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24 mars 2021 3 24 /03 /mars /2021 20:30
Vous croyez connaître le Notre Père, je parie que vous serez surpris en écoutant cette explication

Frère Paul Adrien d’Hardemare, le dominicain qui prêche sur YouTube

À la faveur du confinement, les vidéos décalées du jeune religieux Frère Paul Adrien d’Hardemare sur YouTube ont vu leurs audiences s’envoler et sont même devenues son activité principale pour toucher un public jeune et éloigné de l’Église...

Le frère Paul Adrien d’Hardemare partage d’emblée une conviction : « Lorsqu’un curé parle, c’est pénible à écouter, alors pour compenser, il faut être bon sur la technique et ajouter des petits effets un peu décalés sans avoir peur du kitch ».

Le dominicain, qui aura 40 ans fin avril, résume dans son style direct et décontracté, maniant volontiers l’autodérision, la philosophie de ses vidéos sur YouTube. Car depuis l’été 2020, le frère Paul Adrien d’Hardemare, entré dans la vie religieuse à 24 ans, se consacre pleinement à la prédication sur Internet.

« Ce qui n’était dans un premier temps qu’un loisir est devenu mon apostolat principal, encouragé par l’ordre », raconte-t-il, dans une pièce un peu exiguë devenue son studio au sein du couvent d’Évry (Essonne), qu’il a rejoint à la rentrée. Il reconnaît, presque surpris, que son provincial n’a pas été difficile à convaincre.

« C’est étonnant parce que la question qu’on me posait sans cesse était de savoir qui m’encadrait et s’il était normal qu’un prêtre puisse parler sur YouTube sans régulation de l’ordre », explique-t-il, un peu amusé. Fort de cette liberté, le frère Paul Adrien, qui a vu son nombre d’abonnés décoller à la faveur du premier confinement (plus de 7 000 aujourd’hui), laisse libre cours à son imagination débordante.

Pour ses vidéos, il veille à une alternance de sujets légers où s’exprime son goût pour le cinéma, notamment Harry Potter, et les séries Netflix – ce qu’il a baptisé de manière imagée « théologie et pop-corn » – et des thématiques plus sérieuses comme récemment sur l’homosexualité. « Je ne m’interdis aucun sujet », assure-t-il, sans se prendre trop au sérieux. Il imagine déjà aborder la question de l’islam, mais aussi des médecines parallèles ou encore…une série coréenne à la mode.

Car, le jeune religieux en habit blanc vise résolument les 18-35 ans éloignés de l’Église et mise sur un ton humoristique reprenant certains codes des Youtubeurs. « Lorsque j’observe que sur ma chaîne, on retrouve 60 % d’hommes et 60 % de moins de 35 ans, c’est exactement le public qui ne va pas à la messe », indique celui qui n’a pas vraiment à forcer sa nature pour lâcher quelques blagues.

S’il se montre audacieux sur la forme dans ses vidéos, il assume son orthodoxie au niveau doctrinal. Il dit tracer une voie « mesurée », différenciant « ce qui relève du salut du reste » avec la volonté de « montrer que Dieu nous aime ». Ce qui ne l’empêche pas de ne pas faire l’unanimité. Il évoque quelques anicroches avec des catholiques plus traditionnels sur l’encyclique du pape Fratelli Tutti ou sur le yoga.

Le youtubeur facétieux se montre plus réservé lorsqu’il s’agit de parler de lui. Issu d’une famille catholique de Normandie, il est revenu à Dieu à 21 ans après s’en être détourné. « Le Christ m’a sauvé, je sais ce que cela veut dire », témoigne-t-il avec pudeur. Celui qui rêvait d’une carrière scientifique a trouvé chez les dominicains, un ordre où « on a le droit d’être original ».

Après avoir été professeur de mathématiques, s’être interrogé s’il allait évangéliser dans la rue ou partir au Vietnam, le voilà avec plus de 100 vidéos à son actif sur YouTube. Une mission qu’il s’imagine poursuivre, investissant aussi, via un appel de fonds, Twitch, la plateforme très prisée des 15 à 25 ans.

Redoute-t-il cette mise en avant ? Pas vraiment : « La parole institutionnelle fait fuir les gens, la prédication populaire fonctionne aujourd’hui autour d’une personnalité, c’est pour ça que j’use toujours d’une blague ou d’un sourire, pour prêcher la parole de Dieu. »

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23 mars 2021 2 23 /03 /mars /2021 20:24

Homélie du Père Francis Dekeyser

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22 mars 2021 1 22 /03 /mars /2021 20:30

Le métropolite Antoine (Pakanich) répond aux questions d’actualité sur le jeûne.

– Vladyko, les gens sont privés de tous les plaisirs de la vie et le jeûne leur enlève le peu qu’ils ont. Comment pouvons-nous jeûner dans de telles conditions ?

– La vie terrestre a été donnée à l’homme afin d’atteindre le salut éternel.

Et il y a beaucoup de choses qui ne dépendent pas de nous : quand naissons-nous, à quelle époque, qui seront nos parents, où sera notre patrie terrestre?

Tout cela nous est donné par Dieu par le soucis qu’il porte aux hommes, dans le cadre de la Providence divine.

Et notre tâche est de purifier notre cœur de tout notre être, de toutes nos forces et de rendre l’âme capable de vivre dans l’éternité.

Nous ne devons donc pas nous plaindre de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons. Lorsque nous nous sentons bien, nous oublions souvent Dieu et nous le remercions rarement.

Et lorsque des expériences ou des difficultés particulières surviennent, nous commençons à chercher la raison pour laquelle il en est ainsi. Et c’est alors que nous pensons à Dieu.

Tout est clair pour une personne croyante. Il est concentré sur la vie spirituelle.

Et la vie spirituelle est toujours une lutte intérieure, toujours un désir de se voir sous son vrai jour, tel que nous sommes vraiment.

Et après avoir discerné toutes nos impuretés, nous devons les nettoyer par tous les moyens et outils possibles. Cela inclut le jeûne.

Il n’est pas juste de penser que, par exemple, en période de crise, nous devions effectuer un jeûne spécial, des abstinences ou des libertés spécifiques.

Au contraire, pendant la crise, nous sommes forcés par la situation même à réfléchir au sens de notre vie, nous essayons de comprendre l’essence de nos actes et de nos vécus.

Chaque fois que nous observons le jeûne, c’est pour en tirer un profit spirituel.

Et il n’y aura de profit spirituel que lorsque nous apprendrons l’humilité, pas seulement théorique, mais lorsque nous ressentirons notre incapacité totale à atteindre la perfection par nous-mêmes.

Et nous serons plus aimables envers les personnes qui nous entourent, pour qui les choses ne sont pas non plus faciles, mais qui n’ont peut-être pas l’aide de la grâce que nous, les membres de l’église, avons.

Le but du jeûne est donc, par l’abaissement de soi, la retenue, de détruire et d’effacer nos tares, comme il est écrit dans nos livres liturgiques.

Le jeûne est un moyen d’atteindre la douceur de l’âme qui rend une personne capable d’entendre Dieu et d’accepter l’autre.

Et c’est là notre principale tâche en ce Carême.

Pour aimer Dieu à nouveau et retrouver notre paradis perdu.

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