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16 novembre 2023 4 16 /11 /novembre /2023 20:30
Sainte Marguerite, reine d'Écosse († 1093) Sainte patronne de l'Écosse

Sainte Marguerite, nièce de saint Étienne de Hongrie qui fonda le royaume de Hongrie, vint au monde en 1046.

Elle montra bientôt de merveilleuses dispositions pour la vertu qui lui mérita dans la suite le nom de mère des orphelins et de trésorière des pauvres de Jésus-Christ.

Forcée de chercher un asile en Écosse, elle donna l'exemple d'une sainteté courageuse dans les épreuves, si bien que le roi Malcolm III, plein d'estime pour elle et épris des charmes de sa beauté, lui offrit sa main et son trône.

Marguerite y consentit, moins par inclination que dans l'espoir de servir à propager le règne de Jésus-Christ.

Elle avait alors environ vingt-trois ans.

Son premier apostolat s'exerça envers son mari, dont elle adoucit les mœurs par ses attentions délicates, par sa patience et sa douceur.

Convertir un roi, c'est convertir un royaume : aussi l'Écosse entière se ressentit de la conversion de son roi : la cour, le clergé, le peuple furent bientôt transformés.  

Marguerite, apôtre de son mari, fut aussi l'apôtre de sa famille.

Dieu lui donna huit enfants, qui firent tous honneur à la vertu de leur pieuse mère et à la valeur de leur père.

Dès le berceau elle leur inspirait l'amour de Dieu, le mépris des vanités terrestres et l'horreur du péché.

Sainte Marguerite, Lourdes (France)

"Nos seigneurs les pauvres"

L'amour des pauvres, qui avait brillé dans Marguerite enfant, ne fit que s'accroître dans le cœur de la reine.

Pour les soulager, elle n'employait pas seulement ses richesses, elle se dépensait tout entière : "La main des pauvres, aimait-elle à dire, est la garantie des trésors royaux : c'est un coffre-fort que les voleurs les plus habiles ne sauraient forcer."

Aussi se fit-elle plus pauvre que les pauvres eux-mêmes qui lui tendaient la main ; car elle ne se privait pas seulement du superflu, mais du nécessaire, pour leur éviter des privations.

Quand elle sortait de son palais, elle était toujours environnée de pauvres, de veuves et d'orphelins, qui se pressaient sur ses pas.

Avant de se mettre à table, elle servait toujours de ses mains neuf petites orphelines et vingt-quatre vieillards ; l'on vit même parfois entrer ensemble dans le palais jusqu'à trois cents pauvres.

Malcolm se faisait un plaisir de s'associer à sa sainte épouse pour servir les pauvres à genoux, par respect pour Notre-Seigneur, dont ils sont les membres souffrants.

La mort de Marguerite jeta le deuil dans tout le royaume.

Sainte Marguerite, reine d'Écosse
Vitrail de la chapelle Sainte-Marguerite d'Édimbourg

 

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15 novembre 2023 3 15 /11 /novembre /2023 20:40
Les anges gardiens

Pierre Jovanovic raconte comment il a découvert le phénomène des expériences de mort imminentes ainsi que la possibilité de l'existence d'anges gardiens.

Il nous explique de quelle manière ils peuvent se manifester à nous, et comment nous pouvons demander leur aide et leur protection dans notre vie.

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14 novembre 2023 2 14 /11 /novembre /2023 20:30
Sans les sacrements nous ne pouvons pas vivre

Pour que Dieu rayonne pleinement dans nos vies, le cardinal Robert Sarah  nous emmène à la redécouverte des sept sacrements dans son dernier ouvrage, Catéchisme de la vie spirituelle (Fayard). 

Quelle est l’ambition de ce catéchisme atypique que vous publiez ?
Cardinal Robert Sarah : J’ai voulu aider les chrétiens à vivre la richesse des sacrements : le baptême, la confirmation, l’Eucharistie, le mariage, le sacerdoce, la pénitence, et l’onction des malades.

Nous avons souvent oublié cette richesse, parce que nous ne nous donnons pas beaucoup de peine pour mieux connaître et entrer en profondeur dans le mystère des sacrements. 

J’insiste particulièrement sur le sacrement de l’Eucharistie. La messe est parfois devenue un lieu de convivialité.

Elle n’est plus toujours celui d’une rencontre vitale, personnelle, d’un cœurà-cœur avec Jésus.

