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27 juillet 2023 4 27 /07 /juillet /2023 19:44
Mont-Saint-Michel : le mystère du trou dans le rocher élucidé

C'est un des monuments les plus visités en France, dont on peut penser tout connaître.

Et pourtant il livre encore aujourd'hui des secrets.

Le Mont-Saint-Michel pourrait être un lieu sacré depuis le Néolithique et bien avant la construction de l'abbaye.

Une découverte mise en évidence par un archéologue allemand.

Il a élucidé le mystère d'un rocher, situé en plein cœur du Mont, percé d'un trou et de petites cuvettes tout autour, appelées cupules.

C'est un rocher, au cœur du Mont Saint-Michel, que les bâtisseurs ont pris soin de laisser bien en évidence. Un rocher, resté jusqu’à aujourd’hui, totalement mystérieux, percé d'un trou, avec tout autour de petites dépressions, des cupules, explique François Saint-James, guide conférencier à l’abbaye depuis plus de 30 ans. 

"On a là un trou et je n'en connaissais pas l'explication. Et puis, il y a quelques années de cela, j'ai découvert, grâce à un visiteur, qu'autour de ce trou, il y avait de petites cuvettes." Les fameuses cupules.

Le fameux visiteur qui a montré au guide ces cupules, s’appelle Stefan Maeder, il est Allemand et archéologue. Ces petites cuvettes réalisées par l’homme, il en a déjà observé sur d’autres sites en Europe et pour lui leur raison d’être ne fait aucun doute : "C’est une carte du ciel polaire de cette époque-là, il y a environ 6.000 ans avant nous."Un ciel, reproduit grâce à l’informatique, dont le dessin est en effet absolument identique.

Le Mont-Saint-Michel • © Krystel Veillard - France Télévisions

Ce rocher serait donc sacré.

Une sacralité qui aurait traversé les millénaires et dont il y aurait une trace dans les manuscrits les plus anciens du Mont-Saint-Michel. 

"Lorsque au 11e siècle, on construit l’église, indique François Saint-James, on met en scène ce rocher.

Et dans le texte de la Révélation, rédigé au 9e siècle, qui raconte la fondation du Mont, on dit que Saint-Aubert s'est assis sur une pierre pour contempler son œuvre, et qu'on voit la pierre marquée comme par un doigt, par un trou. C’est cet endroit !"

Un rocher relié symboliquement à l’étoile polaire, seul point fixe dans le ciel étoilé.

C'est la croyance d’une porte vers l’au-delà. Cette découverte prouve au moins une chose : le Mont-Saint-Michel n’a assurément pas livré tous ses secrets.

Avec Nicolas Dalaudier 

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22 juillet 2023 6 22 /07 /juillet /2023 19:30
Frère Jean: quand le photographe de stars se fait moine
Le livre de Frère Jean, moine orthodoxe dans les Cévennes, se vend comme des petits pains. Analyse d’un phénomène d’édition…

Publié en mai dernier à quelques milliers d’exemplaires aux éditions Actes Sud (à Arles), La prière du cœur, de Frère Jean, s’est vendu comme des petits pains, à la surprise de tous.

On le réédite donc aujourd’hui.

À l’heure des réseaux sociaux, qu’un petit livre de théologie, écrit par un “obscur” moine orthodoxe des Cévennes vivant dans un petit monastère perché dans les montagnes, soit un phénomène éditorial, est déjà, en soi, le symptôme que tout n’est pas aussi “pourri que cela dans ce royaume du Danemark” pour paraphraser Hamlet…

Une soif de vie spirituelle

Il y aurait ainsi, et même il y a, de façon certaine, une soif d’autre chose, une soif, osons le mot, de vie spirituelle. Frère Jean parle clair et écrit clair.

Cet ancien photographe converti lors d’un reportage qu’il faisait au Mont Athos en 1982, est un homme à part entière, il a tout connu et tout vécu avant d’entrer dans la vie qu’il a choisie.

Ces années d’apprentissage dans un monastère perdu dans le désert de la mer morte l’ont purifié et façonné comme l’épée forgée dans la fournaise.

Revenu dans ses Cévennes natales, Frère Jean vit depuis 1996 au skite Sainte Foy, un petit monastère médiéval qu’il a entièrement restauré, à une trentaine de kilomètres d’Alès.

Cette contrée encore sauvage des Cévennes a toujours été un lieu de refuge : pour les Huguenots victimes des dragonnades sous Louis XIV, pour les Républicains opposés à Napoléon III, pour les Communards, les Juifs, les Résistants, et aujourd’hui, tous ceux qui ont perdu la boule et éprouvent le besoin de se retrouver en laissant leur téléphone portable à l’entrée du monastère : ceux-là, Frère Jean les accueille, les nourrit, et les écoute.

