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14 octobre 2023 6 14 /10 /octobre /2023 19:17
Nous avons perdu le sens du péché

ENTRETIEN AVEC MGR MARC AILLET

Alors que s’est ouvert à Rome le synode sur l’Église, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, rappelle que seule une profonde réforme intérieure, avec pour cap la sainteté, peut venir à bout des crises qui secouent l’institution.

Ordinations d’hommes mariés, place des femmes dans l’Église... Quel constat tirez- vous des discussions qui s’engagent à Rome pendant ce synode ?

Mgr Marc Aillet: La crise de l’Église s’inscrit dans une crise du sacerdoce qui découle d’une crise de la foi.

Comme nous ne savons plus ce qu’est l’Église, elle devient une ONG, elle ne suscite donc plus de vocations et ses membres sont tentés de s’adapter aux évolutions du monde.

Le synode est placé sous le signe de l’Esprit Saint et le pape François a dit que le moment le plus attendu était la prière.

Je suis donc confiant quant à son déroulement, mais je suis plus circonspect sur ce qui relève de la préparation de ce rendez-vous ecclésial.

Les synthèses remontées de tous les continents ne sont pas représentatives du peuple chrétien.

En France, ceux qui veulent une réforme et portent un certain nombre de revendications plus ou moins contestables et qui sont les mêmes depuis plus de quarante ans, représentent à peine 10 % des catholiques de notre pays et sont plutôt âgés.

À mon sens, les forces vives de l’Église d’aujourd’hui, en particulier les jeunes, ne se sont pas vraiment senties concernées par la préparation de ce synode.

Rappelons tout de même que son thème est : « Pour une Église synodale : communion, partici-
pation et mission. » Qui dit mission dit annonce de l’Évangile au monde et depuis le concile tous les papes rappellent cette ambition.

Pour Jean-Paul II, l’Église était « un mystère de
communion missionnaire ».

Or les thèmes mis sur la table lors de ce synode évoquent beaucoup de questions structurelles
ou organisationnelles. À force de ressasser les revendications sur la question du célibat des prêtres qui serait intenable, sur la morale sexuelle qui serait rétrograde, sur la place des femmes qui seraient méprisées, on finirait par remettre en cause les
fondements même de la foi.

La nouvelle évangélisation lancée depuis le concile n’apparaît pas.

Ce synode ne serait-il qu’un instrument de travail pour montrer que l’Église doit s’adapter au monde de notre temps ? Je ne l’espère pas.

Que pensez-vous de la déclaration du pape François sur la bénédiction d’unions homo-sexuelles, perçues comme une autorisation par la presse ?

Dans sa réponse aux dubia de quelques cardinaux, le pape François est très clair pour rappeler que le mariage est exclu-sivement l’union stable d’un homme et d’une femme ouverts à la vie et que toute bénédiction d’un couple homosexuel devra être évitée pour ne pas entretenir de confusion avec le mariage proprement dit.

Il ajoute toutefois, en étendant son propos de manière plus générale à toutes sortes de situations, que la charité pastorale peut, moyennant un discernement face à des cas concrets qui ne peuvent être compris dans une norme absolue, permettre de bénir une ou plusieurs personnes, même si leur comportement
contrevient objectivement à la morale, en considération de circonstances atténuantes.

Sa réponse ne porte pas sur les actes homosexuels en eux-mêmes, dont on sait que le Magistère les considère comme «intrinsèquement désordonnés » (Catéchisme de l’Église catholique
n. 2357).

On peut donc se demander si la bénédiction de couples homosexuels, même dans certains cas, au nom de la charité pastorale, ne risque pas de
prêter à confusion sur la moralité des actes homosexuels?

Sinon qu’en est-il des « actes intrinsèquement mauvais » qui appartiennent à l’enseignement constant de l’Église, rappelé solennellement par Jean-Paul II dans l’encyclique Veritatis splendor?

Comment en sommes-nous arrivés là?

Nous avons perdu le sens du péché en perdant le sens de la révélation que Dieu fait de lui-même à travers l’incarnation du Christ.

L’homme de nos jours pense qu’il n’a plus besoin
de Salut.

Or, Jésus est venu dans le monde car l’homme s’est
détourné de Dieu par le péché. Il est venu sauver l’homme blessé dans sa relation avec Dieu et avec
les autres hommes.

