1 décembre 2011
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Puisque la nuit s'efface et que le jour apparaît, faisons les œuvres du jour ; laissons les œuvres des ténèbres.
Ainsi fait-on en cette vie : quand nous voyons que la nuit cède le pas à l'aurore et que nous entendons chanter l'hirondelle, nous nous réveillons les uns les autres, bien qu'il fasse encore nuit...
Nous nous empressons aux tâches du jour ; nous nous habillons après nous être arrachés au sommeil, pour que le soleil nous trouve prêts.
Ce que nous faisons alors, faisons-le à présent : secouons tous nos rêves, arrachons-nous aux songes de la vie présente, sortons de notre profond sommeil et revêtons le vêtement de la vertu. C'est ce que nous dit clairement l'apôtre : « Rejetons donc les œuvres des ténèbres et revêtons les armes de la lumière » (v. 12). Car le jour nous appelle à la bataille, au combat.
[...] Il faut combattre, mais sans être accablés de fatigue et sans peine. Car c'est moins à une guerre que nous sommes conviés, qu'à une fête et à une réjouissance.
Saint Jean Chrysostome (v. 345-407), prêtre à Antioche puis évêque de Constantinople, docteur de l'Église
Homélies sur la lettre aux Romains, n°24 (trad. Bourguet, Matthieu médité, p. 188)
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29 novembre 2011
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Notre Seigneur nous apprend lui-même ce que nous devons faire pour que notre intérieur devienne une maison de prière, car l'homme est vraiment un temple consacré à Dieu.
Nous devons d'abord en chasser les marchands, c'est-à-dire les images et représentations des biens créés, et tout ce qui est satisfaction dans les choses de ce monde et jouissance de volonté propre. Puis il faut laver le temple avec des larmes pour le purifier. Tous les temples ne sont pas saints par le seul fait qu'ils sont des demeures habitables...; c'est Dieu qui les rend saints.
Le temple dont il est question ici c'est l'aimable temple de Dieu, où Dieu se dit en vérité quand...on y a fait place nette. Comment Dieu pourrait-il élire domicile en l'âme avant qu'elle n'ait eu la moindre pensée de Dieu ? N'est-elle pas souvent encombrée de tant d'autres choses ?
Jean Tauler (v. 1300-1361), dominicain à Strasbourg
Sermon 69 (trad. Cerf 1991, p. 556)
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27 novembre 2011
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Ceux qui sont accablés par la pauvreté, la faiblesse, la maladie et l'adversité, ou qui souffrent persécution pour la justice, qu'ils se sachent unis de façon particulière au Christ souffrant pour le salut du monde. Le Seigneur dans son Évangile les a proclamés bienheureux (Mt 5,10) et « le Dieu...de toute grâce, qui nous a appelés à sa gloire éternelle dans le Christ, après ces quelques souffrances, achèvera son œuvre, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » (1P 5,10)...
Jésus, le Fils de Dieu, a manifesté sa charité en offrant sa vie pour nous : personne donc n'a un plus grand amour que celui qui donne sa vie pour lui et pour ses frères (cf 1Jn 3,16; Jn 15,13).
Quelques-uns parmi les chrétiens ont été appelés à rendre ce témoignage suprême d'amour devant tous et surtout devant les persécuteurs depuis la première heure, et d'autres y seront sans cesse appelés. C'est pourquoi le martyre, dans lequel le disciple est assimilé à son maître, acceptant librement la mort pour le salut du monde, et dans lequel il devient semblable à lui dans l'effusion de son sang, est considéré par l'Église comme une grâce éminente et la preuve suprême de la charité.
Que si cela n'est donné qu'à un petit nombre, tous cependant doivent être prêts à confesser le Christ devant les hommes et à le suivre sur le chemin de la croix, au milieu des persécutions qui ne manquent jamais à l'Église.
Concile Vatican II
Constitution dogmatique sur l'Église « Lumen gentium » §41-42
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