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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 22:55
Conversion et reconversion sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle

Jacques Mullon et sa femme sont partis sur les routes de Saint-Jacques, pour préparer le passage à la retraite. Il est athée, elle est croyante.

En découvrant la foi sur le chemin de Compostelle, il a changé de vie. Avec son épouse, il anime un accueil chrétien sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Voir la vidéo 

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Ultreïa ! L’arrivée à Saint-Jacques

Six pèlerins arrivent à Compostelle. Le téléspectateur les accompagne sur les derniers kilomètres, à tour de rôle. Quatre sont croyants, les deux autres ne le sont pas. Marie-Noëlle et Joseph effectuent leur 62e jour de pèlerinage d’affilée. Hans est venu d’Allemagne pour emprunter le dernier tronçon du parcours. Marie a parcouru 700 km depuis Saint Jean-Pied-de-Port. Tout comme les Belges Roberto et Deborah qui, eux, sont athées.

Selon que l’on se déclare chrétien ou non, l’arrivé est-elle vécue différemment ? Dans tous les cas, c’est l’apothéose et l’émotion lorsqu’ils arrivent sur la place de la cathédrale. Puis la découverte de la ville et de ses trésors. Ils retrouvent des pèlerins croisés quelques jours plus tôt, échangent leurs impressions, leurs souvenirs sur le Camino. Enfin, ils obtiennent le dernier tampon, leur « diplôme de pèlerin ». Ultreïa ! Allons plus loin ! L’arrivée est un nouveau départ puisqu’il faut repartir vers un avenir imprégné de cette expérience unique.

Avec ce documentaire, Olivier Brunet tente de capter les émotions, les tristesses et les bonheurs des pèlerins à leur arrivée à Saint- Jacques de Compostelle : la fin du chemin !

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 22:55
« Être assis », c'est le secret d'une vie céleste

«  Il nous a ressuscités ensemble et fait asseoir ensemble dans les lieux célestes en Jésus Christ.» (Ephésiens 2 : 6)

« Être assis », c'est le secret d'une vie céleste.

La vie chrétienne ne commence pas par  « marcher », elle commence par « être assis ».

La plupart des chrétiens commettent l'erreur d'essayer de marcher, afin de pouvoir être assis, ce qui est l'opposé de l'ordre normal. Si nous essayons de faire quelque chose, nous n'arriverons à rien, car le christianisme ne commence pas par un grand « faire », mais par un grand 

« tout est fait »

La lettre aux Éphésiens s'ouvre par cette déclaration que Dieu « nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ. » (Eph. 1 : 3) et nous sommes conviés, dès le début, à nous asseoir et à jouir de ce que Dieu a fait pour nous, et non pas à chercher à l'atteindre par nos propres forces.

La vie chrétienne, du commencement à la fin, est basée sur le principe d'une dépendance absolue du Seigneur Jésus. Il n'y a pas de limites à la grâce que Dieu veut répandre sur nous. Il veut tout nous donner, mais nous ne pouvons rien recevoir à moins de nous reposer sur Lui. 

« Être assis » est une position de repos. Il est paradoxal, mais vrai que nous n'avançons dans la vie chrétienne qu'en apprenant avant tout à être assis.

Cela signifie simplement faire reposer tout notre poids, notre fardeau, nous-mêmes, notre avenir, tout, sur le Seigneur. Nous lui laissons le soin de porter cette responsabilité et cessons de la porter nous-mêmes.

« Tout est accompli » a crié Jésus à la croix. Le christianisme signifie que Dieu a tout accompli en Christ et que nous entrons simplement, par la foi, dans la jouissance de ce fait. Le mot clé n'est pas ici un ordre de « nous asseoir », mais une exhortation à nous voir « assis » en Christ.

La première leçon qu'il nous faut apprendre est que l’œuvre n'est pas la nôtre, mais la sienne : ce n'est pas nous qui travaillons pour Dieu, mais c'est Lui qui accomplit son œuvre en nous. Dieu nous donne une position de repos. Il nous présente l’œuvre achevée par son Fils en nous disant 

« assieds-toi ».

