Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Traduire le blog - Translate into your language

19 novembre 2025 3 19 /11 /novembre /2025 20:41
Orthodoxie : Le jeûne de la Nativité - Le jeûne de Noël

Comme le Typikon considère la Nativité du Christ comme une « seconde Pâque », le jeûne qui précède Noël dure également quarante jours.

Par sa rigueur, il peut être comparé au jeûne des Apôtres.

Durant le jeûne de la Nativité, on observe un jeûne strict le mercredi et le vendredi.

Les lundis, mardis et jeudis, il est permis de consommer de l’huile et du vin ; les samedis et dimanches, également du poisson.

Du 20 au 24 décembre (soit du 2 au 6 janvier pour ceux qui suivent le calendrier julien), le jeûne devient plus strict et il n’y a plus de permission pour le poisson.

Le jeûne le plus rigoureux est celui du 24 décembre (6 janvier pour ceux qui suivent le calendrier julien), veille de Noël, ou  la veille de la Nativité,   ou la Paramonie de la Nativité,  comme le prescrit le Typikon.

L’établissement du jeûne de Noël, tout comme celui des autres grands jeûnes, remonte aux premiers siècles du christianisme.

Dès le IVᵉ siècle, saint Ambroise de Milan, Philastre et le bienheureux Augustin mentionnent dans leurs écrits le jeûne de la Nativité.

Au Vᵉ siècle, saint Léon le Grand en parle également.

À l’origine, ce jeûne durait sept jours pour certains chrétiens, un peu plus pour d’autres.

En 1166, lors d’un concile tenu sous le patriarche de Constantinople Luc et l’empereur byzantin Manuel, il fut décidé que tous les chrétiens observeraient un jeûne de quarante jours avant la grande fête de la Nativité du Christ.

Le patriarche d’Antioche Balsamon écrivit que « le Très-Saint Patriarche lui-même déclara que, bien que la durée de ces jeûnes (de la Dormition et de la Nativité) n’ait pas été fixée par une règle écrite, nous devons suivre la tradition ecclésiastique non écrite et jeûner… à partir du 15 novembre ».

Le jeûne de la Nativité est le dernier grand jeûne de l’année liturgique. Il commence le 14/27 novembre et se termine le 24 décembre/6 janvier. Il dure quarante jours et, pour cette raison, le Typikon le désigne sous le nom de Quadragésime, tout comme le Grand Carême.

Le jeûne de Noël a été institué afin que, avant le jour de la Nativité du Christ, nous nous purifions par la repentance, la prière et le jeûne, afin d’accueillir avec respect et un cœur pur le Fils de Dieu apparu dans le monde.

Ainsi, en plus de nos offrandes matérielles, nous pouvons Lui offrir un cœur pur et le désir de suivre Son enseignement.

Le fondateur même de l’ascèse chrétienne est notre Seigneur Jésus-Christ, qui, avant de commencer l’œuvre du salut du genre humain, s’est fortifié par un long jeûne.

Tous les ascètes, en entreprenant le service de Dieu, se sont armés du jeûne et n’ont jamais emprunté le chemin de la Croix autrement qu’en observant le jeûne.

• Moïse, après avoir jeûné quarante jours, osa monter au sommet du mont Sinaï et reçut de Dieu les tables des dix commandements.

• Le prophète Samuel fut le fruit du jeûne : sa mère Anne, après avoir jeûné, pria ainsi : « Seigneur des puissances, aie pitié de moi et donne-moi un enfant, que je Te consacrerai. »

• Le grand héros Samson fut rendu invincible par le jeûne. Il fut conçu dans le jeûne, né dans le jeûne, nourri par le jeûne, élevé dans le jeûne. L’ange avait prescrit : « L’enfant que tu mettras au monde ne goûtera rien des fruits de la vigne, ne boira ni vin ni autre boisson enivrante. »

Tant qu’il vécut dans le jeûne, Samson vainquit des milliers de Philistins, abattit les portes des villes fortifiées et étouffa un lion de ses mains. Mais lorsqu’il abandonna le jeûne et que Dalila le fit tomber dans l’ivresse et la débauche, il fut capturé, aveuglé et tourné en dérision par ses ennemis.

