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7 février 2026 6 07 /02 /février /2026 20:53
Vous aussi tenez-vous prêts

Luc 12.35-48 

Abba Philémon

Un frère, du nom de Jean, vint du couvent des Paraliotes trouver Abba Philémon, et lui tenant les pieds, il lui dit: Père, que dois-je faire pour être guéri? Car je vois mon intelligence tourner et errer çà et là, où il ne faut pas. »

Il attendit un peu et répondit: Cette maladie est celle des hommes du monde; elle persiste parce que tu n'as pas encore un désir parfait de Dieu. La chaleur du désir et de la connaissance de Dieu n'est pas encore entrée en toi. Le frère dit: Père, que dois-je faire ? ». Il lui répondit :

Retire-toi, sois sobre et vigilant dans ton cœur et, avec crainte et tremblement, dans cette sobre vigilance, dis en ton intelligence: Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi ». Aie donc cela dans ton cœur à tout moment.

Que tu manges, que tu boives, que tu te trouves en compagnie, que tu sois hors de ta cellule, que tu sois en chemin, que cela ne te quitte pas. D'une pensée sobre et vigilante et d'une intelligence ferme et droite, prie cette prière, chante er médite les prières liturgiques et les psaumes.

Et que, dans les néces sités mêmes du corps, ton intelligence ne cesse pas de méditer et de prier en secret. C'est ainsi que tu pourras comprendre les profondeurs de la divine Écriture et la puissance qui est cachée en elle, et donner à l'intelligence un travail continuel, afin d'accomplir la parole de l'apôtre qui dit : « Priez sans cesse » (1 Th 5.17).

Sois donc rigoureusernent attentif et garde ton cœur, pour qu'il n'accueille pas de pensées mauvaises ou n'importe quelles pensées vaines et inutiles. Mais, à tout moment, que tu sois couché ou levé, quand ton cœur, en sa réflexion, tantôt médite les psaumes, tantôt dise la tu manges et bois, quand tu rencontres quelqu'un, que secrètement prière: Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi ».

Si ta prière et ta méditation des Écritures demeurent continuel. les, les yeux de l'intelligence de ton âme s'ouvriront, celle-ci éprouvera une grande joie et un désir ineffable et violent : même la chair sera embrasée par l'Esprit, au point que l'homme tout entier sera spirituel.

Quand donc Dieu te jugera digne de prier jour et nuit d'une intelligence pure, hors de toute distraction, ne t'attache plus à ta propre règle. Mais autant que tu le peux, unis-toi toujours davantage à Dieu. C'est lui qui éclairera ton cœur sur l'œuvre spirituelle que tu dois accomplir.  »

Après avoir, par ces paroles, bien armé le frère et l'avoir confié au Seigneur et à l'Esprit de sa grâce, il le renvoya.

Le frère qui vivait avec Abba Philémon raconta ceci : « Un jour que j'étais assis près de lui, je lui demandai s'il avait été éprouvé par les agressions des démons quand il était au désert ». Il me dit : « Frère, pardonne-moi.

Si Dieu permettait que viennent sur toi les tentations que j'ai reçues du diable, je ne pense pas que tu puisses supporter leur amertume. J'ai soixante-dix ans ou à peu près. J'ai passé la plus grande partie de ma vie dans les tentations.

Alors, j'agissais toujours ainsi : je remettais toute mon espérance à Dieu, et lui me délivrait aussitôt de toute détresse.

C'est pourquoi, frère, je ne m'occupe plus de moi-même, car je sais que lui se soucie de moi, et je supporte plus légère-ment les épreuves qui m'arrivent.

Je n'apporte de moi-même qu'une seule chose: la prière continuelle. Il faut prier continuellement pour qu'aucune autre pensée ne vienne nous séparer de Dieu et ne prenne sa place dans notre intelligence».

In Philocalie des Pères Neptiques, Abbaye de Bellefontaine, 1986, T7, p. 68s 
 

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6 février 2026 5 06 /02 /février /2026 10:34
On ne pactise pas avec la mort

La loi sur "le droit à l'aide à mourir" concerne tous les Français sans exception, puisqu'elle statue sur la vie et la mort de chacun. En particulier, elle instaure l'euthanasie et le suicide assisté comme solutions - voire comme soins - face à la maladie, à la souffrance, au vieillissement, au handicap, à la dépression... Cet essai dénonce vigoureusement le cynisme et le nihilisme d'une loi qui se présente sous des abords flatteurs en invoquant la liberté de choix, la dignité et la fin de la peur et de la souffrance, alors qu'en réalité, l'idéologie mortifère qu'elle recèle montre que l'homme, réduit à sa biologie et à son utilité économique, est remplaçable, et que son existence ne vaut pas grand-chose. Elle aboutit ainsi au meurtre légalisé, et ouvre la voie à l'eugénisme. Ce livre est un combat, une réflexion qui veut réveiller la conscience morale de chacun, athée ou croyant, et nous rappeler notre responsabilité envers autrui.

