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22 janvier 2026 4 22 /01 /janvier /2026 20:39
La Lettre de Béthanie
Lettre n°229

Gorze, janvier 2026

Chers amis,

 

Nous sommes tous passants et pèlerins

 

Qui peut dire avec certitude d'où vient sa vie ? Et où va sa vie ? Et qui suis-je vraiment ? La véritable connaissance est une expérience, et elle manifeste l'énergie fondatrice de la création : « Dieu est Amour, et celui qui demeure dans l'Amour demeure en Dieu et Dieu en lui », nous dit l'apôtre Jean. Si nous remplaçons le mot amour par l'expression « puissance de vie », alors je suis une expression de cette puissance de vie qui est le Père, dont témoigne le Fils par la puissance des dons de l'Esprit saint qui procède du Père.

 

Cette puissance de vie venue du Père est la racine incréée de tout ce qui existe. Elle apporte au cosmos une information unique et divine.

 

« Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche » ; nous sommes invités au festin du royaume et cette invitation est un appel au repentir : « Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle. » Ce repentir qu'on appelle aussi « metanoïa » est un mouvement éternel pour un renouveau sans fin. La « metanoïa » n'a pas de but, le but c'est la « metanoïa » !

 

Cette conversion des cœurs est possible en Christ et c'est le sens même de son incarnation. Il vient pour « faire toutes choses nouvelles » et Il transfuse à la création tout entière l'énergie de Sa personne divine. Ainsi la nature humaine et la nature divine sont unies dans la personne du Christ, sans confusion ni séparation.

 

Nous sommes donc régénérés dans nos fondements crées. Par le baptême reçu de Jean-Baptiste, le Christ régénère les éléments du monde : la terre, l'eau, l'air et le feu. Ces éléments constituent notre structure humaine fondatrice. L'eau est l'élément qui préside aux reins, lieu énergétique de notre « mandat céleste ». L'énergie des reins est l'engagement avec détermination. « Le Seigneur règne vêtu de majesté, le Seigneur a revêtu la puissance, Il l'a noué à ses reins. »

 

La grande question qui se pose aux pèlerins que nous sommes, est celle que nous pose Jésus à travers l'évangile de saint Jean quand Il demande aux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent : « Que cherchez-vous ? »

 

Les noces de Cana

Fresque de Léonide Ouspensky

   Église des Trois Saints Hiérarques, Paris

Il nous invite à nous poser sans cesse cette question : A l'instant, en vérité, qu'est-ce que je cherche vraiment... Revenir encore et encore à cette question ontologique ! Pourquoi ? Parce que la réponse m'habite...et je n'aurai de réponse nulle part ailleurs. Mon véritable désir est d'adhérer au mouvement de la vie...Mon véritable besoin, ce que je cherche vraiment, c'est de danser la vie, d'être un vivant, dans une vie sur-abondante pour celui qui laisse vivre la vie en lui.

 

C'est véritablement une invitation aux noces. C'est le chemin de notre destiné où chacun vit sa propre vie, chante le chant de la vie dans sa propre mélodie en harmonie avec tout le cosmos... Le Christ transforme l'eau en vin aux noces de Cana, Il annonce que Sa présence au cœur de notre quotidien est une bénédiction qui transforme l'eau de notre quotidien en vin des noces : oui, le vin réjouit le cœur de l'homme, et ce vin deviendra dans le sacrement de l'eucharistie le sang du Christ, pour qu'il n'y ait plus entre Lui et nous la plus infime séparation. Avec le Christ s'arrête la religion... Il n'y a plus rien à relier : Il est le sang de mon sang, le souffle de mon souffle, la chair de ma chair : « Tout est accompli ! »

 

            Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !

 

Père Francis 

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27 décembre 2025 6 27 /12 /décembre /2025 14:40
L'illustration est une icône de la tradition arabe  chrétienne orthodoxe.

L'illustration est une icône de la tradition arabe  chrétienne orthodoxe.

par Mohammed Taleb 

Dans le Coran, qui est le Dit divin pour la conscience  musulmane, Jésus (‘Aïssa) est désigné par une constellation de titres qui, pris ensemble, dessinent les linéaments d’une christologie islamique propre  qui refuse l’assimilation trinitaire, mais aussi la dévalorisation de ce personnage.

Bien au contraire ces titres lui confèrent une dignité, une hauteur, un rang que les Chrétiens d’Occident ne soupçonnent pas.  

