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9 septembre 2024 1 09 /09 /septembre /2024 19:30
Roman “les yeux de Mona”: l’imposture pro-euthanasie ?

On aurait dû se méfier... Alors que, ce jeudi 29 mai, les Éditions Albin Michel s'apprêtent à fêter les 200.000 exemplaires vendus du « roman phénomène » (Télérama), « livre que le monde entier s'arrache » (Le Figaro), « top des ventes en France »Les Yeux de Mona, d'un certain Thomas Schlesser, chevalier des Arts et des Lettres, historien de l'art, écrivain et directeur de la fondation Hartung-Bergman, a fait l'unanimité des critiques littéraires, suscitant l'engouement médiatique jusque dans les milieux réputés les plus conservateurs.

L'intrigue est séduisante : Les Yeux de Mona met en scène une jeune fille de dix ans menacée de cécité que son grand-père entraîne à la découverte de 52 œuvres d'art : « Plus qu'un roman d'initiation à l'art, un conte universel », applaudit La Croix. De quoi appâter les éducateurs de bonne volonté en quête d'outils culturels pédagogiques.

La grande supercherie : plaidoyer pour l'euthanasie et formatage des esprits

Seuls quelques esprits aiguisés, trop rares, comme Iris Bridier dans ces colonnes (ou le journal France catholique), ne se sont pas laissés marabouter : derrière une écriture soignée, Thomas Schlesser s'est livré là - avec un remarquable sens du tempo politique - à un véritable plaidoyer pour l'euthanasie. Mais ce n'est pas tout.

C'est un père de famille qui a alerté BV. Stupéfait de l'engouement des « milieux cathos » pour Les Yeux de Mona - victimes, malgré eux, du rouleau compresseur orchestré par les Éditions Albin Michel - et soucieux « d'ouvrir les yeux de ceux qui se sont laissés berner par les critiques positives, passant à côté de la supercherie de l'ouvrage qui constitue un conditionnement intellectuel, véritable plaidoyer idéologique pour de jeunes lecteurs », il s'est livré à un travail remarquable, critique et factuel (« Les yeux de Mona, anatomie d'une tromperie ») grâce auquel il démontre, extraits du livre à l'appui, « qu'aucun effort n’est épargné pour achever de détruire dans l’imaginaire des enfants les quelques fondements qui subsistent d’une société faussement traditionnellement représentée à travers la relation grand-père/petite-fille ».

Depuis l'initiation de la très jeune fille à des œuvres contemporaines à évocation pornographique (notamment les sculptures de Niki de Saint Phalle) jusqu'aux thèmes sociétaux abordés - toujours dans un certain sens (avortement, féminisme, dénonciations des « campagnes très violentes des milieux conservateurs », etc.) - en passant par la magie et l'ésotérisme à travers le talisman porté par l'héroïne préféré à la médaille de la Vierge qui - enseigne l'aïeule disparue à sa petite-fille - « ne représentera plus jamais rien pour elle ».

Notre interlocuteur critique ajoute avoir été particulièrement choqué par « la recommandation totalement sidérante à un enfant qui n'a jamais vu d'œuvre d'art » du même Thomas Schlesser lorsque, invité sur le plateau du Figaro, il conseille la découverte d'une certaine Marina Abramović, « artiste à scandale » à ses yeux.

Marina Abramović : la référence artistique de l'univers Thomas Schlesser

Curieux modèle artistique pour des jeunes, en effet. Qu'on en juge : en 1974, celle qui se dit la « grand-mère de la performance artistique » lance sa carrière en livrant son corps au public pendant six heures« permettant aux participants de violer et de profaner son corps comme ils l’entendent »« ses blessures pouvant être mises en parallèle avec le sacrifice du Christ sur la croix ».

En 1997, pour protester contre les guerres de Yougoslavie, elle s'enferme durant quatre jours pour nettoyer un tas d'os sanguinolents puis, en 2012, organise ses propres funérailles avant de collaborer avec Lady Gaga Elle est accusée de satanisme aux États-Unis, et pour cause : c'est une habituée de repas cannibales qu'elle met en scène avec des poupées baignant dans des sauces rouges.

Roman “les yeux de Mona”: l’imposture pro-euthanasie ?
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Roman “les yeux de Mona”: l’imposture pro-euthanasie ?

