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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 22:56
Comment parler à Dieu ?

Comment parler à Dieu ? Qu’est-ce qui nous motive pour nous adresser à lui ? Quelles paroles utiliser pour prier ?

Souvent nous nous appuyons sur des formulations que d’autres, avant nous, ont adressées au Très-Haut.

Ou nous nous présentons à Lui avec les besoins du moment : demandes pour recevoir du réconfort, la paix pour le monde, le pardon pour nos fautes.

Heureusement, nous ne sommes pas seul.e.s, nous avons un maître à côté de nous. Sur ce chemin de la prière il s’agit de suivre, d’écouter le Christ.

Nous vient alors à l’esprit cette prière que les deux évangélistes Matthieu et Luc nous proposent (sous des formes différentes) et que nous prions si souvent, seul.e ou ensemble. « Notre Père… ».

Mais qu’en est-il des deux autres évangélistes, Marc et Jean ? N’en parlent-ils pas ? Non. En tout cas pas sous cette forme qui nous est si familière.

Mais Jean nous transmet dans son évangile une prière de Jésus qui est d’une rare densité. Pourtant, ni le catéchisme ni la liturgie ne nous proposent de l’apprendre par cœur. Trop difficile à comprendre. Trop long pour une récitation personnelle ou communautaire. Il est vrai : le texte de Jean occupe un chapitre entier de son évangile.

Néanmoins, j’ai connu une situation où l’on invitait les jeunes à s’approprier cette prière en l’apprenant par cœur, si possible dans une langue autre que la langue maternelle.

C’était en Slovaquie, du temps du communisme. Les chrétiens devaient vivre leur foi de manière cachée, clandestine. Mais des délations, des trahisons étaient fréquentes. Suivies par de la prison, des privations de sommeil, des pressions, des maltraitances pour briser l’autonomie psychologique et la liberté spirituelle. Évidemment aucun contact avec l’extérieur n’était permis, ni avec la famille ni avec les amis.

La prière était alors la seule arme disponible pour tenir dans la résistance. Prier comme Jésus, la veille de sa mort. Prier, non pas tant pour être relâché mais pour ne pas se laisser séparer de la confiance en Dieu ou se laisser diviser intérieurement.

Les jeunes que j’ai rencontrés avaient appris par cœur l’ensemble du chapitre 17 de l’Évangile de Jean. Ils connaissaient les mots de cette prière. Mais aussi sa force. Ils en étaient convaincus : le Christ lui-même continue à prier ainsi aujourd’hui, en permettant de s’associer à lui. Bien plus, en permettant d’accueillir au fond de soi sa présence et son mouvement vers le Père, source de tout amour.

À nous, la liturgie propose ce texte en tant que lecture. Pourtant, le premier destinataire de ces paroles demeure celui que Jésus nomme « Père juste » et à qui il confie sa vie, le non-achèvement de sa mission, les générations futures qui reconnaîtront le Christ grâce au témoignage des disciples… Cette prière est comme un testament, l’expression riche d’une dernière volonté cachée dans un langage dense et complexe.

« Qu’ils soient un tout comme nous. »

Une écoute nuancée de ces paroles nous préserve d’un malentendu important. L’unité dont il est question ici n’est pas synonyme de fusion, d’indifférenciation, d’uniformité ou de confusion.

Au contraire elle est dynamique, mouvement et accueil ; don et tâche qui inscrivent une note eschatologique au creux de l’histoire. Elle manifeste le souffle créateur. C’est parce que les disciples se trouvent au centre de la prière de Jésus et donc de l’offrande de sa vie, que le Père pourra être reconnu par ceux qui sont appelés « le monde ».

Ce terme, bien inhabituel pour nous dans l’usage qu’en fait l’évangéliste, indique une existence refermée sur elle-même, une sorte d’auto-emprisonnement, d’auto-esclavage. Un monde privé d’amour.

« Je suis en toi, dit Jésus, comme tu es en moi. »

À partir du moment où les disciples perçoivent ce mystère avec les yeux du cœur, ils pourront se tenir ensemble dans un amour fraternel.

