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27 août 2022 6 27 /08 /août /2022 19:31

Celui qui pèche moins se sent plus coupable que celui qui pèche souvent 


Hiéromoine Séraphin (Rose)

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26 août 2022 5 26 /08 /août /2022 19:30

Unique icône représentant la Théotokos berçant le Christ crucifié :
l'icône de la Panagia de Harou ( Vierge de la mort )

L'île de Lipsi (Leipsoi) célèbre une grande fête : le miracle annuel de la floraison inexpliquée de 6 lys blancs devant l'icône de la Panagia de Harou

En 1943, pendant l'occupation nazie, une famille dont la maison était adjacente à l'église a essayé fidèlement et respectueusement de conserver une partie de sa maigre réserve d'huile afin d'allumer la veilleuse de la Vierge.

Le 25 mars 1943, jour de la fête de l'Annonciation, la plus jeune fille de la famille déposa six lys blancs devant l'icône de la Panagia, accompagnés d'une prière pour une libération rapide du pays.

Les lys se sont fanés, puis au mois d'août, les fleurs ont commencé à renaître et le 23 août, 12 bourgeons avaient poussé et dégageaient un beau parfum.

Depuis lors, ce miracle se répète chaque année, sauf l'année de la mort de la jeune femme pieuse qui a apporté les fleurs à l'église.

L'icône célébrée tous les 23 août : les tiges fanées refleurissent chaque année. 

Au printemps, les fidèles déposent des lys sur l'icône et les fleurs sont déposées et se fanent.

La Panagia tou harou est le temps fort religieux et festif de la petite île du Dodécanèse.

Et pour cause : cette icône miraculeuse de la Vierge est un phénomène qu'aucune recherche scientifique n'a pu élucider à ce jour.

Les branches séchées des fleurs de lys blancs qui décorent la représentation de la Vierge tenant dans ses bras le Christ crucifié sont l'objet d'un curieux phénomène.

Offertes à l'icône il y a 80 ans par une jeune fille de l'île, les tiges fanées recommencent inlassablement à bourgeonner tous les ans à partir du 25 mars, au point que les fleurs atteignent leur épanouissement total le 23 août.

Le jour de la célébration, elles fleurissent et dégagent un agréable parfum.

Après les grandes vêpres, les pèlerins et les habitants de l'île se retrouvent autour d'une fête où l'on mange, boit et danse au son de la musique traditionnelle.

La fête populaire que ce miracle occasionne chaque année attire dans l'île des fidèles venus des îles voisines qui s'ajoutent aux 700 habitants de Lipsi.

Procession, musique, danses populaires et produits du terroir, cette étrange floraison donne lieu à 3 jours de festivités émouvantes.

Panagia tou Harou est le nom de l’icône unique qui représente la Vierge Marie berçant le Christ crucifié, plutôt que l’enfant Christ, d’où son nom (haros en grec signifie « mort »). Cette icône se trouve dans l’église Saint-Jean-le-Théologien, Leipsoi (Grèce). La commémoration annuelle de l’icône a lieu le 23 août 

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25 août 2022 4 25 /08 /août /2022 19:39

Les textes sacrés nous parlent à plusieurs reprises du Christ comme de l'Epoux.

C'est une notion sur laquelle il convient de s'attarder.

Notre consécration n'est pas autre chose que les fiançailles ou les noces de l'âme avec un céleste époux.

Imaginons un instant que nous sommes au Moyen Age, au temps des seigneurs et des châteaux.

Une jeune fille pauvre s'est égarée dans la forêt. Le vent a défait ses cheveux. Elle a achevé de déchirer ses haillons aux ronces et aux épines des fourrés. Exténuée de fatigue et de faim, elle se laisse choir sur le gazon d'une clairière.

Or un bruit dans la forêt se fait entendre. Le galop d'un cheval rapproche. Le jeune seigneur, chevauchant dans la forêt, fait halte à la clairière, Il voit cette pauvresse. Il s'apitoie. Il voit, au delà des haillons et des hardes, qu'en un autre milieu elle aurait l'allure d'une princesse, Il la fait monter en croupe, la conduit en son château, lui fait apporter les plus beaux habits, les plus riches bijoux. Il l'installe en la chambre la plus belle, lui remet une harpe et ne lui demande tous les jours de sa vie que de chanter pour lui être agréable.

Voilà sommairement et bien imparfaitement ce qui est arrivé à l'âme pécheresse le jour où le Christ l'a enlevée en les palais de sa Grâce inconcevable.

Vous le comprenez bien, désormais toutes les richesses du roi sont siennes. A elle de les faire valoir.

A ce faire, il a fallu deux choses : un abandon confiant de la part de l'âme et une identification au désir de son roi. Est-il besoin de préciser que ce qui a été demandé à la pauvresse est bien peu de chose à côté de la grande bienveillance et de la condescendance du prince ?

En spiritualité, il en est de même.

Cette identification de nos âmes avec le bon vouloir divin dépend plus du Christ que de nous. Si nous faisons un pas vers Lui, Il en fait mille vers nous. Si nous Lui donnons un minuscule hochet de nos possessions, Il Se donne Lui-même tout entier.

C'est ce qui a fait dire souvent que Dieu ne Se laisse pas vaincre en générosité !

Ainsi l'emploi du temps de l'âme transportée dans le château divin consiste à regarder avec admiration son Roi et à employer tous ses temps et forces à Lui plaire en tout et pour tout pour l'amour de Lui et à toujours chanter ses louanges et ses actions de grâces pour tant de bienfaits dont II nous a déjà comblés et qu'Il ne cesse de nous perpétuer.

Dans l'exercice de ce vouloir et dans son exact accomplissement, l'âme qui s'est remise aussi entièrement à son Roi, non seulement se plie, se soumet, se préoccupe des divines inspirations, mais il se trouve qu'elle s'en nourrit encore.

De même, un bon apprenti qui s'est donné avec amour à son métier, au fur et à mesure qu'il avance dans son exercice, acquiert de pur en jour une dextérité et une habileté toujours plus grandes.

Ce talent qu'il exerce devient un goût suave en son cœur, un contentement, une joie profonde qui transfigure littéralement le devoir quotidien du travail pour en faire une œuvre d'art, à laquelle dans le cœur de l'ouvrier s'adresse un chant ineffable d'amour.

C'est cette attitude du cœur chez l'artisan qui nous a valu les belles cathédrales que nous connaissons et aimons, ainsi que les styles si recherchés.

L'âme donc a acquis, elle aussi en l'exercice de l'amour, un talent, une dextérité, une suavité, mais surtout un immense équilibre, une égalité sereine que rien ne peut plus troubler désormais.

Ainsi, là où le désordre de la nature pécheresse s'imposait, règne désormais l'ordre souverain de la grâce divine.

De même que notre pauvresse a été emmenée au château et dans ses beaux atours a pris les habitudes de la vie aristocratique, de même l'âme ainsi occupée au service de son Roi divin, acquiert le racé des gens de cour et irradie désormais au-dehors l'ordre intérieur rétabli.

C'est à ce moment que l'âme, pénétrée des grâces de Dieu, diffuse à l'extérieur les richesses intérieures.

Elle est désormais dans l'attitude qui convient pour s'occuper avec zèle de l'avènement du règne de Dieu parmi les hommes !

Détentrice du trésor inépuisable, la nouvelle reine va désormais pouvoir assister son roi et distribuer avec largesse ses encouragements au peuple de la peine !

Enseignement de Saint Tugdual de Saint-Dolay

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