On ne peut pas parler de Jésus, de Dieu, de l’Église sans parler du Salut !

De nos jours, nous avons du mal à parler du péché et même de la croix, sous prétexte que cela traumatise les gens !

Il est de bon ton de parler d’une façon consensuelle de la beauté de la création. Elle est belle bien sûr mais ce n’est pas pour autant que le monde est bon.

Il est blessé par le péché.

Dieu veut sauver tous les hommes mais il les appelle à la conversion car il ne les sauve pas sans eux.

Dans la perspective du Salut, quelle définition donneriez-vous de l’Église?

L’Église, avant d’être une institution à administrer et à réformer est un mystère, un sacrement.

Qu’est-ce que cela signifie ? Le mot mysterion souligne dans la tradition grecque, reprise dans la liturgie orientale, les réalités cachées en Dieu.

Dans la tradition latine, on lui préfère le mot sacramentum qui évoque davantage la manifestation visible des réalités invisibles.

L’Église est tout à la fois un mystère, une réalité cachée en Dieu de toute éternité et un sacrement, c’est à dire une réalité visible qui dévoile et communique les réalités invisibles.

L’Église est l’union du divin et de l’humain : elle procède du Christ, Verbe fait chair, Dieu fait homme.

L’Église c’est Dieu qui habite dans le cœur des hommes, reliés les uns aux autres pour faire un peuple qui lui appartient, le peuple de Dieu qu’il s’est acquis par le sang de son Fils.

N’oublions jamais que l’Église n’est pas d’abord une institution humaine mais qu’elle est voulue par Dieu
pour nous faire entrer dans sa Vie.

En tant que pasteur, que prônez-vous à chacun pour redonner de l’Espérance ?

J’ai écrit Le temps des saints pour rappeler des exigences de foi au moment où il est de bon ton de profiter de la crise de l’Église pour démolir la légitimité de son enseignement moral et la vérité du sacerdoce.

Nous ne pouvons réformer l’Église sans prendre conscience de son mystère !

Cependant, cela implique de notre part une conversion intérieure basée sur une exigence de sainteté.

Qu’est-ce qu’être saint? Être saint c’est appartenir à Dieu, donc être relié à Dieu par tout ce que nous sommes.

Les membres de l’Église ne sont pas d’abord des citoyens mais des personnes incorporées au Christ par
la grâce du baptême.

Nous devons donc tous avoir conscience de notre vocation à la sainteté.

C’est selon moi la clef de la vie de l’Église et de sa réforme qui passe par notre réforme intérieure.

Sommes-nous capables de voir au-delà des dysfonctionnements structurels la profondeur de l’enseignement de l’Église ?

Savons-nous vraiment écouter l’Évangile et en vivre ?

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle !

Voilà ce que Jésus nous demande.

Concrètement, comment revivifier l’Église de l’intérieur?

Il n’y a pas d’Église sans prêtre et tous sont concernés par l’exi-gence de sainteté.

Comment être un saint prêtre?

Comment être cohérent avec la mission confiée ?

Le prêtre est mis à part mais pas séparé des fidèles. Il doit toujours penser à se convertir en marchant comme pasteur au milieu de son troupeau.

La crise du sacerdoce est une crise de la transmission, car l’Église a été marquée par l’idéologie contestataire des années 1960-1970.

La crise du clergé est une crise de la vie spirituelle des prêtres trop délaissée au profit d’un activisme
pastoral, voire d’un engagement social ou politique.

Quand on refuse un héritage ou qu’on ne sait plus comment l’accueillir, qu’a-t-on à transmettre?

Il faut donc revenir à une pastorale de l’engendrement avec des prêtres qui aient conscience de la dimension paternelle qu’ils incarnent en témoignant de la
foi reçue pour la transmettre.

Pour revivifier l’Église de l’intérieur il faut aussi donner aux séminaristes une formation sur la liturgie qui demeure le sommet et la source de la vie et de la mission de l’Église !

En ce sens, elle n’est pas un en-soi séparé du reste de notre vie : étant la célébration du Mystère pascal du Christ, elle nous aide toujours plus à passer concrètement, dans l’ordinaire de notre existence, de la mort à la vie : une vie de charité ici-bas dans l’espérance de la vie éternelle.

