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29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 22:46

pope-benedict-xvi-writingLes temps modernes ont fait grandir l'espérance de l'instauration d'un  monde parfait qui, grâce aux connaissances de la science et à une politique scientifiquement fondée, semblait être devenue réalisable.  

 

Ainsi l'espérance biblique du règne de Dieu a été remplacée par l'espérance du règne de l'homme, par l'espérance d'un monde meilleur qui serait le véritable « règne de Dieu ».

 

Voilà, en fin de compte, ce qui semblait être l'espérance, grande et réaliste, dont l'homme avait besoin ; elle était en mesure de mobiliser – pour un certain temps – toutes les énergies de l'homme...

 

Mais au cours du temps il est devenu clair que cette espérance s'éloignait toujours plus. On s'est rendu compte que c'était peut-être une espérance pour les hommes d'après-demain, mais non une espérance pour moi.

 

Et bien que le « espérer pour tous » fasse partie de la grande espérance humaine - en effet, je ne peux pas devenir heureux contre les autres et sans eux - il reste vrai qu'une espérance qui ne me concerne pas personnellement n'est pas une véritable espérance. Et il est devenu évident qu'il s'agissait d'une espérance contre la liberté...

Nous avons besoin des espérances - des plus petites ou des plus grandes - qui, au jour le jour, nous maintiennent en chemin.

 

Mais sans la grande espérance, qui doit dépasser tout le reste, elles ne suffisent pas. Cette grande espérance ne peut être que Dieu seul, qui embrasse l'univers et qui peut nous proposer et nous donner ce que, seuls, nous ne pouvons pas atteindre.

 

Précisément, le fait d'être gratifié d'un don fait partie de l'espérance. Dieu est le fondement de l'espérance – non pas n'importe quel dieu, mais le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu'au bout (Jn 13,1) – chacun individuellement et l'humanité tout entière.

 

Son règne n'est pas un au-delà imaginaire, placé dans un avenir qui ne se réalise jamais ; son règne est présent là où il est aimé et où son amour nous atteint.


Pape Benoît XVI
Encyclique « Spe Salvi » § 30-31 (trad. © Libreria Editrice Vaticana rev.)

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 22:22

 

 

23.1
Cantique de David.
L'Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien.

23.2
Il me fait reposer dans de verts pâturages,
Il me dirige près des eaux paisibles.

23.3
Il restaure mon âme,
Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de son nom.

23.4
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi:
Ta houlette et ton bâton me rassurent.

23.5
Tu dresses devant moi une table,
En face de mes adversaires;
Tu oins d'huile ma tête,
Et ma coupe déborde.

23.6
Oui, le bonheur et la grâce m'accompagneront
Tous les jours de ma vie,
Et j'habiterai dans la maison de l'Éternel
Jusqu'à la fin de mes jours.

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 22:13

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      Laissons éclater notre joie, mes frères, aujourd'hui comme hier. Si les ombres de la nuit ont interrompu nos réjouissances, le jour saint n'est pas achevé...: la clarté que répand la joie du Seigneur est éternelle. Le Christ nous illuminait hier ; aujourd'hui encore resplendit sa lumière. « Jésus Christ est le même hier et aujourd'hui » dit le bienheureux apôtre Paul (He 13,8). Oui, pour nous le Christ s'est fait le jour. Pour nous, il est né aujourd'hui, comme l'annonce Dieu son Père par la voix de David : « Tu es mon fils ; aujourd'hui je t'ai engendré » (Ps 2,7). Qu'est-ce à dire ? Qu'il n'a pas engendré son fils un jour, mais qu'il l'a engendré jour et lumière lui-même...

      Oui, le Christ est notre aujourd'hui : splendeur vivante et sans déclin, il ne cesse d'embraser le monde qu'il porte (He 1,3) et ce flamboiement éternel semble n'être qu'un jour. « Mille ans sont à tes yeux comme un seul jour » s'écrie le prophète (Ps 89,4). Oui, le Christ est ce jour unique, parce que unique est l'éternité de Dieu. Il est notre aujourd'hui : le passé, enfui, ne lui échappe pas ; l'avenir, inconnu, n'a pas de secrets pour lui. Lumière souveraine, il étreint tout, il connaît tout, à tous les temps il est présent et il les possède tous. Devant lui, le passé ne peut pas s'effondrer, ni l'avenir se dérober... Cet aujourd'hui n'est pas le temps où selon la chair il est né de la Vierge Marie, ni celui où selon la divinité, il sort de la bouche de Dieu son Père, mais le temps où il est ressuscité d'entre les morts : « Il a ressuscité Jésus, dit l'apôtre Paul ; ainsi est-il écrit au psaume deuxième : ' Tu es mon fils ; aujourd'hui je t'ai engendré ' » (Ac 13,33).

      Vraiment, il est notre aujourd'hui, quand, jailli de la nuit épaisse des enfers, il embrase les hommes. Vraiment, il est notre jour, celui que les noirs complots de ses ennemis n'ont pas pu obscurcir. Nul jour mieux que ce jour n'a su accueillir la lumière : à tous les morts, il a rendu et le jour et la vie. La vieillesse avait étendu les hommes dans la mort ; il les a relevés dans la vigueur de son aujourd'hui.

 

Saint Maxime de Turin (?-v. 420), évêque
Sermon 36 ; PL 57, 605 (trad. coll. Icthus t. 10, p. 262)

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