L'offre qu'il nous fait ne peut pas être exprimée mieux que par les paroles de l'invitation au grand festin : « Venez, car tout est prêt. » (Luc 14 : 17) Nous commençons donc notre vie chrétienne non pas en accomplissant quelque chose, mais en découvrant ce que Dieu a accompli pour nous.

Chaque nouvelle expérience spirituelle commence par une acceptation, par la foi, en « étant assis », de ce que Dieu a accompli.

C'est vrai pour le don du salut, ainsi que pour l'effusion du St Esprit et notre sanctification. Comment pouvons-nous connaître la délivrance du péché ? Comment notre « vieil homme » est-il crucifié ? Encore une fois, le secret n'est pas de marcher, mais d'être assis, non pas de faire quelque chose, mais de nous reposer sur ce qui a été fait.

Toutes les déclarations quant à notre identité en Christ sont faites au temps accompli, à l'aoriste. 

« Nous qui sommes morts au péché…, c'est en sa mort que nous avons été baptisés… nous avons donc été ensevelis avec lui. » (Rom. 6 : 2-4)

Dieu peut dire de moi que j'ai déjà toutes choses « avec Lui », tout ce que j'ai maintenant, je l'ai.

« avec Christ »

« Avec Christ », crucifié, ressuscité, assis dans les lieux célestes. Comment cela peut-il être ? Nous ne pouvons pas l'expliquer, il nous faut le recevoir de Dieu, comme quelque chose qu'il a fait, Lui. Nous ne sommes pas nés avec Christ, mais nous sommes crucifiés avec Lui. (Gal. 2 : 20) Notre union avec Lui a donc commencé avec sa mort. C'est là que Dieu nous a mis en Lui. 

« C'est par Lui (Dieu) que vous êtes en Christ Jésus » (1 Cor. 1 : 30)

Si je mets un billet de dix euros entre les pages d'un livre, tout ce qui arrivera au livre arrivera aussi au billet qui y est caché. Partout où je mettrai l'un, l'autre se trouvera aussi. Tout aussi réellement, Dieu nous a mis en Christ. Par conséquent, ce qui Lui est arrivé nous est arrivé à nous aussi. Toutes les expériences qu'il a faites, nous les avons aussi faites en Lui.

« Nous savons que notre vieille nature a été crucifiée avec Lui, afin que ce corps de péché soit réduit à l'impuissance et que nous ne soyons plus esclaves du péché. » (Romains 6 : 6)

Notre histoire a été écrite avant que nous soyons nés. Le croyons-nous ? C'est vrai ! Notre crucifixion avec Christ est un fait historique, glorieux. Notre délivrance du péché est basée, non pas sur ce que nous pouvons faire, ni même sur ce que Dieu fera pour nous, mais sur ce qu'Il a déjà accompli pour nous en Christ.

« Considérez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Christ Jésus. » (Rom 6 : 11)

Lorsque ce fait s'illumine pour nous et que nous nous appuyons sur lui, nous avons trouvé le secret d'une vie sainte.

Mais cela fait trop peu partie de notre expérience. Un homme qui était devant un pardon impossible à donner vint me voir et je lui expliquais :

Voilà la solution de votre problème : lorsque le Seigneur Jésus est mort sur la Croix, il a non seulement porté vos péchés, mais il vous a porté, vous aussi. Dieu a crucifié son fils et a crucifié votre vieil homme en Lui, de sorte que votre « moi » qui ne peut pas pardonner, ce « moi » qui ne peut simplement pas aimer ceux qui vous ont fait du mal, ce « moi » a été crucifié et mis à l'écart. Dieu a réglé toute la situation à la croix.

C'est pourquoi, vous n'avez plus rien à faire. Dites-lui tout simplement : « Seigneur, je ne sais pas pardonner, et je n'essaierai pas de le faire, mais je me confie en toi pour que tu le fasses en moi, que tu pardonnes et que tu aimes à ma place. 