Leur unité dans l’immense diversité des langues et des traditions se fonde sur l’accueil de la prière ardente du Christ : que le monde vienne à reconnaître l’amour du Père.

Agnes von Kirchbach

Jn 17, 20-26

En ce temps-là, les yeux levés au ciel, Jésus priait ainsi : « Père saint, je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. Et moi, je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, pour qu’ils soient un comme nous sommes UN : moi en eux, et toi en moi. Qu’ils deviennent ainsi parfaitement un, afin que le monde sache que tu m’as envoyé, et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, ceux que tu m’as donnés, je veux que là où je suis, ils soient eux aussi avec moi, et qu’ils contemplent ma gloire, celle que tu m’as donnée parce que tu m’as aimé avant la fondation du monde. Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi je t’ai connu, et ceux-ci ont reconnu que tu m’as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le ferai connaître, pour que l’amour dont tu m’as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux. »

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26 juin 2019 3 26 /06 /juin /2019 09:50
Si le sel s'affadit

Que de critiques pour avoir accepté de donner des conférences chez les juifs et les musulmans !

Maintenant voilà que l'on me reproche de voir du bien chez les bouddhistes ...Est-ce ma faute si je suis tombé très tôt dans la marmite du dialogue des cultures et des religions ?

Déjà à 17 ans, interprète de la délégation scoute de Birmanie au Jamboree de la Paix de Moisson. Plus de 40 000 jeunes de plus de 40 pays..... Les Birmans étaient bouddhistes....Étaient-ils moins "enfants de Dieu" ?...

Avoir été invité après l'ordination sacerdotale dans plus de 50 pays pour des conférences n'est-ce pas là une grâce, une chance ????

Mais ensuite on lit la Bible autrement, on regarde la chrétienté autrement... Le mot "catholique "retrouve son sens : universel. On comprend pourquoi tant de gens piétinent notre "religion". Jésus nous avait averti : "Si le sel s'affadit, il n'est bon qu'à être piétiné par les passants" ....

(Photo. Un village tout entier va accompagner les cendres d'un défunt à 500 m en mer en marchant).

Leur religion mêle hindouisme et bouddhisme. La joie éclate des chœurs d'instruments . Ce n'est pas un chef qui vient de mourir c'est un "Lambda".....

Le Concile Vatican II me disait il y a 70 ans " Les religions non chrétiennes enseignent : "qu'est ce que l'homme? l'origine et le but de la souffrance, la voie pour parvenir au bonheur, qu'est ce que la mort? Quelle rétribution après la mort?

L'Eglise ne rejette rien de ce qui est vrai et saint dans les autres religions. Elle considère avec respect....etc

"Beaucoup qui avaient flirté avec ces courants orientaux ont découvert Jésus. Comme saint Paul après sa conversion, ils ont "considéré comme épluchures tout ce qui n'était pas Jésus Christ"...

Ils ont seulement oublié que Jésus est le premier dans "le dialogue interreligieux". Pour une part, il l'a payé de sa vie.

Croit-on que les prêtres et les servants du Temple aient apprécié la parabole du bon Samaritain ?

Et son attitude à l’égard d'une païenne : "Je n'ai jamais vu une foi pareille ! et l'hommage à la foi d'un officier "de l'armée d'occupation" et païen !

Tant et tant de jeunes ne supportent pas nos vieilles outres. Leur vin nouveau les fait craquer.

Pendant 60 ans de sacerdoce, j'ai entendu : "Vous êtes petits, vous êtes étriqués, vous êtes ennuyeux, laissez les morts enterrer les morts..." "Vous n’êtes pas catholiques.

Catholiques veut dire : "ouverts à la planète, à l'humanité toute entière".

Oui j'ai entendu ce message, ce cri : "Qu'attendez-vous pour vous convertir au vrai Jésus, celui qui est vivant ?.... Celui du père Zundel, du père Maillard, du père Finet, du père Ravanel, du père Jean-François Hue"

Le pape François nous montre le chemin après Jean Paul II et Benoit XVI. L'ouverture vers ceux qui sont différents nous dérange.

