Vous trouverez ici des textes extraits de mes écoutes et lectures "spirituelles". Si un mot, une phrase, une
pensée, touche votre coeur c'est que Dieu vous a fait signe par les mots de ceux qu'Il inspire.
Maintenant, vous êtes en colère, découragé et attristé, pensant que le Père céleste retarde sa réponse.
Cependant, je vous dis que même cela se produira comme vous le souhaitez - et cela se produira certainement - mais d'abord, vous devez prier de tout votre cœur, puis attendre.
Et lorsque vous cesserez de désirer et de demander ce que vous cherchez, alors cela viendra à vous comme un cadeau de votre patience.
Si, en priant et en demandant, vous approchez du désespoir, alors l'accomplissement de votre demande est proche.
Le Christ veut guérir une passion cachée en vous, et c'est pourquoi Il tarde à exaucer la demande.
Cependant, si vous la recevez plus tôt que vous ne le désirez, la passion reste non guérie en vous.
Si vous attendez, vous recevez à la fois ce que vous avez demandé et la guérison de la passion.
Alors vous vous réjouissez d'une grande joie et remerciez chaleureusement Dieu, qui gère sagement toutes choses et les rend bénéfiques pour nous.
Saint Joseph l'hésychaste
Extrait de “Testimonies of Monastic Experience” – Elder Joseph the Hesychast, Evanghelismos Publishing House.
Héros de guerre, musicien, poète, mystique et martyr, c'est l'une des figures les plus attachantes de sainteté du XXe siècle dont le procès de béatification vient de s'ouvrir.
Né en 1921 en Angleterre, fils de clergyman anglican, John Bradburne est un véritable personnage de roman.
Jeune excentrique qui passe une partie de sa jeunesse dans les arbres, il sera un héros de la Seconde Guerre mondiale (il combattra en Asie).
À son retour, il se convertit au catholicisme et cherche sa voie à travers monastères et couvents avant de la trouver : il sera vagabond de Dieu, disciple de st François, bouffon du Christ et troubadour de la Vierge Marie !
Il se lance sur les routes d'Europe et de Terre sainte, ermite ou SDF, et pratique des dizaines de métiers, tour à tour maître d'école, fossoyeur, maçon, vendeur, sacristain, éboueur, présentateur de télévision, comédien ou gardien.
Puis il part en Afrique (Rhodésie) et y découvre, en 1969, Mtemwa, un lieu sinistre où une centaine de lépreux attendent la mort. Il décide de vivre avec eux et se fait infirmier, gestionnaire, cuisinier, confident, et même croque-mort. Mtemwa devient une oasis de paix, de foi et de joie.
Quand le centre est pris dans la tourmente de la guerre civile, John défend ses amis lépreux contre tous. Rejeté par les Blancs comme par les Noirs, il est kidnappé et assassiné le 5 septembre 1979.
Depuis son martyre, son culte se répand et les miracles fleurissent. Musicien et surtout poète, le plus grand de langue anglaise du XXe siècle par l'ampleur de son oeuvre, John Bradburne a vécu une étonnante aventure spirituelle.
Son itinéraire montre que la recherche de Dieu peut remplir et combler une vie d'homme, et plus encore.
"un homme remarquable, mais certes étrange. C'était un catholique qui ne le cachait pas. Oui, il faisait le fou mais il ne l'était pas du tout, c'était une façon de déguiser sa vie spirituelle profonde et sa sainteté, en chantant dans les rues ou en jouant de la flûte ...." (sr Camillia)
L’évêque d’Angers a béni, vendredi 8 septembre, la maison diocésaine du sanctuaire de Béhuard et consacrera son diocèse à Notre-Dame, à l’occasion d’une messe en plein air.
Ce sanctuaire marial, situé dans une île sur la Loire, est en train de redevenir l’un des poumons spirituels de l’Anjou.
Ce dimanche-là, un soleil radieux inonde Béhuard, seule commune insulaire du Maine-et-Loire, qui a aussi pour particularité d’abriter un sanctuaire marial en pleine effervescence.
Dans la cathédrale de verdure qui accueille la messe en plein air, les bancs et les chaises colorées ne sont pas suffisants pour permettre à tous de s’asseoir. Nombre de familles sont venues assister à la bénédiction des cartables, organisée dans une ambiance joyeuse à la fin de la célébration sous les frondaisons.
« Dans ce secteur, beaucoup de jeunes familles se sont installées et elles ont besoin de lieux qui nourrissent leur foi », témoignent René et Anne-Cécile, 47 et 38 ans, investis de longue date dans la vie du sanctuaire et sa liturgie.
Parents de cinq enfants de 2 à 15 ans, ce couple de viticulteurs savoure le « refleurissement » du sanctuaire depuis quelques années.
Un mot qu’ils préfèrent à celui de renaissance. « Il n’est jamais mort car des chrétiens se sont toujours investis pour le sauver », expliquent-ils.
