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Le château médiéval du Morimont à Oberlarg (Haut-Rhin) est un site secret et mystérieux. Contes, mythes, rumeurs folles et légendes s'y multiplient depuis le XIIᵉ siècle. Le lieu envoutant abriterait le Graal. Un parchemin secret y serait caché. Une ondine hanterait les lieux. C'est dans ces ruines qu'est né "le Serment du Morimont" qui va donner naissance au 23ᵉ canton suisse, le Jura.
C’est sans doute l’un des châteaux les plus mystérieux d’Alsace. Ses vestiges impressionnants qui se dressent sur une colline d’Oberlarg (Haut-Rhin), à quelques centaines de mètres de la frontière avec la Suisse : le Château du Morimont.
Depuis son édification au XIIᵉ siècle, le château traîne avec lui toute une série, de mythes, de contes, de rumeurs folles, et de légendes, pour la plupart totalement invérifiables.
La première mention de son édification remonte à 1183. Il a appartenu à la famille impériale des Habsbourg, son histoire se confond avec l’Autriche antérieure. Ce petit bout de territoire du Sundgau, aujourd’hui rural, fut pourtant au centre des intérêts des grandes monarchies européennes.
Plusieurs fois transformée, notamment après le terrible tremblement de terre de Bâle (Suisse) en 1356, cette forteresse était capable de résister à des sièges par armes à feux. Il a appartenu à une famille originaire d’Espagne. Les Suédois l’occupent durant la Guerre de Trente Ans. C’est Louis XIV qui la fait détruire en 1635. "Une des tours s'écroule, la visite est dangereuse", signale notre guide du jour, Philippe Lacourt, de la Société d'histoire du Sundgau.
La légende la plus tenace est celle de Mathilde et de l’ondine du Morimont. Il y est question de nymphe, d’une marraine, d’une méchante belle-mère qui n’aime pas sa belle-fille, et d’une pomme magique qui réalise des vœux. À la fin de l’histoire, la pauvre petite fille découvre qu’elle est en fait une princesse, épouse le prince charmant. "Ils eurent des enfants merveilleux et vécurent heureux toute leur vie", conclut Philippe en souriant.
Évidemment, selon les habitants des environs, un brin espiègle avec les enfants qui passent, "tout est vrai !" puisque l'histoire relate des personnes qui ont vraiment vécu au château. D’autres témoignages précisent que Charles Perrault (1628-103) ce serait inspiré des légendes du Château du Morimont pour écrire ses contes. Une hypothèse battue en brèche par l’historien : "La légende de l’ondine du Morimont est née après les contes de Perrault". Damned !
Le Château du Morimont attire également, depuis de très nombreuses années, les chasseurs de trésors en quête du Graal. Le Graal serait la coupe qui aurait servi lors de Cène, et dans laquelle aurait été recueilli le sang du Christ sur la Croix. Selon une tradition populaire, être détenteur de cette coupe donnerait la vie éternelle.
Là-bas, la rivière qui prend sa source à Oberlarg est la Largue, anciennement Larga, qui est l’anagramme de Graal
Philippe LacourtSociété d'histoire du Sundgau
Plusieurs indices prouveraient que c’est dans le Château du Morimont qu’est caché le Graal. "Là-bas, la rivière qui prend sa source à Oberlarg est la Largue, anciennement Larga, qui est l’anagramme de Graal ", montre du doigt Philippe Lacourt. "Cette légende de la présence du Graal est tenace, depuis les origines du château".
En Alsace, elle s’est diffusée grâce aux Minnesänger (troubadours) qui ont colporté le conte de Chrétien de Troyes (1130-1190), le fondateur de littérature arthurienne. Les seigneurs du Morimont auraient tellement apprécié ce conte qu’ils auraient donné ce nom à un de leurs étangs à Saint-Cosme (Haut-Rhin), l’étang du Grale.