A partir du Coran donc, le musulman et la musulmane attestent que Jésus est « fils de Marie » (ibnou Maryam - عيسى ابن مريم), « le Messie » (Al-Massih - المسيح), « le Messager de Dieu » (Rasoulou Llah - رسول الله), « Prophète (Nabiyy –  يب  Serviteur » ,(ن  de Dieu » (ʿAbdou Llah - عبد الله), « Parole de Dieu » Kalimatou Llah - كلمة الله),  Parole de vérité » (Qawla l-Haqq -  يق  Esprit venant de Lui » (Rouhoun » ,(قول الح
min-hou - رو ح  منه), « Signe » (Ayah - آية), « Béni » (Moubarak -  مبارك).  

L’unité de ces désignations esquisse une figure christologique où Jésus apparaît comme événement de parole, de souffle et de signe, entièrement référé à l’unicité divine ; ni incarnation de Dieu, ni simple maître spirituel, mais manifestation privilégiée du Verbe créateur dans l’histoire.  

Né à Bayt Lahm, Bethléem (situé dans la Cisjordanie palestinienne), Jésus vient au monde dans un lieu dont le nom même ouvre une méditation sur l’habiter : bayt (بيت) désigne en arabe la maison, la 
demeure, l’habitat, mais aussi, de manière décisive, le vers du poème, comme si la langue savait depuis toujours que vivre et dire procèdent d’un même geste.

Le bayt est ce qui recueille, abrite, donne forme, qu’il s’agisse du corps, de la parole ou de la terre vivante elle-même.

Naître à Bethléem, c’est ainsi naître dans une maison qui est déjà langage, rythme, hospitalité, et suggérer que l’événement messianique engage une manière d’habiter le monde avec justesse et attention.

Dix-huit siècles plus tard, cette intuition trouve un écho étonnant dans la parole du romantique allemand Friedrich Hölderlin, qui écrit dans In lieblicher Bläue : « Voll Verdienst, doch dichterisch wohnet / Der 
Mensch auf dieser Erde » - « Plein de mérite, certes, mais poétiquement l’homme habite sur cette terre ».

Entre le bayt biblique et coranique et le vers hölderlinien, se dessine une même conviction, la poésie n’est pas ornement, mais condition de l’habitation juste, manière d’accueillir le monde non comme un objet à posséder, mais comme une demeure à garder vivante.  

Pour les Arabes chrétiens comme pour les Arabes musulmans, Jésus occupe une place singulière qui excède les frontières confessionnelles.

Figure centrale de la foi pour les uns, ‘Aïssa prophète majeur et Parole de Dieu pour les autres, il appartient à une mémoire spirituelle partagée de la Nation arabe. 

En Palestine, cette figure s’est chargée d’une densité historique et politique particulière dans le contexte de l’oppression coloniale sioniste et de l’expérience prolongée de l’exil.

Dès la seconde moitié du XXe  siècle, la poésie arabe palestinienne a fait du Christ un symbole de la souffrance innocente, de la dépossession et de l’espérance obstinée, non pas dans un sens théologique, mais comme image archétypale du juste persécuté. 

Chez le poète Mahmoud Darwich (1941-2008), cette christologie poétique est récurrente.

Le Christ y apparaît comme Palestinien avant la lettre, né sur cette terre, marchant sous l’occupation, portant une croix qui devient celle du peuple tout entier.

Dans ses recueils, il convoque explicitement ou implicitement Jésus comme figure de la passion collective, tout en refusant toute consolation eschatologique facile, car la résurrection n’est jamais donnée, elle est à espérer, à construire dans la persévérance des vivants. Dans La Palestine comme métaphore (Editions Actes Sud, 1997), Mahmoud 

Darwich expliquait sa démarche : « Je vis dans un paradis de symboles.

C’est pourquoi, sans hésiter, je  parle en chrétien et sans hésiter non plus j’utilise la mythologie et le patrimoine juifs.

Mais le Messie a une dimension supplémentaire, la souffrance. Et il habite en Palestine (…) le Messie est pour moi un symbole naturel : il est palestinien dans le temps et le lieu, et universel dans la spiritualité. » 

Plusieurs études ont montré que cette présence du Christ chez Mahmoud Darwich relève d’une  symbolique transreligieuse et transculturelle, héritée à la fois du christianisme arabe, du Coran (le 
Jésus-signe, Ayat), et du romantisme tragique , où la souffrance devient langage universel de la  dignité humaine.

Ainsi, dans la poésie palestinienne moderne, le Christ n’est ni uniquement chrétien ni strictement théologique.

Il devient icône de résistance, de compassion et de promesse, un signe 
que la terre crucifiée n’a pas renoncé à la vie.

Le poème suivant vient révéler cette christologie révolutionnaire arabe palestinienne… 

« Le Christ après la crucifixion » 

Je suis mort par le feu :  

les ténèbres de ma boue brûlées, seul Dieu est resté. 

J’étais le commencement et au commencement  

le pauvre était. 

