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20 juin 2023 2 20 /06 /juin /2023 22:36

On a sans doute beaucoup prêché, enseigné et écrit sur la prière; mais tous les jugements se basent pour la plupart sur des spéculations d'esprit et de sagesse naturelle et non sur l'expérience.

On examine les qualités et non l'essence de la chose.

On parle de la nécessité de la prière, de sa force, de sa bienfaisance et de tout ce qui doit l'accompagner : du zèle, de l'ardeur, de la chaleur cordiale, de la pureté des pensées, de la réconciliation avec les ennemis, de l'humilité, du repentir et de beaucoup d'autres choses.

Mais qu'est-ce que la prière et comment faut-il apprendre à prier ? 

A ces questions-ci qui, d'après moi, sont les premières et les plus essentielles, on trouve rarement une réponse qui les épuise, car ici est nécessaire une science secrète et non pas seulement une érudition.

Et, ce qui est le plus regrettable, c'est que la sagesse vaine du monde s'efforce d'appliquer au divin la mesure humaine.

Beaucoup présument que les bonnes actions et toutes sortes de moyens préparatoires nous rendent capables d'une prière contemplative.

Mais c'est tout le contraire - c'est la prière contemplative qui engendre les bonnes actions et les vertus. 

- Les récits d'un pèlerin russe

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18 juin 2023 7 18 /06 /juin /2023 19:21
Béthanie

 

Lettre n°201

Gorze, Juin 2023

Chers amis,

« Qu'est-ce que l'homme pour que tu te souviennes de lui ? »

Psaume 8

 

Cette interrogation est universelle et elle nous ramène à notre mystère par une autre question : Qui suis-je ? On pourrait dire que si je suis la question, je suis aussi la réponse !

 

Cette réponse peut s'appréhender dans la vie ordinaire quand celle-ci s'ouvre sur l'extraordinaire de l'Instant présent. Expérimente son humanité celui qui perçoit, même furtivement, la profondeur de CE moment apparemment si banal de ma vie, et qui pourtant est ancré dans ce que Dürckheim appelle « la grande Vie ».

 

En général, une vie « ordinaire » est le reflet lointain de la grande Vie … De vivre constamment sur un plan horizontal rend l'homme moderne véritablement imperméable à toute influence autre que celle qui tombe sous ses sens. L'être humain de la vie ordinaire est l'être humain qui souffre de « normose ». Il a peur de tout ce qui ne se trouve pas dans « sa » norme, et de ce fait devient agressif et toujours sur ses gardes …

 

Etre humain en fait c'est être unifié ou entier ou « parfait » selon certaines traductions ; et être unifié, c'est avoir un centre. Une âme dispersée, vagabonde, est « une maison divisée contre elle-même » comme dit l'Evangile. Dans cette quête de l'unité et partant du retour au cœur unifiant, il est aussi utile de sentir en nous des tendances intérieures qui habitent notre âme et qui nous orientent vers une manière d'être conforme à notre « être essentiel » et qui en témoigne.

Quelles peuvent être ces tendances ?

 

La première qui nous habite pourrait s'appeler « contemplative », celle qui ouvre le cœur à la sagesse et à la sainteté. Ouverture à l'Esprit saint et donc au grand Silence intérieur, à l'hésychia... Cette tendance est souvent étouffée par notre civilisation du bruit presque partout présent… et en particulier celui qui habite notre mental !

 

La deuxième pourrait s'appeler « chevaleresque ». C'est le symbole du « guerrier pacifique » : Type actif et héroïque. Il mène le bon combat de l'ascèse mesurée et bien orientée.

 

La troisième, celle de la personne persévérante qui assume son destin ; elle n'aspire ni à la transcendance, ni à la gloire. Elle aime la paix et la tranquillité.

 

La quatrième tendance est le type « concupiscent », sans idéal autre que le plaisir plus ou moins grossier. Difficulté à se dominer. Sa grande vertu sera l'obéissance et la fidélité. Rôle important du « conseiller de vie » ou du père spirituel.

 

Enfin la dernière tendance serait celle du « paria » : type même du désaxé, capable de tout et de rien, toujours à la recherche de la nouveauté, complètement identifié à son mental et à ses émotions. Il est un « néant avide de sensation ».

 

D'une manière générale donc, le type de personne que nous sommes est une question de prédominance. On pourrait dire que le premier est « spirituel », le deuxième « noble », le troisième « probe », le quatrième « concupiscent » et le dernier « vaniteux et transgresseur ».

