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25 mai 2024 6 25 /05 /mai /2024 19:34
La prière de l'artisan lue par son auteur

Enregistrement audio et texte ci-dessous de Benjamin Barret

La célèbre et si belle "Prière de l'artisan", n'a point été composée par un obscur moine anglais du XIe s., comme le voudrait une légende récente, mais magistralement "compilée" par Philippe Ferrand, compagnon de l'Arche, sur la demande de Lanza del Vasto.


(JG) Apprends-moi, Seigneur, à bien user du temps que tu me donnes pour travailler, à bien l’employer sans rien en perdre.

Apprends-moi à tirer profit des erreurs passées sans tomber dans le scrupule qui ronge.

Apprends-moi à prévoir le plan sans me tourmenter, à imaginer l’œuvre sans me désoler si elle jaillit autrement.

Apprends-moi à unir la hâte et la lenteur, la sérénité et la ferveur, le zèle et la paix.

Aide-moi au départ de l’ouvrage, là où je suis le plus faible.

Aide-moi au cœur du labeur à tenir serré le fil de l’attention.

Et surtout comble Toi-même les vides de mon œuvre.

(MN) Seigneur, dans tout labeur de mes mains laisse une grâce de Toi pour parler aux autres et un défaut de moi pour me parler à moi-même.

Garde en moi l’espérance de la perfection, sans quoi je perdrais cœur.

Garde-moi dans l’impuissance de la perfection, sans quoi je me perdrais d’orgueil.

Purifie mon regard : quand je fais mal, il n’est pas sûr que ce soit mal, et quand je fais bien, il n’est pas sûr que ce soit bien.

(KG) Seigneur, ne me laisse jamais oublier que tout savoir est vain sauf là où il y a travail, et que tout travail est vide sauf là où il y a amour, et que tout amour est creux qui ne me lie à moi-même et aux autres et à Toi.

(LdV) Seigneur, enseigne-moi à prier avec mes mains, mes bras et toutes mes forces. 

Rappelle-moi que l’ouvrage de mes mains t’appartient et qu’il m’appartient de te le rendre en le donnant ; que si je fais par goût du profit, comme un fruit oublié je pourrirai à l’automne ; que si je fais pour plaire aux autres, comme la fleur de l’herbe je fanerai au soir ; mais si je fais pour l’amour du bien, je demeurerai dans le bien ; et le temps de faire bien et à ta gloire, c’est tout de suite, Amen !

 

Philippe Ferrand (1937)
Rencontre.

Lorsque ma mère et moi avons rencontré la communauté naissante pour la première fois, en 1949, je n’avais que 11 ans. Mais j’avais déjà lu des articles, j’étais très intéressé par le projet, et, loin d’être découragé par la nourriture très pauvre de ce repas plus que spartiate auquel nous avions été invités, j’ai tout de suite ressenti un appel extrêmement fort, au point de savoir que ce serait ma vie. Ma mère est devenue amie de l’Arche dans le groupe d’Angoulême, où j’ai rapidement trouvé ma place et où j’ai commencé à enseigner les exercices de l’Arche alors que j’étais encore lycéen.
En 1951, la communauté est venue jouer la Passion de Lanza dans les jardins du séminaire d’Angoulême. Autre épisode marquant. Shantidas était pour moi un maître spirituel, un maître de vie qui avait les clés de la non-violence et des problèmes du monde. Je le voyais peu, lors des conférences ou de nos visites, mais je le lisais régulièrement dans les Nouvelles de l’Arche.
À la Saint Jean 1953, une cinquantaine  d’amis du groupe d’Angoulême avait loué un car pour rejoindre la fête de la communauté autour du feu. Prière dans la prairie avec les jeunes mariés du jour : Yvonne et Jean-Marie le Lionceau. C’est cette année-là que j’ai répondu avec conviction à une question de Shantidas concernant mon avenir : « Je veux devenir compagnon de l’Arche ».
À la Noël 1955, j’arrivai donc à Bollène pour rejoindre la communauté. De figure lointaine, Shantidas devenait figure proche et paternelle. Pour moi qui étais orphelin de père, c’était une rencontre énorme : je trouvais un père. Certains disent qu’il n’était pas paternel, qu’il était trop rigide ou trop dur. Je ne l’ai jamais vécu ainsi, je ressentais au contraire beaucoup de proximité.