La liberté de l'art au prix des cathos 

Cet attrait de Thomas Schlesser pour Marina Abramović aurait dû en alerter plus d'un. Ses positions idéologiques aussi. Dans le passé, celui qui est aussi l'auteur de L'Art face à la censure est épris de liberté artistique absolue. Au point de se ranger du côté de ceux qui pratiquent blasphème et insulte de la religion, pourvu qu'elle soit catholique.

En 2011, lors de l'affaire Piss Christ à Avignon - du nom de ce crucifix baignant dans le sang et l'urine réalisé par Andres Serrano, qu'il qualifiait d'« œuvre très belle »« plongée dans l'urine qui lui donne cette radiance extraordinaire » -, Thomas Schlesser dénonce l'acte de vandalisme des jeunes protestataires, y voyant une « recrudescence du phénomène de l'iconoclasme et du vandalisme » de la part de « catholiques intégristes ».
 

Et lorsque, la même année, la pièce Sur le concept du visage du fils Dieu (dans laquelle une toile du Christ projetée sur scène est la cible d'excréments lancés par des enfants et un vieil homme incontinent) est interrompue par les protestations de croyants, il s'inquiète : « Lorsque la liberté d'expression devient action violente, on tombe dans la simple censure religieuse », comparant la France « relativement épargnée jusqu'à il y a peu » à la Russie.

Une appétence de Thomas Schlesser pour les thèmes religieux univoquement catholiques qui interroge. En 2004, il publiait La Vierge maculée, un roman « mettant en scène la Vierge dans des situations scabreuses »...

Comment, dès lors, expliquer l'engouement d'une certaine presse pour Les yeux de Mona ?

Notre lanceur d'alerte avance l'explication : « Les médias cathos se sont laissés influencer par les critiques positives, peu de critiques littéraires ont réellement lu tout le livre. » 

Par ailleurs, précise-t-il, « l'ouvrage a bénéficié d'une campagne de promotion hors norme avec une volonté délibérée de le promouvoir très largement. Dès avant sa parution au mois de janvier en France, Les yeux de Mona avait déjà été traduit dans 32 langues et des articles en amont annonçaient un énorme succès. » 

Une question demeure : pourquoi les Éditions Albin Michel ont-elles jeté leur dévolu sur ce livre entre mille ?

Derrière « Les yeux de Mona », une promotion de l’euthanasie
 

Sous couvert d’initiation à l’art et à la vie, ce livre, parmi les plus vendus, promeut un discours en faveur de l'euthanasie.
par Fabrice Madouas

C’est en apparence un livre bien inoffensif. L’histoire touchante d’une petite fille de 10 ans guettée par la cécité, que son grand-père éduque à la beauté avant qu’elle ne devienne aveugle. Aussi Henry amène-t-il Mona au Louvre, au musée d’Orsay, à Beaubourg, visiter les maîtres italiens, les impressionnistes ou les artistes contemporains. « Empruntant les regards de Botticelli, Vermeer, Goya, Courbet, Claudel, Kahlo ou Basquiat, Mona découvre le pouvoir de l’art et apprend le don, le doute, la mélancolie ou la révolte, un précieux trésor que son grand-père souhaite inscrire en elle à jamais », résume l’éditeur, Albin Michel.

Un argument si émouvant qu’on ne s’étonnera pas que ce livre de Thomas Schlesser, directeur de la Fondation Hartung-Bergman, soit devenu un best-seller, traduit dans plus de vingt pays avant même sa parution en France. Un « phénomène éditorial » qu’entretient la presse par ses critiques louangeuses : « Un choc esthétique », « Une histoire merveilleuse et poignante », « Un livre tendre et absolument passionnant », etc. De sorte que beaucoup font cadeau de ce livre à leurs amis, croyant leur offrir un viatique pour la beauté.

Une musique malsaine

Le problème, c’est que ce livre n’est pas que cela. Il court dans Les Yeux de Mona une musique malsaine : un discours favorable à l’euthanasie qui en constitue le point d’orgue. Mona aimait beaucoup sa grand-mère, Colette, la femme d’Henry – un libre-penseur qui fait à plusieurs reprises l’apologie de « l’idéal des Lumières fondé sur l’appel à la Raison […] contre l’arbitraire du pouvoir et l’obscurantisme des dogmes religieux ». Or, Colette est morte sans que Mona connaisse les raisons de ce décès soudain. Nul n’ose en parler.

