Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 23:37
Prière

Et maintenant, Jésus, que voilà sous les puissances du Monde, vous êtes devenu véritablement et physiquement tout pour moi, tout autour de moi, tout en moi, je ferai passer dans une même aspiration l’ivresse de ce que je tiens et la soif de ce qui me manque, et je vous répéterai, après votre serviteur, les paroles enflammées où se reconnaîtra toujours plus exactement, j’en ai la foi inébranlable, le Christianisme de demain :

« Seigneur, enfermez-moi au plus profond des entrailles de votre Cœur. Et, quand vous m’y tiendrez, brûlez-moi, purifiez-moi, enflammez-moi, sublimez-moi, jusqu’à satisfaction parfaite de vos goûts, jusqu’à la plus complète annihilation de moi-même. »

« Tu autem, Domine mi, include me in imis visceribus Cordis tui. Atque ibi me detine, excoque, expurga, accende, ignifac, sublima, ad purissimum Cordis tui gustum atque placitum, ad puram annihilationem meam ».

« Seigneur ». Oh, oui, enfin ! par le double mystère de la Consécration et de la Communion universelles, j’ai donc trouvé quelqu’un à qui je puisse, à plein cœur, donner ce nom ! Tant que je n’ai su ou osé voir en Vous, Jésus, que l’homme d’il y a deux mille ans, le Moraliste sublime, l’Ami, le Frère, mon amour est resté timide et gêné.

Des amis, des frères, des sages, est-ce que nous n’en avons pas de bien grands, de bien exquis, et de plus proches, autour de nous ? Et puis, l’Homme peut-il se donner pleinement à une nature seulement humaine ? Depuis toujours, le Monde au-dessus de tout Élément du Monde, avait pris mon cœur, et jamais, devant personne autre, je n’aurais sincèrement plié. Alors, longtemps, même en croyant, j’ai erré sans savoir ce que j’aimais.

Mais, aujourd’hui que par la manifestation des pouvoirs supra-humains que vous a conférés la Résurrection, vous transparaissez pour moi, Maître, à travers toutes les puissances de la Terre, alors je vous reconnais comme mon Souverain et je me livre délicieusement à Vous.

Étranges démarches de votre Esprit, mon Dieu !

Quand, il y a deux siècles, a commencé à se faire sentir, dans votre Église, l’attrait distinct de votre Cœur, il a pu sembler que ce qui séduisait les âmes, c’était la découverte en Vous, d’un élément plus déterminé, plus circonscrit, que votre Humanité même. Or, voici que maintenant, renversement soudain !

Il devient évident que, par la « révélation » de votre Cœur, Vous avez surtout voulu, Jésus, fournir à notre amour le moyen d’échapper à ce qu’il y avait de trop étroit, de trop précis, de trop limité, dans l’image que nous nous faisions de Vous. Au centre de votre poitrine, je n’aperçois rien d’autre qu’une fournaise ; et, plus je fixe ce foyer ardent, plus il me semble que, tout autour, les contours de votre Corps fondent, qu’ils s’agrandissent au-delà de toute mesure jusqu’à ce que je ne distingue plus en Vous d’autres traits que la figure d’un Monde enflammé.

Christ glorieux ; Influence secrètement diffuse au sein de la Matière et Centre éblouissant où se relient les fibres sans nombre du Multiple ; Puissance implacable comme le Monde et chaude comme la Vie ; Vous dont le front est de neige, les yeux de feu, les pieds plus étincelants que l’or en fusion ; Vous dont les mains emprisonnent les étoiles ; Vous qui êtes le premier et le dernier, le vivant, le mort et le ressuscité ; Vous qui rassemblez en vous unité exubérante tous les charmes, tous les goûts, toutes les forces, tous les états ; c’est Vous que mon être appelait d’un désir aussi vaste que l’Univers : Vous êtes vraiment mon Seigneur et mon Dieu !

