Chers Amis,
Nous avons célébré ce mois d’août la Dormition de Notre-Dame, c’est-à-dire sa mort, mais aussi son Assomption, c’est-à-dire sa Résurrection. Marie meurt et ressuscite, comme son Fils et son Dieu, Yeshoua, et comme nous serons nous-mêmes un jour conviés à vivre ce passage de la mort à la Vie. Déjà, nous le pratiquons au quotidien car, à chaque instant qui passe, nous mourons pour ressusciter. Toute notre vie est rythmée ainsi par de successives morts et résurrections.
Marie meurt, Marie passe de la vie avec un petit v, à la Vie avec un grand V. Et si Marie n’est pas morte comme son fils Yeshoua sur une croix, elle, elle est morte sous une croix, sous la croix de son fils, de celui qui est son enfant et qui est son Dieu.
Oh, combien a dû être douloureux ce « oui » sous la croix !
Alors, après ce moment terrible où elle reçut son fils et son Dieu, mort dans ses bras, au terme de sa vie terrestre, sa mort est déjà réalisée.
Mais qui est Marie ? Qui est cette femme capable de dire « oui » d’un bout à l’autre de sa vie sans faillir ? Quelle est son secret ? C’est d’abord une grande oreille, c’est l’oreille d’Israël, de tout un peuple qui vit dans l’écoute, depuis Abraham, Moïse, et les prophètes.
Dans l’Evangile, Yeshoua lui-même nous dit qui est Marie.
Effectivement, Marie a écouté la Parole de Dieu, et elle l’a si bien gardée qu’elle l’a enfantée. Elle ne l’a plus jamais quitté, non pas comme une mère possessive, mais comme la Bien-aimée du cantique des cantiques qui ne pense qu’à son Bien-Aimé, qui brûle d’amour pour Lui, et qui, totalement unie à Lui, peut dire : «son bras gauche est sous ma tête et sa droite m’étreint.»
Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !
Père Pascal
PS : Comme vous le voyez, Père Alphonse me demande de prendre le relais pour ce message mensuel de Béthanie mais sachez bien qu’il reste très uni à vous tous par sa prière et par son affection.
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