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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 23:37


De cette    dimension    que nous saurons    un jour

Dépassées    les nuées    grises    d’inespérance

Qu’il brille

Père    des univers

le diamant    de Ton Nom

Et qu’il verse    en notre exil

ton harmonie

Pour que chante    la vie

Accorde    à chacun    le pain    de son corps

et les mots    de son âme

Par Ta Lumière

Efface

nos noirceurs    et nos griffures

De Paix    inonde-nous    

Et donne-nous    d’aimer    autant    que Tu nous aimes

Amen


                                                        

                                                             Georges Meckler
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 23:15


écouter
Claude Vigée dans Maison d'Etudes parler de sa foi en Dieu
La divine poésiede celui qui peut parler de Dieu puisqu'il l'a rencontré.

"Il existe en nous un bon et un mauvais silence. Le bon silence, c'est celui de l'écoute, celui de l'ouverture de l'âme à l'art, à la lumière et à la nuit, à la parole initale dont toutes les autres ont pu sortir dans la durée d'une vie. Le roi David, dans un psaume, remercie Dieu de lui avoir profondément "creusé l'oreille". Retrait en nous, caché derrière le voile des formes, des images, des événements fugitifs, s'abrite le lieu de toute confiance et de plénitude dans le repos -parfois je l'appelle le lac de la rosée-, d'où jaillit, hors du silence, la possibilité de la perception des choses, et de la parole en même temps." Dans le silence de l'Aleph, p.9, Ed. Albin Michel, 1992

"Si mes poèmes, mes récits, mes témoignages vont servir à quelque chose, n'est-ce pas à nous frayer un sentier vers le lieu de la confiance première ? Et puis à forer, par un rebondissement inouï, l'autre chemin, contraire mais parallèle ; un chemin qui serait le frère jumeau du premier. Celui de l'ouverture au temps et à l'espace habités de ce monde, au sein duquel nous nous enfonçons comme un fleuve s'écoule vers l'océan, en y répandant au passage la semence de ses grandes eaux qui étincellent dans le soir montant, et fécondent librement le ventre de la terre. Dans le silence de l'Aleph, p.13, Ed. Albin Michel, 1992

 

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:08
Le « trop » et cette illusion de pouvoir tout acquérir dans l'instant tueraient-ils donc le désir?

Nous mourons certainement de nous gaver de ce qui ne comble jamais notre faim. De plus, acheter à crédit révèle un rapport à la vie où la frustration est bannie, où la richesse de l'attente et l'effort à fournir pour obtenir ce que l'on a entrevu sont discrédités. Or, ce qui met en vie, c'est moins de posséder que d'espérer. Le moteur de l'existence, c'est ce qui reste inassouvi. Ne dit-on pas que les fleurs sont la réponse de la plante au manque d'eau ?

Souvenons-nous de cet ouvrier qui travaillait aux champs et qui tombe sur un trésor (Mt 13,44). Qui d'entre nous n'a pas rêvé, un jour, de trouver un trésor qui transformerait sa vie ?

Et nous voici déjà en train de signer la fin de l'histoire en imaginant notre chanceux filant précipitamment, sa cassette sous le bras. Or, la parabole nous réserve une surprise. L'homme ne se précipite pas, mais commence par laisser le trésor en terre « et dans sa joie, il va, il vend tout ce qu'il a et il achète ce champ-là. » C'est sa joie qui doit nous retenir, et cette liberté tissée de confiance. Tout le contraire de l'avidité et de la peur de perdre ce qu'il a trouvé. Ce qui nourrit son élan, c'est ce trésor entrevu au hasard d'un coup de houe. De tout le reste il peut se détacher, car c'est sans importance.

Ainsi en est-il de la présence de Dieu.

D'y goûter réveille en nous une nouvelle légèreté à l'égard de tout ce à quoi nous sommes attachés : certains liens affectifs comme certaines relations aux choses ou à l'argent. Il arrive qu'en retournant notre champ quotidien, nous tombions sur une joie imprévue qui libère en nous le désir d'alléger nos vies plutôt que de les alourdir en capitalisant. Nous nous approchons alors du cœur de l'Évangile : le Royaume ne s'achète pas, mais quand on le trouve... on met le prix pour le garder !          
                         

Francine Carillo
Pasteure
Panorama Mars 2009
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