«  Enfermez-moi en Vous, Seigneur » – Ah ! je le crois (je le crois même si bien que cette foi est devenue un des supports de ma vie intime), des ténèbres absolument extérieures à Vous seraient un pur néant. Rien ne peut subsister en dehors de votre Chair, Jésus, au point que ceux-là mêmes qui se trouvent rejetés hors de votre amour bénéficient encore, pour leur malheur, du support de votre présence. Tous, nous sommes irrémédiablement en Vous, Milieu universel de consistance et de vie ! –

Mais justement parce que nous ne sommes pas des choses toutes faites qui peuvent être conçues indifféremment comme proches ou éloignées de Vous justement parce qu’en nous le sujet de l’union croît avec l’union même qui nous donne progressivement à Vous – au nom de ce qu’il y a de plus essentiel dans mon être, Seigneur, écoutez le désir de cette chose que j’ose bien appeler mon âme, encore que, chaque jour davantage, je comprenne combien elle est plus grande que moi et, pour étancher ma soif d’exister, – à travers les zones successives de votre Substance profonde, – jusqu’aux replis les plus intimes du Centre de votre Cœur, attirez-moi !

Plus Vous êtes rencontré profond, Maître, plus votre influence se découvre universelle. À ce caractère, je pourrai apprécier, à chaque instant, de combien je me suis avancé en Vous. Lorsque, toutes choses gardant autour de moi leur saveur et leurs contours, je les verrai néanmoins diffusées, par une âme secrète, dans un Élément unique, infiniment proche et infiniment distant, – lorsque, emprisonné dans l’intimité jalouse d’un sanctuaire divin, je me sentirai cependant errer librement à travers le ciel de toutes créatures, – alors, je saurai que j’approche du lieu central où converge le cœur du Monde dans le rayonnement descendant du Cœur de Dieu.

En ce point d’universel embrasement, agissez sur moi, Seigneur, par le feu réuni de toutes les actions intérieures et extérieures qui, subies moins près de Vous, seraient neutres, équivoques ou hostiles ; mais qui, animées par une Énergie  « quae possit sibi omnia subjicere » deviennent, dans les profondeurs physiques de votre Cœur, les anges de votre victorieuse opération.

Par une combinaison merveilleuse, avec votre attrait, du charme des créatures et de leur insuffisance, de leur douceur et de leur méchanceté, de leur faiblesse décevante et de leur effroyable puissance, – exaltez tour à tour, et dégoûtez mon cœur ; apprenez-lui la pureté vraie, celle qui n’est pas une séparation anémiante des choses, mais un élan à travers toutes beautés ; révélez-lui la charité véritable, celle qui n’est pas la peur stérile de faire du mal, mais la volonté vigoureuse de forcer, tous ensemble, les portes de la vie ; donnez-lui, enfin, donnez-lui surtout, par une vision grandissante de votre omniprésence, la passion bienheureuse de découvrir, de faire et de subir toujours un peu plus le Monde, afin de pénétrer toujours davantage en Vous.

Toute ma joie et ma réussite, toute ma raison d’être et mon goût de vivre, mon Dieu, sont suspendus à cette vision fondamentale de votre conjonction avec l’Univers. Que d’autres annoncent, suivant leur fonction plus haute, les splendeurs de votre pur Esprit ! Pour moi, dominé par une vocation qui tient aux dernières fibres de ma nature, je ne veux, ni je ne puis dire autre chose que les innombrables prolongements de votre Être  incarné à travers la Matière ; je ne saurai jamais prêcher que le mystère de votre Chair, ô Ame qui transparaissez dans tout ce qui nous entoure !

À votre Corps dans toute son extension, c’est-à-dire au Monde devenu, par votre puissance et par ma foi, le creuset magnifique et vivant où tout disparaît pour renaître, – par toutes les ressources qu’a fait jaillir en moi votre attraction créatrice, par ma trop faible science par mes liens religieux, par mon sacerdoce, et (ce à quoi je tiens le plus) par le fond de ma conviction humaine, – je me voue pour en vivre et pour en mourir, Jésus.