Interview de Jacqueline Kelen

Extraits de l'ouvrage

On ne badine pas avec la mort.

En très peu d’années, le besoin de légiférer sur la mort s’est acheminé vers une légalisation de la mort.

D’abord pour quelques-uns,présentés comme « éligibles » ou encore volontaires ; ensuite, égalité oblige, ce sera possible pour tous les citoyens qui en feront la demande car, démocratiquement, ils y ont « droit ».

Je me demande si les Français, qui tous sont concernés par la loi sur « l’aide à mourir », autant dire l’euthanasie active, se rendent compte de l’effarante manipulation dont ils sont l’objet. Ils se croient libres, comme la propagande le leur assène, de « choisir leur mort », en réalité ils entrent tête baissée dans un plan cynique et financier d’élimination.

En effet, une société matérialiste qui repose sur le profit et l’efficacité ne voit dans l’individu que sa fonction économique ; elle a donc tout
intérêt à se délester des « inutiles » : les vieux, les handicapés, les malades mentaux, etc.

Ceux qui non seulement ne font pas tourner la machine et sont un obstacle à l’idole Progrès, mais de plus coûtent très cher.

Tel Héraclès à la croisée des chemins (celui de la Vertu ou celui du Vice), les députés de l’Assemblée Nationale ont eu à décider entre les soins accordés à tous et jusqu’au bout, malgré le prix à payer, et une mort programmée, instantanée et quasiment gratuite.

Le 27 mai 2025, les députés de l’Assemblée Nationale ont voté, à 305 voix contre 199, l’approbation du projet de loi sur « le droit à l’aide à mourir ». À savoir : recevoir d un tiers (faut-il dire un « soignant » ?)une substance létale (euthanasie) ou bien se l'administrer soi-même (dénommé suicide assisté).

Il faut ajouter que, en premier lieu, les députés ont voté à l’unanimité en faveur des soins palliatifs qui accompagnent les malades en fin de vie sans interruption brutale.

Mais ne soyons pas dupes de cette compassion générale : c’est plutôt pour montrer combien leurs intentions en ce domaine sont bienveillantes et pures. En réalité, le député (ils seront 305) qui
va ensuite voter, sans état d’âme, en faveur de l’euthanasie active et du suicide assisté se moque éperdument des soins palliatifs qui prennent du temps et de l’argent.

Revenons à Héraclès, adopté par les Romains sous le nom d’Hercule, héros vaillant et endurant. Son choix ne se situe pas entre vivre et mourir, il se trouve du reste au début de son noble parcours. Son choix est d’ordre moral. 

Soit il s’engage du côté du Souverain Bien, soit il pactise avec les forces négatrices et destructrices. Le chemin exigeant de la Vertu élève un être humain, le rend digne, lui révèle sa liberté et sa grandeur tandis que l’autre chemin, très facile, le ravale au niveau des instincts mortifères et des passions dégradantes.

Or, dans les débats autour de la loi sur « l’aide à mourir », la question morale n’a pas été prédominante ni même déterminante. On a parlé d’une « grande réforme sociétale », on a évoqué une «rupture d’ordre anthropologique » - et autres abstractions pour noyer le poisson et estourbir les consciences. 

Très peu ont osé rappeler l'interdit majeur qui empêche de mettre à mort autrui - que celui-ci soit âgé, malade, incurable, dément, etc. Un interdit majeur que ne commande pas seulement la religion mais qui est le fondement de toute société civilisée et le socle de la morale humaine.

Avant de provoquer sciemment la mort d’une personne, même si celle-ci est consentante, il serait plus que nécessaire de s’interroger sur la mort elle-même, puisqu’elle est inhérente à la condition humaine. 

Cette réalité concrète, ce destin commun à toute l’humanité sont à l’origine de tout questionnement philosophique, de toute croyance religieuse, de tous les rites funéraires pratiqués par les civilisations du monde ; et dans chaque conscience humaine ils font naître angoisse ou espérance, ils alimentent le sentiment tragique de la vie ou font pressentir une destinée plus haute, une survie bienheureuse dans l’au-delà.

Esquiver la réalité inéluctable du trépas par le déni, la peur, l’arrogance ou la futilité est déjà preuve de sottise et d’immaturité , et se dérober au questionnement et à la réflexion que suscite immanquablement la mort témoigne d’un niveau intellectuel et culturel très bas ou bien d’une anesthésie générale des consciences.

Les plus anciens mythes de l’humanité, les textes sacrés de toutes les civilisations du monde éclosent de cette confrontation violente avec la mort, ils tentent non pas de l’expliquer, mais d’y discerner un sens et même une ouverture inouïe. 