Enfin, je crois que l’Église connaît de nouveau une période que je qualifierais de néo-païenne.

Les laïcs ont un rôle important à jouer. Dans mon diocèse j’ai initié un parcours dit « Cleophas » pour former des disciples missionnaires.

La première année est un temps de formation, mais tout est centré sur la rencontre avec le Christ.

La deuxième année est consacrée à la mission. Une cinquantaine de fidèles participent, à chaque promotion, à cette aventure placée sous le signe de l’Esprit Saint car je peux témoigner qu’elle donne de très beaux fruits.

L’avenir de l’Église passe par la formation d’esprits éclairés de laïcs rendant témoignage à la vérité et de prêtres formés pour notre temps, cohérents dans leur vie et leur ministère.

L’Église a du mal à être audible y compris sur les sujets sociétaux où l’on attendrait des paroles fortes. Que faire ?

Je dois reconnaître que certains pasteurs ne sont plus là pour protéger leurs troupeaux mais pour faire bonne figure devant le monde.

Or le monde, et le monde politique en particulier, n’a de cesse de nous endormir en prônant le dialogue.

Mais que ressort-il de ce dialogue qui n’en est jamais un ? Rien !

Nous, les évêques, apparaissons comme une composante parmi d’autres du corps social.

Nous disons les choses de façon consensuelle comme si nous apportions une opinion parmi d’autres mais c’est la Vérité que nous devons porter à l’exemple d’un saint Jean Baptiste.

Notre mission est difficile, les gens ont perdu tout repère chrétien, donc nous devons parler fort et s’il le faut de façon un peu rude.

Je me dis que l’essentiel est de toucher la conscience des personnes, y compris et surtout celles qui sont éloignées de l’Église.

Nous n’aurons pas une masse de supporters, nous susciterons des hostilités, mais nous réveillerons quelques âmes.

À la manière des prophètes, cela induit souvent d’accepter la solitude.

A toutes les époques, peu nombreux ont été les pasteurs courageux en périodes de crise.

Pendant l’occupation allemande, cinq évêques sur la centaine de l’époque ont condamné publiquement la
rafle des juifs, dont l’évêque de Bayonne Mgr Vansteenberghe.

Beaucoup plus tôt dans l’histoire de l’Église, lors de la crise de l’arianisme, l’immense majorité des évêques étaient devenus ariens, à l’exception de quelques-uns parmi lesquels Hilaire de Poitiers ou Rémy de Reims.

N’oublions pas leur fécondité née de la foi en l’Évangile qui n’est pas négociable. ♦
 

Propos recueillis par Véronique Jacquier
 

Nous avons perdu le sens du péché

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12 octobre 2023 4 12 /10 /octobre /2023 19:14
Une icône de Marie à Hawaï suinte de la myrrhe depuis 2008

"De ta Sainte Icône, ô Dame Theotokos, la myrrhe bénie a coulé abondamment. Tu as ainsi consolé ceux qui, en exil, t’étaient fidèles, et tu as éclairé les incroyants par la lumière de ton Fils. C’est pourquoi, ô Mère, avec des larmes, nous nous prosternons devant toi. Soyez miséricordieux envers nous à l’heure du jugement. De peur qu’ayant reçu ta miséricorde, nous ne soyons punis comme ceux qui l’ont méprisée. Mais accorde-nous par tes prières de produire du fruit spirituel et de sauver nos âmes » - Tropaire à l’icône d’Iviron, Ton 7.

À présent, tous nos paroissiens vivant à Honolulu ont entendu parler de la bénédiction qui nous a été accordée, à nous, pécheurs, aussi indignes soient-ils, par la grâce du Tout-Puissant et l’amour et la sollicitude pour nous de la Très Sainte Mère de Dieu.

J’ai demandé à notre Nectaire, dans la maison duquel les deux icônes ont commencé à couler de la myrrhe, de décrire dans ses propres mots ce qui s’est passé.

Chers bien-aimés en Christ,

Dans l’humilité et avec une extrême appréhension, je vais essayer de vous raconter ce qui s’est réellement passé avant que les rumeurs ne se propagent, n’évoluent et finissent par devenir des contre-vérités.