La petite fille va commencer à lever un coin du voile en découvrant de vieilles coupures de presse où il est question de sa grand-mère : « Colette Vuillemin, la mort sans peur », « Sa lutte pour un dernier souffle digne ». « On désignait à chaque fois son aïeule comme une femme combative […].

Un terme inconnu et difficile à lire clignotait également au fil des articles. C’était un terme doux, chantant, mielleux et confusément inquiétant par sa musicalité même.

C’était le terme “euthanasie”. » Un mot mystérieux dont Mona va comprendre le sens, au point d’en donner la définition quand le professeur de français demande à ses élèves de choisir un mot rare et d’en parler : « Il y a des gens, y compris des gens qui croyaient en Dieu, qui ont dit très fort que l’euthanasie, c’était quelque chose d’humain, et qu’on devait y avoir droit, parce qu’on a le droit d’être libre quand on meurt. Et ces gens-là, on dit qu’ils sont des militants et que leur cause, c’est de pouvoir mourir dans la dignité. »

On l’a compris : quoique son auteur s’en défende, ce livre est un plaidoyer pour l’euthanasie, au moment où le Parlement s’apprête à examiner le projet de loi sur « l’aide active à mourir ». 

Depuis sa parution en février, le roman « Les Yeux de Mona » (Albin Michel, 496 pages, 22,90 €) s’est imposé comme un phénomène littéraire en France, avec plus de 200 000 exemplaires vendus. La critique l’a saluée comme une « initiation à la beauté » et une « leçon de vie », mais derrière cette façade séduisante se cache une réalité inquiétante : ce roman, bien qu’agrémenté de références chrétiennes, est une ode subtile à l ‘euthanasie et un véhicule de philosophies radicales.

C’est Paul Lefebvre qui,sur le site la selectiondujour.com nous invite à ouvrir les yeux sur les messages subliminaux qui se cachent derrière cette soi disante ” ode à la sagesse “ comment pouvait l’écrire le journal Le Parisien…..

Paul Lefebvre nous explique que “Arnaud, chef d’entreprise et père de quatre enfants, découvre les dérives idéologiques de ce livre lorsqu’il le reçoit pour sa fille de 13 ans. Initialement séduit par l’idée d’initier sa fille à l’art, elle est rapidement confrontée à une réalité bien plus sombre.

L’intrigue des « Yeux de Mona » semble inoffensive à première vue : Mona, une fillette de 10 ans, pourrait devenir aveugle. Son grand-père, Henry, l’emmène chaque mercredi découvrir des chefs-d’œuvre artistiques à travers Paris, prétendument pour lui transmettre la beauté du monde. Cependant, cette quête artistique n’est qu’un prétexte pour véhiculer des idées beaucoup plus controversées.

Le personnage central de ce roman n’est pas Mona, mais sa grand-mère, Colette Vuillemin, qui a choisi l’euthanasie comme une forme de « libération ». Schlesser utilise le récit pour faire passer subtilement l’idée que l’euthanasie est un choix courageux et noble.

Cette notion est si profondément ancrée dans le texte que Mona, au fil de son apprentissage, commence à prôner l’euthanasie comme un acte de bravoure. Lorsque Mona explique à son professeur le concept d’euthanasie comme étant « incroyable et très courageux », il est clair que Schlesser a voulu influencer la perception des jeunes lecteurs.

De plus, le livre aborde la mort de Colette en la présentant comme une suite logique de sa foi chrétienne dévoyée. L’auteur semble confondre le sacrifice altruiste avec un choix égoïste, associant la foi chrétienne non pas à l’espérance et au sacrifice, mais à une acceptation passive de l’euthanasie. Ce mélange dangereux de spiritualité et d’euthanasie est non seulement trompeur, mais aussi profondément inquiétant.

Loin de se contenter de promouvoir l’euthanasie, Schlesser utilise également le livre pour faire l’apologie de philosophies et de pratiques souvent associées à des courants antichrétiens : l’animalisme radical, le libertinage et des idées ésotériques. L’art chrétien est à peine mentionné, tandis que des artistes sulfureux comme Marina Abramović sont recommandés sans réserve, malgré leur contenu perturbant.