Compagnonnage.

Commença alors un long accompagnement filial de 21 ans. Avec lui et dans la communauté, j’ai reçu une formation humaine, culturelle, spirituelle et artistique. J’ai appris le travail des mains, les exercices spirituels, la vie culturelle très riche à travers des causeries sur des sujets très variés comme l’art roman, les Cathares, etc. J’aimais le théâtre qu’il mettait en scène, la ciselure qu’il m’a enseignée, le chant…
Il était très proche de ses compagnons à cette époque. C’étaient lui et Chanterelle qui servaient à table, par exemple. Notre relation à eux était à la fois distante, par le vouvoiement, et réellement chaleureuse et profonde, comme dans une grande famille.
J’avais une grande admiration pour lui, tout en reconnaissant aussi ses défauts humains : ses colères, ses côtés autoritaires, ses exagérations diverses. Je l’ai parfois remis en question dans son rôle de maître spirituel, et j’ai pensé quitter l’Arche lorsqu’il a décidé brusquement de fermer la communauté du Moulin.
Avec lui, cependant, nous étions réellement co-créateurs. Ainsi Shantidas guidait les exercices, par exemple, mais nous y faisait participer. Nous avons composé le Grand Retour ensemble, nous le pratiquions pour voir ce qui n’allait pas. De même pour les danses sacrées composées par Gazelle. De même encore, lors du chapitre de 1975 qui fut une véritable co-fondation de l’Arche. Nous participions à ces fondements. Nous avons mis les textes à plat et les avons retravaillés ensemble, c’était une réelle collaboration.
Lorsque Laurence et moi sommes partis en 1976 pour fonder Bethsalem, Shantidas m’a salué en me disant : « Mon fils, mon frère… », me signifiant ainsi le passage d’une relation de paternité à une relation de fraternité.

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24 mai 2024 5 24 /05 /mai /2024 19:30

Ces symboles figurent sur les sculptures, sur les vitraux ou sur les tableaux. Certains sont bien connus (croix, calice…) mais d’autres vous ont peut-être échappé au cours de vos visites (échelle, globe, bourse…).

Le livre : l’attribut des intellos ?

A partir du moment où il tient un livre, le Christ est dit « enseignant ». L’ouvrage symbolise sa connaissance et la sagesse de ses paroles. Portail de la cathédrale d’Amiens.

Sur les sculptures ou les vitraux, le livre n’est jamais figuré seul. En général, un personnage le tient. Cet attribut renseigne justement sur l’identité ou plus largement sur les fonctions de son propriétaire. Dans le symbolisme chrétien, le livre représente le savoir, la sagesse, la science et plus spécifiquement la Bible. Il se trouve donc entre les mains :

  • Des auteurs des quatre évangiles officiels : Mathieu, Marc, Luc et Jean. Les fameux évangélistes.
  • Des docteurs de l’Église, autrement dit des saints intellectuels qui ont pensé la foi chrétienne. Par exemple, l’évêque saint Augustin, le pape Grégoire le Grand, saint Thomas d’Aquin…
  • Des fondateurs d’ordres monastiques ou religieux (saint Benoît, Ignace de Loyola…), car ils sont les auteurs d’une règle de vie
  • Du Christ, bien entendu.

Le globe : contenir le monde en sa main

Les rois se reconnaissent principalement à leur couronne et leur sceptre. Ils peuvent aussi tenir, comme celui du centre, un globe, symbole de leur pouvoir. Galerie des rois sur la façade de la cathédrale d’Amiens.

Certains personnages tiennent un livre tandis que d’autres portent un petit globe dans leur main. Dans ce dernier cas, vous avez affaire à un homme très puissant : un roi, un empereur, le Christ ou Dieu. Car le globe représente le monde, la Terre, l’univers. Celui qui le possède est donc un souverain. Quand cette sphère est surmontée d’une croix, on la désigne sous le nom d’orbe crucigère.