Autre fait troublant pour les chercheurs du trésor, un des contributeurs importants de la diffusion du conte du Graal est le chevalier Robert de Boron (Fin du XIIe siècle – début du XXIIIe siècle). Un clerc lettré, auteur de plusieurs romans en vers sur le Graal. Il s’avère que le village de Boron (Territoire-de-Belfort) n’est qu’à quelques encablures du Château de Morimont… Enfin, pour légitimer davantage la théorie du Graal au Château, les experts de cette quête rappellent que Robert de Boron a établi que "le Saint Calice a séjourné à Glastonbury (Angleterre)". Or, la traduction de ce nom propre signifie "colline au milieu des marais", exactement la même traduction que le nom original du château, Moersberg. Bingo !
nfin, en 2004, Werner Greub, dans son ouvrage surprenant intitulé, La Quête du Graal, préfacé par le comte Christian d’Andlau Hombourg, compile l’état des recherches et des légendes. Il suscite encore plus la curiosité autour du Château du Morimont. Il relate une rencontre entre Perceval et son oncle l’ermite Trevizent à Arlesheim (Suisse), dans un parc ayant appartenu au père de Sainte Odile, puis aux Vignancourt, chevaliers de l’Ordre de Malte et également propriétaires du Château du Morimont… Trevizent, gardien du Saint Calice, aurait ainsi révélé à son neveu que "le Graal est une pierre dont le nom ne se traduit pas" et que "l'objet magique, source de vie, dispense de boisson et de nourriture". Coïncidences ? Hasard ? En tout cas, Morimont, signifie "mourir au monde", étrange comme nom de château…
Le Château du Morimont est également le cadre d’une légende contemporaine lancée par l’un des maîtres de la science-fiction européenne, Jimmy Guieu (1926-2000). Pionnier de l’ufologie, parapsychologue, spécialiste de l’ésotérisme et des sociétés secrètes, dans Les Fils du Serpent (sorti en 1984), il explique que le Graal est en fait un parchemin qui serait caché dans les souterrains secrets du Château du Morimont. Philippe Lacourt s’amuse. "Ce manuscrit raconterait que les Mérovingiens sont des descendants d’extraterrestres défendus par une société secrète qui se réunit au château. Il y aurait encore des mérovingiens de nos jours qui devraient remonter sur le trône de France".
Car, effectivement, l’un des endroits les plus insolites du château se trouve dans les sous-sols : une extraordinaire cave voûtée en berceau de 51 mètres de longs sur presque 8 mètres de largeur, dans un parfait état de conservation. "Elle n’apparaît sur aucun plan ancien du château. Personne ne sait à quoi elle pouvait bien servir, ni pourquoi elle est si grande". C’est aujourd’hui le lieu de villégiature de nombreuses chauves-souris qu’il ne vaut mieux pas déranger. "C’est en tout cas dans cet immense souterrain, en introduisant un glaive dans le creux d'une pierre, que se dévoilerait un passage secret qui mènerait à la révélation du manuscrit secret. Bon, pour l'instant, personne n'a jamais rien trouvé !", lâche-t-il en riant.
Mais surtout, le Château du Morimont est, par excellence, le château historique de la naissance du canton du Jura suisse. C’est dans ses ruines, que se sont réunis, en juillet 1826, quatre indépendantistes jurassiens faisant le serment de "délivrer le Jura de l’oligarchie bernoise". Une plaque flanquée sur le domaine rappelle la promesse des conjurés.
Si cette histoire est insignifiante pour les Français, elle est en revanche très importante pour nos voisins suisses. Après l’abdication de Napoléon Iᵉʳ, les puissances européennes ont redessiné la carte du continent par le Congrès de Vienne de 1815. Le territoire de l’ancien évêché de Bâle, majoritairement catholique et francophone, est annexé au canton de Berne, germanophone et protestant. Craignant une perte d’identité et la disparition de leur culture, les Jurassiens ont alors décidé de se soulever en réclamant "l’indépendance du Jura". Cet esprit de résistance, jalonné de luttes politiques et de manifestations, né au cœur du Château du Morimont, a perduré pendant plus d’un siècle et demi. "Finalement, les Jurassiens ont gagné ! ", explique Philippe Lacourt. "Cela a abouti, en 1979, à la création du dernier canton suisse, le 23ᵉ, celui du Jura. Depuis, il s’est déroulé plusieurs commémorations à l’intérieur du château qui est devenu le symbole de la détermination du peuple jurassien à défendre son identité et sa liberté".
D'autres contes et légendes pullulent au Château du Morimont. Il serait trop long de tous les exposer ici : trésors, monstres, fantômes, fées et sorcières en tous genres.