N'ayons pas peur ! Laissons nos traditions si elles sont une limite au dialogue, à l'ouverture.

"J'ai mis devant toi la mort et la vie. Choisis la Vie !" (Deutéronome)

Stan Rougier

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24 juin 2019 1 24 /06 /juin /2019 22:58
Un chant qui nous emporte dans la spiritualité de l'Inde
Découverte musicale - chanson française inspirée par l'hindouisme

Cette chanson s'appelle "Lord Ganesha" et dit en mots simples sa vision et ses espoirs envers le divin. Je n'ai pas la prétention de faire du Mozart, mais juste, à ma manière, de célébrer Dieu, le Divin ou la Source, comme on souhaiterait l'appeler.

J'ai composé cette chanson un soir de janvier dernier, dans la salle du temple de l'ashram où je vivais en région parisienne.

Y étaient alors réunies 9 déités  différentes, parmi lesquelles Lord Ganesha, le dieu à tête d'éléphant, adoré des hindous comme le dieu présidant aux grands commencements.

Dieu de la libération de tous les obstacles, c'est également le dieu du savoir et de la connaissance, connu pour avoir écrit le récit épique du Mabharata à l'aide de l'une de ses défenses.

A cette période, je m'occupais de l'entretien du temple, et tous les matins je levais les déités, je leur faisais des offrandes et je les couchais le soir. J'avais fini par me sentir très proche d'elles.

Ganesh avait une place toute particulière dans mon cœur, car c'était la première déité avec laquelle j'avais fait des rituels pour les gens.

Lors de ces rituels, je pouvais sentir sa force et sa présence à mes côtés. J'aimais beaucoup son côté joyeux et sa bonne humeur. La chanson est venue d'elle-même, comme une prière qui s'écoulait naturellement de mon âme pour rejoindre Ganesh.

De toutes celles qui composent mon album, c'est celle que j'ai chanté avec le plus d'émotion et de sincérité.  

Cette chanson est une prière adressée de la terre, où nous tombons parfois, au monde des Dieux pour qu’il nous aide et nous relève. Le mantra «om gam ganapataye namah», refrain de la chanson, signifie :

«O grand dieu Ganesh, libérateur de tous les obstacles à travers l’énergie infinie de création du premier chakra, je te salue.»"

Arsinoé

"Née en banlieue parisienne en 1992, Arsinoé a très tôt été plongée dans la musique. Suite à une représentation de « l’Enfant et les Sortilèges » de Ravel qui la marque très profondément, elle décide d’intégrer une classe CHAM à horaires aménagés pour la musique avec le conservatoire de Cergy. Elle y poursuit sa scolarité de la primaire au collège jusqu’à l’obtention de son diplôme de fin d’études.

Après une classe préparatoire littéraire aux grandes écoles, elle obtient une licence de musicologie et de philosophie en 2013.

Inspirée par Brel, Zazie et William Sheller pour ses textes, Janis Joplin et les Rita Mitsouko pour sa présence scénique, elle rejoint différents groupes de musique et de poésie où elle fait ses premières armes. Elle poursuit en parallèle un travail d’expression vocale et corporelle avec la coach Françoise Novak.

Après un Master en philosophie, elle intègre en 2016 une compagnie théâtrale et monte sa propre pièce sur scène avec l’actrice Margherita Frau et le Oz Broz Band.

Aujourd’hui engagée sur une voie spirituelle suite à sa découverte de l’hindouisme en 2017, elle fait la part belle aux références à l’Inde dans ses textes marqués par la sensibilité et la poésie.

Elle prépare en ce moment la sortie de son premier album folk « Kailaasa Dancer », enregistré en studio en toute simplicité, à la voix et à la guitare. Son chant y révèle de surprenantes influences classiques et celtiques qui font de sa voix un instrument à part, tout à la fois original et émouvant.
Elle y parle avec profondeur et spontanéité du cœur des êtres, de la puissance de la foi, et de cette joie qu’est la vie sans cesse renouvelée."

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