Dieu attends que vous cessiez de faire. Lorsque vous aurez cessé de faire, Dieu agira. N'avez-vous jamais essayé de sauver un homme qui se noie ? Il y a deux moyens de le faire. Soit vous le frappez pour lui faire perdre connaissance et vous le tirez sur la rive, soit vous le laissez se débattre et crier jusqu'à épuisement de ses forces avant d'aller lui porter secours. Si vous tentez de le sauver tant qu'il lui reste quelque force, dans sa terreur, il vous agrippera, vous entraînera au fond et vous serez tous les deux perdus.

Dieu attends que votre réserve de force soit complètement épuisée avant de pouvoir vous délivrer. Dès que vous cessez d'agir, il fait tout. Dieu attend que vous vous désespériez de vous-même.

De toutes les paraboles des Evangiles, l'histoire de l'enfant prodigue nous offre, l'illustration suprême de la manière dont nous pouvons plaire à Dieu.

Le père dit : « Il fallait bien se réjouir et s'égayer. » (Luc 15 : 32), et par ces mots, Jésus nous révèle, ce qui, dans le domaine de la rédemption, remplit de joie le coeur du Père :

Ce n'est pas un frère aîné qui travaille assidûment pour le père, mais un frère cadet qui ne fait rien et laisse au père le soin de tout faire pour lui.

Ce n'est pas un frère aîné qui désire être toujours celui qui donne, mais un frère cadet toujours prêt à être celui qui reçoit.

Lorsque le fils prodigue revient à la maison, après avoir perdu tous ses biens dans une vie de débauche, le père ne lui fit pas une seule question ni un mot de reproche sur la perte de ses biens. Il ne se désola pas sur ce qui avait été dépensé, il ne fit que se réjouir de l'occasion que lui offrait le retour de son fils de dépenser davantage.

Dieu est si riche qu'Il n'a pas de plus grand désir que de donner. Ses trésors sont si abondants qu'Il souffre lorsque nous Lui refusons la possibilité de les répandre sur nous. D'où la joie du père de trouver le fils prodigue heureux de recevoir la robe, l'anneau, les souliers et le festin, d'où sa tristesse de ne pas trouver dans le fils aîné la même disposition. Dieu souffre lorsque nous essayons de Lui présenter quelque chose. Il est si immensément riche.

C'est pour Lui une grande joie lorsque nous lui permettons de donner, et donner, et donner encore. Il souffre lorsque nous essayons de faire quelque chose pour lui, car il est tellement puissant. Il désire que nous le laissions tout simplement agir. Il veut être éternellement Celui qui donne.

Si seulement nous voyions combien riche et combien grand est notre Dieu, nous lui laisserions tout le soin de donner et faire.

Pensons-nous que si nous cessions d'essayer de plaire à Dieu, notre bonne conduite s'en ressentirait ? Si nous laissions à Dieu tout le soin de donner et de faire, pensons-nous que le résultat serait moins satisfaisant que si nous faisions quelque chose par nous-mêmes ?

C'est lorsque nous cherchons à « faire » par nous-mêmes que nous nous mettons de nouveau sous la Loi. Mais les œuvres de la Loi, nos « bonnes » œuvres mêmes, sont des « œuvres mortes » que Dieu hait.

Dans la parabole, le fils aîné et le fils prodigue étaient tous les deux éloignés des joies de la maison du père. Mais le fils aîné, bien que n'étant pas dans un pays lointain, n'était en fait dans la maison du père que « par sa position » et sa position théorique n'a jamais pu devenir expérimentale, comme celle du fils prodigue, à cause de son refus de renoncer à ses propres bonnes œuvres.

Cessons tout simplement de vouloir « donner » et nous expérimenterons combien Dieu aime donner ! Cessons de « faire » et nous découvrirons combien Dieu sait et peut faire ! Le plus jeune fils était entièrement pécheur, mais il revint à la maison, et il y trouva le repos, et c'est là que commence la vie chrétienne.