L’échelle : élever l’âme

Allégorie de la Philosophie. L’échelle dressée contre son corps symbolise l’ascension de l’esprit. La connaissance, figurée par des livres, contribue à cette élévation. Cathédrale Notre-Dame de Paris. 

« Image de la progression et de l’élévation, l’échelle peut suggérer, par la succession de ses degrés, l’initiation spirituelle », explique Nathalie Le Luel, dans son Dictionnaire des symboles. Partagé par d’autres religions, cet accessoire exprime l’ascension de l’âme vers la perfection ou vers Dieu. « Les barreaux de l’échelle sont ainsi interprétés comme les différents degrés des vertus que le chrétien se doit de cultiver ».

Un prêtre et son assistant devant un autel portant un calice. Vitrail de Saint-Lubin, offert par des vignerons, dans la cathédrale de Chartres.

Le calice : du Christ au roi d’Arthur

Le calice est la coupe contenant le vin consacré lors de la célébration eucharistique, pendant la messe. Cet objet renvoie au dernier repas du Christ, la Cène. Entouré des douze apôtres, Jésus prit une coupe de vin et déclara « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés » (évangile selon saint Mathieu).

Selon une légende médiévale, Joseph d’Arimathie aurait utilisé cette même coupe pour recueillir, au pied de la croix, le sang du Christ. Dans les romans des chevaliers de la Table Ronde, les personnages se battent pour retrouver ce précieux objet : c’est la quête du Graal.

Les démons emmènent enchaînés les damnés. Parmi eux,  sur la gauche, un homme porte une bourse suspendue au cou. L’avarice a été son vice, ce qui lui vaut les tourments de l’enfer. Cathédrale de Reims.

La bourse : un problème d’argent

À l’inverse du livre, un personnage qui porte une bourse (accrochée à la ceinture ou suspendue au cou) n’est pas en odeur de sainteté. Thésaurisant ses pièces d’or et d’argent, il symbolise l’avarice, l’un des sept péchés capitaux. Il est bon pour l’enfer, ce que montrent avec délice les sculptures du Jugement dernier.

La bourse est par ailleurs le meilleur indice pour identifier Judas sur les tableaux de la Cène, le dernier repas du Christ. Elle contient l’argent qu’il a reçu pour sa trahison : livrer Jésus aux grands prêtres juifs.

Trois formes de croix originales : la croix de l’ordre de Malte, la croix en tau (en forme de T) et la croix de Lorraine (ou d’Anjou) à double traverse.

La croix : le logo du christianisme

L’Église en a fait son symbole au Ve siècle après J.-C. La croix rappelle en effet le moment fondateur du christianisme : quand Jésus, crucifié, se sacrifie avant de triompher de la mort. La portée de ce signe est tellement forte que des ordres religieux et des familles nobles l’ont repris comme blason ou emblème, en variant la forme : sachez distinguer la croix de l’ordre de Malte, la croix en tau des frères antonins, la croix de Lorraine des ducs d’Anjou… La croix a même inspiré les plans d’église (mais pas toujours)

Christ cantonné de chandeliers. Vitrail de saint Jacques, XIIIe siècle. Cathédrale de Chartres

Le chandelier : un symbole lumineux

À l’esprit vient la menorah, le chandelier à sept branches, devenu, avec l’étoile de David, le symbole du judaïsme. Mais le christianisme aime aussi beaucoup poser des chandeliers dans l’église ou en représenter sur les sculptures et les vitraux. Car Dieu est lumière, selon la Bible. Au contraire du diable dont on dénonce la noirceur. Jésus cultive le même rapprochement : « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie » (Évangile selon saint Jean). Les chandeliers, mais aussi les cierges ou les lampes, matérialisent donc la présence divine.

