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22 avril 2023 6 22 /04 /avril /2023 19:30


Harald Bluetooth, le roi viking dont le « nom de famille » a donné le nom Bluetooth, les runes hagall et berkana, forment le logo.

À la fin des années 90, l'industrie électronique avait un intérêt particulier à trouver une solution pour connecter sans fil ordinateurs, ordinateurs portables, souris, claviers et autres appareils.

Une technologie standard était nécessaire pour permettre une communication à courte portée et consommant peu de batterie.

L'ingénieur Kardach d'Intel lisait un livre sur les Vikings et l'un des personnages était Harald Bluetooth.

Il l'a proposé et le groupe Bluetooth Spécial Interest (SIG) a été formellement constitué avec des entreprises comme Ericsson, Toshiba, IBM et Intel comme leader.

Une fois que la technologie a été développée, il fallait lui donner un nom.

Un nom n'était pas une simple identification marketing mais il porte un sens métaphorique.

Harald Bluetooth est connu pour unifier les tribus vikings sous la religion chrétienne.

Il a régné au Danemark depuis 958 après JC et aussi en Norvège de 970 après JC jusqu'à sa mort en 986 après JC.

À l'époque, cette région de l'Europe était dominée par les Vikings, dont le système de gouvernement était basé sur des clans familiaux très puissants.

Le roi était une figure dont l'autorité était facilement remise en question.

Mais Harald Bluetooth a unifié pendant son règne les tribus danoises et norvégiennes, propageant la conversion au christianisme.

De la même manière que la technologie sans fil permet d'unifier la communication entre des appareils très différents Kardach a permis de dépasser les rivalités entre ses collaborateurs en unifiant les efforts de tous pour faire aboutir ce projet.
 

UN LOGO BASÉ SUR LES RUNES

Le logo ne peut être moins que le nom et pour le dessiner, les runes des initiales du roi ont été choisies.

Les « H » et « B » de Harald Bluetooth proviennent du hagall et du berkana, les représentations correspondantes dans l'alphabet runique.

Le dessin de la deuxième est plus familier, un ‘B’ composé d'un bâton vertical et de chemins triangles attachés, tandis que le premier consiste en un bâton vertical croisé par un X au milieu.

Le mélange des deux runes a donné le logo bluetooth.

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17 avril 2023 1 17 /04 /avril /2023 19:30

Sacrifier c’est, littéralement, « faire sacré ».

Comme si l’acte de mettre à mort précédait ce que nous nommons le sacré.

Les travaux de ­René ­Girard vont dans ce sens.

Selon l’anthropologue, le sacré, comme la vie sociale qui s’organise à partir de lui, naît d’un premier meurtre.

Sitôt que les hommes vécurent durablement ensemble, la rivalité s’installa.

Rien ne pouvait mettre un terme à celle-ci, sinon le déchaînement soudain de la violence du groupe sur l’un de ses membres.

Étrangement, ce premier meurtre ramena la paix.

On prêta alors à la victime le pouvoir d’un dieu. De là naquit la pratique sacrificielle dont le rôle est de prévenir le retour de la violence en répétant, sur un mode rituel, le meurtre fondateur.

Un être sans défense, plutôt extérieur à la communauté (un bébé par exemple) ou tenu à son écart (une vierge « consacrée »), est donné en offrande.

On chargeait ainsi « la victime émissaire » de nos violences, de nos fautes, de tout ce dont une communauté voulait se purifier.

Selon ­Girard, le recouvrement de la cohésion sociale par la ritualisation de sa propre violence repose sur l’ignorance du « mécanisme sacrificiel ».

Le groupe ignore l’innocence de la première victime. En sacrifiant l’enfant, il croit satisfaire aux dieux – tandis qu’il ne fait que perpétuer un meurtre.

Il faudra toute l’histoire du peuple juif, puis le Christ, pour enrayer le mécanisme sacrificiel : en déclarant qu’il est Dieu tout en prenant sur lui nos péchés, le Christ révèle que les boucs émissaires sont innocents des maux dont on les charge.

Il n’y a dès lors plus qu’un sacrifice qui plaise à Dieu : le sacrifice de louanges.

La pratique chrétienne tient en un paradoxe : célébrer le sacrifice qui mit fin aux sacrifices.

L’Église apparaît ainsi comme la tentative de former une communauté autour, non plus de la victime sacrifiée (« Tous contre un »), mais du refus commun des mécanismes d’exclusion et de mise à mort.

Que devient le sacrifice dans un monde où la pratique chrétienne, « contre-sacrificielle », ne cesse de reculer ?

Serons-nous d’autant plus affranchis de la logique sacrificielle que nous ignorerons davantage son existence ?

En dehors de tout esprit partisan, éveillé seulement par la pensée de ­Girard, j’ai été frappé d’entendre, dans tous les médias comme à l’Assemblée, discuter de la nécessité de « sanctuariser le droit à l’IVG ». « Sanctuariser » : le mot est fort.