Beaucoup m’ont demandé d’expliquer les événements qui ont eu lieu ces dernières semaines concernant les deux icônes de la myrrhe à l’église orthodoxe russe Holy Theotokos of Iveron à Honolulu, Hawaii.

Il a été difficile de mettre des mots sur les événements récents qui ont pris le contrôle de ma vie.

Je ne peux pas imaginer comment les autres auraient réagi s’ils avaient été à ma place, Dieu seul le sait.

Je prie Dieu de me guider, moi et ma famille, pour faire et dire des choses qui ne sont pas contraires à Sa Volonté.

Je vais essayer de raconter comment ces humbles icônes sont entrées dans ma vie et comment elles l’ont changée.

Tout ce que j’écris ici est vrai.

Les icônes en question sont au nombre de deux :

1) L’une est une estampe montée, je crois, fabriquée à l’usine de l’église Sofrino près de Moscou.

Il s’agit d’une copie exacte de l’icône Iveron de la Sainte Mère de Dieu diffusée en Myrrhe à Montréal; c’était l’icône prise en charge par le bienheureux frère martyr José Muñoz.

C’est une petite icône, environ 7 x 9 pouces et environ un pouce d’épaisseur.

Mon prêtre, le père Anatole Lyovin, me l’a offert pour la fête de mon nom [en 1997].

Il a dit l’avoir acheté dans une librairie d’église à Toronto lorsque la paroisse dans laquelle il avait grandi célébrait le cinquantième anniversaire de sa fondation.

Les icônes de Sofrino ont un style distinctif avec une belle sérigraphie riza (ou oklad en russe, Pokamiso en grec) intégrée dans l’icône.

Ceci est fait pour que ceux qui ne peuvent pas se permettre d'acquérir de belles icônes très chères et puissent avoir quelque chose d’aussi beau de Sofrino pour moins cher.

2) La deuxième icône est une icône peinte à la main en forme de croix, avec l’image de la crucifixion de Notre-Seigneur dans le style byzantin traditionnel de l’iconographie.

Un moine grec de la Sainte Montagne Athos l’a peint. Il mesure environ 8 x 11 pouces et environ 1 1/2 pouces d’épaisseur.

J’ai acheté un ensemble de deux icônes de croix presque identiques et j’en ai donné une à mon père en cadeau; J’ai gardé l’autre.

Avant de vous raconter l’histoire complète des icônes, laissez-moi vous dire comment tout a commencé ...

Il y a plus de trois mois, vers mai, juin ou juillet 2007, ma femme et moi avons remarqué un soupçon de l’odeur des roses dans les environs de notre coin d’icônes dans la chapelle de notre maison.

Quelque chose nous a fait regarder notre icône de la Croix du Christ (située derrière notre reliquaire familial), nous avons remarqué une petite perle de liquide autour de la blessure latérale sur l’image du Christ, où le « soldat a percé son côté avec une lance ».

Le liquide sentait très bon, comme la myrrhe.

Mon expérience avec la myrrhe est assez limitée, mon seul contact étant une boule de coton imbibée de myrrhe de l’icône Iveron de Montréal et plusieurs boules de coton de myrrhe de l’icône Saint-Nicolas suintant de la myrrhe.

Nous n’en avons parlé à personne et avons continué à « garder un œil » sur l’icône pour tout nouveau développement ou toute poursuite possible de « l'écoulement  ».

La perle de myrrhe a fini par se dessécher et nous avons fini par l’oublier.

Passons maintenant aux développements les plus récents de mon histoire ...

Au cours de la dernière semaine de septembre, j’ai commencé à remarquer une odeur incroyablement forte de myrrhe, à la maison, dans ma voiture, même au travail.

Je ne pouvais pas l’expliquer.

Tout était-il dans ma tête? J’ai demandé à ma femme et elle a dit qu’elle ne sentait rien.

J’ai parlé avec plusieurs autres personnes qui ont visité notre maison, et elles aussi ont dit qu’elles ne sentaient rien. (L’une de ces personnes était notre kuma orthodoxe serbe – elle non plus ne pouvait rien sentir.)

J’étais convaincu que tout était dans mon imagination.

C’était le 27 septembre, fête de l’Exaltation de la Croix.