• Après un jeûne de quarante jours, le prophète Élie fut jugé digne de rencontrer le Seigneur face à face. Par le jeûne, il ressuscita un enfant, se montra plus fort que la mort, et ferma le ciel pour qu’il ne pleuve pas pendant trois ans et demi, afin d’attendrir le cœur endurci des Israélites livrés à la débauche et à l’impiété. Il provoqua ainsi un jeûne forcé pour tout le peuple, jusqu’à ce qu’il se repente et corrige ses péchés, nés de la vie facile et du luxe.

• Le prophète Daniel, qui pendant vingt jours ne mangea pas de pain ni ne but d’eau, apprit même aux lions à jeûner : les lions affamés ne le dévorèrent pas, comme s’il eût eu un corps de pierre, d’airain ou de quelque autre matière dure. Le jeûne fortifia son corps et le rendit invulnérable aux dents des bêtes, de même que la trempe protège le fer contre la rouille.

• La vie de saint Jean Baptiste fut un jeûne ininterrompu : il n’avait ni lit, ni table, ni bien, ni bétail, ni réserve de nourriture — rien de ce que les hommes jugent nécessaire à la vie. C’est justement pour cela que le Seigneur rendit témoignage de lui en disant qu’il était « le plus grand parmi ceux qui sont nés de femme ».

• C’est par le jeûne que l’apôtre Paul fut élevé jusqu’au troisième ciel. Il le comptait lui-même parmi les épreuves et les souffrances qu’il accepta pour la gloire de Dieu et pour le salut des hommes.

• Les habitants de Ninive, s’ils n’avaient pas jeûné eux-mêmes ainsi que leurs bêtes, n’auraient pas échappé à la catastrophe.

• Enfin, le jeûne est une arme puissante contre les démons, car le Seigneur a dit :

« Ce genre de démons ne sort que par la prière et le jeûne. »

Nous ne devons pas chercher à mortifier notre corps, mais nos passions. Le jeûne ne consiste pas seulement à s’abstenir de nourriture animale, mais avant tout à renoncer aux pensées, désirs et actions coupables. Le jeûne corporel est certes un moyen nécessaire dans la lutte contre les passions, en particulier contre l’orgueil, considéré comme la racine de tout mal.

Le vrai jeûne est surtout l’abstinence de toute convoitise. Sans jeûne spirituel, disent les Pères, le jeûne corporel n’est pas agréé par Dieu. Le jeûne a d’abord une portée spirituelle et est intimement lié à la vie spirituelle dans son ensemble. Le véritable jeûne conduit l’homme à l’humilité. Et dans l’humilité, l’homme prend conscience que son salut ne dépend que de Dieu, dans Sa miséricorde.

Pour acquérir toutes les vertus et observer tous les commandements, les saints Pères accordent une importance particulière à la vertu du discernement.

Le discernement est le don de distinguer ce qui est utile de ce qui est nuisible, la vérité du mensonge.

Saint Léon le Grand écrit :

« L’observance de l’abstinence est répartie sur quatre périodes dans l’année, afin que nous comprenions que le besoin de purification est constant, et que dans la dispersion de nos vies, nous devons toujours nous efforcer de purifier nos péchés par le jeûne et l’aumône, car ils s’accroissent à cause des faiblesses corporelles et de l’impureté des désirs. »

Selon lui, le jeûne de Noël est un sacrifice à Dieu pour les fruits que nous avons reçus :

« Tout comme le Seigneur nous a accordé les fruits de la terre, nous devons, durant ce jeûne, faire preuve de générosité envers les pauvres. »

Saint Siméon de Thessalonique écrit :

« Le jeûne de la Quadragésime de Noël représente le jeûne de Moïse, qui, après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, reçut sur les tables de pierre les commandements de Dieu. De même, en jeûnant quarante jours, nous contemplons et recevons la Parole vivante de la Vierge, non gravée sur la pierre, mais incarnée et née, et nous nous unissons à Sa chair divine. »

Saint Photios, patriarche de Constantinople, souligne :

« Le jeûne agréable à Dieu consiste, en plus de l’abstinence alimentaire, à s’éloigner de tout péché, de la haine, de l’envie, du médisance, des plaisanteries déplacées, des paroles futiles et de tout mal. Celui qui jeûne seulement corporellement sans s’efforcer dans les vertus ressemble à un homme qui a construit une belle maison… mais y vit avec des serpents et des scorpions. »

Que le Seigneur nous fortifie dans le jeûne et nous donne la force de supporter toutes les épreuves et de Le remercier le jour de Sa Nativité !

