Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 22:52

sophrony.jpg

Si nous n’acquérons pas le sens du service d’autrui, notre vie sera inutile. Si nous voulons régénérer notre nature, devenir à la ressemblance de Dieu, le désir de servir autrui doit dominer notre vie.

Le service d’autrui a une force salutaire infinement plus grande que n’importe quelle théorie théologique.

Nous devons mourir à nous‑mêmes pour que les autres vivent. Le Christ a dit : « N’ayez pas peur de perdre votre âme dans ce service. » Celui qui sert autrui sauve son âme pour la vie éternelle.

Tâchez de ne jamais accuser autrui, mais priez pour lui. Juger quelqu’un pour ses défauts, c’est ne pas voir ses propres défauts.

Dans notre état de chute, nous sommes incapables de juger correctement notre frère. Ne soyez pas si sûrs que votre frère se trompe. Ne le jugez pas.

Soyez très attentifs! Ne permettez pas à aucune pensée négative d’entrer dans votre cœur.

Rejetez tout esprit de curiosité. Faites votre travail, sans vous occuper de savoir si les autres font le leur. Quand la curiosité est absente, chacun reçoit de Dieu ce qui lui revient. On ne peut pas duper Dieu. Il est si puissant et si juste qu’on ne peut rien lui cacher.

Quand des querelles, des inimitiés, des rapports de force se manifestent entre des personnes, l’unité ne peut être préservée que si chacun supporte les faiblesses des autres. Pour l’apôtre Paul, il vaut mieux supporter une offense que d’offenser.

La vie dans le monde est fondée sur la force, la violence. Le but du chrétien est inverse. La force n’appartient pas à la vie éternelle. Aucun acte imposé par la force ne peut nous sauver.

Trouvez des raisons d’être avec Dieu!

Quand notre esprit, notre cœur est dirigé vers Dieu, tout devient facile. Sans ce mouvement dynamique vers Dieu, la vie perd son sens.

Archimandrite Sophrony, De vie et de l’Esprit

___________________________________________________________________________________________

 

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 22:34

didier-sicard-ouvrir-debat_5gcrr_2f2u6r.jpg

Entretien avec le Professeur Didier Sicard sur la fin de vie

Didier Sicard né en 1938, est un médecin français et ancien président du Comité consultatif national d'éthique de 1999 à 2008. Il est professeur de médecine à l'université Paris Descartes et a été chef de service de médecine interne à l'hôpital Cochin, à Paris.

 

Écouter en ligne

Télécharger
 
 

 

 

brice-couturier.jpgChronique de Brice Couturier du 25 juin 2014

Cachez cette agonie que je ne saurais voir

Pourquoi la mort est-elle devenue obscène dans notre société ?

Plutôt que de se prononcer sur le fond, qui doit être réservé au philosophe, je vous propose d’interroger la question elle-même du point de vue de l’histoire des sensibilités. Pourquoi nos ancêtres acceptaient-ils l’agonie et la vivaient comme le point culminant d’une vie et pourquoi cette ultime étape apparaît-elle à la plupart d’entre nous comme superflue ? Tel un épisode inutile qu’il est préférable de zaper ? La mort d’autrefois était inscrite dans un rituel et elle prenait sens. La mort, aujourd’hui, est ressentie comme vaguement obscène. Pourquoi ?

Quelques pistes.

La plus évidente, c’est que l’esprit du temps valorise le bien-être, le plaisir, la jeunesse et la santé ; tout ce qui est susceptible de provoquer la souffrance mérite d’être combattu. Les anciennes morales sont progressivement remplacées par des techniques de bien-être. Au JT, l’éternel reportage sur les plages de l’été : il fait beau, « on en profite ».

Trahison : le beau slogan subversif des situationnstes « jouissez sans entraves » a été décliné en mille slogans par l’industrie publicitaire au profit de la société marchande. La vie mérite d’être vécue pour autant que notre appétit de consommation et notre capacité à le satisfaire demeure intacts. Dans le cas contraire, nous devenons une gêne pour le système. Un non-consommateur est un mauvais citoyen. De même que le chômeur donne mauvaise conscience à ceux qui ont pu se maintenir à flot, l’agonisant dérange parce qu’il nous renvoie à l’absurdité de notre existence.

Notre société ne croit ni à l’existence du Mal – c’est pourquoi elle refuse de reconnaître un ennemi en celui qui lui déclare la guerre, ni à la valeur de la souffrance. L’agonisant a honte d’enfreindre la loi de l’époque. Sa souffrance est de mauvais goût et elle incommode ses proches. Autrefois, on mourait chez soi, entouré des siens, comme dans les tableaux de Greuze. Cela faisait partie du cycle accepté. Aujourd’hui, on devrait faire ça en cachette, dans un lieu sous-terrain et aseptisé, secondé par quelques professionnels en blanc. Le plus vite sera le mieux. La mort n’a simplement plus de place dans nos vies.

Mais il y a aussi l’actuel triomphe de la volonté. Nous vivons avec l’illusion de notre absolue liberté. On choisit son genre, on peut acquérir des bébés-éprouvettes et se refaire un visage de vingt ans à soixante… La nécessité de devoir mourir comme les autres constitue un cruel rappel à l’ordre ; une limite inacceptable à notre liberté totale d’être, à tout moment, tout ce que nous voulons être. La mort vient nous rappeler certaine fatalité biologique que nous faisons tout pour oublier. C’est l’une des causes majeures de son refoulement. Elle apparaît comme une rupture scandaleuse de contrat.

Enfin, il y a cette manie d’encadrer tout comportement possible par des lois. De légiférer à propos des cas les plus exceptionnels. Pourquoi voulons-nous à ce point limiter le comportement des acteurs ? Quelle liberté redoutons-nous ? Demain une loi viendra-t-elle encadrer les conditions dans lesquelles peut se pratiquer ou non une césarienne ? Cela fait des générations que le médecin de famille veille sur la sérénité des départs sans en référer aux codes, ni aux juges, mais avec l’accord unanime des présents. Pourquoi redoutons-nous les « vides juridiques » ? Et s’ils étaient un gage de liberté ?

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:49

India-Color-original.jpg

 

Le Seigneur de l’Amour, omniprésent, demeurant

Dans le cœur de toute créature vivante,

Infiniment miséricordieux, tourne tous les visages vers lui.

 

Il est le Seigneur suprême, qui par sa grâce

Nous pousse à le chercher dans nos propres cœurs.

Il est la lumière qui brille à jamais.

 

Il est le Soi intime de tous,

Caché comme une petite flamme dans le cœur.

Seul le mental apaisé peut le connaître.

 

Extrait de la Shvetashvatara Upanishad, d’après la traduction anglaise de E. Easwaran, Nilgiri Press, Tomales, Californie, 1987, p. 22

 

___________________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blogue

http://ann.over-blog.com/blog-newsletter.php?ref=120238

 


Partager cet article
Repost0