Puis, au cours de la première semaine d’octobre, ma femme et moi étions extrêmement malades et avons manqué les vêpres ce soir-là.

Nous ne manquons pas trop de services divins de l’église, alors nous avons pris note de la date, le 6 octobre (jour de la fête de la Conception de Saint Jean-Baptiste).

Vers 10h30 ce soir-là, je travaillais dans mon bureau, qui sert également de chapelle où se trouve notre coin d’icônes.

Mon chat est entré dans le bureau et a commencé à renifler comme s’il sentait quelque chose.

Je n’ai rien senti.

Il a ensuite marché vers la zone où nos reliquaires familiaux sont conservés.

Je trouvais cela étrange puisqu’il ne s’approcherait jamais des reliquaires; Étonnamment, quelque chose l’a toujours arrêté, et c’est un chat curieux.

Pourtant, cette fois, il s’est tenu sur ses pattes arrière et a reniflé, je suppose afin de comprendre quelle était l’odeur. Je ne sentais toujours rien.

J’ai commencé à le prendre et j’ai remarqué l’odeur.

C’était si fort, même écrasant. Je n’ai jamais rien senti de tel de ma vie. Je ne pouvais pas expliquer pourquoi je ne l’avais pas senti avant.

C’était comme si mille roses étaient tombées dans la pièce.

J'ai fait le signe de croix et je me suis mis à dire la prière de Jésus.

J’ai posé le chat et j’ai commencé à regarder les icônes.

J’avoue que j’avais peur de regarder les icônes près des reliquaires.

Je suis finalement arrivé à l’icône de la Croix et j’ai remarqué que la perle de myrrhe près de la plaie latérale du Christ était encore sèche, pendant une fraction de seconde, j’ai retrouvé un peu de calme, alors même que l’odeur des roses devenait plus forte.

J’ai alors baissé les yeux et ma main était mouillée - c’était de la myrrhe.

Comment en est-on arrivé là ? L’icône était sèche? Ou était-ce le cas? J’ai alors remarqué que le genou gauche de l’image de Notre-Seigneur formait une perle de myrrhe juste devant mes yeux.

J’ai alors appelé ma femme. Elle est venue en courant, et quand je lui ai demandé si elle avait renversé quelque chose sur les icônes, elle a dit non.

Elle ne s’était pas approchée d’eux. Je lui ai montré l’icône.

Elle était sous le choc. Je lui ai dit que l’odeur était trop forte. Aide-moi à regarder les autres icônes. C’est ce qu’elle a fait.

Dans mon bureau, j’ai deux étagères, au-dessus se trouvent des icônes. Nous avons beaucoup d’icônes, peut-être trop.

Je me suis tenu debout sur mes orteils pour atteindre les icônes en haut de mes étagères. Ma femme a fait de même.

Finalement, j’ai attrapé l’icône d’Iveron qui m’avait été donnée par le Père Anatole. C’était complètement mouillé. Et puis l’odeur est devenue encore plus forte.

Même ma femme pouvait la sentir. Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas ma femme, son odorat est très limité; Elle n’est capable de sentir que les odeurs d’agrumes. Nous avions peur.

Nous nous sommes demandé si nous avions nettoyé ou oint les icônes récemment, et nous avons tous les deux dit « non ».

'Que se passe-t-il?' J’ai demandé. J’ai remis les icônes là où elles étaient; Nous avons pris quelques photos avec notre appareil photo numérique. Puis j’ai dit un acathiste à la Mère de Dieu en l’honneur de son icône d’Iveron et je suis allé me coucher, ou du moins j’ai essayé de le faire.

Le lendemain, dimanche 7 octobre, après de longs débats, nous avons laissé les icônes à la maison et sommes allés à l’église.

Après la liturgie, nous avons parlé à notre kuma, qui nous a demandé de parler immédiatement avec le prêtre.

Nous avons raconté au Père Anatole ce qui s’était passé. Il écouta patiemment et dit : « Apportez les icônes à l’église ! »

Nous nous sommes ensuite arrangés avec le prêtre pour apporter les icônes à l’église le mercredi suivant, le 10 octobre. 

Jusqu’à ce mercredi, les icônes ont continué à couler.