Lui aussi signifie « faire sacré ».

Dans un même registre, lors de son discours au Parlement du 24 novembre, M. Dupond-Moretti entendait, « d’une main tremblante », « consacrer » le droit à l’avortement.

Prendre conscience de la logique sacrificielle, c’est déjà en limiter l’emprise.

Aussi ne s’agit-il pas, dans un débat vain, d’opposer aux droits des femmes ceux de « la vie naissante ».

Les victimes de ce retour du sacré pourraient d’ailleurs être les femmes elles-mêmes : si elles jouissent d’un « droit sacré », les pouvoirs publics ne sont-ils pas légitimés dans le fait de ne plus offrir les moyens décents de les accompagner ?

Il ne fait nul doute qu’il est des situations douloureuses, des vies dont l’accueil nous paraît impossible.

Et certes, ce n’est pas l’acte, mais le droit à l’avortement que le gouvernement veut placer au fondement de notre République.

Il m’apparaît seulement dommage qu’une société qui ne cesse de rendre l’accueil d’un enfant économiquement difficile et plus angoissant, en vienne de surcroît à tenir pour sacré un droit dont la jouissance n’est jamais, en elle-même, une joie.

Martin SteffensPhilosophe (1)

(1) Dernier ouvrage : Être père, c’est… Salvator, 138 p., 9,90 €.

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15 avril 2023 6 15 /04 /avril /2023 19:27

Dans le soufisme, l’élévation spirituelle se fait à travers l’élévation de l’âme des niveaux les plus bas, niveaux denses, charnels, attachés au bas monde, aux niveaux les plus hauts, subtils, libres et rattachés uniquement à Dieu.

Certains soufis mentionnent deux, trois ou quatre niveaux.

D’autres en ont relevé sept, l’appellation desquels est puisée dans le Coran.

Le premier niveau, appelé l’âme qui incite au mal (al nafs al ammara bil-su’) correspond au niveau de l’âme qui demande à assouvir ses désirs et instincts et qui ne suit pas les commandements divins (voir Yusuf 12 : 53).

Le deuxième niveau, plus élevé, est appelé l’âme blâmante (al-nafs al lawwama), qui arrive à discerner le bien du mal et à avoir un sentiment de culpabilité par rapport au mal qu’elle commet (voir Al Qiyama 75 : 2).

Le troisième niveau correspond à l’âme dite inspirée (al nafs al mulhama), à laquelle Dieu inspire le bien.

Toutes les bonnes œuvres ou pensées qui émanent de l’âme à ce niveau sont d’inspiration divine, tandis que les mauvaises proviennent de l’imitation des lois du monde de la matière (voir Al-Shams 91 : 7-8).

Ceci en fait prouve que le sentiment de culpabilité est un sentiment qui ne devrait pas nous accompagner toute notre vie, mais seulement au deuxième niveau de l’élévation spirituelle, et n’a plus de raison d’être à partir du troisième.

Le quatrième niveau est celui de l’âme apaisée (ou al nafs al mutma’inna).

À ce niveau-là, elle a atteint la quiétude, s’étant éloignée de tous les vices.

Le verset qui la mentionne, est suivi par un autre qui cite les niveaux cinq et six, et ces versets sont habituellement inscrits sur les tombes musulmanes : « Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée » (Al Fajr 89 : 27-28).

Ainsi, le cinquième niveau est celui de l’âme satisfaite (al-nafs al-radiya), qui se remet à Dieu en tout.

Cette âme est contente car elle est en accord avec tout ce qui se passe avec elle ; elle est sereine car elle ne demande pas autre chose que ce qui est.

Selon la soufie Rabia Al Adawiyya, on ne peut pas demander à Dieu d’être satisfait de nous si nous ne sommes pas satisfaits de Lui.

Et nous sommes satisfaits de Lui lorsque l’épreuve et la grâce nous procurent la même joie, car toutes deux viennent de Lui.

Suit alors le sixième niveau de l’âme qui est agréée par Dieu (an-nafs al mardiyya).

Elle se reconnaît par les bonnes mœurs, par la bonté envers les créatures et par le fait qu’elle laisse tout ce qui n’est pas Dieu, et ne recherche que le rapprochement avec son Créateur.

Enfin, le septième niveau est celui de l’âme parfaite (an-nafs al kamila), qui a atteint sa perfection intérieure, qui est réalisée en Dieu. Celle-ci n’est pas mentionnée dans le Coran, mais représenterait plutôt le stade où la personne est dorénavant si transparente et si imbue de la Parole divine, qu’elle devient elle-même Coran parlant.

Nayla TabbaraThéologienne musulmane libanaise (1)

(1) Autrice de L’Islam pensé par une femme, avec Marie Malzac, Bayard, 250 p., 16,90 €.

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