir successivement trois portes c’est-à-dire trois niveaux de conscience qui sont en fait les nôtres.  

Nous entrons d’abord par une lecture littérale qui prend le ou les mots dans leur forme simple c’est-à-dire sa traduction puis l’appliquer à la lettre.

Nous sommes dans une logique fermée, légaliste, potentiellement porteuse de dérive intégriste.

Puis nous poursuivons le chemin et, après méditation, donnons à ces mots une compréhension morale ou spirituelle voire symbolique.

Puis enfin la troisième porte s’ouvre, celle de l’entrée dans le mystère ou la voie mystique.  

Ces trois états sont en fait nos trois façons de vivre différemment le même enseignement.

À partir d’une unique matrice nous passons de l’intolérance possible à l’accès à la bienveillance universelle.

Se résolvent alors les querelles sans objet, amorce d’une pacification de l’être et du monde qui l’entoure.

Changer sa vie ou la lectio divina
Là aussi s’observe la filiation avec l’héritage hébraïque.

Le pape Pie XI (1957-1931) le rappelait quand il affirmait que spirituellement nous sommes des sémites.

La lectio divina, pratiquée surtout dans l’Occident latin, (l’Orient chrétien pratiquant de son côté la prière du cœur) est en effet une résurgence de la lecture priante des anciens hébreux pour qui cette méthode était l’une des voies d’accès au « Pardes », très ancien mot venant de la Perse antique.

Il s’agissait alors d’un jardin clos qui, par glissements sémantiques, est devenu le Paradis.  

Très concrètement, il s’agit pour les priants de rentrer dans le cœur profond et vivant de l’Écriture.

Le plus souvent, cette pratique est reliée au rythme respiratoire, inspir, plateau et expir.

Le verset ou les versets bibliques
sont d’abord doucement lus comme une nourriture et absorbés lentement.

Puis dans le calme le plus parfait se déroule une sorte d’escalier qui part de la simple lecture (lectio) puis passe à la méditation (méditatio) pour aller vers la prière (oratio) et arriver enfin à la contemplation (contemplatio).

Là les mots s’arrêtent pour laisser place à un silence absolu presque nocturne car les repères s’effacent peu à peu.

Le temps s’allonge et s’étire sans limites.

La pratique régulière de la lectio divina se répand également dans tout le monde chrétien.

À la fois très ancienne et très nouvelle, elle constitue une forme méditative encore à découvrir pour ceux et celles en quête du sens de leurs vies et qui vont chercher très loin ce qu’ils ont chez eux dans leur propre héritage.

Les chemins de l’être humain ou les miroirs de la Bible
Nous l’avons vu dès les premières lignes, la Bible est profondément humaine car écrite par des êtres humains saisis par une inspiration divine.

Elle est aussi, et peut-être surtout, un lien avec l’infini qui nous habite.  

Elle nous permet, par sa pratique quotidienne, d’aller toujours plus profond en nous-mêmes jusqu’à résonner à une musicalité qui nous dépasse.

Elle est miroir d’infini et prend à des multiples reprises le langage de l’amour humain et de la tendresse divine.

Tous les versets symboliques où sont mentionnés des termes comme l’échelle, la corde, le chemin, la porte, le parvis etc. sont des escaliers qui nous aident à avancer où à gravir des montagnes apparemment inaccessibles.  

Elle est composée de lignes d’une poésie indicible.  On ne le dira jamais assez :  la Bible est un des sommets de la poésie universelle mais à usage très concret, c’est-à-dire, avoir des repères dans les méandres de nos vies.

Sa méditation au quotidien peut nous aider à accéder à cette paix intérieure et à être des artisans de paix dans un monde enfin pacifié de ses violences.  

Peut alors advenir la présence sans nom d’un infini sans forme que l’on peut appeler Dieu voire même, dans cet au-delà de tout, un Dieu sans Dieu.

Gérard-Emmanuel Fomerand

 

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0