 

La vie est mouvement de transformation, et la vie spirituelle s'ancre dans les trois premières tendances. Les deux dernières sont à priori un obstacle à l'épanouissement de l'être essentiel. Pourtant c'est la totalité de ces tendances qui nous habite et étant créé à l'image de Dieu pour la ressemblance, nous n'avons que le choix de nous convertir ou de mourir : « Si vous ne vous repentez » dit le Christ « vous périrez tous également ».

 

Ce contenu qui habite en moi et que je peux observer ne me définit pas en tant que Personne (Hypostase), il m'est donné pour le travailler et en faire une lumière qui rayonne et embellit l'univers. Que tout soit remplit de lumière ! ... le ciel, la terre et l'enfer ; c'est à dire le ciel en moi, la terre en moi, et l'enfer en moi. Tout est à offrir à la Lumière résurrectionnelle du Christ ressuscité.

 

Notre vocation est de nous orienter vers cette lumière en tenant compte du contenu qui nous habite, depuis le « spirituel » jusqu'au « vaniteux et transgresseur. » La conscience d'un centre « stable, non conditionné » en nous est constamment écrasée par le poids d'une hypertrophie mentale qui veut tout comprendre et tout contrôler et qui nous coupe de notre profondeur (notion de péché).

 

L'être humain ne saurait avoir sa raison d'être en lui-même, de même ses qualités ne sauraient représenter une fin en soi. Pour ceux qui s'engagent à sortir de la « normose », sans mépriser pour autant l'humanité commune, parler « d'esprit ou d'être essentiel ou de supraconscient », confronte à une grave difficulté qui est celle du langage humain.

 

Les mots qui désignent les conditions et réalités spirituelles sont à l'origine des métaphores ou des symboles tirés de réalités concrètes. Les symboles sont des directions, et en même temps des « théophanies » pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre... à nous de les suivre et de laisser résonner cette rencontre au plus profond de notre être, ou pas ! Notre liberté consiste à accepter de nous laisser guider ou d'en faire « à notre guise » et de devenir ainsi un « obsédé de soi-même »

Avec toute mon affection en Christ!

 

Père Francis


 
 

Lire la suite de la Lettre : Cliquer ICI

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17 juin 2023 6 17 /06 /juin /2023 19:20
Les linges de la Passion et la Sainte Face

Sœur Blandina Paschalis Schlômer, spécialiste du Linceul de Turin et du Voile de Manoppello fait l'hypothèse suivante concernant ces différentes reliques :

  • le Suaire d'Oviedo, qui a servi à absorber le sang du Christ au moment de sa mort, est disposé autour de sa tête
  • la Sainte Coiffe de Cahors, supporte le menton et est nouée sous celui-ci
  • le Linceul de Turin, enveloppe tout le corps
  • le Suaire de Kornelimunster en byssus, enveloppe tout le corps sauf le visage (le suaire de byssus était signe de vénération et de royauté)
  • le Voile de Manoppello en byssus est déposé sur le visage
  • Le Sindon Munda en lin aurait servi à couvrir la pierre sur laquelle le corps du Christ a été déposé.

 
Le schéma ci-dessus explique comment le corps du Christ a probablement été enveloppé dans des linges funéraires qui existent encore aujourd'hui (schéma réalisé selon l'hypothèse de Sœur Blandina Paschalis Schlômer, Jésus Christ, Agneau et Beau Pasteur, Face à face avec le Voile de Manoppello, éditions Librim Concept).

Le Voile de Manoppello ou voile de Véronique

« Comparez le visage du voile de Véronique à celui du Saint-Suaire. L’un est la face d’un vivant, l’autre celle d’un mort. Mais la longueur, la largeur, les caractères somatiques, la forme, les caractéristiques sont identiques. Superposez les images, elles correspondent. »
Page447 Tome10 (L’Évangile tel qu’il m’a été révélé Maria Valtorta)

La Sainte Coiffe de Cahors

Le Suaire d'Oviedo

Saint Suaire de Turin

1. La sainte Face du Suaire de Turin
2. Le voile de Véronique (Suaire de Manoppello)
3. Icône d’un moine en 540
4. Reconstitution informatique (2010) à partir des données informatisées du Saint Suaire de Turin

La Sainte Face défigurée expliquée en 29mn par : Bruno Perrinet (Chrétiens Magazine/ Raimage) et Guillaume Nocq (Pour l’amour du Père)

The Craft of Byssus 
 
The production of a very thin silky fabric made out of byssus (or “sea silk”) has been a craft mastered first by the Egyptians during the Neolithic, then by the Phoenicians and the Israelites tribes associated with them. Due to its shinning color when lit by the Sun, it has often been called “golden cloth”. Its manufacture has spread in the Western part of the Mediterranean Sea following the establishment of the Phoenician colonies there. 
 
