30 décembre 2010
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Mon Dieu ne ferme pas
L'océan sur mes pas.
Toi qui m'a pris vivant
sur la grève et bagué
pour être des tiens,
Ne brise pas le songe
allaitant ma voix.
Ma mémoire à ton nom
se réveille blessure
Et la nuit peut bercer
Mon ombre de gisant ! ...
Yan Queffélec
Published by Marc-Elie
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Poèmes
29 décembre 2010
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France Culture émission A plus d'un titre du 23 décembre 2010
Tewfik Hakem s'entretient avec Philippe Barret. Philippe Barret, ancien élève de l'École normale supérieure, docteur en sciences politiques, est inspecteur général de l'Éducation nationale. Auteur de nombreux essais, il a notamment publié Moïse, Jésus, Mahomet: Préceptes moraux de la Torah, du Nouveau Testament et du Coran.
On le sait bien : le choc des civilisations est l'un des plus grands périls que puisse courir notre monde, et les catastrophes qu'a déjà provoquées le fondamentalisme religieux l'ont éloquemment montré. Réputés tous trois avoir été révélés par Dieu Lui-même aux hommes à travers des corpus de textes sacrés, les monothéismes judaïque, chrétien et musulman recèlent pour certains d'innombrables préceptes moraux et sociaux. Selon que les exégètes privilégient la lettre ou l'esprit, la Torah, le Nouveau Testament et le Coran sont vécus bien différemment (encore les trois textes ne se présentent-ils pas tous comme également normatifs).
Comment démêler aujourd'hui dans les religions établies l'essentiel et le contingent sinon en allant aux trois sources, dans leur langue originale et à partir des éditions les plus fiables et les plus récentes ? N'est-ce pas le meilleur moyen d'éviter les traductions routinières, naïves ou tendancieuses ? C'est tout le sens de la grande entreprise intellectuelle de Philippe Barret, chercheur impartial et libre de toute attache religieuse comme de tout préjugé antireligieux. C'est une captivante invitation à l'indispensable dialogue interculturel entre les civilisations.
cliquer la flèche verte pour écouter
Et une vidéo où Yves Decaens reçoit Philippe Barret sur France Inter à voir sur Dailymotion
Published by Marc-Elie
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Audio
28 décembre 2010
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Sumi Jo est une soprano sud-coréenne née à Séoul le 22 novembre 1962.
Après avoir obtenu des diplômes de chant et de piano dans son pays, elle vient en 1983 en Italie pour étudier le chant à l’Accademia di Santa Cecilia de Rome, notamment avec le ténor Carlo Bergonzi. Elle fait ses débuts au Teatro Verdi de Trieste en 1986 dans le rôle de Gilda de Rigoletto. En 1988, elle se produit pour la première fois au Festival de Salzbourg dans le petit rôle de Barberine des Noces de Figaro puis elle y chante le rôle d’Oscar du Bal masqué et la Reine de la Nuit de la Flûte enchantée. Depuis lors, elle a chanté tous les grands rôles du répertoire de colorature comme Lucia, Zerbinetta, Fiorilla, Amina, Elvira etc. sous la conduite de chefs célèbres tels que Georg Solti, Zubin Mehta, Lorin Maazel et Richard Bonynge.
Loin de se cantonner à la Reine de la Nuit qu’elle a chanté pratiquement dans tous les opéras du monde ainsi que dans nombre d’enregistrements, elle aborde avec succès d’autres genres comme l’opéra français, qu’il soit léger (Auber, Adam, Offenbach) ou plus profond (Massenet, Gounod, Charpentier), qui convient particulièrement bien à sa voix.[1] .
Dotée d’une voix colorature exceptionnelle dont elle use apparemment sans effort, Sumi Jo sait également caractériser ses personnages alliant un timbre brillant avec une grande précision dans l’interprétation et elle porte notamment beaucoup d'attention au dessin de la mélodie.
Sumi Jo prête également sa voix à la musique originale du film La Neuvième Porte de Roman Polanski, composée par le polonais Wojciech Kilar. Sa voix y est particulièrement mise en valeur dans le sublime thème principal, Vocalises.
Ave Maria de Caccini est un pastiche composé par Vladimir Vavilov en 1970 et publié par ses soins. Il l’a enregistré sous le label Melodia en 1972.
On ne sait pas d’où vient l’attribution à Giulio Caccini car Vavilov a édité et enregistré sa composition comme une œuvre anonyme. L’attribution à Caccini (1551-1618) est d’autant plus étonnante que cet Ave Maria est totalement étranger au style du compositeur italien et à celui de son époque. Un compositeur de la Renaissance aurait en effet composé sa musique sur l'intégralité de la prière à la Vierge et non sur les deux seuls mots « Ave Maria ».
Le succès de cette œuvre doit beaucoup à la soprano lettone Inessa Galante qui a enregistré l’Ave Maria en 1995. Cette chanteuse, ayant entendu l’oeuvre en tournée (probablement en Russie), l’aurait transcrite afin de pouvoir l’interpréter dans ses propres concerts.
Elle a obtenu un immense succès, dans les pays baltes et en Russie d’abord, puis dans le reste du monde. L’œuvre a été également popularisée par Andrea Bocelli, Sumi Jo, Charlotte Church, Luciano Pavarotti, les Petits chanteurs de Saint-Marc, Vyatcheslaf Kagan-Paley, José Carreras, Lesley Garrett, et dans une version pour violoncelle de Andrew Lloyd Webber. Elle a par ailleurs été utilisée en 2001 dans une scène centrale du film Donnie Darko.
Cette pièce musicale célèbre devrait donc être intitulée, dans un souci d'exactitude : Ave Maria (dit de Caccini) par Vladimir Vavilov (1925-1973).
En mars 2008, est sorti le quatrième album studio de Era intitulé Reborn dont la chanson Sinfoni Deo s'inspire de l'Ave Maria de Caccini.
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