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16 avril 2018 1 16 /04 /avril /2018 22:55
Saint Siméon le Stylite

Saint Siméon le Stylite (389-459) marque par la radicalité de sa vie. Il passa trente-neuf ans au sommet d’une colonne de pierre pour échapper au monde et vivre dans la prière quasi continue.

Siméon naît vers 389 dans le village de Sis, aux confins de la Cilicie et de la Syrie. Ses parents, de simples bergers fervents chrétiens, le font baptiser au berceau.

C’est à l’âge de 13 ans que Siméon vit une conversion, un jour qu’il accompagne ses parents à l’église. Frappé par les paroles qu’il entend alors, il désire ardemment mener une vie de prière.

Il entre au monastère de Teleda à l’âge de 16 ans, mais pratique une ascèse telle que les supérieurs lui demandent de quitter la communauté.

Suivent plusieurs années de privations et de prières intenses, durant lesquelles il vit enfermé dans une cabane puis retiré sur le mont Siméon, en Syrie.

Des foules de pèlerins commencent alors à abonder autour de lui. Pour leur échapper, Siméon a l’idée de monter sur une colonne de six coudées (env. 2,70 m), puis de douze coudées (env. 5,40 m), puis de vingt-deux coudées (env. 10 m) et finalement de quarante coudées (env. 18 m).

Il y vit continuellement, couvert seulement de son bonnet et résistant à la chaleur de l’été et au froid glacial de l’hiver.

Deux fois par jour, il parle et enseigne, encourageant ses visiteurs à la pratique des vertus.

Sa renommée se répand dans le monde entier, jusqu’à l’empereur byzantin Théodose II et à son épouse Eudoxie puis à l’empereur Léon à qui Siméon donnera sa mélote (tunique de berger) au moment de sa mort, le 1er septembre 459. Autour de sa colonne, on construit des sanctuaires en croix dont les ruines sont encore visibles aujourd’hui dans le nord de la Syrie.

Sa vie a inspiré de nombreux imitateurs et adeptes, notamment son homonyme Siméon dit le Jeune. Il est fêté le 26 janvier en Occident et le 1er septembre en Orient.

Appelé dans un songe

« Il avait treize ans, quand un jour, à l’église, il entendit lire ces paroles : “Bienheureux ceux qui pleurent ! Bienheureux ceux qui ont le coeur pur !” Éclairé par la grâce, embrasé du désir de la perfection, il se met en prière, s’endort et fait un songe : “Il me semblait, dit-il, que je creusais les fondements d’un édifice ; quand je crus la fosse assez profonde, je m’arrêtai : ‘Creuse encore !’ me dit une voix. Par quatre fois je repris mon travail et je m’arrêtai, et par quatre fois j’entendis la même parole : ‘Creuse encore !’ Enfin la voix me dit : ‘C’est assez ! Maintenant tu peux élever un édifice aussi haut qu’il te plaira.’” »
(Vie des saints pour tous les jours de l’année, abbé Jaud, 1950)

Saint Siméon le Stylite

La Vie de sainte Geneviève, rédigée en latin, date du VIe siècle. Il y a la présence en plein milieu de cette œuvre d’une référence à saint Siméon le Stylite, contemporain aîné de sainte Geneviève (elle avait environ trente-cinq ans quand il est mort), remarquable saint syrien, rendu célèbre grâce à la plume de Théodoret de Cyr, son contemporain. Voici ce que la Vie de sainte Geneviève dit au sujet de Siméon : 

Il y avait pour lors du côté d’Orient, en Syrie, un saint homme appelé Siméon, célèbre par le mépris qu’il avait fait des plaisirs et des richesses du siècle et pour être aussi demeuré près de quarante ans sur une colonne près de la ville d’Antioche. On dit de ce grand personnage que, quand il voyait passer des marchands qui venaient d’Occident, il leur demandait des nouvelles de Geneviève ; ou d’autres qui y retournaient, il les priait de la saluer de sa part, en leur témoignant l’extrême vénération qu’il avait pour elle et de la conjurer de se souvenir de lui dans ses prières. 

P Alexandre Siniakov

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 22:55

Après avoir rangé les bagages du Pape dans le coffre de la limousine, le chauffeur réalise que le Pape reste sur le trottoir. 
 
"Excusez-moi, Votre Sainteté !" dit le chauffeur : "Voudriez-vous, je vous prie, vous asseoir pour que nous puissions partir ?" 
 
