18 mars 2009
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Je suis déjà mort plusieurs fois. Je crois au miracle. La force de repartir à chaque fois, on ne la trouve pas seulement en soi, ni auprès d’un autre. Ce mystère me paraît le plus essentiel, ce qui vaut qu’on passe sa vie à le chercher, à le comprendre.
J’ai eu une éducation catholique. Le trou béant entre les valeurs proposées au catéchisme et ceux censés les mettre à exécution m’a dégoûté.
Reste l’idée du Père éternel. L’interlocuteur le plus intime, plus intime peut-être que la femme que j’aime. Le confident suprême. Et puis l’idée que l’amour transcende la souffrance. J’ai eu envie de me cramer, d’être maître de mes douleurs, de mes plaisirs, sans emmerder personne. Il y a des souffrances que l’on ne choisit pas. Donner, recevoir, la musique, l’amour, la vie.
Bashung
Recueilli par MAX ARMANET
Libération 16 mars 2009
http://www.liberation.fr/musique/0101555581-je-suis-mort-plusieurs-fois
16 mars 2009
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Ô Toi l'au-delà de tout,
comment t'appeler d'un autre nom ?
Quelle hymne peut te chanter ?
Aucun mot ne t'exprime.
Quel esprit te saisir ?
Nulle intelligence ne te conçoit.
Seul, tu es ineffable ;
tout ce qui se dit est sorti de toi.
Tous les êtres te célèbrent,
ceux qui te parlent et ceux qui sont muets.
Tous les êtres te rendent hommage,
ceux qui pensent
comme ceux qui ne pensent pas. [...]
De tous les êtres tu es la fin, tu es unique.
Tu es chacun et tu n'es aucun.
Tu n'es pas un être seul,
tu n'es pas l'ensemble :
Tu as tous les noms,
comment t'appellerais-je ?
Toi, le seul qu'on ne peut nommer ;
quel esprit céleste pourra pénétrer
les nuées qui voilent le ciel lui-même ?
Aie pitié, ô Toi, l'au-delà de tout;
comment t'appeler d'un autre nom ?
Saint Grégoire de Naziance (329-390) http://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Nazianze
14 mars 2009
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Le Christ Lépreux
Toute souffrance
Je suis homme encor quelques instants
Pour chercher mon dernier souffle de la terre
Ma tête couronnée de tes ronces
à peine se soulève
Et Je pose sur toi mes yeux
Toi l’autre enfant
de ma mère
Vinaigre salive et sang
sur mes lèvres entrouvertes ont séché
Seuls mes yeux sont parole où la douleur
ne saurait soupirer de reproche
Sourire presque ma mort
et de même sera la tienne
si tu as de ton Frère Dieu
pitié
En ta place jusqu’au cri de l’abandon
Tout mon Etre assume ta misère
Espère
georges meckler