Extraits du livre de Watchman Nee, Être assis, marcher, tenir ferme

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19 août 2018 7 19 /08 /août /2018 22:59
SOLENNITÉ DE LA SAINT-TUGDUAL au monastère Sainte-Présence
SOLENNITÉ DE LA SAINT-TUGDUAL au monastère Sainte-Présence
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SOLENNITÉ DE LA SAINT-TUGDUAL au monastère Sainte-Présence
SOLENNITÉ DE LA SAINT-TUGDUAL au monastère Sainte-Présence
Le chrétien celte chante l’absolu

Extrait d’une homélie de l’évêque Marc de l’Eglise orthodoxe Celtique à l’occasion de la fête de saint Tugdual (célébré le 12 août 2018).


Extrait des méditations de Saint Tugdual

« L’an de grâce 1955, au troisième jour de janvier, un ermite se retira dans une lande bretonne.

Un après-midi d’hiver, il allait recueillir des pommes de pin, dans la forêt proche leur allumer un peu de feu.

Parmi les fourrés, les ronces, les genêts qui l’avaient envahi, il devina un antique chemin.

Chaque jour, dès lors, il travailla  à le restaurer. Ce n’est pas certes pas, en tout et pour tout, le chemin d’antan. 

Mais ceux qui l’emprunteront,  retrouveront  quelque chose du paysage ancestral, y respireront l’air pur  d’autrefois, et de toujours ; y trouverons des ombrages aux heures chaudes, des sources  qui désaltèrent et des étoiles que nos anciens Pères contemplèrent en toute certitude !

Que celui qui peut comprendre, comprenne, ce que dit l’Esprit … »

Je chanterai  en esprit, je chanterai dans mon cœur !

Le chrétien celtique est un chrétien qui chante toujours, en tout par tout.

Il chante en esprit parce qu’il chante Dieu qui est Esprit absolu.

Il chante dans son cœur parce qu’il chante Dieu qui est Amour.

Il chante dans son intelligence parce que Dieu est sagesse.

Il chante dans sa mémoire parce que Dieu est Eternel.

Il chante dans sa volonté parce que Dieu est maître absolu.

Il chante dans son œuvre parce que Dieu est acte pur.

Il chante dans sa vie parce que Dieu est source de toute vie.

Il chante dans sa mort parce Dieu est immortel.

Il chante dans sa faiblesse parce que Dieu est fort.

Il chante dans l’impossible parce que Dieu est toute Puissance.

Il chante dans la création parce que Dieu est le  Créateur. 

Il chante dans son péché parce que Dieu est Sauveur.

Il chante dans son corps parce que Dieu est Esprit.

Il chante dans sa chair parce que Dieu est l’être Suprême.

Il chante en toutes circonstances parce que Dieu est omniprésent.

Il chante dans la tristesse parce que Dieu est le consolateur.

Il chante dans la tristesse parce que Dieu est Tendresse.

Il chante dans les ténèbres et dans les nuits parce que Dieu est Lumière. Il chante dans le bonheur parce que Dieu est félicité.

Il chante dans l’angoisse  et la crainte parce que Dieu est la Paix.

Il chante dans les tribulations parce que Dieu est immuable.

Il chante dans les bassesses et l’ignominie parce que Dieu est le Très Haut.

Il chante  dans la persécution et l’injustice parce que Dieu est Justice.

Il chante au milieu des apparences, des mirages et des erreurs parce que Dieu est vérité.

Il chante dans l’indigence, le dénuement et la pauvreté parce que Dieu est richesse.

Il chante dans les abîmes, les profondeurs et les gouffres parce que Dieu est inaccessible.

Il chante en tout, pour tout, pour tous, toujours et partout parce que Dieu est l’Absolu.
 

Ecouter l'homélie de Mgr Marc sur Saint Tugdual

Écouter

 
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Saint Tugdual et l'Eglise Orthodoxe Celtique

Jean-Pierre Danyel est un enfant de l’Assistance publique qui étudia les théologies catholique, orthodoxe et protestante. Il fut converti au christianisme lors de sa captivité en Allemagne par un pasteur protestant. Très malade et affaibli lors de son séjour en stalag, il fallut deux années de convalescence à son retour en France. Il fit plusieurs retraites dans des monastères catholiques en quête d’une vocation monastique. Il s’intéresse ensuite à la spiritualité orthodoxe. Il reçoit la consécration monastique dans l’Église orthodoxe de France. Il ne reste pas dans cette Église et s’installant à Nantes en 1949, il s’attache la paroisse de Marie Marc Fatôme (pl) de l’Église mariavite. Cette communauté à cette époque vit dans un grand dénuement. Malheureusement, à la mort de Marie Marc Fatôme en 1951, la famille Fatome, vend l'église et la maison, le père Danyel se retrouve à la rue (l'église fut démolie par la suite). Il fonde alors la paroisse du Bon Pasteur.

