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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 22:16

A regarder absolument jusqu'à la fin. Quelle leçon de vie, d'amour, d'humanité et de foi!

 

 

C’est l’histoire d’une mère qui a dû affronter l’insurmontable : la perte de l’un de ses enfants, et le risque de maladie fatale pour les autres. En 2006, Anne-Dauphine Julliand apprend brusquement que sa fille de 2 ans est atteinte d’une maladie génétique orpheline. La petite Thaïs est condamnée. Ses parents s’engagent à donner à leur petite fille la vie la plus heureuse possible, aussi brève soit-elle. Mais la vie leur réserve une deuxième terrible épreuve: le futur bébé qu’attend Anne-Dauphine est lui aussi atteint du mal qui est en train de tuer sa grand soeur. Pourtant cette fois, avertis par la mort de Thaïs, les médecins peuvent intervenir à temps : une greffe précoce permet de maîtriser l’évolution de la maladie. Comme si le malheur frappant Thaïs avait pu sauver sa petite-soeur …
L’hommage d’une jeune maman à sa petite fille disparue, au courage de ses autres enfants face à cette épreuve familiale insurmontable.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 22:28

Je vous livre ci-dessous un article que je trouve remarquable dans son analyse du fonctionnement de notre société qui refuse finalement la possibilité à toute personne publique (et par extension à toute personne) ayant commis un délit grave (et pourquoi pas même mineur) de pouvoir se racheter en payant sa dette à la société et d'être réellement réintégrée dans la communauté. Au delà de la notion de rachat d'une faute aussi grave que l'homicide - et peut-il exister une peine qui puisse effacer un tel acte ? - on comprend qu'il y a une fin de non recevoir à l'éventuel repentir du coupable et par là même au refus de son pardon, au refus de l'idée même du pardon. 

 

Le pardon est dans ces cas extrèmes quasi impossible par l'homme mais le monde oublie le pardon de Dieu, celui là même qui a touché dans la confession d'horribles criminels qui retournés par l'absolution sont devenus parfois de grands saints.  Le pardon de Dieu n'efface pas l'acte mais lave l'âme et rétablit la relation de l'homme avec Dieu.   Les marques de la crucifixion restent dans le corps du Christ  après sa résurrection mais on peut être certain que ses persécuteurs sont pardonnés puisqu'il l'a demandé à son Père qui lui accorde tout ce qu'il lui demande.

 

Est-il juste que Bertrand Cantat soit réduit au silence ?

 

Quel étrange destin aura connu la voix de Bertrand Cantat, sauvée in extremis, en 1994, pour mieux s'éteindre aujourd'hui. Condamné au silence par respect pour la douleur des victimes, l'artiste se voit interdit d'exercer son art, sous quelle que forme que ce soit, chacune de ses apparitions étant vécue comme une indécente provocation.

Que Cantat ait purgé sa peine est une circonstance aggravante : il est en vie, elle ne l'est plus. Que Cantat ait été déclaré coupable de "coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner" ne signifie rien : il reste un "assassin" dans la bouche de ceux qui souffrent et qui ne se privent pas de le désigner comme tel par médias interposés. Une décision de justice ne sonnant jamais le glas d'aucune douleur, la condamnation judiciaire et la sanction pénale ne sont que formalités.

Pourtant, au-delà du symbole, Bertrand Cantat est un "élargi" comme les autres, contraint jusqu'à son dernier souffle de supporter le poids et d'endosser la responsabilité d'un geste qui n'appartiendra jamais au passé. La plus douloureuse des expiations se niche dans l'intimité de celui qui a commis l'irréparable et se rappelle à lui à chaque minute de son existence : Bertrand Cantat est condamné à rester au pire endroit - en lui-même. Les familles et proches de la victime ont décidé de rendre cette peine à perpétuité publique, insinuant par là qu'elle n'habite pas, ou pas suffisamment, l'intimité de Bertrand Cantat.

En réduisant publiquement l'artiste à son méfait, en décidant que Cantat n'est et ne sera jamais rien d'autre que la mort de Marie Trintignant, la double peine de cet "élargi" confine à une mise au pilori qui finit par devenir l'instrument d'une dictature de l'émotion, celle des victimes.

Le silence imposé par une décision judiciaire qui interdit à Bertrand Cantat de s'exprimer sur les faits participe de l'impératif tendant à protéger les victimes de propos maladroits ou vécus comme tels. Le silence artistique décidé par les tenants d'une douleur exclusive de toute autre est l'écho direct d'un fantasme propre à nos sociétés : la nécessité d'éliminer socialement tout condamné ayant purgé sa peine, de nettoyer le corps social. Survivre et tenter d'exister, quel qu'en soit le prix, relève de l'indécence aux yeux de ceux qui, amputés d'une fille, d'une mère ou d'une soeur, n'oublieront jamais.

DÉPLACEMENT DE L'INTIME

Confrontées dans leur quotidien à une absence que rien ne vient combler, il est légitime que les victimes, dans l'intimité de leur douleur, tiennent l'exécution d'une peine et la déclaration de culpabilité comme superfétatoires et insignifiantes. Il n'en reste pas moins que la rancoeur et la haine proclamées demeurent souvent les seuls sentiments disponibles à l'endroit de celui qui a ôté la vie d'un être cher. Mais rendre ces propos et ces sentiments publics, les marquer au fer rouge sur la peau de l'auteur, les marteler dans les médias pour confondre l'homme et son geste, relève de la plus grande injustice, dictée par l'impossible deuil. La singularité de cet "élargi" réside dans la faculté qui est offerte aux victimes de poursuivre la peine au-delà du registre de l'intimité, la voix du chanteur étant réduite à celle de l'"assassin".

Piégé par ce déplacement de l'intime au public, l'artiste amputé n'a d'autre choix que de laisser sa place à la douleur de ceux qui restent, la sienne demeurant "un moindre mal" dont la seule évocation constituerait la plus ultime des provocations. Le pire des procès se poursuit donc entre les mains des justiciables les plus dangereux, ceux dont la peine est intarissable. Et la voix de Bertrand Cantat, jetée en pâture au-delà du judiciaire, de purger une peine sans cesse recommencée.


Marie Dosé, avocat à la Cour Article paru dans l'édition du Monde du 13.04.11

 


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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 22:32

christ_perce_cote.jpg

 

Paul dit : « Nous sommes de sa chair et de ses os » (cf Ac 17,29; Gn 2,23), désignant par là le côté du Seigneur. De même en effet que le Seigneur a pris de la chair dans le côté d'Adam pour former la femme, ainsi le Christ nous a donné le sang et l'eau de son côté pour former l'Église.

 

Et de même qu'alors il a pris de la chair du côté d'Adam pendant l'extase de son sommeil, ainsi maintenant il nous a donné le sang et l'eau après sa mort..., car désormais la mort n'est plus qu'un sommeil. Vous avez vu comment le Christ s'est uni son épouse ?

 

Vous avez vu quel aliment il nous donne à tous ? C'est de ce même aliment que nous sommes nés et que nous sommes nourris. Ainsi que la femme engendre de son propre sang et nourrit de son lait ses enfants, de même le Christ nourrit constamment de son sang ceux qu'il a engendrés.


Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Catéchèses baptismales, n° 3, 16s (trad. bréviaire rev. ; cf SC 50 bis, p. 160s)

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