Vous trouverez ici des textes extraits de mes écoutes et lectures "spirituelles". Si un mot, une phrase, une
pensée, touche votre coeur c'est que Dieu vous a fait signe par les mots de ceux qu'Il inspire.
Notre-Dame de Guadalupe (en espagnol : Nuestra Señora de Guadalupe) ou Vierge de Guadalupe (en espagnol Virgen de Guadalupe) est, au Mexique, le nom donné à la Vierge Marie qui serait apparue, s...
Nous avons célébré l’Incarnation du Verbe de Dieu Créateur, Dieu « dans un homme » selon l’expression de Saint Athanase d’Alexandrie.
J’aimerais partager avec vous, une nouvelle fois, une célèbre méditation sur la Nativité de notre père Saint Jean de Saint-Denis.
Le 23 décembre 1956, celui qui était encore le père Eugraph Kovalevsky avait prononcé à l’Hôtel des Sociétés Savantes de Rouen, une conférence sur la naissance du Christ, à la fin de laquelle il rappelait les trois groupes d’êtres qui entourent Jésus naissant : les bergers, les mages et les animaux-serviteurs : le bœuf et l’âne.
Les bergers sont des hommes simples, presque illettrés, leur caractéristique est qu’ils veillent la nuit sur leurs troupeaux : « les premiers capables de comprendre l’avènement du Christ sont ceux qui veillent dans la simplicité pendant la nuit : le chemin le plus direct pour atteindre la connaissance parfaite et reconnaitre dans l’Enfant de la crèche le Dieu éternel, c’est de garder l’état de vigilance au sein de toutes les nuits de l’humanité, veiller dans la prière même si cela semble sans résultat. »
Le chemin des mages c’est le voyage spirituel, le long
tâtonnement, la route interminable, l’âme qui cherche, qui creuse, qui questionne ; si elle ne trouve pas ce qu’elle cherche c’est qu’elle s’est arrêtée à mi-course : « L’humanité entière arrivera jusqu’au Christ par une lente évolution, à condition d’aller jusqu’au bout. Le chemin des mages est un voyage sans répit… toujours en avant ! »
Enfin les animaux : le bœuf et l’âne ; ils ne sont pas cités dans les Evangiles, ils nous viennent tout droit du prophète Isaïe. Ce sont des êtres de peine, des esclaves de l’homme : l’âne porteur de fardeaux, le bœuf qui tire la charrue et qui n’a même plus la capacité d’être un animal normal, ni père, ni mère… « ils représentent les âmes dépourvues peut-être d’évolution spirituelle, des âmes de peine, qui peinent dans cette vie pour leurs familles, pour elles-mêmes, pour l’humanité ; ces âmes-là aussi seront introduites mystérieusement dans la grotte où vient au monde le Dieu éternel ! »
Voilà les trois types d’hommes qui adorerons le Christ ! A nous de choisir entre les deux premières catégories, car la troisième ne se choisit pas, elle est subie.
Voyageons sans repos avec les mages ou veillons dans la nuit comme les bergers, mais soyons assurés que, au bout de la nuit, au bout du chemin, nous trouverons, nous verrons de nos yeux et nous entendrons de nos oreilles le Verbe éternel de Dieu.
On fête aujourd’hui une triple naissance où chaque chrétien devrait trouver une réjouissance et un bonheur si grands qu’il en soit mis hors de lui-même ; il y a de quoi le faire entrer en des transports d’amour, de gratitude et d’allégresse...
La première et la plus sublime naissance est celle du Fils unique engendré par le Père Céleste dans l’essence divine, dans la distinction des Personnes.
La seconde naissance fêtée aujourd’hui est celle qui s’accomplit par une mère qui, dans sa fécondité, a gardé l’absolue pureté de sa virginale chasteté.
La troisième est celle par laquelle Dieu, tous les jours et à toute heure, naît en vérité, spirituellement, par la grâce et l’amour, dans une bonne âme.
Cette tout aimable naissance doit se réaliser en chaque âme bonne et sainte, tous les jours et à chaque instant, si elle veut bien y donner une amoureuse attention ; car pour sentir en nous cette naissance et en prendre conscience, il faut une concentration et un rappel de toutes nos facultés.
Alors, dans cette naissance, Dieu devient tellement nôtre, Il se donne à nous en telle propriété, que personne n’a jamais rien eu en si intime possession...
Il ne doit rester en nous qu’une simple et pure recherche de Dieu, sans plus aucun désir d’avoir rien qui nous soit propre, et en quelque manière que ce soit, sans aucun désir d’être, de devenir ou d’obtenir quelque chose qui nous soit propre, mais avec la seule volonté d’être à Lui, de Lui faire place de la façon la plus élevée, la plus intime avec Lui pour qu’Il puisse accomplir Son œuvre et naître en nous, sans que nous y mettions obstacle...
C’est pourquoi, tu dois te taire : alors le Verbe de cette naissance pourra être prononcé en toi et tu pourras l’entendre ; mais sois bien sûr que si tu veux parler, Lui doit se taire.
On ne peut mieux servir le Verbe qu’en se taisant et en écoutant. Si donc tu sors complètement de toi-même, Dieu entrera tout entier ; autant tu sors, autant Il entre, ni plus ni moins...
Sermon 1 pour la fête de Noël » de Jean Tauler – « Initiation à Jean Tauler » de Suzanne Eck, le cerf