500 ans d’apparitions de la Vierge Marie sur une seule carte
Les apparitions de la Vierge Marie, inspirant émerveillement et dévotion chez des millions de personnes, sont suivies depuis des siècles.
D’un village au Rwanda à une grotte rocheuse en France, des observations de la Vierge Marie ont été signalées à travers le monde depuis l’an 40 après J.-C. Depuis 1531, l’Église catholique romaine enquête sur ces rapports et a donné son accord à plusieurs sites où les évêques croient que des miracles ont eu lieu, tels que Notre-Dame de Guadalupe à Mexico et Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse à Paris.
MiracleHunter.com tient un catalogue des observations. La carte ci-dessous montre où les observations ont été signalées et comment elles ont été classées par l’église. Vous pouvez lire comment la Vierge Marie est devenue la femme la plus puissante du monde dans notre dernier article de couverture de magazine, et voir comment l’obsession pour Marie peut être poussée à l’extrême sur Explorateur
La plus ancienne revendication connue provient de saint Jacques le Grand qui vit la Vierge Marie alors qu’il prêchait sur les rives du fleuve Èbre à Saragosse, en Espagne, en 40 après J.-C. Aujourd’hui, les rapports d’apparition sont plus fréquents fréquemment. Certains chercheurs estiment que le nombre total de revendications d’apparition au cours de l’histoire est d’environ 2 500 (dont environ 500 datent du XXe siècle seulement). Selon le Dictionnaire des apparitions de la Vierge Marie, au cours de l’histoire, 308 apparitions sont attribuées à des saints ou bienheureux. Ils sont généralement reconnus officieusement par les autorités ecclésiastiques (ou du moins par les ordres et congrégations qu’ils ont fondés ou auxquels ils ont appartenu). Seuls 7 papes au cours de l’histoire ont été témoins d’apparitions mariales.
Bien que non officiellement approuvés par l’Église catholique romaine, des visionnaires de Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine et ailleurs diffusent actuellement des messages attribués au Bienheureux Vierge.
Les apparitions les plus célèbres sont celles rapportées à Guadalupe, Mexique (1531), rue du Bac, France (1830), Lourdes, France (1858), Fatima, Portugal (1917), et Medjugorje, Bosnie-Herzégovine (1981).
Les apparitions les plus récemment reconnues par le Vatican sont celles du Laus, en France (1664), qui ont été approuvées en 2008. Les apparitions les plus récentes avec reconnaissance du Vatican sont celles de Kibeho, au Rwanda, qui ont pris fin en 1989. Les apparitions à Itapiranga, au Brésil (notamment celles de 1994-98) ont été déclarées surnaturelles par l’évêque local en 2009, mais cette décision a ensuite été annulée. Les apparitions de 1859 à Robinsonville, WI, États-Unis, déclarées authentiques le 8 décembre 2010, sont les premières et les seules apparitions approuvées par l’épiscopat dans l’histoire des États-Unis. L’approbation la plus récente d’un évêque local fut celle de l’évêque de San Nicolas, Monseigneur Hector Cardelli, qui en mai 2016 approuva les apparitions reçues par Gladys Quiroga de Motta comme surnaturelles entre 1983 et 1990 (bien que les messages perdurent encore aujourd’hui).
L’Église catholique a été très prudente à approuver les prétendues Des événements miraculeux. En fait, au XXe siècle, parmi les centaines de revendications publiques, il y en a eu seulement 12 avec l’approbation épiscopale (4 d’entre elles avec la reconnaissance du Vatican) et une poignée d’autres qui n’ont pas reçu Approbation officielle mais ont été approuvés pour l’expression de foi sur place. Un total de 28 apparitions (aujourd’hui réduites à 26) au cours de l’histoire ont été étudiées et ont reçu l’approbation épiscopale (16 d’entre elles ont été reconnues par le Vatican). De plus, quatre apparitions égyptiennes ont été approuvées par l’Église copte orthodoxe au cours des 50 dernières années. La liste le nombre de demandes rejetées continue de croître.
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500 Years of Virgin Mary Sightings in One Map
Apparitions of the Virgin Mary, inspiring wonder and devotion among millions, have been tracked for centuries.
https://www.nationalgeographic.com/science/article/151113-virgin-mary-sightings-map
Les apparitions en France