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13 août 2018 1 13 /08 /août /2018 22:55

Les « stavkirke », ces églises norvégiennes de l'époque Viking construites entièrement en bois

Vous l’avez sans doute remarqué au cours de vos différents voyages, les églises ont souvent tendance à se ressembler comme deux gouttes d’eau. Pourtant, en Norvège, leurs designs et leurs techniques de construction sortent vraiment de l’ordinaire. En effet, elles sont entièrement fabriquées en bois et reprennent plusieurs symboles de la mythologie Viking !

Appelées « stavkirke » en norvégien (comprenez « églises en bois debout », ndlr), ces reliques de l’époque médiévale sont inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et pour cause, sur 1 300 répertoriées par les historiens, construites entre le 12ème et le 14ème siècle, seulement 28 existent encore aujourd’hui.

Si vous vous demandez où voir ces trésors d’architectures, symbole de la culture Viking, sachez que toutes se situent en Norvège.

Voici quelques photos de ces églises extraordinaires :

Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
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Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
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Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
Les « stavkirke »
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12 août 2018 7 12 /08 /août /2018 22:55
Cantique de Siméon: Nunc dimittis

Cantique de Siméon: Nunc dimittis (Luc 2, 29-31) -- Faux-bourdon du 8ème ton par Maxime Kovalevski (1903 † 1988)

Le 2 février, les Eglises d’Orient & d’Occident célèbrent la Purification de la Sainte Vierge & la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après sa Nativité. En Orient, cette fête reçoit aussi le nom d’Hypapante ou « Rencontre du Seigneur » (l’expression Occursum Domini, qui en est l’équivalent latin, a également été en usage en Occident), terme qui rappelle la sainte rencontre entre l’Enfant Jésus & le vieillard Syméon.

Les ménées grecs utilisent pour cette fête le tropaire apolytikion suivant :
Χαῖρε κεχαριτωμένη Θεοτόκε Παρθένε· ἐκ σοῦ γὰρ ἀνέτειλεν ὁ Ἥλιος τῆς δικαιοσύνης, Χριστὸς ὁ Θεὸς ἡμῶν, φωτίζων τοὺς ἐν σκότει. Εὐφραίνου καὶ σὺ Πρεσβύτα δίκαιε, δεξάμενος ἐν ἀγκάλαις τὸν ἐλευθερωτὴν τῶν ψυχῶν ἡμῶν, χαριζόμενος ἡμῖν καὶ τὴν Ἀνάστασιν.

En voici une traduction française :
Je vous salue, pleine de grâce, Vierge Mère de Dieu : de vous en effet s’est levé le soleil de justice, le Christ notre Dieu, illuminant ceux qui sont dans les ténèbres ; et vous, juste vieillard, soyez dans la joie, car vous avez reçu dans vos bras le libérateur de nos âmes, celui qui nous donne la résurrection.

Ce tropaire a été traduit au haut Moyen-Age en latin et fut aussi chanté en Occident. S’il ne figure plus dans les livres romains actuels, on le rencontre dans quasiment tous les manuscrits médiévaux, il avait été conservé dans beaucoup de livres diocésains français & il subsiste toujours aujourd’hui dans le rit dominicain.

Mais celui qui veut partir ainsi doit venir au temple, venir à Jérusalem, attendre l’Oint du Seigneur, recevoir dans ses mains le Verbe de Dieu, l’embrasser par ses bonnes œuvres qui sont comme les bras de la foi.

Alors il s’en ira paisiblement, et ne verra point la mort éternelle, puisqu’il aura vu la Vie. Tu vois que la naissance du Seigneur répand la grâce avec abondance sur toute sorte de personnes, et que le don de prophétie est refusé aux incrédules, mais non aux justes.

Voici donc Siméon prophétisant que le Seigneur Jésus-Christ est venu pour la ruine et pour la résurrection d’un grand nombre, pour discerner ce que méritent les bons et les méchants, et pour décerner, juge infaillible, juge équitable, des supplices ou des récompenses, selon la qualité de nos actes.

Homélie de saint Ambroise, évêque, IXème leçon des vigiles nocturnes de ce dimanche, au troisième nocturne.

 

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11 août 2018 6 11 /08 /août /2018 22:59
La Lettre de Béthanie n° 155 : Qu'est-ce que la foi ?

Gorze, août-septembre 2018

 

                                    Chers Amis,

 

      Avez-vous la foi ? Est-ce que j’ai vraiment la foi ? Peut-être que vous aussi vous vous êtes posés la question ! Mais avant de tenter d’y répondre, il faut se mettre d’accord sur le mot lui-même. Qu’est-ce qu’on entend par « avoir la foi » ? Qu’est-ce qu’on entend par « la foi » ?

 

La foi est un mot qui vient du latin « fides », qui traduit le grec « pistis » et ces mots sont eux-mêmes la traduction de termes hébreux qui dérivent de la racine « aman », un radical qui évoque la solidité, la fermeté. Et donc, en français, le premier sens de ce terme est « confiance ». Il désigne le fait d’avoir confiance en quelque chose ou en quelqu'un. Ce n’est pas d’abord un mot du vocabulaire religieux, ni du vocabulaire de la croyance. Avoir la foi, c’est avoir confiance !

