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3 novembre 2025 1 03 /11 /novembre /2025 20:00
Les trois moines

Le diable apparut à trois moines et leur dit : si je vous donnais le pouvoir de changer quelque chose du passé, que changeriez-vous ?

Le premier d’entre eux, avec une grande ferveur apostolique, répondit : "Je voudrais vous empêcher de faire tomber Adam et Ève dans le péché, afin que l’humanité ne se détourne pas de Dieu."

Le second, un homme plein de miséricorde, lui dit : "Je veux t’empêcher de te détourner de Dieu et de te condamner toi-même pour toujours."

Le troisième au lieu de répondre au tentateur se mit à genoux, fit le signe de la croix et pria : "Seigneur, délivre-moi de la tentation de ce qui aurait pu être et qui n’a pas été."

Le diable, hurlant et se tordant de douleur, disparut. Les deux autres, choqués, demandèrent : "Frère, pourquoi as-tu réagi ainsi ?"

Il leur répondit : "Premièrement : nous ne devons JAMAIS dialoguer avec le mal."

Deuxièmement : PERSONNE au monde n'a le pouvoir de changer le passé.

Troisièmement : l’intérêt de Satan n’était pas de tester notre vertu, mais de nous retenir prisonniers du passé, afin que nous négligions le moment présent, le seul moment où Dieu nous accorde sa grâce et où nous pouvons coopérer avec elle pour faire sa volonté.

De tous les maux, celui qui tourmente le plus les hommes et les empêche d'être heureux est celui des regrets, de ce qui aurait pu être et qui n'a pas été. Le passé est entre les mains de Dieu et l'avenir est entre ses mains.

Seul le présent est entre nos mains.

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2 novembre 2025 7 02 /11 /novembre /2025 19:53
La divinisation de l'homme

« Devenir Dieu » par la communion

Pour Sandrine Caneri, l’homme est appelé à être traversé par les énergies divines, et c’est une pensée incroyablement moderne : « Cette idée de déification ou de divinisation, Irénée l’explique très bien ! Pour lui, l’homme est appelé à devenir Dieu, mais pas par lui-même, pas en se mettant au-dessus de Dieu. Devenir « Dieu », c’est à dire à la ressemblance de Dieu, par la divinisation, par la communion.

Dans l’Eglise orthodoxe c’est un sujet qui nous est très cher. On parle assez peu de sanctification, mais davantage de divinisation.

Pourquoi ce terme est-il plus fort pour nous? Parce que – excusez-moi, c’est un terme un peu familier – on colle à Dieu.

On va vers Dieu et on ne le quitte plus, on s’approche de Lui et on colle à lui. Ce n’est pas seulement être saint ou être sanctifié, c’est être Lui en nous et nous en Lui.

Irénée s’appuie sur les Ecritures

Irénée est un immense théologien, sa pensée est gigantesque ! C’est très précieux, parce qu’on peut encore aujourd’hui puiser chez lui de quoi nourrir notre foi.

Sa force réside dans le fait qu’il s’appuie sur les Ecritures, et rien que les Ecritures.

Toute sa théologie, toute son œuvre sont irriguées par les Écritures, depuis la Genèse jusqu’à l’Apocalypse. Il démontre l’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament. On ne peut pas comprendre le Nouveau Testament si l’on n’a pas intégré les bases de l’Ancien ».

Chose étonnante qui mérite d’être signalée, Irénée n’a quasiment jamais été sujet à controverses. Homme du deuxième siècle, il apparaît avant tous les conciles, donc avant une dogmatisation de la pensée chrétienne.

« Et aucun concile ne va être contre Irénée : tous les conciles vont confirmer la pensée et la théologie d’Irénée de Lyon. C’est pour ça aussi que c’est un très grand théologien, un gigantesque …. Il avait prévu à l’avance ce qui allait se dérouler dans les conciles, même si c’est de manière embryonnaire ».

Cliquer pour lire le résumé des interventions

resumes_colloque_divinisation_2018.pdf

« Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu. Ces mots puissants, qui sont prononcés pour la première fois par saint Irénée le sont à nouveau dans les écrits de saint Athanase, saint Grégoire de Naziance et saint Grégoire de Nysse.

Les Pères et les théologiens orthodoxes l’ont répété à chaque siècle avec autant d’emphase, résumant dans cette sentence : la véritable essence du christianisme : une descente ineffable de Dieu jusqu’aux limites ultimes de notre condition déchue, même jusqu’à la mort… une descente de Dieu qui ouvre aux hommes un chemin d’ascension vers la vision illimitée ou l’union des êtres créés avec la Divinité. » 
 

Vladimir Lossky, À l’image et à la ressemblance de Dieu, Paris, éd. Aubier-Montaigne, coll. « Le Buisson Ardent », 1967, p. 97.

L'homme appelé à être Divinisé
Que signifie cette célèbre affirmation reprise notamment par saint Irénée ? "La vie actuelle ne suffit pas à dire qui est chacun de nous, nous préparons une vie définitive où nous serons semblables au Christ et où nous aimerons comme Dieu aime", explique le Père Bernard Housset. 

Pour comprendre cette idée, Varillon utilisait la métaphore du grain de blé. Du grenier où il est parmi d'autres grains de blé au chaud et au sec, il est ensuite jeté en terre dans le noir et l'humidité. Là il se dit ce que si Dieu existait cela ne lui arriverait pas. Pourtant ce que Dieu veut c'est qu'il devienne un bel épis. "La vie actuelle, Dieu ne s'en contente pas pour nous puisqu'il veut que nous devenions amour comme lui est amour, dit le Père Housset, c'est cela l'essentiel de la définition humaine selon la foi chrétienne."