Et, par là, de conférer un sens à l’existence terrestre. Bien antérieur à la Bible, où la mort humaine fait son apparition avec le crime commis par Caïn sur son frère Abel, l’Epopée de Gilgamesh, née à Sumer, et datant de 2000 ans avant notre ère, représente le premier écrit de l’humanité.

Elle parle d’un roi, Gilgamesh, jeune, riche et puissant, souverain d’Uruk, qui vit selon ses désirs et ses plaisirs jusqu’à ce que la mort de son ami Enkidu le bouleverse. Dès lors, quittant tout, Gilgamesh part en quête d’une plante d’immortalité que détiendrait un sage qui vit par-delà les mers.

...

Point besoin de multiplier les références aux Livres saints. Il convient surtout de rappeler que celui qui a foi en Dieu, qui aspire à mener une vie spirituelle et espère en la vie éternelle ne saurait se mettre à la place de son Créateur ni s’ériger en maître de la vie et de la mort. 

L’obéissance à la Volonté divine n’a rien d’un asservissement. Elle n’empêche pas de soigner son corps, de lui offrir des remèdes. Mais elle instaure des limites claires et infranchissables à l’arrogance et à l’avidité des hommes. La foi est un acquiescement à ce qui nous dépasse, ainsi qu’une confiance et un abandon à la Providence. 

Elle n’est pas une garantie contre les épreuves de l’existence, mais une force qui tend vers le monde invisible et « les réalités d’en Haut », une révérence envers la Transcendance et envers le mystère insondable de la Vie.

Autrement dit, celui qui est fidèle à Dieu, celui qui adhère à l’une des trois religions du Livre se trouve dans l’impossibilité absolue de souscrire au projet de loi sur l’euthanasie et le suicide assisté.

Sinon, une telle compromission, qui se veut progressiste, équivaut à une trahison.

Dans le domaine spirituel, il n’y a pas de petits arrangements. Il faut choisir : le Ciel ou bien le siècle.

J'ai été étonnée d’apprendre, par divers sondages récents, que de nombreuses personnes qui se disent chrétiennes approuvent l’euthanasie telle que le texte de loi la présente actuellement.

D’évidence, ces personnes n’ont guère réfléchi à la question, ou ont été très influencées par les médias prosélytes, et, devant la perspective certaine du trépas, elles ont exprimé à la fois leur angoisse et leur besoin de sécurité et de bien-être plutôt que d’écouter la voix de leur conscience et de laisser parler leur cœur.

À l’attention de ces chrétiens, je me permets ici de remettre en mémoire quelques vérités évangéliques afin de réveiller les esprits engourdis ou ignorants.

Commençons par la prière enseignée par Jésus lui-même, le Pater ou Notre Père. « Que Ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel » (Mt 6, 9} est-il proclamé. 

La prière se termine ainsi : « Délivre-nous du Mauvais » (Mt 6, 13). Le disciple du Christ n’affirme pas « moi d’abord », « ma volonté en tout » ; et il ne demande pas d’être délivré du souffle de vie, mais du Malin, du Mal qui mène dans le monde sa sarabande.

Par ailleurs, l’évangéliste Jean transmet le message essentiel du Christ : « Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (Jn 15, 12-13). Nulle part il n’est dit qu’il est bon de donner la mort à ceux qu’on aime.

Venons-en à la pratique.

Souvent un chrétien prie tel saint ou sainte, ou encore invoque une figure angélique ou divine pour demander que quelqu’un guérisse, que ses souffrances soient atténuées, pour souhaiter que sa mort soit paisible, qu’elle soit accompagnée de sacrements et de présences affectueuses. Ce qu’on appelait naguère une « bonne mort ».

Oserait-il prier pour que tel proche meure au plus vite, avec le concours chimique et l’aide gouvernementale ? Existerait-il un saint préposé à l’euthanasie ?...

Et de quelles prières accompagner, lors d’obsèques à l’église ou au temple, le corps d’une personne euthanasiée ? « Seigneur, reçois dans ton Royaume celle que très chrétiennement nous avons
expédiée par une piqûre létale auprès de Toi ».

Encore une fois, il s’agit d’être cohérent. Et de ne pas se laisser gagner par l’esprit du monde. Ou alors, c’est le cœur qui fait défaut, qui démissionne. « Par suite de l’iniquité croissante, l’amour se refroidira chez le grand nombre » (Mt 24, 12). L’ère glaciaire à l’horizon.

Lorsqu’un enfant vient de naître et n’a que quelques jours d’existence sur terre, les parents s’inquiètent, et c’est heureux : est-ce que, le matin, ou même pendant la nuit, le nouveau-né respire encore ? Est-ce qu’il est vivant ? Si oui, quel soulagement, quelle joie !