En résumé, voici le sens des 7 objets chrétiens :

–         Le livre est l’attribut des personnes qui diffusent la parole du Christ ou qui ont écrit sur la doctrine chrétienne

–         Le globe est l’attribut des souverains : roi, Christ et Dieu

–         L’échelle symbolise l’ascension spirituelle de l’âme

–         Le calice rappelle le sang du Christ et son sacrifice

–         La bourse, accrochée à la ceinture d’un homme, désigne un avare. Sinon, elle se trouve en la main du traître Judas.

–         La croix est l’emblème des chrétiens depuis le Ve siècle.

–         Le chandelier symbolise la lumière et la présence divine

Ne reste plus qu’à les retrouver dans ou à l’extérieur de l’église. La croix ne devrait pas vous poser de problèmes, mais je félicite ceux qui découvriront une échelle. Un sacré défi.

L’AUTEUR

 

 

 

 

 

LAURENT RIDEL

Ancien guide et historien

 

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23 mai 2024 4 23 /05 /mai /2024 19:30
Une relique de Saint Charbel est arrivée en Australie
Une relique de Saint Charbel est arrivée en Australie
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Une relique de Saint Charbel est arrivée en Australie
Une relique de Saint Charbel est arrivée en Australie

ARRIVÉE DE LA RELIQUE  DE SAINT CHARBEL  À PUNCHBOWL AUSTRALIE

Des milliers de catholiques maronites ont fermé les rues de Punchbowl, une banlieue du sud-ouest de Sydney, pour accueillir une relique de Saint Charbel.Cette relique, un "os" du saint, renfermée dans une effigie grandeur nature en silicone, vêtue d'une véritable soutane de Saint Charbel.

Le 8 mai, jour anniversaire de la naissance du saint, malgré la pluie, des files de fidèles se sont rassemblées le long de l'avenue Highclere et des rues voisines, où se trouvent l'église et le monastère Saint-Charbel.

Soixante-dix porteurs vêtus de blanc ont transporté une réplique de 110 kg du tombeau de Saint Charbel au sommet d'un lit de 2 500 roses.

Des milliers de catholiques maronites ont fermé les rues de Punchbowl, dans la banlieue de Sydney, pour accueillir les reliques du saint le plus célèbre du Liban dans leur nouvelle résidence permanente en Australie.

Le tombeau au toit de verre contenait une relique de première classe – un os de Saint Charbel – et une réplique de son corps vêtu d'une soutane qu'il avait portée.

En partant de la gare de Punchbowl, jeunes et vieux, familles et amis ont parcouru plus d'un demi-mile le long de la tombe pendant près d'une heure et demie.

Ils ont chanté des hymnes et prié le chapelet jusqu'à atteindre la dernière demeure du tombeau de la paroisse, qui célèbre son 50e anniversaire ainsi que l'anniversaire du saint.

Les habitants ont allumé des bougies dans leur cour et les lampadaires ont été tamisés pour le cortège mené par une fanfare et quatre hommes portant des brûleurs d'encens de grande taille.

Les parents élevaient leurs enfants sur leurs épaules et la foule se rapprochait pour assister à l'arrivée du tombeau dans ce qui n'est aujourd'hui que le deuxième sanctuaire au monde dédié au saint libanais.

Né Youssef Antoun Makhlouf le 8 mai 1828, Saint Charbel était un moine et prêtre maronite qui vécut en ermite de 1875 jusqu'à sa mort le 24 décembre 1898.

Au cours de sa vie, il acquit une large réputation de sainteté et pour son capacité à unir les chrétiens, les musulmans et les Druzes.

Il est connu parmi les chrétiens libanais comme le « Moine miracle du Liban » en raison des faveurs reçues par son intercession, en particulier après que des prières ont été dites sur sa tombe au monastère de Saint-Maron à Annaya, au Liban. Il fut béatifié en 1965 et canonisé en 1977 par saint Paul VI.

L'arrivée de la réplique de son tombeau du Liban, faite du même bois de palissandre que le cercueil original et conçue par le même artiste, fait désormais de la paroisse un lieu de pèlerinage australien important pour les catholiques du monde entier.