Some centuries later, the trade of byssus cloth in the West was still a Judeo-Punic specialty at the time of the Roman Empire. Only the ruling classes were allowed to wear clothes made of byssus. 
 
Historians believe that the word for “silk” in many circummediterranean languages named first the byssus fabric, before naming later on the Chinese silk imported from far away and less expensive. There, during the Han and the Tang dynasties, the foreign byssus was named “cloth made from shuǐyáng (水羊 water sheep)”. This resonates with the famous story of the Golden Fleece – in fact originally a joke made at the expense of the Greeks by the Phoenicians. 
 
In the Hebrew Bible, the name for the byssus has two etymological origins: one Egyptian (שש shesh) and one West-Semitic (בוץ bûṣ). Out of their lack of expertise about ancient realia, most medieval biblical commentators translated those two words by “very fine flax”. 
 
The knowledge of this antique craft, which has vanished everywhere else in the world, was miraculously kept alive in Sardinia (my friend Chiara Vigo) – a hint of the historical presence there of a particular Judeo-Punic syncretism. Some assume that Sardinia is the biblical “Tarsis (תרשיש Tarshîsh)”, famous for its ships (אניות oniyyôth). The Sardinian Island has still many hidden treasures waiting to be discovered. 
 
***
L'artisanat du byssus 
 
La production d'un tissu soyeux très fin à base de byssus (ou "soie de mer") a été un métier maîtrisé d'abord par les Égyptiens au néolithique, puis par les Phéniciens et les tribus israélites qui leur étaient associées. En raison de sa couleur brillante lorsqu'il est éclairé par le soleil, il a souvent été appelé "tissu d'or". Sa fabrication s'est répandue dans la partie occidentale de la Méditerranée à la suite de l'établissement des colonies phéniciennes dans cette région. 
 
Quelques siècles plus tard, le commerce du byssus en Occident était encore une spécialité judéo-punique à l'époque de l'Empire romain. Seules les classes dirigeantes étaient autorisées à porter des vêtements en byssus. 
 
Les historiens pensent que le mot "soie" dans de nombreuses langues circumméditerranéennes a d'abord désigné le tissu de byssus, avant de nommer plus tard la soie chinoise importée de très loin et moins chère. Ainsi, sous les dynasties Han et Tang, le byssus étranger était appelé "tissu de shuǐyáng (水羊 mouton d'eau)". Cela fait écho à la célèbre histoire de la Toison d'or, qui était à l'origine une plaisanterie faite aux dépens des Grecs par les Phéniciens. 
 
Dans la Bible hébraïque, le nom du byssus a deux origines étymologiques : l'une égyptienne (שש shesh) et l'autre ouest-sémitique (בוץ bûṣ). La plupart des commentateurs bibliques médiévaux ont traduit ces deux mots par "lin très fin", par manque d'expertise dans le domaine de la réalité antique. 
 
La connaissance de cet antique métier, qui a disparu partout ailleurs dans le monde, a été miraculeusement maintenue en vie en Sardaigne (mon amie Chiara Vigo) - un indice de la présence historique dans cette région d'un syncrétisme judéo-punique particulier. Certains supposent que la Sardaigne est la "Tarsis (תרשיש Tarshîsh)" biblique, célèbre pour ses navires (אניות oniyyôth). L'île sarde recèle encore de nombreux trésors cachés qui ne demandent qu'à être découverts. 

Prière à la Sainte Face de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face

O Jésus, qui dans votre cruelle passion êtes devenu « l’opprobre des hommes et l’homme de douleurs », je vénère votre divin visage, sur lequel brillaient la beauté et la douceur de la divinité, maintenant devenu pour moi comme le visage d’un « lépreux » !

Mais sous ces traits défigurés je reconnais votre amour infini, et je me consume du désir de vous aimer et de vous faire aimer de tous les hommes.

Les larmes qui coulèrent si abondamment de vos yeux m’apparaissent comme des perles précieuses que j’aime à recueillir afin d’acheter avec leur valeur infinie les âmes des pauvres pécheurs.

O Jésus, dont le visage est la seule beauté qui ravit mon cœur, j’accepte de ne pas voir ici-bas la douceur de votre regard ; de ne pas sentir l’inexprimable baiser de votre bouche; mais je vous supplie d’imprimer en moi votre divine ressemblance ; de m’embraser de votre amour, afin qu’il me consume rapidement et que j’arrive bientôt à voir votre glorieux visage dans le Ciel.

O Face ensanglantée, ô Face divine, que toute adoration vous soit rendue. (trois fois).
Ainsi soit-il.

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