Chaque mercredi soir, eux-mêmes animent une chorale ouverte à tous, destinée à préparer les chants des messes célébrées en plein air ou dans la chapelle construite sur un rocher au centre de ce village de 125 habitants, qui abrite la précieuse vierge noire de Béhuard.
Un engagement salué par le père Bertrand Chevalier, énergique recteur du sanctuaire, installé par Mgr Emmanuel Delmas en septembre 2019.
L’évêque avait assigné un triple objectif au recteur et à son conseil de laïcs (1) : faire rayonner le sanctuaire, accueillir les touristes comme des pèlerins et faire office de laboratoire d’idées et de créativité.
D’importants travaux, financés par le diocèse et des dons – 2,3 millions d’euros au total – ont permis de rénover la maison diocésaine et une ferme attenante, qui était encore en ruine en février dernier.
Cette dernière abrite au rez-de-chaussée une boutique de livres et objets religieux donnant sur une terrasse et un four à pain, avec vue imprenable sur la Loire.
À l’étage, elle pourrait bientôt accueillir trois religieuses du Verbe incarné, une communauté originaire d’Argentine.
À deux pas de là, la maison diocésaine de Béhuard, qui héberge à l’année une famille, un étudiant et un jeune professionnel, se veut ouverte à tous (retraites, événements diocésains…).
Elle dispose de grandes salles de réunion et à manger, de chambres, de dortoirs et d’un bel oratoire.
Plusieurs décorateurs et artistes sublimé les lieux : fresque aux oiseaux, murs colorés ornés de phrases de l’Évangile…
« L’idée, c’est que tout le monde s’y sente bien, du plus pauvre au plus aisé, car tout le monde a droit à la beauté », résume le père Chevalier, qui s’appuie sur des hospitaliers et bénévoles pour assurer cette mission.
« Être au service de ce lieu procure une grande joie », confie Catherine, négociante en fruits dans la région. Membre du conseil du recteur, elle veille à soigner cet accueil.
« Quand on vient ici déposer ses soucis, on en repart plein de force. » Au-delà des messes quotidiennes et des temps de prière, l’équipe de Béhuard regorge d’idées pour répondre à tous les besoins spirituels.
Une journée mensuelle de halte pour les femmes débutera fin septembre et une catéchèse Montessori en octobre. Des retraites pour les couples et les hommes devraient suivre.
Pour Anne-Cécile et René, la force du lieu tient à son caractère populaire. « Marie touche facilement le cœur des gens, même les plus éloignés de l’Église », assurent-ils.
D’autant que la vierge noire de Béhuard n’en finit pas de dévoiler ses secrets. On savait déjà que certaines de ses robes avaient été offertes par Poppy, ancienne couturière des stars, dont Brigitte Bardot.
Lors du confinement, le recteur a voulu nettoyer son sceptre, datant du XVe siècle.
Il a découvert qu’il était serti de pierres précieuses très anciennes, dont de superbes opales d’Éthiopie. Un trésor bien caché que les fidèles découvriront peut-être lors des prochaines célébrations à Béhuard.
Florence Pagneux
Jusqu’à maintenant, on se tournait vers Notre-Dame de Béhuard pour l’invoquer afin d’être sauvé du péril des eaux, des maladies ou de la guerre ; mais, même si cette attitude est toujours présente à travers les prières des visiteurs et des pèlerins, nous sommes devenus davantage conscients de la nature qui nous environne, de laquelle nous sommes tirés et pour laquelle nous devons agir en vue de sa « sauvegarde ».
On prie moins pour se protéger de la nature que pour la protéger.
Or justement, si autant de gens viennent à Béhuard, c’est parce que dans ce lieu, la nature est belle (une île sur la Loire), le village est beau (ayant le label « petite cité de caractère »), et tous, croyants ou non, sont attirés par la chapelle juchée sur le rocher.
Ainsi Béhuard est un lieu de paix et d’harmonie, signe de la nouvelle naissance d’une humanité divisée !
N’est-ce pas de cette manière que l’on pourrait dénommer Marie à Béhuard : Notre Dame de paix et d’harmonie ?
repères
Une longue histoire Ve siècle. Saint Maurille, évêque d’Angers, dédie l’île de Béhuard à la Vierge Marie, en remplacement d’une divinité païenne, protectrice des marins, suppliant Notre Dame d’être la protectrice des riverains et des mariniers.
XVe siècle. Sauvé de la noyade, le roi Louis XI devient le bienfaiteur de Béhuard et agrandit l’église. Elle devient un haut lieu de pèlerinage, relancé par Mgr Freppel en 1 873.
1923. La vierge noire de Béhuard est couronnée au nom du pape Pie XI devant 40 000 personnes.
1918. Ouverture d’un orphelinat par l’abbé Grangereau.
1928. Inauguration d’un calvaire et d’un autel en plein air, en souvenir de la Grande Guerre.
1952. Fermeture de l’orphelinat qui deviendra une maison pour les prêtres puis un foyer logement pour prêtres âgés.
(1) L’équivalent d’une équipe d’animation pastorale.
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