 

Dans le monde antique, on utilisait plutôt le mot de « religio » qui insiste sur l'observance des rites, l'obéissance aux commandements et le respect scrupuleux des coutumes. Mais pour caractériser la relation du croyant à Dieu, la Bible, elle, n'utilise pas ce mot, elle utilise le mot « foi », qui revient souvent pour décrire l'attitude de l'homme devant Dieu. La foi biblique est donc, bien avant de concerner une croyance ou un contenu dogmatique, affaire de confiance en Dieu. C’est d’abord une attitude, une relation, caractérisée par la confiance.

 

Elle marque de cette manière le caractère profondément original et nouveau de l'attitude des hommes et des femmes d’Israël : le croyant, celui qui a la foi, n'est pas celui qui croit que Dieu existe et qui en tire des conséquences pratiques pour s’assurer de ne pas avoir de problèmes avec Lui. Pour le peuple d’Israël, celui qui croit en Dieu met sa confiance en Dieu et cette confiance se vérifie dans la vie quotidienne par l'observation des commandements, d’une part, mais surtout par une relation personnelle. La foi est l’expérience vivante d’une relation personnelle, intérieure et extérieure avec « l’au-delà de tout », selon la belle expression de saint Grégoire de Nazianze (IVe s.)

 

C’est pourquoi, pour parler de la foi, on trouvera dans la Bible des récits de relation entre un homme et son Dieu plutôt que des énoncés dogmatiques. Le modèle de l’homme de foi, c’est Abraham, le père des croyants, qui quitte son pays et part sur les routes, mené par sa foi. Il a confiance en la promesse d’une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel, alors qu’il n’a pas de fils et que sa femme est stérile. Plus tard, il est prêt à sacrifier ce fils, son unique, sur la parole de Dieu. Sa confiance est vraiment totale.

 

Un autre modèle d’homme de foi est Job. Il conserve la foi malgré la souffrance injuste, incompréhensible dont il est victime. Il conserve la foi malgré les tentations que posent devant lui son épouse et ses amis.

 

Enfin Jésus, bien sûr, est le modèle par excellence de l’homme de foi. Il fait de sa vie une offrande dans un acte de confiance totale en Dieu, son Père, et ce geste va le mener à la mort. Dans les Évangiles, Jésus compare l’homme qui a la foi à un homme qui construit sa maison sur le roc et qui lui confère ainsi un caractère vraiment indestructible. Il donne à Simon, le premier disciple à reconnaître en lui le Messie et le fils de Dieu, le surnom de « Pierre », allusion à la foi, à la confiance qui fera de lui un roc.

 

Un autre exemple est bien sûr Marie, mère de Jésus, mère de Dieu, qui a eu foi avec une totale confiance en la réalisation de la promesse qui lui était faite par l'ange Gabriel : avoir un fils sans connaître l’homme.

 

Pour saint Paul, la foi « vient de ce que l'on entend et ce qu’on entend vient de la parole du Christ » (Rm 10.17). Quant à l'apôtre Jacques, il nous précise que « la foi sans les œuvres est morte » (Jc 2.26).

 

Mais la foi biblique, si elle concerne d'abord la confiance en Dieu, n'exclut nullement une autre dimension, celle de la connaissance des réalités divines, car cette connaissance se situe dans le contexte fondamental d'une relation interpersonnelle à Dieu et elle est le fruit de la confiance en Dieu.

 

Cette connaissance-expérience, pour le chrétien, est d’abord celle de la Résurrection du Christ. Le tout premier à confesser par écrit sa foi en la Résurrection du Christ est saint Paul dans ses épîtres. A sa suite, le fondement de la foi chrétienne sera exprimé aux IIe et IIIe siècles, par les premiers Pères de l'Église. On peut citer : Saint Ignace d’Antioche, saint Irénée de Lyon, Origène.

 

Puis de façon magistrale la foi sera exprimée par les pères du premier concile œcuménique en 325 à Nicée et complété en 381 à Constantinople. C’est ce qu’on appelle le symbole de Nicée-Constantinople, que l’on chante chaque dimanche, et qui est plus connu sous le nom de « Credo », ce qui veut dire « je crois ». Ce « je crois en Dieu » ne se réduit pas à : « je crois à l'existence de Dieu », mais implique bien sûr que j’ai confiance en Lui, que j'acquiesce au plan de Dieu dans ma vie, que je vis une rencontre personnelle avec Lui, en Jésus-Christ par l’Esprit Saint, que je fais une expérimentation de sa parole et de son action dans ma vie.

 

« Avoir la foi », c’est donc, selon l’expression consacrée, avoir quelqu’un dans sa vie, quelqu’un avec lequel on partage tout et en qui on a une confiance totale. Et ce quelqu’un, pour un chrétien, c’est Jésus-Christ, Yeshoua de Nazareth, mort et ressuscité, pleinement Dieu et pleinement homme.

Je vous dis toute mon amitié en Christ, à bientôt !

 

                          Père Pascal

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