J’ai recueilli la myrrhe sur du coton et devant eux j’ai dit des prières pour ma sœur qui était malade et pour plusieurs autres personnes.

[Note du Père Anatole : Le lendemain, sa sœur a appelé son père pour lui dire que son médecin ne pouvait pas l’expliquer, mais que son pancréas, qui avait complètement cessé de fonctionner, était revenu à son état normal et que son diabète était sous contrôle.]

Nous ne pouvions pas attendre jusqu’à mercredi.

Le mercredi 10 octobre, nous avons apporté les icônes à l’église et les avons placées sur deux analogia (lutrins) au centre de l’église.

Le père Anatole les inspecta et les essuya avec du coton et commença le service de l’hymne acathiste de l’icône d’Iviron.

Après le service, les icônes ont été essuyée à nouveau; Elles avaient un peu suinté pendant le service.

Le P. Anatole nous a confirmé qu’il s’agit « définitivement de myrrhe en flux continu » et que c’est « une myrrhe très pure ».

L’odeur des roses emplissait l’air.

Je lui ai demandé ce que nous devions faire. Il nous a demandé de laisser les icônes à l’église pour le moment. Personne ne connaissait les icônes; elles étaient en sécurité à l’église.

Le samedi suivant, le 13 octobre, c’était juste « a journée de nettoyage de l’église ». Nous préparions notre église pour les fêtes à venir ; notre fête paroissiale (24 novembre), Noël, la visite de l’évêque serbe, etc.

Ma femme, moi-même et une autre personne avons donc été chargés du nettoyage.

Pendant que nous nettoyions l’église, nous ne pouvions pas quitter des yeux les deux icônes de myrrhe, qui coulaient lentement pendant que nous nettoyions.

L’odeur des roses était assez piquante. Les icônes semblaient dégager une forte odeur de roses. L’icône de la Mère de Dieu semble sentir plus les roses que l’autre icône.

La Croix a une odeur plus épicée. Je ne peux pas l’expliquer.

Pendant que nous nettoyions l’église, notre kumovi est venu voir les icônes. Peu de gens pouvaient qssister aux vêpres ce soir-là.

Notre Kuma m’a fait remarquer plus tard qu’elle était le « Thomas qui doutait » et qu’elle ne pouvait vraiment pas le croire jusqu’à ce qu’elle le voie par elle-même. Compréhensible.

Elle ne s’est pas rendu compte que les icônes étaient en train de couler pendant que nous nettoyions. (Elles ne diffusent pas en continu.)

Elle vénérait la Croix et baisait les pieds de Notre Seigneur. Elle a reçu une belle portion de myrrhe dans la bouche.

Comme l’apôtre Thomas qui doute et qui a mis ses doigts dans les mains et le côté du Christ, elle a mis sa bouche directement dans la myrrhe, où la myrrhe n’était pas censée être!

Je n’ai pas pu m’empêcher de rire.

Le lendemain, dimanche 14 octobre, c’était la fête de la Protection de la Mère de Dieu, et le Père Anatole a révélé les icônes au peuple.

Les icônes coulaient assez fortement; il y avait assez de myrrhe pour tout le monde. Elles ont continué à diffuser depuis.

Beaucoup sont venus voir les icônes, les Russes, les Grecs, les Serbes, les catholiques romains, les protestants.

Tous ceux qui s’approchent des icônes ressentent la Grâce de Dieu !

Il y a eu des jours où les icônes ont été complètement sèches, tandis que d’autres jours, elles sont couvertes de myrrhe.

Pourtant, qu’ils coulent ou non, ils dégagent continuellement un parfum de rose extrêmement fort.

C’est vraiment un grand miracle ! Je me demande parfois s’il s’agit d’un avertissement.

Maintenant que je regarde en arrière, il semble que la « révélation » ait été le thème central de ces derniers temps.

Nous avons révélé le parfum à notre kumovi lors de la fête de l’Exaltation de la Croix.

Nous avons trouvé les icônes donnant de la myrrhe et les avons révélées à notre prêtre le jour de la fête de la Conception de saint Jean-Baptiste.

Il était le seul homme qui a révélé Christ au monde.

Notre prêtre a révélé les icônes de myrrhe à l’église le jour de la fête de la Protection de la Mère de Dieu. Ce ne sont pas des coïncidences !