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2025 2 18 /11 /novembre /2025 20:20
Exposition : l'icône orthodoxe, la lumière de l'éternité

Du 11 décembre 2025 au 29 janvier 2026

La paroisse orthodoxe bulgare Saint-Patriarche-Euthyme-de-Tarnovo présente la onzième exposition d’icônes et de mosaïques orthodoxes, organisée en collaboration avec l’Institut culturel bulgare.

L’exposition bénéficie de la bénédiction de Son Éminence Monseigneur Antonii, métropolite bulgare d’Europe occidentale et centrale, et se place sous le haut patronage de Son Excellence Madame Radka Balabanova-Rouleva, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République de Bulgarie en France.

Sous la direction de la commissaire Zornitsa Ivanova, cette exposition réunit neuf iconographes bulgares et dix iconographes de l’association française L’Icône.

Informations pratiques
  • Dates : du 11 décembre 2025 au 29 janvier 2026
  • Lieu : Institut culturel bulgare, 28, rue la Boétie, 75008 Paris
  • Vernissage : jeudi 11 décembre 2025 à 18 h 30

Thème de l’exposition

L’icône orthodoxe n’est pas seulement un pont entre les peuples et les cultures, mais aussi un rayon de lumière de l’Éternité — un signe de la victoire de la Lumière sur les ténèbres, que nous contemplons dans les visages paisibles des saints, amis de Dieu.

Cette année, l’exposition est dédiée au 1 700e anniversaire du premier Concile œcuménique, confessant le Christ comme « Lumière de Lumière ».

En ces temps troublés, plus que jamais, nous avons besoin de ne pas perdre l’espoir et de croire en la paix de la Lumière, malgré les ténèbres et les guerres qui nous entourent. Car « la Lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point comprise » (Jn 1, 5).

Pour nous, chrétiens orthodoxes, cette Lumière est le Christ lui-même. Les icônes sont des reflets uniques et personnalisés de cette Lumière, qui a lui dans l’histoire, luit dans le présent et luira pour toujours dans l’Éternité malgré tout et tous.

Les icônes expriment cette communion éternelle avec la Lumière, inscrite dans le corps, qui commence ici sur la terre pour ne jamais finir. Cette rencontre n’ignore pas les épreuves humaines ni les ténèbres qui nous entourent, mais les surmonte et les vainc grâce à la main tendue du Christ vers chacun de nous.

Programme des conférences

Au cours de l’exposition, durant laquelle les visiteurs pourront également acquérir des œuvres des participants, deux conférences sont prévues :

Première conférence

Mercredi 11 décembre 2025 à 17 h 30

« L’icône – fenêtre ouverte sur l’éternité »

Par le père Dobromir Dimitrov, docteur et maître de conférences, recteur de la paroisse orthodoxe bulgare Saint-Jean-de-Rila à Londres.

Deuxième conférence

Mercredi 22 janvier 2026 à 18 h 30

« L’icône comme prière et confession de foi »

Par Grégoire Aslanov, maître de conférences à l’Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, chercheur au CNRS.

Participants

Grégoire Aslanoff, Arcadie Culea, père Dobromir Dimitrov, Marie-Cécile Froment, Zornitsa Ivanova, Dimitrinka Ivanova, Gergana Ilieva-Lesikova, Jordan Jordanov, Elena Karageorgieva, Lydia Khripouchine, Konstantina Konstantinova, Anne Philippenko, père Maciej Leszczynski, Olga Olivier-Fedorova, Élisabeth Ozoline, Marina Pervychine-Poulet, Gergana Simeonova, Katia Stoyadinova, père Wladimir Yagello.

Soyez les bienvenus !

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2025 1 17 /11 /novembre /2025 20:48
Les histoires incroyables d'une intelligence qui dépassera toujours l'IA

S'abonner au Blog Seraphim

Cliquer ICI

Partager cet article
Repost0