Paul Lefebvre remarque qu’en présentant ce livre sous couvert de pédagogie, Thomas Schlesser a réussi à berner une partie importante du public et de la critique littéraire. L’édition massive et la traduction en 37 langues de « Les Yeux de Mona » témoignent d’une stratégie de manipulation idéologique à grande échelle. Nous devons nous interroger sur les valeurs que nous avons choisissons d’inculquer à nos enfants et sur les messages insidieux qui se cachent derrière des œuvres prétendument éducatives.

Il est impératif que les parents, les éducateurs et les critiques restent vigilants face à ces dérives et assurent une lecture critique des œuvres censées « élever l’esprit ». « Les Yeux de Mona » n’est pas seulement un roman à succès, mais un cheval de Troie idéologique qui mérite d’être décortiqué et énoncé pour ce qu’il est réellement.

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5 septembre 2024 4 05 /09 /septembre /2024 19:30
L’eucharistie, résumé de notre foi

Connaissez-vous Marie Noël ? Cette poétesse, de son vrai nom Marie Rouget, née à Auxerre en 1883, et morte dans cette même ville en 1967, est une admirable figure de la vie mystique.

Dans ses Notes intimes, publiées en 1959, elle révèle la profondeur et la violence de son combat spirituel, notamment depuis qu’elle est entrée en 1920 dans une nuit de la foi comparable à celle d’une Thérèse de Lisieux ou d’une Teresa de Calcutta.

Quelques phrases révèlent l’épaisseur de cette nuit, dans laquelle aucune lumière ne semble plus briller ; d’abord cette citation des Notes intimes : « Mon Dieu, je ne vous aime pas, je ne le désire même pas, je m’ennuie avec Vous. Peut-être même que je ne crois pas en Vous… » (p. 41)

Ou bien, plus violent encore, cet extrait d’une lettre à son directeur spirituel : « Depuis longtemps j’évitais de penser pour être plus sûre de croire, mais cette nuit-là j’ai regardé mon âme en face. Et dans un éclair de cette lucidité qui détruit toutes les nuées, j’ai vu que je n’avais pas la foi » (lettre du 27 janvier 1927 à l’abbé Mugnier).

Et pourtant, Marie reste fidèle, jusqu’à la fin de sa vie, à la sainte messe quotidienne. Comment l’expliquer ? « Je ne suis pas logique », écrit-elle un jour, « et je communie avec une espèce de confiance que j’entretiens de toute ma volonté comme si là était le seul remède. L’eucharistie ? Je doute de tout et je crois à cela » (lettre du 18 février 1921 à l’abbé Mugnier).

Quand toute foi semble avoir disparu, quand Dieu semble avoir cessé d’exister, Marie Noël se raccroche à l’unique certitude inébranlable : l’eucharistie.

Or, que signifie croire en l’eucharistie ? L’eucharistie n’est pas qu’un geste symbolique, dans lequel on entretiendrait la mémoire d’un homme inspirant, injustement condamné à mort ; si Jésus Christ est substantiellement présent dans l’eucharistie, c’est qu’Il est Dieu.

Croire en l’eucharistie, c’est croire en la divinité de Jésus, c’est-à-dire en l’incarnation de Dieu le Fils. C’est donc croire non seulement que Dieu existe, mais qu’Il est Trinité. Croire que Jésus est vivant dans l’eucharistie, c’est aussi croire qu’Il est vivant tout court, c’est-à-dire reconnaître qu’Il est ressuscité des morts.

Croire en l’eucharistie, c’est donc confesser la résurrection, et plus largement le mystère de la rédemption.

Mais croire en l’eucharistie, c’est aussi reconnaître la validité de la sainte messe : c’est reconnaître que les prêtres ont réellement reçu, par l’ordination, le pouvoir de changer le pain et le vin en corps et sang de Jésus. Croire dans l’eucharistie, c’est donc finalement reconnaître tout l’organisme sacramentel de l’Église.