Notre paroisse est dédiée à l’icône originale d’Iveron qui diffuse de la myrrhe, une icône qui n’avait jamais voyagé à Hawaii.

Fr. José voulait venir ici, mais n’y est jamais arrivé.

Je dois vous avouer que j’ai parfois l’impression que nos frères orthodoxes du continent ont oublié notre petite paroisse, notre petite communauté.

Vivant ici, au milieu de l’océan Pacifique, nous luttons pour survivre en tant que paroisse orthodoxe.

Lutte pour payer les factures, lutte pour payer le loyer.

Je me demande parfois, quand aurons-nous notre propre église? Le Seigneur nous a-t-il oubliés ? Allons-nous lutter éternellement ? Avons-nous fait quelque chose de mal? T’avons-nous mis en colère, ô Seigneur ?

Que nos collègues du clergé, nos fidèles orthodoxes nous aient oubliés ou non, une chose est claire... La Très Sainte Mère de Dieu ne nous a pas oubliés. Elle ne nous a pas abandonnés. Elle ne nous abandonnera pas !

Grâce à ces icônes, j’ai maintenant l’espoir qu’il y a une lumière au bout du tunnel. Que nous ayons ou non la chance d’avoir notre propre église, cela n’a pas vraiment d’importance; Dieu nous a montré qu’il ne nous a pas oubliés ! Et c’est tout ce qu’il faut.

Dieu nous dit qu’Il est réel ! Oserions-nous ignorer cette révélation ? Oserions-nous tourner le dos à ce grand miracle ? Oserions-nous oublier le Christ ? Que Dieu nous pardonne si nous l'oublions!

****

En juin 2008, l’icône Iveron « hawaïenne » en suintant myrrhe a été officiellement reconnue par l’Église orthodoxe russe comme miraculeuse et digne de vénération, et a reçu la bénédiction et l’encouragement de se rendre dans les différentes églises et monastères de la Sainte Orthodoxie.

Le « propriétaire » original de l’icône, le lecteur (maintenant prêtre) Nectarios, a été chargé par l’Église orthodoxe russe d’être son gardien et de pourvoir à la sécurité et aux soins de cette icône miraculeuse de la Sainte Église du Christ.

Par la Grâce de Dieu, la Sainte Croix a lentement cessé de faire couler continuellement de la Myrrhe comme elle le faisait autrefois, le faisant maintenant à certaines occasions tout au long de l’année, Pâques étant la plus récente.

Ce qui réconforte les fidèles, c’est que la Sainte Croix continue de fournir un parfum beau et piquant, qu’il coule ou non.

Alors que l’icône « hawaïenne » d’Iveron de la Mère de Dieu voyage et apporte la Grâce de Dieu à divers endroits, la Sainte Croix reste toujours à Hawaï pour assurer la protection et la vénération des fidèles.

Depuis juin 2008, l’icône d’Iveron a été visitée dans plus de 1000 églises en Amérique du Nord de toutes les juridictions (canoniques) et a été vénérée par des millions de personnes aux États-Unis, au Canada, en Europe et dans le monde.

Dans de nombreuses villes, la sainte icône est transportée d’une paroisse à l’autre, étant vénérée par tout le clergé orthodoxe, et aidant à établir et à guérir les relations entre les fidèles orthodoxes, et aussi à renforcer et à favoriser les liens entre les paroisses sœurs.

Des demandes ont maintenant été faites pour que l’icône du travail des merveilles soit apportée en Russie, en Ukraine, en Grèce, à Chypre, en Amérique du Sud, en Europe, en Terre Sainte, en Roumanie, au Mont Athos et en Serbie.

Lorsque la Sainte Icône a été emmenée en République de Géorgie en 2014 à la demande du Catholicos-Patriarche ILIA II de Géorgie, plus d’un million de fidèles sont venus vénérer la « Panagia d’Hawaï ».

Un certain nombre de miracles, y compris la guérison du cancer, ont été signalés au Patriarcat géorgien.

De nombreux miracles ont été attribués à la Theotokos à travers cette « humble petite icône », des centaines de comptes vérifiés ont été collectés, et sont en effet miraculeux.