"L'autre passage auxquel nous sommes appelés est notre passage à une existence proprement humano-divine", écrit le Père Varillon. Ce qu'il faut comprendre, c'est que ce "passage" dont il parle n'est pas un passage pour plus tard, mais pour maintenant. "Chaque fois que je fais quelque chose de bien, de valable, de juste, de vrai, bref d'évangélique, résume le Père Housset, le Christ le prend à son compte et le transforme pour ma vie éternelle."

"Quand je serai divinisé c'est alors que je serai humanisé." À la suite de François Varillon, le Père Housset encourage chacun à se concevoir comme "en construction, en chemin". Varillon écrit : "Le Christ ressuscité qui est vivant, présent, actif, transfigurant, divinisant au cœur de nos décisions humaines humanisantes, leur donne une dimension de royaume éternel proprement divine." Il écrit aussi : "Dieu divinise ce que j'humanise." Ce à quoi le Père Housset ajoute : "Dieu divinise ce qu'il me donne d'humaniser parce que tout est don de Dieu."

Paroles de Saint Irénée

PAROLES DE SAINT IRENEE[1].doc

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1 novembre 2025 6 01 /11 /novembre /2025 20:43
Une nouvelle façon de devenir saint

En juillet 1941, dans l'enfer vivant du camp de concentration d'Auschwitz, un sergent polonais nommé Franciszek Gajowniczek entendit les mots qui signaient son arrêt de mort — et tomba à genoux en pleurant pour sa femme et ses enfants.
C'est alors qu'un homme, parmi les prisonniers, fit un geste qui marquerait l'histoire.
Un prisonnier s'était échappé, et les nazis, furieux, imposèrent leur règle cruelle : pour chaque évasion, dix hommes seraient enfermés dans un bunker de la mort, condamnés à mourir lentement de faim. Cette méthode visait à écraser tout espoir de liberté.
Franciszek était un mari, un père. Quand son numéro fut appelé, il craqua. « Ma femme ! Mes enfants ! » cria-t-il, sachant qu'il ne les tiendrait plus jamais dans ses bras.
Mais alors, parmi la mer de prisonniers affamés en uniformes rayés, un homme s'avança. Mince et épuisé, comme tous les autres, mais sa voix resta ferme.
« Je suis un prêtre catholique, » dit-il simplement. « Je n'ai pas de famille. Permettez-moi de prendre sa place. »
Cet homme s'appelait Maximilien Kolbe. Il avait 47 ans. Et il venait de faire un choix qui résonnerait à travers les générations.
Avant la guerre, Kolbe était un moine franciscain — un érudit, un écrivain, un homme qui avait dédié sa vie à la foi et à la bienveillance. Quand les nazis envahirent la Pologne en 1939, il ne se cacha pas. Il accueillit des réfugiés juifs dans son monastère. Il imprima des journaux qui disaient la vérité, quand la vérité était dangereuse. Pour ce courage, la Gestapo l'arrêta en 1941 et l'envoya à Auschwitz, où il reçut le matricule 16670.
Même là — dans cet endroit destiné à briser l'humanité — Kolbe devint une lumière discrète. Il partageait ses maigres rations, murmurait des prières, réconfortait les brisés. Et quand le moment vint, il offrit sa vie.
Les gardes acceptèrent. Kolbe et neuf autres hommes furent enfermés dans le bunker de la mort — une cellule sans fenêtres où ils mourraient de soif et de faim.
Pendant deux semaines insupportables, Kolbe tint bon. Un par un, les autres moururent. Mais Kolbe ne se laissa pas submerger. Il dirigea des prières. Il chanta des hymnes. Il tint les mains mourantes et leur rappela qu'ils n'étaient pas seuls.
Le 14 août 1941, impatient de vider le bunker, les gardes lui injectèrent de l'acide carbolique. Il mourut les bras tendus, paisible jusqu'à la fin.
Mais Franciszek ? Il survécut. Il traversa Auschwitz et la guerre. Il retourna auprès de sa femme et de ses enfants. Et pendant 52 ans — jusqu'en 1995 — il raconta l'histoire de Kolbe à tous ceux qui voulaient l'entendre, pour que le monde ne l'oublie jamais.
En 1982, le pape Jean-Paul II canonisa Kolbe, le qualifiant de « martyr de la charité ». Il fut la première personne jamais canonisée pour être morte volontairement à la place d'un autre.
Ce geste oublié de l'amour nous rappelle que même dans les endroits les plus sombres, le choix d'une personne peut briller comme un phare. Kolbe ne venait pas du pouvoir ou du privilège dans ce camp — il venait du même enfer que tous les autres. Mais il choisit la compassion quand le monde demandait la cruauté. Il choisit la vie d'un autre homme plutôt que la sienne.
Cela me fait réfléchir : si un homme a pu faire cela à Auschwitz, que pourrions-nous faire avec ne serait-ce qu'une fraction de ce courage dans nos vies quotidiennes ?
La prochaine fois que vous vous demanderez si la gentillesse compte, pensez à Maximilien Kolbe qui se tenait dans cette ligne — et partagez cette histoire pour que son sacrifice ne soit jamais oublié.
💙🕊️

Sources:

"Saint Maximilian Kolbe: Martyr of Charity"

"The Life and Sacrifice of Maximilian Kolbe"

Petites Merveilles.

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