 "Pour vous dire la vérité, dit le Pape, ils ne veulent pas me laisser conduire au Vatican, et j'aimerais tant pouvoir le faire aujourd'hui." 

 "Je suis désolé, mais je ne peux pas vous laisser faire cela. Je perdrais mon job ! Et que faire s'il arrive quelque chose?" 
 proteste le chauffeur qui aurait aimé être ailleurs ce matin-là ..... 

 "Je ferai quelque chose de spécial pour vous," dit le Pape. 
 
De mauvaise grâce, le chauffeur passe à l'arrière et le Pape s'installe derrière le volant. 

Très vite le chauffeur regrette sa décision, quand après avoir quitté l'aéroport, 
 le souverain pontife met la pédale au plancher accélérant jusqu'à 170 Km/h. 
"Je vous en supplie, votre Sainteté, ralentissez!"implore le chauffeur très inquiet. 
 
Mais le Pape continue jusqu'à ce que les sirènes de police retentissent. 
"Mon Dieu, je vais perdre mon permis," s'écrie le chauffeur. 

Le Pape se range sur le côté et baisse sa vitre quand le policier s'approche. 
 
Mais dès qu'il voit le Pape, il retourne à sa moto, ouvre sa radio et dit à son chef 
 qu'il a arrêté une limousine roulant à 170 km/h. 
 
"Où est le problème? Bouclez-le !" dit le chef. 

 "Je ne pense pas qu'on puisse faire ça, c'est quelqu'un de très important," dit le policier. 
Le chef s'exclame : "Il n'y a pas de raison !" 
 
"Non, je veux dire réellement important," dit le policier. 
 
Le chef demande alors : "Qui avez-vous coincé ? Le maire ?" 
Le policier : "Plus gros." 
Le chef : "Un sénateur?" 
Le policier : "Beaucoup PLUS GROS !" 
Le chef : "Bien ! Dites-moi qui c'est !" 
 
Le policier : "Je pense que c'est Dieu lui-même!"

Le chef : "Vous vous foutez de ma gueule ?"

Qu'est-ce qui vous fait croire que c'est Dieu ?" 

 "Il a le Pape comme chauffeur...!"

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 22:44
On ne peut éviter la souffrance

Nous ne voulons pas admettre que la souffrance est nécessaire à notre âme ; que la croix doit être notre pain quotidien.

La croix est nécessaire à l'âme comme la nourriture au corps, jour après jour ; c'est elle qui la purifie, et la libère de son attachement aux créatures.

Nous avons du mal à comprendre que Dieu ne veut pas, ne peut pas nous sauver sans la croix ; et plus il attire une âme à lui, plus il al purifie par la croix (FSP, 123)

Pour moi, être chrétien et interpréter le monde à la lumière de la révélation de Jésus-Christ, c’est consentir à ce qu’est l’homme.

On devient chrétien dans la mesure où l’on devient un homme en vérité, c’est-à-dire en étant aux prises avec la vérité qui parle en soi. C’est devenir un homme selon Dieu, selon ce qui se révèle dans le vivant et qui est la vie.

... Mais ce que m’a appris la psychanalyse, c’est que tous les êtres qui ont évité de souffrir – et cela peut être extrêmement précoce, ça peut prendre un bébé au berceau – finissent par éviter la vie, par en être à côté.

Dans le monde qui est le nôtre, vivre, c’est nécessairement souffrir.

Non pas que souffrir fasse vivre, mais parce que si nous sommes vivants en ce monde, les forces de ce monde vont attaquer cette vie.

Qui n’en fait l’expérience ? Et d’une certaine manière on peut même dire que s’il n’y avait pas la souffrance, nous ne saurions pas ce qu’est le mal et que, sans elle, c’est l’univers pervers qui se réaliserait.

Par ailleurs, si vivre c’est vivre avec, pour l’homme, vous voyez bien que l’altérité, à laquelle le cœur de ce que nous sommes est convoqué, nous appelle à une espèce de souffrance.

Etre constitué dans la parole dans un rapport à l’autre, c’est pour le narcisse que je suis souffrir de ne pas réduire l’autre à ce que je suis.

A quoi reconnaissez-vous quelqu’un qui n’a jamais aimé, sinon au fait qu’il se débine chaque fois qu’il faut souffrir ?

Mais on nous dit aujourd’hui que la vérité est de l’ordre de la sensation, que si je n’ai plus la sensation de vous aimer, c’est que je ne vous aime plus. C’est la négation même de l’amour. Non ?

Denis Vasse, jésuite et psychanalyste, 

 

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