« LA MESSE SUR LE MONDE » – Teilhard de Chardin, 1923

http://www.seraphim-marc-elie.fr/

_______________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog :

 

 

_____________________________________________________________________

 

 

Partager cet article
Repost0
17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 23:45
La bonne crainte

Le père molinié (1918-2002), dominicain, foudroyé par la miséricorde après ses études de philosophie a dépensé sa vie en prédications. Le père Molinié ne s’adresse pas aux savants, il parle en pauvre pécheur à de pauvres pécheurs. L’unique priorité qui traverse tout son enseignement c’est le Salut, l’expérience foudroyante de l’amour de Jésus. 

Dans ce court enregistrement il nous parle de la bonne crainte aiguillon de notre foi.

Écouter en ligne

Télécharger
 
**********************************************************************************
div>

http://www.seraphim-marc-elie.fr/

_______________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog :

 

 

_____________________________________________________________________

 

 

Partager cet article
Repost0
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 23:28
Une sainte républicaine ?

Il existe des endroits dans notre monde où les traces du passé sont présentes. Venez découvrir l'histoire bouleversante de la tombe à la fille.

Cette histoire aurait pu ne pas être connue, elle se déroule dans la forêt de Teillay en Bretagne.

Cette tombe, d'après la légende, est celle de Sainte Pataude (le surnom de pataud était donné aux Républicains par les Chouans)... et vous allez comprendre pourquoi quand vous saurez que c'est l'histoire de Marie Martin, une jeune femme de Tresbouef, qui est à l'origine de cette histoire...

Elle a environ 19 ans et travaille chez un marchand. Là, les histoires divergent : les Chouans la recherchent ... soit parce qu'elle aurait dénoncé des Royalistes aux Bleus ou bien parce qu'ils veulent faire payer au maître de la jeune fille son attachement à la République. En tout cas, elle résiste...

En représailles, quelques chouans s'emparent de la jeune fille, l'attachent par les cheveux à la queue d'un cheval et la traînent jusqu'à la forêt. Là ils la torturent pour obtenir des renseignement que la pauvre jeune femme refuse de donner!

Ils commencent par lui arracher les ongles un a un, ils lui crèvent les yeux, la violent et lui coupent les seins. Ils la pendent par les cheveux à la branche d'un chêne, la laissant ainsi dépérir lentement. Une autre version ajoute qu'un royaliste, un certain Jouon du village de Saint-Malo-en-Teillay, l'achève d'un coup de fusil dans la bouche afin d'abréger ses souffrances.

Le corps est enterré sur place, sous le chêne. Depuis, Marie Martin, devenue sainte Pataude pour le peuple, est l'objet d'offrandes, de prières et d'invocations pour faire disparaître la fièvre, pour vaincre la stérilité, la paralysie et la débilité infantile, pour faire marcher les enfants.

Tous ceux qui ont vu réalisé leurs demandes reviennent sur les lieux afin d’honorer la sainte, en lui laissant des poèmes, des photos, des bijoux, de l'argent ou encore des vêtements et tous autres objets de valeurs ou non.

De mauvais plaisantins (trois amis) auraient dérobé des objets sur la tombe. L'esprit de la jeune Marie Martin ce serait vengé en les rendant très malades, et ce jusqu’à ce que le dernier des trois voleurs restitue ce qu'ils lui avaient dérobé.

Pour s'y rendre : La Grande-Ligne, forêt de Teillay, sur la route de Châteaubriant

Pénétrez dans la foret et suivre le chemin, ensuite tourner a droite (panneau tombe de la fille), suivre le chemin bordé de fleurs.

 

http://www.seraphim-marc-elie.fr/

_______________________________________________________________________________________

277163 234956736553388 1210667500 qSi vous souhaitez recevoir chaque jour un texte spirituel choisi par le diacre Marc abonnez-vous à son blog :

 

 

_____________________________________________________________________

 

 

Partager cet article
Repost0