Au IIIe siècle, lorsque l’empereur Dioclétien avait 
interdit la messe, les chrétiens d’Abitène – dans l’actuelle Tunisie – ont désobéi.

Interrogés pour savoir pourquoi ils ont désobéi à l’ordre impérial, ils ont répondu : « Nous ne pouvons pas vivre sans l’Eucharistie. »

L’affirmation de cette vérité leur a valu le martyre.

L’Eucharistie est un besoin primordial, une nécessité vitale. 

Mais on peut songer aussi aux sacrements du baptême ou de la confirmation, souvent réduits à des fêtes familiales, or ce sont des actes essentiels qui engagent dans la vie d’enfant de Dieu !

Il y a urgence selon vous ?
Nous avons, hélas ! perdu le sens des sacrements depuis longtemps.

Le mariage est fragilisé par les séparations qui se systématisent !

À la messe, on voit des prêtres transformer tel canon ou telle prière comme s’ils lui appartenaient, alors qu’ils relèvent de la tradition…

Il faut réapprendre à protéger notre âme, et pas seulement notre corps.

Sans les sacrements, l’Église n’existe plus !

Sans eux, nous ne pouvons pas vivre !

Ils nous fortifient sur un chemin intérieur, par lequel nous devons parvenir tous ensemble à ne faire plus qu’un dans la foi et la connaissance du Fils de Dieu. 

L’image du désert est très présente dans votre propos… C’est le terreau dans lequel peut s’enraciner la présence de Dieu dans nos vies ?
Le désert est le lieu où Dieu se révèle. Il faut qu’il y ait des déserts dans notre cœur et dans notre vie.

Car nous sommes envahis par le bruit et l’activisme.

Au fond de chacun, subsiste un désir plus ou moins conscient d’échapper à ce tourbillon d’apparences, à cette vacuité qui nous assaillent. 

Si nous réussissons à créer des déserts intérieurs, faits de silence et d’adoration, nous serons remplis de présence divine.

C’est dans la pauvreté et le dépouillement que nous apprenons à devenir attentifs à Dieu.

Le désert est plein de Dieu. Son immensité et sa simplicité le révèlent, son silence le donne.

Revenons aux sacrements. Il faut faire baptiser les enfants dès les premiers jours, dites vous. Pourquoi ? 
Je propose le baptême dès les premiers  jours, car le baptême efface le péché. 

Le baptême donne et fait croître la vie de Dieu en chaque baptisé, et nous fait ressembler au Christ. Il fait de nous des enfants de l’Église, qui nous communique la grâce et nous éduque dans la foi.

Saint Paul écrit aux Romains : « Ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que tous nous avons été baptisés ? » (Rm 6, 3).

Par le baptême, le chrétien s’identifie, se configure 
totalement au Christ mort et ressuscité, à tel point que ce qui se passe pour le Christ vaut également pour lui.

Saint Paul dit encore : « Comprenons-le, notre 
vieil homme a été crucifié avec lui, pour que fût réduit à l’impuissance ce corps de péché, afin que nous cessions d’être asservis au péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché » (6, 3-7).

Le baptisé devient la Maison, l’habitation de Dieu.

Il ne faut pas attendre que Satan s’incruste dans l’âme de l’enfant.

Autrefois, quand le prêtre baptisait, il posait cette question : « Que demandez-vous à l’Église de Dieu ? » Les parents répondaient : « La foi. »

Aujourd’hui, ils répondent : « Le baptême. » 

Il est malheureux d’avoir changé cette réponse qui engageait toute l’Église.

Naguère, toute la communauté paroissiale accompagnait l’enfant sur le chemin de la foi.

Désormais, cette communauté est réduite aux parents, parrain et marraine. Et encore… 

Les cas sont rarissimes, mais que dites-vous aux prêtres qui diffèrent le baptême d’un enfant parce que ses parents ne vont pas à la messe ?
Ils ont à la fois raison et… pas totalement !

La pratique des parents, ou l’absence de pratique, ne peut engager l’âme de l’enfant.

Mais une fois l’enfant baptisé, le prêtre doit tout faire pour catéchiser l’enfant et pour dialoguer avec la famille et la ramener à la messe.

D’où l’importance capitale de la pastorale de la jeunesse, de la pastorale familiale, des visites régulières du prêtre aux familles de sa paroisse.

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