Après la procession, l'évêque maronite Antoine-Charbel Tarabay, d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Océanie, a présidé la célébration de la messe avec le supérieur en visite du monastère d'Annaya au Liban, le supérieur de la paroisse Saint-Charbel, l'abbé Tannous Nehme, le père Assaad Lahoud et d'autres moines. ainsi que des prêtres des paroisses maronites de Sydney.

"Je suis prêtre depuis 31 ans et évêque depuis 11 ans. Ce soir, je suis sans voix. Merci Seigneur, merci saint Charbel, merci à l'Ordre des moines maronites libanais", a déclaré Mgr Tarabay.

Qualifiant cette journée de « journée inoubliable » dans la vie de la paroisse du sud-ouest de Sydney et de la communauté maronite australienne dans son ensemble, l'évêque a déclaré que la procession d'anniversaire du saint servait de témoignage public à « la foi de l'Église, à votre foi et à la foi ». de Saint Charbel en Dieu."

"Maintenant, avec la présence de la spiritualité d'Annaya ici à Punchbowl, nous nous rappelons les liens forts que nous entretenons avec notre héritage et notre patrie", a-t-il déclaré.

"Les moines arrivés du Liban (il y a 50 ans), armés de rien d'autre qu'une vision et une dévotion pour répandre le charisme monastique et l'amour de saint Charbel dans cette terre lointaine, sont devenus des piliers de notre éparchie", a poursuivi l'évêque.

"Leur dévouement a contribué à façonner et à construire les fondations spirituelles des générations futures.

"Il ne serait pas exagéré de dire que nous nous appuyons sur les épaules de géants : ceux qui sont arrivés sans rien nous ont laissé un héritage durable."

"En effet", a déclaré Mgr Tarabay, "Saint Charbel n'est pas simplement un saint pour un peuple ou une croyance particulière ; il est un phare de foi pour toute l'humanité. Ses actes miraculeux témoignent de la puissance de la foi et de l'amour sans limites. de notre Créateur."

Norman Bejjani, l'un des organisateurs de la procession, a déclaré au Catholic Weekly, le journal catholique de Sydney, que s'entraîner pour cet événement à grande échelle impliquait quelques essais et erreurs.

Des complications de dernière minute avec les robes des porteurs et des ajustements continus à l'énorme flotteur du cercueil, il a déclaré que des mois de préparation ont porté leurs fruits lors d'une soirée qui a touché le cœur de toutes les personnes impliquées.

"Cinq heures avant l'événement, j'ai reçu un appel d'un homme qui cherchait désespérément à porter le cercueil mais qui ne savait ce qui se passait que très tard. Tout, y compris les porteurs de secours, avait été préparé depuis des semaines, mais j'ai dit que si quelqu'un ne venait pas, je le lui ferais savoir", a déclaré Bejjani.

"Et voilà, une personne n'est pas venue. Cet homme a pris sa place et était en larmes alors qu'il transportait le cercueil dans la rue", a-t-il déclaré.

"Cela montre que ce qui compte n'est pas ce que nous faisons, mais ce pour qui nous le faisons. Ces processions publiques montrent que les croyants sont là, consolidés et forts."

Le porteur du cercueil et paroissien de Saint Charbel, Daniel Merhi, s'est immédiatement engagé pour cette tâche malgré la menace de pluie, et éventuellement de pluie, qui, selon lui, n'ont fait qu'ajouter à l'atmosphère.

"Pour la communauté maronite, j'espère que cette occasion enrichira notre foi. Je suis sûr qu'il y en a beaucoup ici qui ne sont pas cimentés dans leur foi autant qu'ils le souhaiteraient, mais un témoignage aussi formidable comme celui-ci peut vraiment inverser la tendance pour les gens. ," a-t-il dit.

"D'un autre côté, pour ceux qui ne connaissent pas vraiment la foi, c'est un exemple du type de communauté et d'esprit que nous avons ensemble, non seulement en tant que Maronites mais aussi en tant qu'humanité elle-même", a-t-il ajouté.

Franck Nader

Version longue

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