La Trinité, l’incarnation, la résurrection, la rédemption, les sacrements : croire en l’eucharistie, c’est croire en tout ! L’eucharistie est bel et bien le résumé de toute notre foi. Si nous sommes appelés à traverser un jour à notre tour l’épreuve de la nuit, fixons notre regard sur la sainte hostie, et exclamons-nous avec Marie Noël (dans son poème « Ténèbres ») : « Mon Christ ! Mon Dieu ! Pareil au voleur sur la croix, contre toute évidence, ô Fils de Dieu, je crois ! Contre toute évidence, ô Fils de Dieu, j’espère ! Je te suis où Tu vas. Mène-moi chez ton Père. »

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12 août 2024 1 12 /08 /août /2024 19:30

Au de juin nous avons fêté la naissance de saint Jean le Baptiste, dit aussi le précurseur. Un témoin, un prophète, porteur de la puissance et de l’esprit d’Elie, l’ami de l’époux, celui que Jésus reconnait comme le plus grand de tous les hommes qui sont nés sur cette terre.

Dans le ventre de sa mère, Elisabeth, il tressaille de joie quand Marie, enceinte de Jésus, rend visite à sa cousine. Déjà Jean discerne, déjà il est la lampe qui précède la Lumière qui va illuminer le monde, déjà il annonce la bonne nouvelle du salut. Il n’était pas la lumière mais le témoin de la Lumière. (Jn 1.8)

Jean comme Jésus, selon la Loi juive, est circoncis le huitième jour et il reçoit le nom que Dieu lui a donné et qui révèle sa vocation : Yohanan : Dieu fait grâce. Il est cette voix qui annonce Jésus, Yeshouah : Dieu sauve… On peut donc dire que Dieu fait grâce annonce que Dieu sauve !

Jean annonce cette joie et cette espérance au monde : Dieu nous fait grâce, Dieu nous sauve. Par sa naissance même, il témoigne de cela ; il témoigne de la miséricorde et de la puissance divine qui a rendu féconde Elisabeth, cette vieille femme stérile.

Il témoigne aussi de la miséricorde et de la puissance divine qui a libéré la parole de Zacharie, rendu muet par le péché du doute. Mais nous sommes tous des Elisabeth et des Zacharie, nous sommes tous vieux et stériles, quand nous oublions Dieu et que, souvent, nous sommes dans le doute intérieur.

L’histoire de saint Jean est notre histoire, il est une référence pour notre vie spirituelle. Vous savez que Jean a d’abord vécu dans la solitude, le jeûne et la prière.

A son exemple accordons nous des temps de désert pour nous retirer dans la chambre haute de l’intimité de notre cœur, pour méditer, pour prier. Mais écoutons aussi son appel au repentir, en posant un regard clair sur notre vie à la lumière de l’Esprit Saint, en confessant nos péchés et en implorant le pardon divin.

Faisons aussi nôtre sa voix quand elle nous dit : Il faut qu’Il grandisse et que moi je diminue. Il parle du Christ, bien sûr, car le Christ ne peut naître et grandir en nous si nous ne faisons pas diminuer la puissance de notre moi, de notre ego, si nous ne faisons pas de la place dans nos cœurs, dans notre vie.

Jean le Baptiste en nous désignant le Christ dit : voici l’agneau de Dieu (Jn 1.29), et ainsi il nous invite à orienter notre vie vers Jésus, vers cet agneau de Dieu qui nous délivre du poids, du fardeau de nos péchés et nous fait entrer dans la vie éternelle, c’est-à-dire dans la vie même de Dieu.

Il termine sa courte vie, décapité, pour avoir dit la vérité à Hérode. Par là il nous invite à avoir une attitude radicale face à la Vérité, la vérité ultime, pas celle de nos petites vérités relatives, mais Celle qui nous dit : Je suis le chemin, la vérité, la vie (Jn 14.6).

Il nous invite à être authentique face à Dieu, face aux autres et face à nous-mêmes, et cela quel qu’en soit le prix à payer. Par là il nous invite à traverser nos doutes, nos peurs et à aller jusqu’au bout.

Jean-Baptiste est un vrai guide dans la foi et le combat spirituel, prenons-le comme modèle, comme clef de lecture, de discernement de notre vie, mais aussi prions-le.

Avec toute mon affection en Christ !

Père Pascal

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