Je suis mort pour qu’en mon nom le pain soit mangé,  

pour qu’on me sème à la récolte. 

Combien de vies vivrai-je ? Dans chaque cœur 

Je devins un avenir, une semence 

Je devins une génération d’hommes :  

mon sang dans tout cœur (...) 

Ainsi je revins. Judas jaunit à ma vue. 

Hier je m’enveloppais comme la pensée, comme le bourgeon. 

Sous mon linceul de neige, reverdit la fleur du sang. 

J’étais comme l’ombre, entre la nuit et le jour, 

Alors j’ai fait jaillir les trésors de mon âme, 

que j’ai dénudée comme un fruit. 

Quand j’ai fait de mon habit un pansement  

et de mes manches une couverture, 

Quand j’ai réchauffé de ma chair les os des petits, 

Quand j’ai mis à nu ma blessure pour panser la plaie de l’autre 

Le mur qui me séparait de Dieu s’est écroulé. (...) 

Lorsque je fus recrucifié, j’ai jeté un regard vers la ville 

A peine ai-je reconnu la plaine, la muraille et le cimetière : 

Tout, à perte de vue, s’étendait 

Comme une forêt fleurie 

A chaque pas, un crucifix et une mère douloureuse.  

Béni soit le Seigneur ! 

Voici la ville en enfantement. »

 

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26 décembre 2025 5 26 /12 /décembre /2025 17:04

Messages de Noël

Eglise orthodoxe celtique

Mgr Marc

PAIX ET JOIE,

CHERS FRÈRES ET SŒURS EN LA NATIVITÉ DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST!

DANS L'OBSCURITÉ D'UNE NUIT PROFONDE, le Verbe, Lumière créatrice du monde, se révèle à quelques bergers veillant sur leurs troupeaux. Incroyable condescendance divine, le Fils de Dieu s'abaisse en devenant le plus pauvre d'entre nous.

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Mgr Nicolas

CHERS FRÈRES ET SOEURS EN CHRIST,

Ce soir un bébé va naître humblement dans une crèche. Dieu vient vers nous ici sur terre, pour nous sauver, nous enseigner et nous guider vers Son Royaume.

Quel amour! Dieu vient parmi les hommes qui Lui ont tourné le dos et qui n’ont pas respecté Sa sainte alliance.

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Eglise orthodoxe française

Mgr Martin

CHERS SOEURS ET FRÈRES EN CHRIST

« Aujourd’hui, dans la ville de David, vous est né un Sauveur qui est le Christ Seigneur. Et voici le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » (Luc 2, 11-12)

Et voici que se lève sur la paille du monde une lumière première et dernière, comme une coulée d’étoiles, un voile de douceur dans la nuit des cœurs.

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Eglise orthodoxe des Gaules

Mgr Grégoire

FILS ET FILLES BIEN-AIMÉS

Dans son ouvrage capital, « De l'incarnation », saint Athanase d'Alexandrie nous dit :

« Dieu avait créé les hommes - ( les humains) - pour qu'il Le connaissent, mais les hommes méprisèrent ce don et se détournèrent de Lui... »

Voici que malgré ce mépris et notre longue persistance à l’ignorer, Dieu a encore confiance dans le genre humain et Il vient vers nous pour restaurer cette connaissance perdue.

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Eglise catholique orthodoxe de France

Mgr Benoit

LE VERBE S'EST FAIT CHAIR ET IL A HABITE PARMI NOUS, ALLELUIA ! 

Le Fils de Dieu s’est fait homme afin que ce pourquoi il avait fait l’homme – à son image et à sa ressemblance – lui fût à nouveau donné en grâce, selon saint Jean Damascène que la Vierge, dit-on, appela le « psalmiste du Nouveau Testament ». Avec lui chantons avec allégresse : Dieu a condescendu à s’incarner sans père de Marie, la Vierge, afin de rénover l’image corrompue par les passions et de retrouver la brebis égarée dans les âpres montagnes.

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Mgr Philippe

MES BIEN-AIMÉS,

En ce jour où brille la clarté de la Nativité, nous sommes invités à pénétrer dans le mystère qui dépasse toute compréhension. Car celui qui est au-delà de toute pensée et de tout nom, la Beauté inépuisable, s’avance vers nous sous l’humble forme de notre nature. Le Verbe éternel se manifeste dans la chair pour que l’œil obscurci de l’homme retrouve la vision du divin.

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EOC
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Et aussi

Jacques III

Voici pour vous un signe, dit l’ange aux bergers, vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une crèche (Luc 2,12).“ C’est bien ce qui vient de se produire cette fois encore dans la grotte de Bethléem : dans la fragile apparition d’un bébé couché dans une mangeoire, le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous (Jean 1,14)

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