Quand l’Empire Romain commençait à se fissurer, secoué à l’extérieur par les invasions barbares, et transformé à l’intérieur par la propagation du christianisme, deux philosophes stoïciens, socialement situés aux antipodes l’un de l’autre, l’empereur Marc Aurèle et l’esclave Épictète, s’efforcèrent chacun de penser le monde autrement, convaincus que l’Histoire était en train de se faire sous leurs yeux et qu’il n’y avait rien d’autre à faire qu’à accepter et se résigner à la volonté des Dieux…

Leur sagesse consistait donc à apprendre soi-même à se laisser porter par le courant de l’Histoire.

Un baume

Nous sommes dans la même situation qu’eux, en 2023. Notre monde se fissure de toutes parts. En réalité, aucun de nous n’est capable, à titre individuel, d’assimiler et de synthétiser tous les bouleversements qui nous tombent sur la tête, par médias interposés.

Nous n’avons pas la clef. L’angoisse nous submerge. C’est pourquoi la parole d’un simple moine peut être un baume.

Avec Frère Jean, nous accédons à une autre dimension, qui est la dimension de la vie contemplative. Interrogé sur l’antenne de France Inter, début juin, Frère Jean, qui sait y faire avec les journalistes, et qui n’est pas un perdreau de l’année, a évité autant que faire se peut de prononcer le nom de Dieu ou du Christ : ce gaillard va surtout vous parler de la beauté de la nature cévenole, de son jardin potager, de ses tomates, de ses plats cuisinés, des murs de pierres qu’il construit sans ciment, de ses rapports avec les paysans du coin qui lui apportent parfois un lièvre ou un sanglier…

Dans son petit livre, Frère Jean nous raconte sa prière à lui, à la manière des pèlerins russes d’autrefois qui traversaient la steppe et la taïga en méditant.

Pour lui, la prière n’est pas une technique, ni une formule qui s’apprend, mais une ouverture, une manière de vivre et de recevoir la beauté.

La mort, pour lui, n’est pas la fin de la vie mais de l’existence terrestre.

La Vie continue, après notre mort, sous une autre forme.

Le fait que nos sociétés aient mis sous le boisseau cette dimension essentielle explique aussi pourquoi nous sommes seuls, livrés à notre angoisse.

Le phénomène de la consommation de drogue, qui met en péril les fondements de notre civilisation, repose tout entier sur ce vide métaphysique.

À la racine de toutes les catastrophes sociales et politiques, il y a toujours un vide spirituel primordial.

Humble et sans prétention, le petit livre de Frère Jean peut aider chacun de nous à combler ce vide…

La prière du Cœur, éditions Actes Sud, 144 pages

Voir des extraits

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20 juillet 2023 4 20 /07 /juillet /2023 19:47
Icône miraculeuse aux USA

Le 9 mai 2004, jour de la fête des mères aux États-Unis, une icône de Sainte Anne, mère de la Sainte Vierge Marie, située dans l'église orthodoxe russe Notre-Dame de la Joie de tous ceux qui souffrent, à Philadelphie, s'est mise à couler de la myrrhe.

Ce dimanche-là, l'un des paroissiens a signalé au recteur de la paroisse, l'archimandrite Athanasy, que l'icône de Sainte Anne semblait "transpirer".

Après un examen plus approfondi, le père Athanasy a remarqué des coulées de liquide et des gouttelettes visibles.

Des accumulations de liquide ont été observées sur la manchette de la main gauche de Sainte Anne et sur le voile de son épaule gauche.

Des gouttelettes ont également été trouvées ailleurs sur l'icône.

Ce liquide parfumé et légèrement huileux est communément appelé "myrrhe".

Au début, la myrrhe ressemblait à des gouttes de larmes, comme si Sainte Anne pleurait.

Plus récemment, de petits ruisseaux de myrrhe se déplaçant lentement sont apparus à d'autres endroits de l'icône.

L'icône de sainte Anne a été commandée par le père Athanase en 1998, au couvent du Mont des Oliviers à Jérusalem.

Il avait lui-même servi dans ce couvent en 1980-1981.

En 1998, l'icône a été achevée, bénie au Sépulcre de notre Seigneur dans l'église de la Résurrection à Jérusalem, et transportée à Philadelphie. 

À l'automne 2012, l'icône a été transférée au monastère Saint-Tikhon et a un merveilleux parfum céleste, mais elle ne pleure pas actuellement.

L'aide et les guérisons sont toujours apportées par l'icône miraculeuse de Sainte Anne et elle continue à faire des merveilles pour ceux qui l'approchent avec foi.

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