Les guérisons physiques et spirituelles ont inclus la guérison de la cécité et des maladies oculaires, du cancer, de la possession démoniaque, de la paralysie, des maladies rénales, de la douleur chronique et des virus débilitants.

Pourtant, partout où va la sainte icône, la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ et de Sa Sainte Mère abondent.

Les gens ont commenté que le simple fait d’être en présence de cette icône vous permet de ressentir une telle abondance d’amour et de joie.

C’est vraiment indescriptible.

Nous sommes tellement bénis que Dieu ait montré son amour envers nous en nous accordant une petite tolérance de ce que les saints appellent « la véritable odeur de sainteté ».

La véritable signification de l’apparence de l’icône n’est connue que de Dieu, le temps révélera toutes choses.

Pourtant, ce que nous savons, c’est que Dieu nous aime. Et c’est tout ce qui compte...

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7 octobre 2023 6 07 /10 /octobre /2023 19:18
Monastères arméniens et Églises du Haut-Karabakh

Haut-Karabakh / Monastère arménien et Églises du Haut-Karabakh / Artsakh

Dans la région du Haut-Karabakh / Artsakh, les relations entre les Arméniens et la région remontent à l'Ancien âge.

Il existe encore des monastères arméniens du Moyen-Âge et des monuments architecturaux appartenant aux Arméniens dans toute la région.

Monastères et églises
Monastère de Gandzasar (4e siècle) et église Saint-Hovhannes Mkrtich (1216-1238)
Monastère de Dadivank (4ème siècle) et catholique (9-11ème siècle)
Monastère d'Amaras (4ème siècle)
Monastère de Saint-Georges de Tsitsernavank (4-5. siècle)
Gtchavank (Gtich vank) (12-13ème siècle)
Monastère de l'apôtre de Yeghishe (Jrvshtik) (5ème) le siècle) Mataghis
Croix blanche de Vankasar (5e siècle)
Monastère Qataro de Dizapite et Sainte-Marie (5). siècle)
Pain Bri (7-17) siècle)
Monastère de porte Mokhrenis Okht (7-17. siècle)
Saint-Hakobavank de Kolatak (9e siècle)
Le Saint Sauveur de Zori (9ème siècle)
Saint Stepanos de Tsmakahogh (9e-10e siècle)
Monastère de Spitak Cross du village Hadrut Vank (10e siècle)
Désert de Chartari Yeghisha Kusi (12). siècle)
Saint-Gevorg ou Zankatagh (12). siècle)
Khotavank (12e-13e siècle)
Désert vierge de Sainte-Marie de Karvachar (12e-13e siècle)
Saint-Paul's Sauveur (12-13ème siècle)
Miss Shoshkavank St Mary (XIIIe siècle)
Monastère de Horeka (XIIIe siècle)
Kavakavank (14e siècle)
Gospel St. Gayane's désert (1616)
La Sainte Résurrection de Hadrut (1621)
Pyumashen (1641)
Sainte Marie de l'Évangile (1651)
Saint Stepanos de la Croix (1654)
Nouvelle église de Shoshi (1655)
Saint-Pandaleon de Berdadzor (Parin Pij) (1658)
Désert des Ghevondyants de Moshmhat (1658)
Hockey de Saint-Minas (1673)
Église Saint-Grégoire d'Herher (1676)
Tsakhkavank Sainte-Marie (1682)
Monastère de Yeritsmank (1691)
Église Kashunik Masrik (1694)
Désert Saint le Sauveur (Fixe) (17) siècle)
Saint Stepanos (17. siècle)
Complexe du monastère de Bovurkhan (17) siècle)
St Hovhannes Mkrtich de la ligne (1736)
Sainte Mère de Dieu (1740)
Saint-Étéphane de Padara (18). siècle)
Sainte Marie de Mushkapat (18). siècle)
Sainte Marie de Dashushen (1843)
Saint-Jean-Baptême de Shushi (1847)
Sainte Marie de Nngi (1853)
Saint Jean Karapet de Martakert (1857)
Sainte Marie d'Aygestan (1860)
Pierre Sainte-Marie (1862)
Saint Sauveur de l'église Shushi (1868-1887)
Sainte Marie d'Ashan (1896)
St. Gevorg of Astghashen (1898)
Saint-Gevorg de Mataghis (1898)

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