En 1954, le père Danyel entre dans la juridiction de Thomas Marie Lutgen du patriarcat de Glastonbury qui le réordonne sub conditione. En 1955, il vint s’installer dans un bocage breton, au lieu-dit le Bois-Juhel en Saint-Dolay (Morbihan, Bretagne), sur un terrain offert par une dame de Nantes qui aurait été guérie de cécité par les prières du père Danyel.

Les premiers temps, il vécut très pauvrement dans une hutte de branchages. Les habitants alentour lui apportaient de quoi se nourrir. Puis, il bâtit une petite chapelle en bois. Il dédia son ermitage à la Sainte Présence. Avec le temps, un ermitage en dur vit le jour, mais il ne put jamais achever la petite chapelle y attenant. Moine et prêtre dans la tradition des Pères, il voulut restaurer la spiritualité et la tradition du monachisme celtique en fondant l’ordre de Saint-Colomban, qu’il voulait être la refondation d’une communauté suivant la règle de saint Colomban abandonnée depuis plus de mille ans au profit de la règle de saint Benoît.

En 1956, il se sépare de l’évêque Lutgen et fonde la « Sainte Église celtique de Bretagne » avec la bénédiction des évêques du « Siège ecclésial œcuménique ». Il fut consacré évêque par Irénée Poncelain d’Eschevannes de l’Église gallicane, le 5 mai 1957, sous le nom de Tugdual, du nom d’un des sept saints protecteurs de Bretagne. Ses co-consécrateurs étant Julien Erni du « Siège ecclésial œcuménique » et Eugène de Batchinsky de « l’Église orthodoxe ukrainienne conciliaire autocéphale en exil ».

Il était poète, iconographe, prédicateur de talent, connaissait la théologie des trois grandes confessions chrétiennes. On lui attribuait également un charisme de thaumaturge qui attirait un public venant parfois de loin dans l’espoir d’obtenir une guérison. De santé fragile, il n’en mena pas moins une vie ascétique dans la pauvreté, le jeûne et la prière, malgré l’humidité récurrente du lieu. Il savait que sa vie serait brève et il s'en confiait souvent à ses amis. Il chantait chaque jour le psautier dans son intégralité. Sa mission connu un certain succès, mais aussi bien des adversités, notamment à cause de son clergé.

Tugdual meurt le 11 août 1968, à l’âge de 51 ans, miné par la maladie. Il voulut mourir seul, considérant qu’il n’avait pas de disciples immédiat. Il fut mis en terre dans le cimetière Saint-Jacques à Nantes.

Tugdual avait légué son ermitage à l'un de ses évêques, l'évêque Suliac (Auguste Monier). Ce dernier, par l’entremise d’un ancien évêque de saint Tugdual , l'évêque Gall (Laigle), consacré dans le patriarcat de Glastonbury, le proposa à un petit groupe de moines qui vivait dans le Sud de la France. Saint Tugdual avait prophétisé que son ermitage deviendrait un monastère dix ans après sa mort. La dixième année, le 4 octobre 1977, le père Paul (de Fournier de Brescia) et deux autres moines, relevaient l’ermitage pour y fonder un monastère et continuer la mission. Le père Paul deviendra évêque en 1980 puis primat de l’Église orthodoxe celtique en 1995 sous le nom de Mael. Il restructura l’Église orthodoxe celtique en profondeur.

En 1996, l’Église orthodoxe celtique procède à la canonisation de Tugdual. Ses reliques se trouvent dans la cathédrale Notre-Dame-du-Signe au monastère Sainte-Présence à Saint-Dolay.

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