Le souffle de vie, si fragile, si mystérieux. Absolument gratuit.

Pourquoi au sujet de la personne qu’on aime, quoique âgée, infirme ou souffrante, pourquoi ne pourrait-on souhaiter ardemment : puisse-t-elle respirer au matin suivant, et encore ce jour, et un autre jour…

Faut-il penser que le désespoir et le négativisme ont gagné ? Si un chrétien ne témoigne plus de la Résurrection, s’il n’a plus foi en la vie, en le Christ Vivant, la mort étend son empire ténébreux, le Mauvais et sa troupe se frottent les mains.

La seule question pour un chrétien n'est pas : que faire pour ne pas souffrir, pour mourir tranquillement, confortablement, à l'heure que je désire? Mais : comment vivre ici sur terre pour avoir part à la vie éternelle ?

Ne confondons pas le temporel et l'impérissable. Le provisoire et l'éternel.
 

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22 janvier 2026 4 22 /01 /janvier /2026 20:39
La Lettre de Béthanie
Lettre n°229

Gorze, janvier 2026

Chers amis,

 

Nous sommes tous passants et pèlerins

 

Qui peut dire avec certitude d'où vient sa vie ? Et où va sa vie ? Et qui suis-je vraiment ? La véritable connaissance est une expérience, et elle manifeste l'énergie fondatrice de la création : « Dieu est Amour, et celui qui demeure dans l'Amour demeure en Dieu et Dieu en lui », nous dit l'apôtre Jean. Si nous remplaçons le mot amour par l'expression « puissance de vie », alors je suis une expression de cette puissance de vie qui est le Père, dont témoigne le Fils par la puissance des dons de l'Esprit saint qui procède du Père.

 

Cette puissance de vie venue du Père est la racine incréée de tout ce qui existe. Elle apporte au cosmos une information unique et divine.

 

« Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche » ; nous sommes invités au festin du royaume et cette invitation est un appel au repentir : « Repentez-vous et croyez à la bonne nouvelle. » Ce repentir qu'on appelle aussi « metanoïa » est un mouvement éternel pour un renouveau sans fin. La « metanoïa » n'a pas de but, le but c'est la « metanoïa » !

 

Cette conversion des cœurs est possible en Christ et c'est le sens même de son incarnation. Il vient pour « faire toutes choses nouvelles » et Il transfuse à la création tout entière l'énergie de Sa personne divine. Ainsi la nature humaine et la nature divine sont unies dans la personne du Christ, sans confusion ni séparation.

 

Nous sommes donc régénérés dans nos fondements crées. Par le baptême reçu de Jean-Baptiste, le Christ régénère les éléments du monde : la terre, l'eau, l'air et le feu. Ces éléments constituent notre structure humaine fondatrice. L'eau est l'élément qui préside aux reins, lieu énergétique de notre « mandat céleste ». L'énergie des reins est l'engagement avec détermination. « Le Seigneur règne vêtu de majesté, le Seigneur a revêtu la puissance, Il l'a noué à ses reins. »

 

La grande question qui se pose aux pèlerins que nous sommes, est celle que nous pose Jésus à travers l'évangile de saint Jean quand Il demande aux disciples de Jean-Baptiste qui le suivent : « Que cherchez-vous ? »

 

Les noces de Cana

Fresque de Léonide Ouspensky

   Église des Trois Saints Hiérarques, Paris

Il nous invite à nous poser sans cesse cette question : A l'instant, en vérité, qu'est-ce que je cherche vraiment... Revenir encore et encore à cette question ontologique ! Pourquoi ? Parce que la réponse m'habite...et je n'aurai de réponse nulle part ailleurs. Mon véritable désir est d'adhérer au mouvement de la vie...Mon véritable besoin, ce que je cherche vraiment, c'est de danser la vie, d'être un vivant, dans une vie sur-abondante pour celui qui laisse vivre la vie en lui.

 

C'est véritablement une invitation aux noces. C'est le chemin de notre destiné où chacun vit sa propre vie, chante le chant de la vie dans sa propre mélodie en harmonie avec tout le cosmos... Le Christ transforme l'eau en vin aux noces de Cana, Il annonce que Sa présence au cœur de notre quotidien est une bénédiction qui transforme l'eau de notre quotidien en vin des noces : oui, le vin réjouit le cœur de l'homme, et ce vin deviendra dans le sacrement de l'eucharistie le sang du Christ, pour qu'il n'y ait plus entre Lui et nous la plus infime séparation. Avec le Christ s'arrête la religion... Il n'y a plus rien à relier : Il est le sang de mon sang, le souffle de mon souffle, la chair de ma chair : « Tout est accompli ! »

 

            Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !

 

Père Francis 

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