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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 22:39

Une fois en bien des années, le chevreuil, porte-musc des montagnes, est hanté par un souffle de parfum musqué dans ses narines. Il ne sait pas d'où vient cette odeur mais elle est comme l'appel de la flûte de Krishna auquel nul ne résiste.

Alors le Mushiknana court de jungle en jungle à la poursuite du musc. Le pauvre animal renonce à la nourriture, à la boisson, au sommeil et à tout le reste. Comme un enfant cherche l'écho, l'appelant ici tandis que l'écho répond de l'autre côté le cri qui lui répond, ainsi fait le chevreuil. Il ne sait pas d'où
 vient  l'appel  du  musc,  mais il  est  forcé de le pour­suivre   à   travers   ravins,   forêts   et   collines,   jusqu'à   ce qu'enfin,  affamé,  harassé,  épuisé,  il  marche au hasard, glisse de la cime de quelque roche et tombe mortellement brisé, corps et âme. Son dernier acte avant de mourir est d'avoir pitié de lui-même et de se lécher le poitrail... et tenez, tenez, voici que la poche à musc s'est développée dans son propre corps.

II halète profondément essayant de respirer le parfum, mais il est trop tard.


O mon fils bien-aimé, ne cherche pas au-dehors le parfum de Dieu pour périr dans la jungle de la vie, mais cherche ton âme, et vois, Il sera là. Ne manque pas de Le chercher en toi, à quelque degré qu'insistent les sens pour te prouver qu'il est, comme l'écho déce­vant, hors de toi-même.


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Le chevrotain porte musc
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9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 22:24
Je Le fuyais, au long des nuits, au long des jours;
Je Le fuyais, au long des arches des années;
Je Le fuyais au long des labyrinthes de mon propre esprit;
 
Et sous la bruine des larmes je me cachais de Lui
ou bien sous un rire fou.
Je  fonçais au galop dans des trouées d'espoir...
 Je  m'élançais tête baissée au profond de ténèbres géantes
Dans des abîmes de crainte...
Pour fuir ces pieds puissants qui me suivaient, qui me poursuivaient :
D'une poursuite sans hâte,
D'une allure imperturbable,
D'une vitesse calculée,
Avec une instance pleine de majesté,
Ils frappaient le sol,
— et une Voix frappait, plus instante encore que les pas :—
« Tout te trahit, toi qui Me trahis. »
[...]
Il s'arrête tout près de moi, ce pas :
Mes ténèbres  après tout, ne serait-ce pas
L’ombres de Sa main qui s'étend sur moi comme une caresse ?
« Ah ! Mon enfant si aimé, si aveugle et si faible!
Je suis Celui que tu cherches
Tu repoussais l'amour, toi qui me repoussais. »


FRANCIS THOMPSON.
Le lévrier du ciel
http://www.biblisem.net/meditat/thomlevr.htm
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 20:44

Tout ce qui se passe dans ta vie découle de ta conscience. Elève-la et tu élèves tout ton être, toute ta façon de voir la vie, et tu commences à vivre la vie pleine et splendide qui est ton authentique héritage. On peut t'en par­ler, et tu peux voir les autres la vivre; mais tant qu'elle ne pénètre pas ta conscience et que tu ne peux pas accepter qu'elle t'est destinée, rien ne se passe.

L'âme la plus simple en apparence, qui est semblable à celle d'un enfant, peut accepter le royaume des cieux bien plus facilement que l'âme la plus profondément intellectuelle, qui pense connaître toutes les réponses avec son mental, mais dont la conscience n'a pas été élevée à de plus hauts niveaux. Toute âme peut atteindre un état de conscience élevé.

Mais c'est quelque chose qui doit être accompli de l'inté­rieur, à partir d'une connaissance intérieure, d'une inspiration et d'une intuition qui ne néces­sitent aucun savoir ni sagesse extérieurs.

Tout est là, au fond de chaque âme, simplement dans l'attente qu'on le reconnaisse, qu'on le fasse émerger et qu'on le vive.

Eileen Caddy
La petite voix
Méditations quotidiennes
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